{"id":153395,"date":"2008-10-01T12:00:00","date_gmt":"2008-10-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2008\/10\/salame-4\/"},"modified":"2023-08-24T01:09:58","modified_gmt":"2023-08-23T23:09:58","slug":"salame-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2008\/10\/salame-4\/","title":{"rendered":"Le Cadre strat\u00e9gique de la Banque mondiale pour le changement climatique: une chance pour le savoir-faire suisse"},"content":{"rendered":"<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/200810_14_Salame_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"271\" \/>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa Banque mondiale a d\u00e9cid\u00e9 de faire de la lutte contre le changement climatique un pilier de son mandat de d\u00e9veloppement. Elle s&#8217;est notamment engag\u00e9e en 2004, lors de la conf\u00e9rence de Bonn, \u00e0 augmenter de 20% par an ses financements dans le domaine des \u00e9nergies renouvelables (solaire pour le chauffage et l&#8217;\u00e9lectricit\u00e9, g\u00e9othermie et biomasse pour la production d&#8217;\u00e9lectricit\u00e9, hydro\u00e9lectricit\u00e9 de &amp;lt;_ 10 MG) et de l&#8217;efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique; en fait, ces objectifs ont r\u00e9guli\u00e8rement \u00e9t\u00e9 d\u00e9pass\u00e9s. Un Cadre strat\u00e9gique pour le changement climatique et le d\u00e9veloppement (en anglais \u00abStrategic Framework for Climate Change and Development\u00bb, SFCCD Banque mondiale, Strategic Framework for Climate Change and Development, draft, Washington DC, 2008. Voir aussi le site de la banque <a href=\"http:\/\/www.worldbank.org\/climatechange\">www.worldbank.org\/climatechange<\/a> .) sera pr\u00e9sent\u00e9 aux gouverneurs lors des rencontres annuelles de la mi-octobre 2008. Il s&#8217;agit d&#8217;une \u00e9tape importante qui s&#8217;inscrit dans le soutien qu&#8217;accorde de plus en plus la Banque mondiale aux \u00e9nergies renouvelables, \u00e0 l&#8217;am\u00e9lioration de l&#8217;efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique Pour plus d&#8217;informations, voir Banque mondiale, Catalyzing Private Investment for a Low-Carbon Economy. World Bank Group Progress on Renewable Energy and Energy Efficiency in Fiscal 2007, Washington DC, 2008. et des pratiques environnementales ainsi qu&#8217;\u00e0 la finance carbone. Le SFCCD b\u00e9n\u00e9ficie de l&#8217;exp\u00e9rience acquise avec le Cadre d&#8217;investissement pour les \u00e9nergies propres (en anglais \u00abClean Energy Investment Framework\u00bb, Ceif4), lanc\u00e9 en 2005 suite \u00e0 l&#8217;appel du G8 au sommet de Gleneagles pour que la banque renforce sa pr\u00e9sence dans le domaine du changement climatique (voir encadr\u00e9 1 Le Ceif s&#8217;articule autour de trois piliers:- acc\u00e8s accru \u00e0 l&#8217;\u00e9nergie, en particulier pour l&#8217;Afrique subsaharienne;- transition vers des \u00e9conomies \u00e0 moindre intensit\u00e9 de carbone;- adaptation aux changements climatiques. La mise en oeuvre du Ceif est en bonne voie. Ainsi, la Banque mondiale a d\u00e9pass\u00e9 l&#8217;objectif de 10 milliards d&#8217;USD de pr\u00eats dans le secteur de l&#8217;\u00e9nergie sur la p\u00e9riode FY06-08a (contre 7 milliards d&#8217;USD sur FY03-05). En Afrique, les engagements dans le secteur de l&#8217;\u00e9nergie ont pratiquement doubl\u00e9 entre FY06 et FY07.Le financement d&#8217;\u00e9nergies \u00e0 faible intensit\u00e9 de carbone a quadrupl\u00e9 entre FY03 et FY07. \u00c0 chaque dollar investi par la SFI dans les \u00e9nergies renouvelables et l&#8217;efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique, le secteur priv\u00e9 a ajout\u00e9 5 dollars. Des \u00e9tudes pour une croissance \u00e9conomique \u00e0 faible intensit\u00e9 de carbone ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es pour la