{"id":153565,"date":"2008-07-01T12:00:00","date_gmt":"2008-07-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2008\/07\/zimmermann-6\/"},"modified":"2023-08-24T01:10:30","modified_gmt":"2023-08-23T23:10:30","slug":"zimmermann-6","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2008\/07\/zimmermann-6\/","title":{"rendered":"Les investissements directs: \u00e9volution actuelle en th\u00e9orie, pratique et politique"},"content":{"rendered":"<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/200807_04_Zimmermann_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"278\" \/>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nL&#8217;importance des investissements directs \u00e9trangers (pour la d\u00e9finition, voir&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<b>encadr\u00e9 1<\/b>&#13;<br \/>\nLa d\u00e9finition internationale des investissements directs se trouve dans D\u00e9finition de r\u00e9f\u00e9rence de l&#8217;OCDE des investissements directs internationaux, \u00e0 l&#8217;adresse <a href=\"http:\/\/www.oecd.org\/dataoecd\/39\/45\/40632182\">www.oecd.org\/dataoecd\/39\/45\/40632182<\/a> .pdf. La quatri\u00e8me \u00e9dition de cette d\u00e9finition est parue en avril 2008. En r\u00e9sum\u00e9, les investissements directs \u00e9trangers (IDE) sont ceux effectu\u00e9s dans un pays ext\u00e9rieur dans l&#8217;intention d&#8217;\u00e9tablir avec les entreprises qui en b\u00e9n\u00e9ficient une relation strat\u00e9gique durable et d&#8217;exercer une influence significative sur leur gestion. L&#8217;existence d&#8217;un \u00abint\u00e9r\u00eat durable\u00bb est \u00e9tablie \u00e0 partir du moment o\u00f9 l&#8217;investisseur direct d\u00e9tient au moins 10% des droits de vote de l&#8217;entreprise dans laquelle il investit.Divers types de transactions entrent dans la d\u00e9finition des investissements directs &#8211; de l&#8217;ouverture d&#8217;agences ind\u00e9pendantes jusqu&#8217;aux achats d&#8217;entreprises et aux fusions, en passant par la participation \u00e0 une coentreprise et la mise sur pied de filiales. Contrairement aux IDE, les investissements de portefeuille ne visent pas \u00e0 exercer une influence sur la direction de l&#8217;entreprise \u00e9trang\u00e8re. Dans ce cas, l&#8217;investisseur s&#8217;int\u00e9resse principalement aux revenus d\u00e9coulant de l&#8217;acquisition, du maintien et de la vente d&#8217;actions et d&#8217;autres valeurs mobili\u00e8res, sans chercher \u00e0 exercer un contr\u00f4le ou une influence sur l&#8217;entreprise.) s&#8217;est nettement accrue ces derni\u00e8res d\u00e9cennies: le flux des IDE a \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9 par plus de 100 entre 1970 et 2007, passant de 13,4 milliards d&#8217;USD en termes nominaux \u00e0 1537 milliards (sources de donn\u00e9es: voir&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<b>encadr\u00e9 2<\/b>&#13;<br \/>\nLe Rapport sur l&#8217;investissement dans le monde, publi\u00e9 chaque ann\u00e9e par la Conf\u00e9rence des Nations Unies sur le commerce et le d\u00e9veloppement (Cnuced), fournit un bon aper\u00e7u de l&#8217;activit\u00e9 internationale en mati\u00e8re d&#8217;investissements directs. La premi\u00e8re partie du rapport donne g\u00e9n\u00e9ralement un aper\u00e7u des donn\u00e9es et de l&#8217;\u00e9volution actuelle, la seconde partie est consacr\u00e9e \u00e0 des th\u00e8mes qui changent chaque ann\u00e9e. Les rapports parus depuis 1991 peuvent \u00eatre t\u00e9l\u00e9charg\u00e9s \u00e0 l&#8217;adresse <a href=\"http:\/\/www.unctad.org\">www.unctad.org<\/a> , \u00abProgrammes\u00bb, \u00abForeign Direct Investment Statistics\u00bb, \u00abWorld Investment Directory\u00bb (en anglais). Le site de la Cnuced livre aussi d&#8217;utiles renseignements sur l&#8217;investissement direct par pays, sous: <a href=\"http:\/\/www.unctad.org\">www.unctad.org<\/a> , \u00abProgrammes et activit\u00e9s\u00bb, \u00abInvestissement et entreprises\u00bb, \u00abInvestissement \u00e9tranger direct\u00bb, \u00abRapport sur l&#8217;investissement dans le monde\u00bb, \u00abWIR-S\u00e9rie compl\u00e8te\u00bb (ann\u00e9e 2007 en fran\u00e7ais, les autres en anglais).La Cnuced entretient \u00e9galement un portail statistique sur les investissements directs: <a href=\"http:\/\/www.unctad.org\">www.unctad.org<\/a> , \u00abStatistics\u00bb, \u00abStatistical databases on-line\u00bb, \u00abForeign Direct Investment\u00bb ou http:\/\/stats.unctad.org\/FDI.L&#8217;Organisation de coop\u00e9ration et de d\u00e9veloppement \u00e9conomiques (OCDE) offre une banque de donn\u00e9es et des statistiques sur les investissements directs transfronti\u00e8res. Les usagers ayant un acc\u00e8s autoris\u00e9 \u00e0 \u00abSourceOECD\u00bb peuvent consulter la banque de donn\u00e9es aff\u00e9rente \u00e0 l&#8217;adresse <a href=\"http:\/\/www.sourceoecd.org\">www.sourceoecd.org<\/a> . Par ailleurs, le nouveau portail statistique de l&#8217;OCDE (http:\/\/stats.oecd.org) donne acc\u00e8s \u00e0 de nombreuses statistiques, dont certaines portent sur les investissements directs. Chaque ann\u00e9e en d\u00e9cembre, la Banque nationale suisse (BNS) publie pour sa part des donn\u00e9es sur les investissements directs effectu\u00e9s en Suisse ou \u00e0 partir de la Suisse. On y acc\u00e8de sous <a href=\"http:\/\/www.snb.ch\">www.snb.ch<\/a> , \u00abStatistiques\u00bb, \u00abPublication de donn\u00e9es statistiques\u00bb, \u00abInvestissements directs\u00bb. Des tableaux d\u00e9taill\u00e9s et des s\u00e9ries longues sont, en outre, accessibles sous <a href=\"http:\/\/www.snb.ch\">www.snb.ch<\/a> , \u00abStatistiques\u00bb, \u00abPublication de donn\u00e9es statistiques\u00bb, \u00abBulletin mensuel des statistiques \u00e9conomiques\u00bb, s\u00e9rie S.). Les deux tiers environ de ces capitaux ont \u00e9t\u00e9 investis dans des pays industrialis\u00e9s et un tiers dans les pays \u00e9mergents, en d\u00e9veloppement ou en transition (voir graphique 1). Pourquoi les investissements directs sont-ils donc si int\u00e9ressants pour les entreprises?&#13;<\/p>\n<h2>Th\u00e9orie des investissements directs: des approches diverses<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa litt\u00e9rature \u00e9conomique propose de nombreuses explications sur les motifs de l&#8217;investissement direct (voir&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<b>encadr\u00e9 3<\/b>&#13;<br \/>\n&#8211; Pour la th\u00e9orie des mouvements interna-tionaux de capitaux: Iversen Carl, Aspects of the Theory of International Capital Movements, Copenhague, Levin and Munksgaard\/London, Oxford University Press, 1935.- Pour un \u00e9clairage sur l&#8217;\u00e9conomie industrielle: Hymer Stephen H., The International Operations of National Firms: a Study of Direct Foreign Investment, Dissertation, Cambridge, Mass., The MIT Press, 1960\/1976; Caves Richard E., \u00abIndustrial Corporations: The Industrial Economics of Foreign Investment\u00bb, Economica, vol. 38, n\u00b0 149, 1971, p. 1-27.- Sur la th\u00e9orie du cycle de vie des produits: Vernon Raymond, \u00abInternational Investment and International Trade in the Product Cycle\u00bb, The Quarterly Journal of Economics, vol. 80, n\u00b0 2, 1966, p. 190-207. &#8211; Sur le comportement oligopolistique strat\u00e9gique en mati\u00e8re d&#8217;investissement direct: Knickerbocker Frederick T., Oligopolistic Reaction and the Multinational Enterprise, Cambridge, Mass., Harvard University Press, 1973.- Sur les avantages de l&#8217;internalisation par les investissements directs: Buckley Peter J. et Casson Mark, The Future of the Multinational Enterprise, London, Macmillan, 1976.