{"id":153485,"date":"2008-09-01T12:00:00","date_gmt":"2008-09-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2008\/09\/petersen-2\/"},"modified":"2023-08-24T01:10:23","modified_gmt":"2023-08-23T23:10:23","slug":"petersen-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2008\/09\/petersen-2\/","title":{"rendered":"La prospection de la biodiversit\u00e9, l&#8217;APA et la d\u00e9couverte de nouveaux m\u00e9dicaments naturels"},"content":{"rendered":"<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/200809_21_Petersen_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"278\" \/>&#13;<\/p>\n<h2>1940-1980: l&#8217;\u00e2ge d&#8217;or de la recherche sur les produits naturels pour la production industrielle<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe l\u00e9gendaire projet \u00abP\u00e9nicilline\u00bb est probablement le premier du genre qui portait sur un produit naturel ayant d\u00e9pass\u00e9 le stade de la collecte occasionnelle d&#8217;\u00e9chantillons et remplissait les crit\u00e8res de la bioprospection. Durant la Seconde Guerre mondiale, l&#8217;espoir de pouvoir produire de mani\u00e8re industrielle cet antibiotique pour couvrir l&#8217;ensemble des besoins des soldats alli\u00e9s semblait repouss\u00e9 aux calendes grecques, et les responsables am\u00e9ricano-britanniques du projet se demandaient comment sortir de cette impasse. Le microorganisme ne produisait pas assez de cette substance naturelle capable de sauver des vies. En effet, les scientifiques de l&#8217;arm\u00e9e am\u00e9ricaine avaient \u00e9t\u00e9 exhort\u00e9s, o\u00f9 qu&#8217;ils se trouvent, \u00e0 pr\u00e9lever des \u00e9chantillons de sol pour les envoyer au groupe de recherche sur la p\u00e9nicilline, bas\u00e9 en Illinois, aux \u00c9tats-Unis. Certains laborantins de l&#8217;\u00e9quipe allaient jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9lever des restes moisis de nourriture dans leur frigo dans l&#8217;espoir de d\u00e9couvrir une nouvelle souche de champignon capable de produire davantage de p\u00e9nicilline. Un beau jour, c&#8217;est un melon moisi, achet\u00e9 par une laborantine sur un march\u00e9 de Peoria, aux \u00c9tats-Unis, qui fit le bonheur de l&#8217;\u00e9quipe.\u00a0L&#8217;extraordinaire succ\u00e8s de ce produit \u00abmiraculeux\u00bb a marqu\u00e9, pour l&#8217;industrie pharmaceutique, le d\u00e9but d&#8217;une qu\u00eate syst\u00e9matique de nouveaux antibiotiques. Les ann\u00e9es 1940 \u00e0 1980 font aujourd&#8217;hui figure d&#8217;\u00ab\u00e2ge d&#8217;or\u00bb pour la recherche sur les produits naturels. \u00c0 cette \u00e9poque, les bact\u00e9ries ne faisaient pas l&#8217;objet d&#8217;une \u00e9tude syst\u00e9matique: on travaillait au hasard des \u00e9chantillons rapport\u00e9s par tel collaborateur de ses vacances, dans l&#8217;espoir de d\u00e9couvrir la substance susceptible d&#8217;\u00eatre \u00e0 l&#8217;origine d&#8217;un nouvel antibiotique.&#13;<\/p>\n<h2>En 1992 apparaissent la Convention de Rio et les accords de coop\u00e9ration<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nCette mani\u00e8re de prospecter la biodiversit\u00e9, dite bioprospection, a dur\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 la signature de la Convention sur la diversit\u00e9 biologique, lors du Sommet de la Terre \u00e0 Rio de Janeiro, en 1992. L&#8217;un de ses trois objectifs Aujourd&#8217;hui, la Convention sur la diversit\u00e9 biologique compte plus de 190 signataires, mais les \u00c9tats-Unis n&#8217;ont pas vot\u00e9 le texte. \u00e9tait la conservation de la diversit\u00e9 biologique. \u00c0 cette \u00e9poque, la recherche industrielle sur les produits naturels avait d\u00e9j\u00e0 entam\u00e9 son d\u00e9clin. Dans la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 des ann\u00e9es quatre-vingt, on avait cru, \u00e0 tort, avoir gagn\u00e9 la guerre contre les infections bact\u00e9riennes. Simultan\u00e9ment, on avait assist\u00e9 au d\u00e9veloppement tr\u00e8s rapide de nouvelles technologies extr\u00eamement efficaces pour la recherche de substances actives, comme le criblage \u00e0 haut d\u00e9bit et la chimie combinatoire. Au lieu de travailler sur des produits naturels extr\u00eamement complexes, dont il faut extraire et isoler les particules int\u00e9ressantes avant de les analyser, on disposait de millions de mol\u00e9cules synth\u00e9tiques produites sur mesure.