Chine, l&#8217;Inde, le Br\u00e9sil et le Mexique.La question de l&#8217;adaptation est davantage prise en compte par la banque dans ses strat\u00e9gies d&#8217;assistance par pays. Au niveau op\u00e9rationnel, on d\u00e9veloppe des instruments innovants d&#8217;assurance contre les risques climatiques: par exemple, un m\u00e9canisme d&#8217;assurance contre les risques li\u00e9s aux catastrophes dans les Cara\u00efbes (en anglais \u00abCaribbean Catastrophe Risk Insurance Facility\u00bb, CCRIF) a \u00e9t\u00e9 mis sur pied afin de fournir imm\u00e9diatement des liquidit\u00e9s aux pays concern\u00e9s en cas de tremblement de terre ou d&#8217;ouragan. La SFI est en train d&#8217;\u00e9tablir une facilit\u00e9 dont l&#8217;objectif est le d\u00e9veloppement de produits d&#8217;assurance param\u00e9trique dans les pays en d\u00e9veloppement (Girif).).\u00a0Le cadre strat\u00e9gique donne une nouvelle dimension au combat que m\u00e8ne la banque contre le r\u00e9chauffement climatique. Alors que le Ceif se concentre sur le secteur de l&#8217;\u00e9nergie, le SFCCD s&#8217;\u00e9tend aussi \u00e0 l&#8217;agriculture, aux transports et au domaine forestier. Le cadre concerne, en outre, les autres agences du Groupe de la Banque mondiale: Soci\u00e9t\u00e9 financi\u00e8re internationale (SFI) <a href=\"http:\/\/www.ifc.org\">www.ifc.org<\/a> . On notera que la SFI est d\u00e9j\u00e0 en train de renforcer ses activit\u00e9s dans le domaine et d&#8217;\u00e9laborer une strat\u00e9gie en mati\u00e8re de climat, align\u00e9e sur le SFCCD. et Agence multilat\u00e9rale de garantie des investissements (Amgi) <a href=\"http:\/\/www.miga.org\">www.miga.org<\/a> .. Ceci permet de faire appel \u00e0 l&#8217;ensemble des instruments du groupe et de travailler tant avec le secteur public que priv\u00e9 pour donner une r\u00e9ponse adapt\u00e9e \u00e0 la diversit\u00e9 et \u00e0 la complexit\u00e9 des probl\u00e8mes li\u00e9s au changement climatique.&#13;<\/p>\n<h2>Les principes directeurs du cadre strat\u00e9gique<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL&#8217;\u00e9laboration et la mise en oeuvre de politiques climatiques globales rel\u00e8vent des membres de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). L&#8217;action du Groupe de la Banque mondiale se veut neutre et compatible avec le r\u00e9sultat des n\u00e9gociations actuellement en cours sur l&#8217;apr\u00e8s-Protocole de Kyoto.\u00a0Le groupe n&#8217;est qu&#8217;un des nombreux acteurs engag\u00e9s dans le domaine du changement climatique et du d\u00e9veloppement. L&#8217;\u00e9laboration du cadre strat\u00e9gique s&#8217;est faite sur la base de consultations avec les principales parties int\u00e9ress\u00e9es &#8211; pays clients, partenaires au d\u00e9veloppement (agences de l&#8217;ONU, banques r\u00e9gionales de d\u00e9veloppement, agences bilat\u00e9rales), repr\u00e9sentants de la soci\u00e9t\u00e9 civile et du secteur priv\u00e9. Sa mise en oeuvre va, si possible, passer par le biais de partenariats afin de gagner en coh\u00e9rence, de profiter de synergies et d&#8217;\u00e9viter les doublets.\u00a0L&#8217;action de la banque s&#8217;int\u00e8gre \u00e0 son agenda de lutte contre la pauvret\u00e9 et de d\u00e9veloppement. Pour \u00eatre efficace, elle doit \u00e0 la fois s&#8217;impliquer dans la r\u00e9duction des \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre (GES, mitigation), mais aussi dans les adaptations n\u00e9cessaires, au vu des cons\u00e9quences du r\u00e9chauffement d\u00e9j\u00e0 en cours.\u00a0Le financement des mesures li\u00e9es au changement climatique ne doit pas diminuer les ressources allou\u00e9es aux activit\u00e9s de r\u00e9duction de la pauvret\u00e9.&#13;<\/p>\n<h2>Axes op\u00e9rationnels<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nCes principes se traduisent par six axes op\u00e9rationnels:\u00a01. Soutenir des actions en faveur du climat dans le cadre des processus de d\u00e9veloppement men\u00e9s par les pays.