{"id":153545,"date":"2008-07-01T12:00:00","date_gmt":"2008-07-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2008\/07\/ravara-2\/"},"modified":"2023-08-24T01:10:57","modified_gmt":"2023-08-23T23:10:57","slug":"ravara-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2008\/07\/ravara-2\/","title":{"rendered":"Les placements financiers: un d\u00e9fi pour les PME"},"content":{"rendered":"<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/200807_11_Ravara_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"249\" \/>&#13;<\/p>\n<h2>Questions de d\u00e9part<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nDans un premier temps, l&#8217;\u00e9tude (voir&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<b>encadr\u00e9 1<\/b>&#13;<br \/>\nCredit Suisse Economic Research, Placements financiers &#8211; un d\u00e9fi pour les PME, mai 2008. L&#8217;\u00e9tude peut \u00eatre command\u00e9e par courriel au services.businesscenter@credit-suisse.com ou par t\u00e9l\u00e9phone au 0800 88 88 71.Autres renseignements: cesare.ravara@credit-suisse.com) s&#8217;int\u00e9resse \u00e0 l&#8217;\u00e9volution du volume des liquidit\u00e9s et des titres d\u00e9tenus par les entreprises ainsi qu&#8217;\u00e0 son importance r\u00e9elle dans le bilan et le chiffre d&#8217;affaires. Deuxi\u00e8mement, elle cherche \u00e0 mettre en lumi\u00e8re d&#8217;\u00e9ventuelles diff\u00e9rences dans la gestion des ressources financi\u00e8res en fonction du secteur d&#8217;activit\u00e9, de la taille et de la forme juridique de l&#8217;entreprise. Troisi\u00e8mement, elle s&#8217;int\u00e9resse aux cat\u00e9gories de placement choisies par les entreprises et \u00e0 leur taux d&#8217;utilisation. Pour terminer, elle se concentre sur le volume et sur le d\u00e9lai de disponibilit\u00e9 des fonds libres. Cette \u00e9tude s&#8217;appuie sur des statistiques publiques consacr\u00e9es aux bilans des entreprises, en Suisse et en Allemagne, ainsi que sur les r\u00e9sultats d&#8217;une enqu\u00eate men\u00e9e aupr\u00e8s d&#8217;entreprises suisses.&#13;<\/p>\n<h2>Augmentation des liquidit\u00e9s imm\u00e9diates, baisse de la proportion des titres<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nDans cette \u00e9tude, on entend par capitaux liquides les liquidit\u00e9s imm\u00e9diates (caisse, avoir sur compte courant, placements \u00abcall\u00bb, etc.) dont dispose l&#8217;entreprise. Ceux-ci servent en premier lieu \u00e0 faire face aux engagements directs de paiement et \u00e0 financer les activit\u00e9s op\u00e9rationnelles en cours ainsi que les investissements \u00e0 venir. Lorsqu&#8217;ils sont investis, les fonds libres le sont dans des titres. Ces disponibilit\u00e9s correspondent aux ressources financi\u00e8res dont l&#8217;entreprise n&#8217;a pas besoin \u00e0 court terme, compte tenu des liquidit\u00e9s d\u00e9j\u00e0 inscrites et de celles mises en r\u00e9serves. De tels placements dans des titres ont pour objectif d&#8217;optimiser le rendement des liquidit\u00e9s et non de participer de mani\u00e8re durable au capital d&#8217;une entreprise tierce \u00e0 des fins strat\u00e9giques.