\u00a0Avec la Convention de Rio, la recherche sur les produits naturels se voit confront\u00e9e \u00e0 des d\u00e9fis diff\u00e9rents de la simple recherche scientifique. La qu\u00eate de nouvelles substances naturelles passe d\u00e9sormais par la signature de contrats de coop\u00e9ration, stipulant les principales dispositions de la Convention sur la diversit\u00e9 biologique, telles que le libre acc\u00e8s aux ressources g\u00e9n\u00e9tiques et leur exploitation durable, le transfert des technologies, la formation des scientifiques locaux et la redistribution \u00e9quitable des avantages d\u00e9coulant de l&#8217;utilisation commerciale des produits naturels. D&#8217;un coup, la recherche sur les produits naturels devient d&#8217;une extr\u00eame complexit\u00e9. Ces nouvelles obligations, combin\u00e9es \u00e0 un contexte juridique pas toujours clair &#8211; par exemple sur la question de savoir avec quelle personne ou institution ces contrats doivent \u00eatre sign\u00e9s &#8211; ou encore \u00e0 la difficult\u00e9 de d\u00e9limiter les savoir traditionnels, indig\u00e8nes et publics ont fait pencher la balance en faveur des mol\u00e9cules synth\u00e9tiques, libres de ce genre d&#8217;obligations et de limitations.\u00a0D\u00e8s lors, il n&#8217;est pas difficile de comprendre pourquoi de nombreuses entreprises pharmaceutiques, \u00e9chaud\u00e9es par les risques li\u00e9s \u00e0 la recherche sur les produits naturels depuis l&#8217;\u00ab\u00e2ge d&#8217;or\u00bb, ont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 abandonner ce terrain au profit des mol\u00e9cules de synth\u00e8se.&#13;<\/p>\n<h2>La coop\u00e9ration dans la bioprospection se r\u00e9veille<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nCes derni\u00e8res ann\u00e9es, cependant, le vent a tourn\u00e9 et certaines certitudes ou strat\u00e9gies pass\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 revues. Actuellement, dans le monde de la recherche pharmaceutique, les produits naturels sont \u00e0 nouveau consid\u00e9r\u00e9s par nombre d&#8217;entreprises comme un facteur de diversification qui peut constituer un avantage comp\u00e9titif par rapport \u00e0 des entreprises ayant abandonn\u00e9 ce domaine de recherche.\u00a0Aujourd&#8217;hui, l&#8217;activit\u00e9 de ces mol\u00e9cules naturelles s&#8217;observe de mani\u00e8re beaucoup plus d\u00e9taill\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 de nouveaux syst\u00e8mes cellulaires. Les m\u00e9thodes biochimiques en pratique depuis quelques ann\u00e9es seulement dans la recherche pharmaceutique permettent d&#8217;identifier rapidement leurs prot\u00e9ines cibles. La recrudescence de maladies infectieuses graves qui ne peuvent plus &#8211; ou pas encore &#8211; \u00eatre trait\u00e9es de mani\u00e8re satisfaisante, de m\u00eame que le retour de ce type de maladies dans le portefeuille de plusieurs entreprises pharmaceutiques ont nourri un d\u00e9bat constructif sur la place qu&#8217;il conviendra d&#8217;accorder \u00e0 l&#8217;avenir aux produits naturels. On peut d\u00e8s lors esp\u00e9rer une reprise de la coop\u00e9ration dans le domaine de la prospection de la biodiversit\u00e9, celle-ci ayant fortement recul\u00e9 dans le monde depuis la signature de la Convention sur la diversit\u00e9 biologique.