\u00a02. Mobiliser des moyens financiers concessionnels et innovants.\u00a03. Faciliter le d\u00e9veloppement de m\u00e9canismes de march\u00e9 novateurs.\u00a04. Stimuler l&#8217;engagement du secteur priv\u00e9.\u00a05. Soutenir le d\u00e9ploiement des technologies.\u00a06. Poursuivre les travaux analytiques et le renforcement des capacit\u00e9s.\u00a0\u00a0L&#8217;axe 1 met l&#8217;accent sur la primaut\u00e9 du \u00abmod\u00e8le par pays\u00bb et de la demande des pays clients. Ces derniers sont les b\u00e9n\u00e9ficiaires des programmes de la banque et c&#8217;est \u00e0 leur demande que des actions li\u00e9es \u00e0 la question climatique seront int\u00e9gr\u00e9es dans les programmes d&#8217;assistance nationaux.\u00a0Les axes 2, 3 et 4 soulignent l&#8217;\u00e9norme besoin de financement et le r\u00f4le crucial du secteur priv\u00e9. Faire face aux d\u00e9fis du changement climatique requiert un effort financier sans pr\u00e9c\u00e9dent. Les co\u00fbts annuels des in-vestissements n\u00e9cessaires pour stabiliser la concentration de GES dans l&#8217;atmosph\u00e8re \u00e0 un niveau soutenable sont estim\u00e9s \u00e0 plus de 200 milliards d&#8217;USD Certaines estimations vont m\u00eame jusqu&#8217;\u00e0 1000 milliards d&#8217;USD par ann\u00e9e.; s&#8217;y ajoutent plus de 10 milliards d&#8217;USD annuels n\u00e9cessaires \u00e0 l&#8217;adaptation au changement climatique. Il est d\u00e8s lors crucial d&#8217;engager le secteur priv\u00e9, qui r\u00e9alise environ 90% des investissements dans le monde et qui est, de ce fait, un acteur incontournable. On estime que 80% des co\u00fbts devraient \u00eatre couverts par des sources de financement priv\u00e9es. Le d\u00e9fi est d&#8217;offrir des cadres r\u00e9glementaires et des instruments financiers attractifs pour le secteur priv\u00e9. Le Groupe de la Banque mondia-le se doit d&#8217;exploiter au mieux le potentiel des instruments existants Les pr\u00eats, garanties et dons de l&#8217;AID, les pr\u00eats et garanties de la BIRD s&#8217;adressent au secteur public des pays les plus pauvres et \u00e0 revenu moyen. La SFI et l&#8217;Amgi offrent des produits financiers au secteur priv\u00e9. \u00c0 cela s&#8217;ajoutent des fonds sp\u00e9cifiques, comme le Fonds pour l&#8217;environnement mondial (FEM) pour le financement concessionnel des \u00e9nergies renouvelables ( <a href=\"http:\/\/www.gefweb.org\">www.gefweb.org<\/a> )., notamment en les combinant de mani\u00e8re innovante, mais aussi de faciliter le d\u00e9veloppement des march\u00e9s de la finance carbone (voir encadr\u00e9 2 La Banque mondiale a jou\u00e9 un r\u00f4le pionnier dans le d\u00e9veloppement de la finance carbone en lan\u00e7ant, d\u00e8s 2000, le Prototype Carbon Fund. Depuis lors, ses activit\u00e9s se sont \u00e9toff\u00e9es puisqu&#8217;elle g\u00e8re actuellement 1,2 milliard d&#8217;USD au travers de 10 fonds r\u00e9unissant 16 pays et 66 compagnies priv\u00e9es. La banque a mis sur pied en 2005 Carbon Finance Assist, un programme de renforcement des capacit\u00e9s et d&#8217;assistance technique aux pays en d\u00e9veloppement, auquel la Suisse participe financi\u00e8rement.Sur la base de l&#8217;exp\u00e9rience acquise, la banque entend agir dans trois directions pour faciliter le d\u00e9veloppement de la finance carbone et en assurer la continuit\u00e9 au-del\u00e0 du Protocole de Kyoto:1) Adopter une approche programmatique: gr\u00e2ce \u00e0 la Carbon Partnership Facility, un nouveau m\u00e9canisme lanc\u00e9 lors de la conf\u00e9rence de Bali fin 2007, il sera possible de d\u00e9passer l&#8217;approche par projet et ses co\u00fbts de transaction \u00e9lev\u00e9s.2) \u00c9tendre le march\u00e9 du carbone \u00e0 de nouveaux domaines: la d\u00e9forestation