\u00a0Selon les donn\u00e9es fournies par l&#8217;Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique (OFS) OFS (diverses ann\u00e9es)., les liquidit\u00e9s ont cr\u00fb en moyenne de 9,5% par an entre 1997 et 2005, avec une acc\u00e9l\u00e9ration significative d\u00e8s le milieu de la p\u00e9riode d&#8217;observation. Dans le m\u00eame temps, les titres ont augment\u00e9 de 5,2% par an en moyenne, la croissance ne s&#8217;\u00e9tant, toutefois, poursuivie que jusqu&#8217;en 2000. Apr\u00e8s un effondrement en 2001, ils se sont stabilis\u00e9s \u00e0 un niveau inf\u00e9rieur d\u00e8s 2002. La hausse du bilan total (8,2% par an) et celle du chiffre d&#8217;affaires (7,0% par an) se situent entre les mouvements tr\u00e8s divergents des liquidit\u00e9s d&#8217;une part et des titres d&#8217;autre part.\u00a0Le graphique 1 pr\u00e9sente l&#8217;\u00e9volution des liquidit\u00e9s et des titres par rapport au bilan total des entreprises. Jusqu&#8217;en 2000, ils \u00e9taient chacun de plus de 6%. Les proportions ont, ensuite, commenc\u00e9 \u00e0 diverger de plus en plus: la part des liquidit\u00e9s est pass\u00e9e \u00e0 plus de 8% tandis que celle des titres a recul\u00e9 \u00e0 moins de 5%. L&#8217;\u00e9volution est analogue, m\u00eame si le niveau est diff\u00e9rent, lorsque l&#8217;on se rapporte au chiffre d&#8217;affaires.&#13;<\/p>\n<h2>Grandes \u00e9tendues et \u00e9carts consid\u00e9rables entre les branches<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nEn 2000 et en 2005, les Bourses se sont envol\u00e9es. Pour chacune de ces deux ann\u00e9es, la proportion moyenne des liquidit\u00e9s et des titres dans le total du bilan et du chiffre d&#8217;affaires pour 44 branches suisses a \u00e9t\u00e9 analys\u00e9e de mani\u00e8re d\u00e9taill\u00e9e. Par exemple, la dispersion des parts moyennes par rapport au bilan (voir graphique 2) montre premi\u00e8rement que la moyenne et la m\u00e9diane sont tr\u00e8s proches pour les liquidit\u00e9s alors qu&#8217;elles divergent consid\u00e9rablement pour les titres. Deuxi\u00e8mement, l&#8217;\u00e9tendue entre les valeurs extr\u00eames (minimum et maximum) respectives est beaucoup plus faible pour les liquidit\u00e9s que pour les titres. Troisi\u00e8mement, l&#8217;\u00e9tendue des titres a fortement recul\u00e9 entre 2000 et 2005.\u00a0Ces proportions peuvent \u00e9norm\u00e9ment varier d&#8217;une branche d&#8217;activit\u00e9 \u00e0 une autre. Ainsi, en 2005, la branche \u00abindustrie chimique\u00bb d&#8217;une part affichait le plus faible taux de liquidit\u00e9s dans le bilan total (1,3%), mais le troisi\u00e8me le plus \u00e9lev\u00e9 (10,0%) pour les titres. De son c\u00f4t\u00e9, la branche \u00abindustrie automobile\u00bb se distinguait par un taux de 10,2% pour les liquidit\u00e9s et d&#8217;\u00e0 peine 0,1% pour les titres. Ces valeurs constituent des moyennes annuelles. Elles ne permettent, par cons\u00e9quent, pas de constater les fluctuations enregistr\u00e9es au cours de l&#8217;ann\u00e9e, par exemple par les liquidit\u00e9s imm\u00e9diates en raison de facteurs saisonniers ou d&#8217;autres facteurs li\u00e9s \u00e0 l&#8217;activit\u00e9 de l&#8217;entreprise.&#13;<\/p>\n<h2>Une gestion des ressources financi\u00e8res \u00e9quilibr\u00e9e pour les entreprises affichant un chiffre d&#8217;affaires \u00e9lev\u00e9<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nPour r\u00e9pondre \u00e0 la question relative aux diff\u00e9rences que la taille et la forme juridique des entreprises pourraient faire appara\u00eetre en mati\u00e8re de gestion des ressources financi\u00e8res, l&#8217;\u00e9tude a eu recours \u00e0 des statistiques allemandes Deutsche Bundesbank (2008). puisqu&#8217;en Suisse, il n&#8217;existe aucune donn\u00e9e officielle publi\u00e9e \u00e0 ce sujet. Toutefois, la Suisse et l&#8217;Allemagne disposant de branches et d&#8217;entreprises de structures similaires Credit Suisse Economic Research (2007)., les rapports annuels d&#8217;entreprises allemandes ont permis de recueillir de pr\u00e9cieuses informations compl\u00e9mentaires. En outre, dans ces deux pays, les trois formes juridiques les plus r\u00e9pandues sont l&#8217;entreprise individuelle, la soci\u00e9t\u00e9 anonyme (SA) et la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e (S\u00e0rl).