&#13;<\/p>\n<h2>\u00c9viter de r\u00e9diger des r\u00e9glementations internationales trop restrictives<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nNovartis est d&#8217;avis que l&#8217;indispensable s\u00e9curit\u00e9 juridique, \u00e0 mettre en place d&#8217;urgence, pourrait \u00eatre garantie par des lois internationales qui r\u00e8gleraient l&#8217;acc\u00e8s aux ressources g\u00e9n\u00e9tiques. Ces l\u00e9gislations repr\u00e9sentent un cadre stable et fiable qui permettrait d&#8217;exploiter au mieux les avantages r\u00e9ciproques de la valorisation des ressources biologiques, tout en accordant \u00e0 chaque gouvernement la souplesse n\u00e9cessaire pour appliquer son propre programme national. Elles laisseraient \u00e9galement aux utilisateurs le loisir de conclure des contrats sp\u00e9cifiquement adapt\u00e9s aux conditions locales. Une r\u00e9glementation internationale ou nationale trop restrictive, doubl\u00e9e de proc\u00e9dures administratives trop lourdes, multiplierait les difficult\u00e9s qui gr\u00e8vent d\u00e9j\u00e0 la recherche sur les produits naturels, retardant d&#8217;autant la d\u00e9couverte de substances th\u00e9rapeutiques int\u00e9ressantes. Aussi bien dans les entreprises que dans les universit\u00e9s, les sp\u00e9cialistes des produits naturels vont par ailleurs, de plus en plus, centrer leurs travaux sur la biodiversit\u00e9 de leur propre pays, comme on peut d\u00e9j\u00e0 le constater au Japon. En outre, une \u00e9ventuelle restriction excessive de leur marge de manoeuvre aurait pour effet de d\u00e9favoriser les pays qui ne r\u00e9unissent pas les conditions scientifiques n\u00e9cessaires pour mettre rapidement sur pied des projets de \u00abbiosourcing\u00bb.&#13;<\/p>\n<h2>Il faut des r\u00e8gles applicables<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nSur la base de ce qui se dit aujourd&#8217;hui dans le cadre du cycle de Doha de l&#8217;OMC, on peut d\u00e9j\u00e0 pressentir que, dans un avenir proche, les discussions en vue de l&#8217;instauration d&#8217;une r\u00e9glementation internationale privil\u00e9gieront des sujets tels que le consentement pr\u00e9alable en connaissance de cause (ou en anglais\u00a0\u00abprior informed consent\u00bb, PIC) ou la d\u00e9claration de provenance du mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique et son importance pour la protection de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle. Le concept de PIC permet de garantir la transparence n\u00e9cessaire \u00e0 l&#8217;instauration d&#8217;une coop\u00e9ration bas\u00e9e sur la confiance.\u00a0Pour qu&#8217;\u00e0 l&#8217;avenir aussi, le potentiel de la recherche sur les produits naturels puisse \u00eatre enti\u00e8rement exploit\u00e9, il y a lieu, lorsque des directives nationales ou internationales relatives \u00e0 la protection de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle sont \u00e9labor\u00e9es, de ne jamais perdre de vue la mise en oeuvre pratique de ces r\u00e9glementations. Si on d\u00e9cide, par exemple, que celui qui souhaite faire breveter une invention utilisant directement du mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique doit obligatoirement d\u00e9clarer la source ou la provenance du mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique utilis\u00e9, il ne faudrait pas que cette disposition l&#8217;oblige \u00e0 consacrer trop de temps \u00e0 rechercher une origine dont il n&#8217;aurait pas connaissance. Pour de nombreux microorganismes qui figurent depuis des d\u00e9cennies dans les collections de souches des entreprises, ces informations sur le lieu d&#8217;origine sont souvent impossibles \u00e0 retrouver. Dans de telles situations, il devrait donc \u00eatre suffisant d&#8217;indiquer le dernier endroit connu o\u00f9 le mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9lev\u00e9, par exemple une collection de souches conserv\u00e9es par une universit\u00e9 ou un jardin botanique.\u00a0Par ailleurs, il ne para\u00eet pas judicieux de vouloir lier la validit\u00e9 ou l&#8217;entr\u00e9e en vigueur d&#8217;un brevet \u00e0 la d\u00e9claration d&#8217;origine du mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique. Toute mesure qui rend plus difficile, voire impossible, l&#8217;entr\u00e9e en vigueur d&#8217;un brevet diminue aussi les chances de voir les b\u00e9n\u00e9fices de la d\u00e9couverte partag\u00e9s de mani\u00e8re juste, pour la bonne raison qu&#8217;ils n&#8217;en seront que moins \u00e9lev\u00e9s, voire inexistants.