et la d\u00e9gradation des for\u00eats, grandes \u00e9mettrices de GES, sont initialement rest\u00e9es a l&#8217;\u00e9cart du march\u00e9 carbone. La mise sur pied d&#8217;une nouvelle facilit\u00e9 (Fonds de partenariat pour le carbone forestier), \u00e9galement lanc\u00e9e lors de la conf\u00e9rence de Bali, et \u00e0 laquelle la Suisse contribue, comble cette lacune.3) D\u00e9velopper la gestion des risques de la finance carbone: la SFI propose une garantie de livraison des certificats de r\u00e9duction des \u00e9missions de GES dont il s&#8217;agit de mieux exploiter le potentiel.) Voir aussi <a href=\"http:\/\/www.carbonfinance.org\">www.carbonfinance.org<\/a> .. La mise en place des Fonds d&#8217;investissements pour le climat (FIC), g\u00e9r\u00e9s par la banque, constitue aussi un pas important pour la mobilisation de ressources additionnelles (voir plus bas).\u00a0L&#8217;axe 5 prend en compte le r\u00f4le de l&#8217;innovation et du transfert des technologies. Le d\u00e9veloppement de nouvelles technologies Pour l&#8217;am\u00e9lioration de la productivit\u00e9 agricole, la captation et le stockage du carbone, par exemple. et leur d\u00e9ploiement sont un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 de la lutte contre le r\u00e9chauffement climatique. Sans se lancer elle-m\u00eame dans des travaux de R&amp;D, la banque entend jouer un r\u00f4le de facilitation et de diss\u00e9mination.\u00a0L&#8217;axe 6 vise \u00e0 renforcer les connaissances sur le changement climatique et les capacit\u00e9s \u00e0 y faire face. La banque se propose d&#8217;\u00e9toffer son programme de recherche. Il s&#8217;agit notamment de mieux comprendre les risques climatiques et d&#8217;\u00e9valuer l&#8217;impact d&#8217;une limitation des \u00e9missions de GES sur la croissance \u00e9conomique. Il faudra \u00e9galement d\u00e9velopper la m\u00e9thodologie et les outils destin\u00e9s \u00e0 mesurer l&#8217;empreinte climatique de l&#8217;activit\u00e9 \u00e9conomique. Ces travaux permettront d&#8217;alimenter le dialogue politique avec les pays partenaires. La banque entend collaborer avec des instituts de recherche locaux et financer des programmes de renforcement des capacit\u00e9s nationales.\u00a0Ces axes d&#8217;action correspondent \u00e0 l&#8217;esprit et aux atouts de la Banque mondiale: pouvoir de rassemblement et dialogue avec les principales parties int\u00e9ress\u00e9es, exp\u00e9rience op\u00e9rationnelle, vaste \u00e9ventail d&#8217;instruments permettant de couvrir les besoins des secteurs public et priv\u00e9, forte capacit\u00e9 d&#8217;innovation et d&#8217;analyse. Il s&#8217;agit donc d&#8217;un partenaire cr\u00e9dible et int\u00e9ressant pour la Suisse qui peut, \u00e0 travers lui, renforcer la pr\u00e9sence de sa coop\u00e9ration \u00e9conomique et exploiter son expertise dans le domaine du changement climatique.&#13;<\/p>\n<h2>Synergies et opportunit\u00e9s pour la Suisse<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nRepr\u00e9sent\u00e9e au Conseil d&#8217;administration de la Banque mondiale, la Suisse a suivi de pr\u00e8s le d\u00e9veloppement du cadre strat\u00e9gique. Elle a notamment insist\u00e9 sur la primaut\u00e9 des n\u00e9gociations \u00e0 la CCNUCC ainsi que sur la n\u00e9cessit\u00e9 pour la banque d&#8217;exploiter ses atouts et de coordonner ses activit\u00e9s avec les autres institutions multilat\u00e9rales de d\u00e9veloppement. Elle a encourag\u00e9 la banque \u00e0 renforcer ses activit\u00e9s dans le domaine des \u00e9nergies renouvelables et des nouvelles technologies propres en limitant le plus possible les distorsions du march\u00e9.