\u00a0Ind\u00e9pendamment de la branche et de la forme juridique, en 2005, la part des liquidit\u00e9s dans le bilan total (environ 5%) des entreprises allemandes ayant r\u00e9alis\u00e9 plus de 50 millions d&#8217;euros de chiffre d&#8217;affaires \u00e9tait quasiment \u00e9gale \u00e0 celle des titres (pr\u00e8s de 4%). Pour les entreprises dont le chiffre d&#8217;affaires est moindre, la proportion des liquidit\u00e9s dans le bilan total (de 8 \u00e0 10%) \u00e9tait nettement sup\u00e9rieure \u00e0 celle des titres (environ 1%; voir graphique 3) Au sein des SA et des S\u00e0rl, la situation est tr\u00e8s similaire: pour les niveaux sup\u00e9rieurs en mati\u00e8re de chiffre d&#8217;affaires, les proportions des liquidit\u00e9s et des titres sont \u00e9quilibr\u00e9es, alors qu&#8217;elles divergent fortement pour les autres niveaux. Dans les entreprises individuelles, le type de soci\u00e9t\u00e9 le plus r\u00e9pandu en Allemagne et en Suisse, la proportion de placement dans des titres est quasiment inexistante, avoisinant 0% du bilan total. Cet \u00e9tat de fait concerne tous les niveaux de chiffre d&#8217;affaires, de moins de 2 millions d&#8217;euros \u00e0 plus de 50 millions d&#8217;euros.&#13;<\/p>\n<h2>Pr\u00e9pond\u00e9rance des produits de gestion de tr\u00e9sorerie<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes r\u00e9sultats obtenus fournissent des renseignements sur le poids des liquidit\u00e9s et des titres dans le bilan des entreprises en fonction du secteur d&#8217;activit\u00e9, du niveau de chiffre d&#8217;affaires et de la forme juridique. Ils ne donnent, toutefois, aucune information sur les cat\u00e9gories de produits utilis\u00e9s par les entreprises pour faire fructifier leurs ressources financi\u00e8res ni sur leur taux d&#8217;utilisation. Pour obtenir ces informations, les r\u00e9sultats d&#8217;une enqu\u00eate men\u00e9e aupr\u00e8s de quelque 8000 PME suisses ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9s Link Institut (2006).. Ce sondage portait sur les cat\u00e9gories de produits suivantes: comptes courants\/placements \u00abcall\u00bb, d\u00e9p\u00f4ts \u00e0 terme, obligations, actions, fonds et produits structur\u00e9s.\u00a0Selon les r\u00e9sultats de cette enqu\u00eate, 55% des entreprises g\u00e8rent leurs liquidit\u00e9s \u00e0 travers des comptes courants\/placements \u00abcall\u00bb. 13% des entreprises interrog\u00e9es recourent \u00e0 des d\u00e9p\u00f4ts \u00e0 terme, 8% \u00e0 des obligations, 14% \u00e0 des actions, 11% \u00e0 des fonds et 5% \u00e0 des produits structur\u00e9s Plusieurs r\u00e9ponses possibles. Cette enqu\u00eate a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e en 2006. Les produits structur\u00e9s \u00e9tant devenus plus populaires depuis lors, il est probable que les entreprises y ont davantage recours.. Au total, les comptes courants\/placements \u00abcall\u00bb repr\u00e9sentent 69% des produits mis en oeuvre (voir graphique 4). Si l&#8217;on ajoute \u00e0 ce chiffre les 9% de d\u00e9p\u00f4ts \u00e0 