&#13;<\/p>\n<h2>\u00c9laborer des r\u00e8gles externes au syst\u00e8me des brevets<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nEn fait, il faut distinguer les r\u00e9glementations dont le but est d&#8217;assurer le libre acc\u00e8s au mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique et le juste partage des avantages obtenus par son utilisation de celles visant \u00e0 prot\u00e9ger la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle; un brevet doit, en effet, inciter \u00e0 investir dans l&#8217;innovation. Les r\u00e9glementations du premier type devraient donc \u00eatre \u00e9labor\u00e9es \u00e0 l&#8217;ext\u00e9rieur des syst\u00e8mes r\u00e9glant l&#8217;utilisation des brevets. Par ailleurs, les deux parties qui signent un contrat de collaboration relatif au mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique n&#8217;ont pas seulement besoin de bases juridiques s\u00fbres, mais \u00e9galement de flexibilit\u00e9, afin d&#8217;\u00e9laborer des dispositions adapt\u00e9es \u00e0 leurs besoins respectifs. Ce sont donc elles qui devraient pouvoir d\u00e9cider, au cas par cas, ce qui constitue le juste partage des b\u00e9n\u00e9fices pr\u00f4n\u00e9 par la Convention sur la diversit\u00e9 biologique. Comme nous l&#8217;avons vu, les \u00e9changes scientifiques ou les transferts de savoir peuvent, selon les cas, rev\u00eatir une importance largement sup\u00e9rieure \u00e0 celle des aspects purement financiers.&#13;<\/p>\n<h2>Associer les scientifiques au d\u00e9bat<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes scientifiques des milieux industriels et acad\u00e9miques actifs dans la recherche appliqu\u00e9e sur la biodiversit\u00e9 devront \u00eatre davantage associ\u00e9s aux d\u00e9bats dans les ann\u00e9es \u00e0 venir. Leur exp\u00e9rience pratique sera d&#8217;une aide pr\u00e9cieuse pour \u00e9valuer les cons\u00e9quences d&#8217;une r\u00e9glementation internationale.\u00a0Enfin et surtout, veillons \u00e0 ne pas oublier les personnes envers lesquelles nous avons tous de grandes responsabilit\u00e9s, \u00e0 savoir les patients qui attendent un traitement efficace contre leurs maux.\u00a0Il faut donc esp\u00e9rer que les futures n\u00e9gociations internationales men\u00e9es dans le cadre de la Convention sur la diversit\u00e9 biologique conduisent \u00e0 un syst\u00e8me simple permettant d&#8217;exploiter enti\u00e8rement le potentiel de la recherche sur les produits naturels, afin de faciliter la d\u00e9couverte de nouvelles m\u00e9thodes th\u00e9rapeutiques, tout en garantissant les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gitimes de chacune des parties concern\u00e9es.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: Une longue tradition chez Novartis et les entreprises qui l&#8217;ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 Novartis (et, avant lui, Sandoz et Ciba-Geigy) d\u00e9veloppe depuis plus de nonante ans des produits naturels pour soigner les \u00eatres humains. Aujourd&#8217;hui, Novartis est l&#8217;un des trois derniers grands groupes pharmaceutiques occidentaux \u00e0 coop\u00e9rer dans le domaine de la prospection de la biodiversit\u00e9 et \u00e0 pratiquer activement la recherche sur les produits naturels. Pour le grand public, ce type de co-op\u00e9ration se r\u00e9duit souvent \u00e0 des consid\u00e9rations financi\u00e8res, sous forme de paiements d&#8217;\u00e9tape ou de redevances. En revanche, les efforts consentis pour que, dans les pays partenaires, un savoir-faire scientifique puisse s&#8217;ancrer durablement ne sont pas reconnus \u00e0 leur juste valeur, alors m\u00eame qu&#8217;il s&#8217;agit pr\u00e9cis\u00e9ment, selon nos propres observations, de ce dont nos partenaires de recherche ont le plus besoin.Novartis a d&#8217;embl\u00e9e soutenu la mise en oeuvre de la Convention sur la diversit\u00e9 biologique et l&#8217;a toujours appliqu\u00e9e dans le cadre de partenariats tr\u00e8s vastes de prospection de la biodiversit\u00e9 conduits avec des instituts en Asie, en Europe et en Am\u00e9rique latine.Outre l&#8217;aspect financier, ces partenariats accordent une place importante \u00e0 la formation