\u00a0La coop\u00e9ration \u00e9conomique men\u00e9e par le Seco permet \u00e0 la Suisse de participer au financement de nombreux projets, fonds et \u00e9v\u00e8nements relatifs au changement climatique, en collaboration avec les diff\u00e9rentes agences de la Banque mondiale. Ces activit\u00e9s, qui visent \u00e0 mobiliser tant le secteur public que les industries et march\u00e9s financiers, s&#8217;int\u00e8grent dans les trois piliers du programme de d\u00e9veloppement du Seco en mati\u00e8re de climat:\u00a0&#8211; renforcement du march\u00e9 du carbone;\u00a0&#8211; transfert de technologies et d\u00e9veloppement des \u00e9nergies propres;\u00a0&#8211; cr\u00e9ation d&#8217;instruments financiers innovants qui facilitent l&#8217;adaptation au changement climatique.&#13;<\/p>\n<h3>Renforcer le march\u00e9 du carbone<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nLa Suisse soutient activement le renforcement de la finance carbone par le biais du Carbon Finance Assist de la Banque mondiale (voir encadr\u00e9 3 En mars 2005, la Banque mondiale a cr\u00e9\u00e9 le Carbon Finance Assist (CF-A), un programme de renforcement des capacit\u00e9s et d&#8217;assistance technique, qui a pour but de permettre aux pays en d\u00e9veloppement et en transition de participer aux m\u00e9canismes flexibles d\u00e9finis dans le Protocole de Kyoto. Ce programme cherche \u00e0 d\u00e9velopper un environnement propice dans lequel les institutions nationales et locales ont la capacit\u00e9 d&#8217;examiner les projets permettant de diminuer les GES et de les placer sur le march\u00e9 du carbone. Il est ouvert \u00e0 tous les pays en d\u00e9veloppement membres de la banque, mais se concentre actuellement sur les pays d&#8217;Afrique subsaharienne et d&#8217;Asie centrale. Entre 2007 et 2008, le CF-A a contribu\u00e9 \u00e0 identifier plus de 260 projets qui participent au M\u00e9canisme pour un d\u00e9veloppement propre (MDP) dans plus de seize pays et a facilit\u00e9 leur participation au march\u00e9 du carbone. Il a \u00e9galement permis \u00e0 plus de 5000 personnes de b\u00e9n\u00e9ficier de formations dans le cadre d&#8217;\u00e9v\u00e8nements r\u00e9gionaux et globaux.Le CF-A est un fonds fiduciaire auquel contribuent de nombreux donateurs, dont la Suisse. Sur une enveloppe financi\u00e8re globale de 13,4 millions d&#8217;USD, la Suisse a particip\u00e9 \u00e0 hauteur de 2,5 millions d&#8217;USD. Faisant partie du Comit\u00e9 de direction du fonds, elle a une influence notable sur l&#8217;utilisation des moyens \u00e0 disposition. Cela lui donne aussi la possibilit\u00e9 de partager son exp\u00e9rience bilat\u00e9rale avec les membres du comit\u00e9 tout en tirant profit des comp\u00e9tences sp\u00e9cifiques de la banque.Le Seco a permis \u00e0 des consultants suisses de participer aux projets financ\u00e9s par ce programme, notamment dans le domaine des m\u00e9thodologies destin\u00e9es \u00e0 enregistrer des projets MDP en mati\u00e8re de transport. Il a \u00e9galement encourag\u00e9 le fonds \u00e0 organiser le forum\u00a0Climate Change and Mega Cities\u00a0sur le d\u00e9veloppement de projets MDP dans les m\u00e9galopoles du Sud (B\u00e2le, 11 novembre 2008).), mais aussi plus r\u00e9cemment par sa participation \u00e0 un nouvel instrument dans le domaine forestier, le Fonds de partenariat pour le carbone forestier (FPCF). Propos\u00e9 par la banque en vue de combler une lacune du march\u00e9 carbone, celui-ci soutiendra la r\u00e9duction des \u00e9missions provenant de la d\u00e9forestation et de la d\u00e9gradation des for\u00eats (Redd) dans les pays en d\u00e9veloppement et en transition et encouragera la gestion foresti\u00e8re durable. Il permettra aux pays en d\u00e9veloppement de quantifier et de mon\u00e9tiser la protection du climat li\u00e9e \u00e0 la gestion des for\u00eats, et d&#8217;int\u00e9grer ce domaine dans le march\u00e9 du carbone. Les activit\u00e9s de la banque permettront \u00e9galement d&#8217;inspirer les parties de la CCNUCC dans leurs d\u00e9bats sur une r\u00e9glementation applicable aux for\u00eats apr\u00e8s 2012 Anita Gordon, Fonds de partenariat pour la r\u00e9duction des \u00e9missions de carbone forestier, Unit\u00e9 de financement des fonds carbone, Banque mondiale..