terme, pr\u00e8s de 80% des ressources financi\u00e8res des entreprises sont plac\u00e9es sous forme de produits de gestion des liquidit\u00e9s ou de la tr\u00e9sorerie. Les 20% restants se r\u00e9partissent entre les autres types de placements financiers. Les entreprises &#8211; quelle que soit leur taille &#8211; ont, en r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, peu recours aux placements financiers (voir graphique 5). Seuls les d\u00e9p\u00f4ts \u00e0 terme se distinguent par un taux d&#8217;utilisation l\u00e9g\u00e8rement sup\u00e9rieur \u00e0 la moyenne dans les entreprises de taille moyenne.&#13;<\/p>\n<h2>Des d\u00e9lais de disponibilit\u00e9 des fonds libres souvent inconnus<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nSelon cette enqu\u00eate, les entreprises suisses disposent en moyenne de fonds libres \u00e0 hauteur d&#8217;environ 360000\u00a0francs. Ce volume augmente avec la taille de l&#8217;entreprise. Celles qui comptent entre 10 et 19 salari\u00e9s disposent, par exemple, d&#8217;une moyenne de 850000\u00a0francs en fonds libres, alors que les entreprises employant 20 \u00e0 99 personnes disposent de 1,8 million de francs en moyenne. Pourtant, une faible proportion de fonds libres ne signifie pas obligatoirement un manque de liquidit\u00e9s. En effet, l&#8217;entreprise peut, par exemple, avoir \u00e0 investir une grosse somme qu&#8217;elle doit pouvoir se procurer rapidement. En fonction du volume, le d\u00e9lai de disponibilit\u00e9 de 32 \u00e0 40% des fonds libres est sup\u00e9rieur \u00e0 trois ans; pour 20 \u00e0 27% des fonds libres, il est d&#8217;un \u00e0 trois ans. Toutefois, le pourcentage d&#8217;entreprises qui ne connaissent pas le d\u00e9lai de disponibilit\u00e9 est relativement \u00e9lev\u00e9: il oscille entre 20 et 35% selon le volume.&#13;<\/p>\n<h2>R\u00e9capitulatif<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nOn peut r\u00e9sumer les r\u00e9sultats de la mani\u00e8re suivante:\u00a01. Entre 2001 et 2005, la part des capitaux liquides (liquidit\u00e9s imm\u00e9diates) a augment\u00e9 tant en valeur absolue que par rapport au bilan et au chiffre d&#8217;affaires des entreprises. Durant la m\u00eame p\u00e9riode, la proportion de titres s&#8217;est stabilis\u00e9e \u00e0 un niveau plus faible.\u00a02. En 2005, la part des capitaux liquides dans le total du bilan \u00e9tait nettement plus faible pour les entreprises \u00e0 chiffre d&#8217;affaires \u00e9lev\u00e9 que pour les autres (\u00e0 l&#8217;exception des entreprises individuelles).\u00a03. En 2005, les capitaux liquides occupaient une place proche de celle des titres dans le bilan total des entreprises \u00e0 chiffre d&#8217;affaires \u00e9lev\u00e9 (\u00e0 l&#8217;exception des entreprises individuelles).\u00a04. Si l&#8217;on prend en consid\u00e9ration la forme juridique, les soci\u00e9t\u00e9s de capitaux (SA, S\u00e0rl) d\u00e9tiennent plus de titres dans leurs bilans que les entreprises individuelles.\u00a05. Pour g\u00e9rer leurs ressources financi\u00e8res, les entreprises recourent aussi peu aux produits classiques que novateurs.\u00a06. Pour environ 60% des fonds libres, le d\u00e9lai de disponibilit\u00e9 est d&#8217;un an ou plus.\u00a07. Souvent, les entreprises ne connaissent pas le d\u00e9lai de disponibilit\u00e9 de leurs fonds libres.