- Sur le motif de la diversification: Rugman Alan M., International Diversification and the Multinational Enterprise, Lexington, Mass., D. C. Heath, Lexington Books, 1979.- Sur le paradigme \u00abOLI\u00bb (approche \u00e9clectique): Dunning John H., \u00abToward an Eclectic Theory of International Production &#8211; Some Empirical Tests\u00bb, Journal of International Business Studies, vol. 11, n\u00b0 1, 1980, p. 9-31.- Approches plus r\u00e9centes: Conner Kathleen R., \u00abA Historical Comparison of Resource-Based Theory and Five Schools of Thought Within Industrial Organization Economics: Do We Have a New Theory of the Firm?\u00bb, Journal of Management, vol. 17, n\u00b0 1, 1991, p. 121-154; Prahalad C. K. et Doz Yves L., The Multinational Mission, New York, The Free Press, 1987; Bartlett Christopher A. et Ghoshal Sumantra, Managing Across Borders &#8211; The Transnational Solution, Boston, MA, Harvard Business School Press, 1989.), mais il n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 possible jusqu&#8217;ici de d\u00e9velopper une th\u00e9orie g\u00e9n\u00e9rale.\u00a0Les approches initiales &#8211; comme la th\u00e9orie des mouvements de capitaux &#8211; assimilent en gros les investissements directs \u00e0 des investissements de portefeuille et les expliquent par les diff\u00e9rentiels de taux internationaux, c&#8217;est-\u00e0-dire par la possibilit\u00e9 de tirer un meilleur rendement du capital investi. Dans les ann\u00e9es soixante, les analyses se focalisaient en premi\u00e8re ligne sur les imperfections du march\u00e9: en \u00e9conomie industrielle, les investissements directs sont donc surtout consid\u00e9r\u00e9s comme des instruments permettant d&#8217;exploiter \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger les avantages monopolistiques d&#8217;une entreprise (par ex. le savoir). Un autre concept, d\u00e9velopp\u00e9 durant cette m\u00eame d\u00e9cennie, est la th\u00e9orie du cycle de vie des produits, qui interpr\u00e8te les IDE comme une forme de production pour les produits arriv\u00e9s \u00e0 maturit\u00e9. D&#8217;autres approches pr\u00e9sentent les IDE comme le r\u00e9sultat d&#8217;un comportement strat\u00e9gique ou d&#8217;une aspiration \u00e0 la diversification des risques.\u00a0Nous devons \u00e0 John H. Dunning la th\u00e9orie qui domine actuellement pour expliquer les investissements directs. Son paradigme \u00ab\u00e9clectique\u00bb publi\u00e9 en 1980 (\u00abparadigme OLI\u00bb) int\u00e8gre plusieurs approches th\u00e9oriques. Selon l&#8217;auteur, le volume, la r\u00e9partition g\u00e9ographique et la structure internationale des activit\u00e9s de production d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 multinationale d\u00e9pendent de trois facteurs principaux: les avantages sp\u00e9cifiques de l&#8217;entreprise (O = Ownership), ceux provenant de la localisation dans certains pays (L = Location) et ceux issus de l&#8217;internalisation des transactions au sein de l&#8217;entreprise (I = Internalization).\u00a0Des th\u00e9ories plus r\u00e9centes mettent divers aspects manag\u00e9riaux au premier plan ou tentent d&#8217;introduire une composante \u00e9volutive, comme les variations dans le temps des avantages sp\u00e9cifiques des entreprises.