\u00a0D\u00e8s le lancement du fonds, le Seco a d\u00e9cid\u00e9 d&#8217;y participer \u00e0 hauteur de 7 millions d&#8217;USD. Son exp\u00e9rience en mati\u00e8re de Redd et de gestion durable des for\u00eats, gagn\u00e9e aupr\u00e8s d&#8217;experts et d&#8217;ONG suisses ainsi que dans le d\u00e9veloppement de projets Redd avec l&#8217;Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT), lui permet de s&#8217;engager de mani\u00e8re active dans ce nouveau fonds.&#13;<\/p>\n<h3>Transfert de technologies et d\u00e9veloppement des \u00e9nergies propres<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nAfin de r\u00e9pondre aux \u00e9normes besoins d&#8217;investissements que demandent la mitigation et l&#8217;adaptation, le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a r\u00e9cemment approuv\u00e9 la cr\u00e9ation des Fonds d&#8217;investissements pour le climat (FIC). Ceux-ci entendent jouer un r\u00f4le de d\u00e9monstration et de mobilisation et proposer des instruments de financement innovants, qui combinent par exemple dons et pr\u00eats, finance publique et priv\u00e9e, afin de couvrir les co\u00fbts sp\u00e9cifiques de la r\u00e9duction des GES et de l&#8217;adaptation au changement climatique. Les FIC se composent de deux fonds, dont la capitalisation devrait s&#8217;\u00e9lever \u00e0 environ 6 milliards d&#8217;USD. Le premier, le Fonds pour les technologies propres (FTP), financera les investissements dans des technologies \u00e0 faible \u00e9mission de carbone. Le deuxi\u00e8me, le Fonds strat\u00e9gique pour le climat (FSC), dont l&#8217;\u00e9tendue se veut plus large et plus flexible, financera des programmes visant \u00e0 tester de nouvelles approches face au changement climatique.\u00a0Le Seco entend contribuer financi\u00e8rement au FSC et participer activement \u00e0 la mise sur pied d&#8217;un programme de transfert des technologies propres pour accro\u00eetre l&#8217;acc\u00e8s \u00e0 l&#8217;\u00e9nergie.&#13;<\/p>\n<h3>De nouveaux instruments financiers pour parer aux risques climatiques<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nAu vu de l&#8217;importance des march\u00e9s financiers pour la mitigation et l&#8217;adaptation au changement climatique et l&#8217;expertise disponible en Suisse, le Seco appuie le d\u00e9veloppement de produits innovants, notamment en mati\u00e8re d&#8217;assurance. Il soutient, ainsi, le Groupe de gestion des risques sur les mati\u00e8res premi\u00e8res de la Banque mondiale World Bank Commodity Risk Management Group ( <a href=\"http:\/\/www.esd.worldbank.org\/crmg\/home.htm\">www.esd.worldbank.org\/crmg\/home.htm<\/a> ). dans ses tests consacr\u00e9s \u00e0 l&#8217;utilisation de produits d&#8217;assurance bas\u00e9s sur des indices m\u00e9t\u00e9orologiques dans le domaine agricole. Le Seco explore encore d&#8217;autres possibilit\u00e9s de collaboration avec la banque dans le domaine des assurances param\u00e9triques, \u00e0 travers par exemple le M\u00e9canisme mondial de r\u00e9assurance bas\u00e9 sur un indice (en anglais \u00abGlobal Index Reinsurance Facility\u00bb, Girif) de la SFI.\u00a0Le Seco, conjointement avec la SFI et Swiss Re, a en outre organis\u00e9 le symposium Financing for Climate www.sustainability-zurich.org. les 11 et 12 septembre \u00e0 Zurich. Ce dernier a r\u00e9uni des experts en d\u00e9veloppement, des investisseurs priv\u00e9s, des directeurs d&#8217;industries ainsi que la conseill\u00e8re f\u00e9d\u00e9rale, Doris Leuthard, pour pr\u00e9senter les instruments financiers les plus r\u00e9cents et identifier les possibilit\u00e9s de collaboration et de financement des technologies propres dans les pays en d\u00e9veloppement.