&#13;<\/p>\n<h2>Interpr\u00e9tation<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa part \u00e9lev\u00e9e de capitaux liquides (liquidit\u00e9s imm\u00e9diates) s&#8217;explique tout d&#8217;abord par les faits suivants:\u00a01. Les liquidit\u00e9s offrent une capacit\u00e9 de paiement imm\u00e9diate indispensable \u00e0 la survie des entreprises et constituent un moteur de croissance.\u00a02. Les PME ont pour atout leur flexibilit\u00e9. Toutefois, pour pouvoir saisir les opportunit\u00e9s de mani\u00e8re cibl\u00e9e et r\u00e9agir rapidement aux \u00e9v\u00e9nements survenant dans leur environnement d&#8217;affaires, les entreprises doivent pouvoir disposer de liquidit\u00e9s imm\u00e9diates et d&#8217;autres fonds fortement liquides d&#8217;un montant sup\u00e9rieur \u00e0 celui dont elles ont besoin pour leurs activit\u00e9s courantes. Elles peuvent, par exemple, avoir l&#8217;occasion d&#8217;acheter du mat\u00e9riel d&#8217;\u00e9quipement suppl\u00e9mentaire \u00e0 des prix avantageux. Le fort besoin de liquidit\u00e9s des PME tient \u00e9galement aux importants d\u00e9lais et retards de paiements. Souvent, les PME doivent attendre longtemps des entr\u00e9es de paiement tout en ayant \u00e0 supporter au pr\u00e9alable des frais fixes et variables.\u00a03. Pour la plupart des entreprises, un placement financier efficace des fonds libres n&#8217;est pas une priorit\u00e9.\u00a0\u00a0\u00c0 partir de 2001, les diff\u00e9rences dans les taux de liquidit\u00e9s et de titres peuvent s&#8217;expliquer par l&#8217;\u00e9volution des march\u00e9s de capitaux et par la conjoncture:\u00a01. Suite au krach boursier de 2001, les entreprises ont c\u00e9d\u00e9 une partie de leurs valeurs mobili\u00e8res et n&#8217;ont r\u00e9investi le produit de la vente qu&#8217;apr\u00e8s maintes h\u00e9sitations ou ont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 conserver ces montants sous forme de liquidit\u00e9s imm\u00e9diates.\u00a02. Elles ont parfois d\u00fb revoir \u00e0 la baisse la valorisation des titres conserv\u00e9s dans les bilans.\u00a03. Le redressement de la conjoncture \u00e0 partir de 2003 leur a permis d&#8217;am\u00e9liorer leurs b\u00e9n\u00e9fices et d&#8217;\u00e9toffer leur matelas de liquidit\u00e9s.\u00a04. Souvent, les entreprises ne connaissent pas le d\u00e9lai de disponibilit\u00e9 de leurs fonds libres. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne peut s&#8217;expliquer, d&#8217;une part, par la situation difficile sur les march\u00e9s, qui ne leur permet pas de planifier de mani\u00e8re fiable l&#8217;utilisation de leurs liquidit\u00e9s et, d&#8217;autre part, par des plan de liquidit\u00e9s inexistants ou \u00e0 trop court terme.&#13;<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe placement avis\u00e9 des fonds libres constitue une fonction fondamentale de la gestion financi\u00e8re. Si une entreprise dispose d&#8217;un volume de liquidit\u00e9s imm\u00e9diates sup\u00e9rieur \u00e0 celui dont elle a besoin pour ses activit\u00e9s courantes, il en r\u00e9sulte des co\u00fbts d&#8217;opportunit\u00e9 sous la forme de perte d&#8217;int\u00e9r\u00eats, sans cr\u00e9ation de valeur en contrepartie (par exemple un surcro\u00eet de s\u00e9curit\u00e9 et de flexibilit\u00e9). Cependant, dans l&#8217;ensemble, les entreprises recourent peu aux divers placements financiers pour faire fructifier leurs fonds libres.\u00a0Les principes de la gestion financi\u00e8re sont applicables tant aux grands groupes qu&#8217;aux PME, toutes proportions gard\u00e9es. Un placement financier bien planifi\u00e9 et ciblant des objectifs \u00e0 long terme non seulement procure \u00e0 l&#8217;entreprise capacit\u00e9 de paiement et flexibilit\u00e9, mais accro\u00eet aussi le potentiel de cr\u00e9ation de valeur. C&#8217;est une possibilit\u00e9 dont aucune entreprise ne devrait se priver.