des scientifiques et laborantins engag\u00e9s dans les instituts partenaires. C&#8217;est la seule mani\u00e8re de garantir la qualit\u00e9 de la collaboration tout en favorisant le d\u00e9veloppement d&#8217;une v\u00e9ritable recherche d&#8217;experts. Nous organisons donc sur place des s\u00e9minaires et des cours dirig\u00e9s par des scientifiques de Novartis, invitons dans nos laboratoires en Suisse certains sp\u00e9cialistes locaux, organisons des programmes de formation, initions nos partenaires aux syst\u00e8mes de base de donn\u00e9es et aux technologies de pointe, et accompagnons et supervisons la mise sur pied d&#8217;unit\u00e9s de recherche appropri\u00e9es. Ces possibilit\u00e9s de formation au sein de nos structures de recherche et d&#8217;\u00e9changes scientifiques personnalis\u00e9s sont hautement appr\u00e9ci\u00e9es de nos partenaires. La p\u00e9rennit\u00e9 de nos efforts pour le renforcement des capacit\u00e9s d\u00e9pend du degr\u00e9 d&#8217;implication du gouvernement local ainsi que des strat\u00e9gies nationales. Un partenaire industriel ne peut poursuivre ce type de coop\u00e9ration &#8211; par exemple dans le cadre d&#8217;une prospection de la biodiversit\u00e9 microbienne &#8211; que pour une dur\u00e9e limit\u00e9e. Dans le d\u00e9bat sur la p\u00e9rennit\u00e9 de l&#8217;expertise acquise, il ne faut donc pas oublier qu&#8217;apr\u00e8s le d\u00e9part du partenaire industriel, le gouvernement du pays en question assume une part importante de responsabilit\u00e9 pour maintenir et \u00e9tendre le premier noyau de connaissances. C&#8217;est la seule mani\u00e8re de s&#8217;assurer que les g\u00e9n\u00e9rations suivantes d&#8217;\u00e9tudiants et de scientifiques pourront, eux aussi, tirer parti dans leur pays d&#8217;anciens travaux sur la biodiversit\u00e9.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#13; 1940-1980: l&#8217;\u00e2ge d&#8217;or de la recherche sur les produits naturels pour la production industrielle &#13; Le l\u00e9gendaire projet \u00abP\u00e9nicilline\u00bb est probablement le premier du genre qui portait sur un produit naturel ayant d\u00e9pass\u00e9 le stade de la collecte occasionnelle d&#8217;\u00e9chantillons et remplissait les crit\u00e8res de la bioprospection. 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C'est pourquoi des groupes de travail nationaux et internationaux se penchent actuellement sur une r\u00e9glementation et des m\u00e9canismes de contr\u00f4le renforc\u00e9s permettant d'assurer une juste redistribution des avantages dans le cadre d'un accord international. Dans ce d\u00e9bat, il ne faut, cependant, jamais perdre de vue le crit\u00e8re de la proportionnalit\u00e9 des moyens mis en oeuvre et surtout penser aux cons\u00e9quences que le d\u00e9tail de la r\u00e9glementation internationale pourrait avoir sur l'utilisation des ressources g\u00e9n\u00e9tiques.","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":153488,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"8882","post_abstract":"","magazine_issue":null,"seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/55b208d2c5a55"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153485"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3202"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=153485"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153485\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":189860,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153485\/revisions\/189860"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/0"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3203"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3202"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=153485"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=153485"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=153485"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=153485"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=153485"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=153485"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}