&#13;<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nGr\u00e2ce \u00e0 son expertise, \u00e0 sa capacit\u00e9 d&#8217;investissement et \u00e0 son champ op\u00e9rationnel, la Banque mondiale est bien plac\u00e9e pour faire face aux d\u00e9fis pos\u00e9s par le r\u00e9chauffement climatique. L&#8217;efficacit\u00e9 de son action d\u00e9pendra toutefois de la r\u00e9glementation internationale qui sera adopt\u00e9e par la CCNUCC pour la p\u00e9riode de l&#8217;apr\u00e8s-Kyoto. La banque devra \u00e9galement veiller \u00e0 d\u00e9velopper des instruments financiers adapt\u00e9s aux populations pauvres qui les utiliseront. Quant au Seco, les th\u00e9matiques cl\u00e9s de l&#8217;action de sa coop\u00e9ration \u00e9conomique en mati\u00e8re de climat &#8211; march\u00e9 du carbone, technologies propres, transfert de risques et engagement du secteur priv\u00e9 Pour des informations g\u00e9n\u00e9rales sur la passation de march\u00e9s par la banque, voir <a href=\"http:\/\/www.worldbank.org\">www.worldbank.org<\/a> , \u00abResources for Business\u00bb. &#8211; s&#8217;int\u00e8grent habilement dans le Cadre strat\u00e9gique de la banque sur le changement climatique et ouvrent des possibilit\u00e9s de collaboration prometteuses.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: Le Cadre d&#8217;investissement pour les \u00e9nergies propres (Ceif) Le Ceif s&#8217;articule autour de trois piliers:- acc\u00e8s accru \u00e0 l&#8217;\u00e9nergie, en particulier pour l&#8217;Afrique subsaharienne;- transition vers des \u00e9conomies \u00e0 moindre intensit\u00e9 de carbone;- adaptation aux changements climatiques. La mise en oeuvre du Ceif est en bonne voie. Ainsi, la Banque mondiale a d\u00e9pass\u00e9 l&#8217;objectif de 10 milliards d&#8217;USD de pr\u00eats dans le secteur de l&#8217;\u00e9nergie sur la p\u00e9riode FY06-08a (contre 7 milliards d&#8217;USD sur FY03-05). En Afrique, les engagements dans le secteur de l&#8217;\u00e9nergie ont pratiquement doubl\u00e9 entre FY06 et FY07.Le financement d&#8217;\u00e9nergies \u00e0 faible intensit\u00e9 de carbone a quadrupl\u00e9 entre FY03 et FY07. \u00c0 chaque dollar investi par la SFI dans les \u00e9nergies renouvelables et l&#8217;efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique, le secteur priv\u00e9 a ajout\u00e9 5 dollars. Des \u00e9tudes pour une croissance \u00e9conomique \u00e0 faible intensit\u00e9 de carbone ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es pour la Chine, l&#8217;Inde, le Br\u00e9sil et le Mexique.La question de l&#8217;adaptation est davantage prise en compte par la banque dans ses strat\u00e9gies d&#8217;assistance par pays. Au niveau op\u00e9rationnel, on d\u00e9veloppe des instruments innovants d&#8217;assurance contre les risques climatiques: par exemple, un m\u00e9canisme d&#8217;assurance contre les risques li\u00e9s aux catastrophes dans les Cara\u00efbes (en anglais \u00abCaribbean Catastrophe Risk Insurance Facility\u00bb, CCRIF) a \u00e9t\u00e9 mis sur pied afin de fournir imm\u00e9diatement des liquidit\u00e9s aux pays concern\u00e9s en cas de tremblement de terre ou d&#8217;ouragan. La SFI est en train d&#8217;\u00e9tablir une facilit\u00e9 dont l&#8217;objectif est le d\u00e9veloppement de produits d&#8217;assurance param\u00e9trique dans les pays en d\u00e9veloppement (Girif).