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1 \u00abLiquidit\u00e9s et titres, toutes branches confondues, 1997-2005\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 2 \u00abLiquidit\u00e9s et titres, toutes branches confondues, 2000 et 2005\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 3 \u00abLiquidit\u00e9s et titres, toutes branches confondues, par niveau de chiffre d&#8217;affaires, en millions d&#8217;euros, 2005\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 4 \u00abPart des diff\u00e9rents produits utilis\u00e9s en Suisse, toutes branches confondues, en&nbsp;%\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 5 \u00abUtilisation des produits en Suisse, toutes branches confondues, en fonction de la taille des entreprises\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<b>Encadr\u00e9 1: \u00c9tude et renseignements<\/b>&#13;<br \/>\nCredit Suisse Economic Research, Placements financiers &#8211; un d\u00e9fi pour les PME, mai 2008. L&#8217;\u00e9tude peut \u00eatre command\u00e9e par courriel au services.businesscenter@credit-suisse.com ou par t\u00e9l\u00e9phone au 0800 88 88 71.Autres renseignements: cesare.ravara@credit-suisse.com&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<b>Encadr\u00e9 2: Sources<\/b>&#13;<br \/>\n&#8211; Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique, R\u00e9sultats comptables des entreprises suisses, diverses ann\u00e9es.- Deutsche Bundesbank, Statistische Sonderver\u00f6ffentlichung 6: Verh\u00e4ltniszahlen aus Jahresabschl\u00fcssen deutscher Unternehmen von 2004 bis 2005, 2008.- Credit Suisse Economic Research, International Issues, Rahmenbedingungen f\u00fcr KMU: Schweiz und Deutschland im Vergleich, Zurich, 2007.- Link Institut f\u00fcr Markt- und Sozialforschung, Marktumfrage bei KMU in der Schweiz, Zurich, 2006, non publi\u00e9.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#13; Questions de d\u00e9part &#13; Dans un premier temps, l&#8217;\u00e9tude (voir&#13; &#13; encadr\u00e9 1&#13; Credit Suisse Economic Research, Placements financiers &#8211; un d\u00e9fi pour les PME, mai 2008. L&#8217;\u00e9tude peut \u00eatre command\u00e9e par courriel au services.businesscenter@credit-suisse.com ou par t\u00e9l\u00e9phone au 0800 88 88 71.Autres renseignements: cesare.ravara@credit-suisse.com) s&#8217;int\u00e9resse \u00e0 l&#8217;\u00e9volution du volume des liquidit\u00e9s et des [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":3180,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[105],"post_content_subject":[],"acf":{"seco_author":3180,"seco_co_author":[3181,0],"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Credit Suisse Economic Research, Z\u00fcrich","seco_author_post_occupation_fr":"Credit Suisse Economic Research, Zurich","seco_co_authors_post_ocupation":[{"seco_co_author":3181,"seco_co_author_post_occupation_year":"","seco_co_author_post_occupation_de":"Credit Suisse Economic Research, Z\u00fcrich","seco_co_author_post_occupation_fr":"Credit Suisse Economic Research, Zurich"}],"short_title":"","post_lead":"Au sein des entreprises, le placement appropri\u00e9 des liquidit\u00e9s et des fonds libres est une fonction fondamentale de la gestion financi\u00e8re. 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