&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 2: La Banque mondiale et le march\u00e9 du carbone La Banque mondiale a jou\u00e9 un r\u00f4le pionnier dans le d\u00e9veloppement de la finance carbone en lan\u00e7ant, d\u00e8s 2000, le Prototype Carbon Fund. Depuis lors, ses activit\u00e9s se sont \u00e9toff\u00e9es puisqu&#8217;elle g\u00e8re actuellement 1,2 milliard d&#8217;USD au travers de 10 fonds r\u00e9unissant 16 pays et 66 compagnies priv\u00e9es. La banque a mis sur pied en 2005 Carbon Finance Assist, un programme de renforcement des capacit\u00e9s et d&#8217;assistance technique aux pays en d\u00e9veloppement, auquel la Suisse participe financi\u00e8rement.Sur la base de l&#8217;exp\u00e9rience acquise, la banque entend agir dans trois directions pour faciliter le d\u00e9veloppement de la finance carbone et en assurer la continuit\u00e9 au-del\u00e0 du Protocole de Kyoto:1) Adopter une approche programmatique: gr\u00e2ce \u00e0 la Carbon Partnership Facility, un nouveau m\u00e9canisme lanc\u00e9 lors de la conf\u00e9rence de Bali fin 2007, il sera possible de d\u00e9passer l&#8217;approche par projet et ses co\u00fbts de transaction \u00e9lev\u00e9s.2) \u00c9tendre le march\u00e9 du carbone \u00e0 de nouveaux domaines: la d\u00e9forestation et la d\u00e9gradation des for\u00eats, grandes \u00e9mettrices de GES, sont initialement rest\u00e9es a l&#8217;\u00e9cart du march\u00e9 carbone. La mise sur pied d&#8217;une nouvelle facilit\u00e9 (Fonds de partenariat pour le carbone forestier), \u00e9galement lanc\u00e9e lors de la conf\u00e9rence de Bali, et \u00e0 laquelle la Suisse contribue, comble cette lacune.3) D\u00e9velopper la gestion des risques de la finance carbone: la SFI propose une garantie de livraison des certificats de r\u00e9duction des \u00e9missions de GES dont il s&#8217;agit de mieux exploiter le potentiel.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 3: Carbon Finance Assist En mars 2005, la Banque mondiale a cr\u00e9\u00e9 le Carbon Finance Assist (CF-A), un programme de renforcement des capacit\u00e9s et d&#8217;assistance technique, qui a pour but de permettre aux pays en d\u00e9veloppement et en transition de participer aux m\u00e9canismes flexibles d\u00e9finis dans le Protocole de Kyoto. Ce programme cherche \u00e0 d\u00e9velopper un environnement propice dans lequel les institutions nationales et locales ont la capacit\u00e9 d&#8217;examiner les projets permettant de diminuer les GES et de les placer sur le march\u00e9 du carbone. Il est ouvert \u00e0 tous les pays en d\u00e9veloppement membres de la banque, mais se concentre actuellement sur les pays d&#8217;Afrique subsaharienne et d&#8217;Asie centrale. Entre 2007 et 2008, le CF-A a contribu\u00e9 \u00e0 identifier plus de 260 projets qui participent au M\u00e9canisme pour un d\u00e9veloppement propre (MDP) dans plus de seize pays et a facilit\u00e9 leur participation au march\u00e9 du carbone. Il a \u00e9galement permis \u00e0 plus de 5000 personnes de b\u00e9n\u00e9ficier de formations dans le cadre d&#8217;\u00e9v\u00e8nements r\u00e9gionaux et globaux.Le CF-A est un fonds fiduciaire auquel contribuent de nombreux donateurs, dont la Suisse. Sur une enveloppe financi\u00e8re globale de 13,4 millions d&#8217;USD, la Suisse a particip\u00e9 \u00e0 hauteur de 2,5 millions d&#8217;USD. Faisant partie du Comit\u00e9 de direction du fonds, elle a une influence notable sur l&#8217;utilisation des moyens \u00e0 disposition. Cela lui donne aussi la possibilit\u00e9 de partager son exp\u00e9rience bilat\u00e9rale avec les membres du comit\u00e9 tout en tirant profit des comp\u00e9tences sp\u00e9cifiques de la banque.Le Seco a permis \u00e0 des consultants suisses de participer aux projets financ\u00e9s par ce programme, notamment dans le domaine des m\u00e9thodologies destin\u00e9es \u00e0 enregistrer des projets MDP en mati\u00e8re de transport. Il a \u00e9galement encourag\u00e9 le fonds \u00e0 organiser le forum\u00a0Climate Change and Mega Cities\u00a0sur le d\u00e9veloppement de projets MDP dans les m\u00e9galopoles du Sud (B\u00e2le, 11 novembre 2008).<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#13; &#13; La Banque mondiale a d\u00e9cid\u00e9 de faire de la lutte contre le changement climatique un pilier de son mandat de d\u00e9veloppement. 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