\u00a0Ces diverses explications refl\u00e8tent la diversit\u00e9 et l&#8217;inconstance des param\u00e8tres auxquels ob\u00e9issent les investissements directs dans la pratique. En voici quelques exemples:\u00a0&#8211; diversit\u00e9 des raisons qui poussent une entreprise \u00e0 investir (par ex. acc\u00e8s aux ressources, cr\u00e9ation de nouveaux d\u00e9bouch\u00e9s, r\u00e9duction des co\u00fbts ou motifs strat\u00e9giques) et des restrictions auxquelles elle se heurte (consid\u00e9rations li\u00e9es aux contr\u00f4les, aux ressources ou au risque);\u00a0&#8211; diversit\u00e9 des acteurs des diverses branches, par ex. multinationales, PME en phase initiale d&#8217;internationalisation, entreprises \u00e9tatiques, instruments de placement tels que fonds souverains, fonds de couverture (\u00abhedge funds\u00bb) ou soci\u00e9t\u00e9s de capital-investissement (\u00abprivate equity\u00bb);\u00a0&#8211; diversit\u00e9 des formes de march\u00e9, des situations de concurrence (par ex. monopole, oligopole, concurrence monopolistique ou atomis\u00e9e), des tailles des march\u00e9s et de leur degr\u00e9 de maturit\u00e9;\u00a0&#8211; diversit\u00e9 des mod\u00e8les d&#8217;entreprise et de management, des formes d&#8217;organisation et des cultures (aussi bien de l&#8217;entre-prise que des pays d&#8217;origine et de destination);\u00a0&#8211; diversit\u00e9 des r\u00e9glementations commerciales, des politiques d&#8217;investissement et des conditions locales.&#13;<\/p>\n<h2>Les tendances dans la pratique<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa vari\u00e9t\u00e9 des param\u00e8tres qui influencent les investissements directs se refl\u00e8te aussi dans les grandes tendances plan\u00e9taires. Voici, pr\u00e9sent\u00e9s succinctement, quelques-uns des principaux d\u00e9veloppements.&#13;<\/p>\n<h3>Forte augmentation des investissements directs<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nComme cela a \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9 plus haut, on est frapp\u00e9 par la forte augmentation &#8211; surtout depuis les ann\u00e9es nonante &#8211; des activit\u00e9s d&#8217;investissement direct&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<b>1<\/b>&#13;<br \/>\nL&#8217;article de J. Atteslander, p. 14ss du pr\u00e9sent num\u00e9ro, contient des indications chiffr\u00e9es sur l&#8217;importance des investissements directs pour la Suisse.. Cette progression est, d&#8217;une part, li\u00e9e \u00e0 la mondialisation des \u00e9changes et aux facteurs qui expliquent cette mondialisation, comme l&#8217;\u00e9mergence de nouveaux acteurs sur la sc\u00e8ne \u00e9conomique internationale (\u00c9tats de l&#8217;ancien bloc communiste, pays \u00e9mergents et en d\u00e9veloppement), l&#8217;ouverture des march\u00e9s apr\u00e8s le cycle de l&#8217;Uruguay, la cr\u00e9ation de zones d&#8217;int\u00e9gration r\u00e9gionales ainsi que la croissance g\u00e9n\u00e9rale de l&#8217;activit\u00e9 \u00e9conomique et des \u00e9changes commerciaux. En vertu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, il existe un certain parall\u00e9lisme entre les IDE et l&#8217;intensit\u00e9 des relations commerciales, m\u00eame si parfois la causalit\u00e9 demande \u00e0 \u00eatre d\u00e9termin\u00e9e. Les strat\u00e9gies d&#8217;expansion et d&#8217;internationalisation des entreprises demandent \u00e9galement davantage d&#8217;IDE. La hausse des cours boursiers a, en outre, entra\u00een\u00e9 une forte progression de la valeur des fusions et rachats transfrontaliers d&#8217;entreprises. La croissance des investissements directs refl\u00e8te donc aussi l&#8217;\u00e9volution des march\u00e9s d&#8217;actions.&#13;<\/p>\n<h3>Des activit\u00e9s d&#8217;investissement soutenues dans les secteurs des services et des mati\u00e8res premi\u00e8res<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nEn ce qui concerne la composition sectorielle des investissements directs, citons pour commencer l&#8217;importance croissante du secteur tertiaire: alors qu&#8217;il attirait environ 46,6% des IDE en 1990, cette proportion atteignait 67% en 2005.\u00a0La r\u00e9cente augmentation de la part du secteur des mati\u00e8res premi\u00e8res m\u00e9rite \u00e9galement d&#8217;\u00eatre soulign\u00e9e. Apr\u00e8s avoir recul\u00e9 sur plusieurs d\u00e9cennies pour tomber au niveau plancher de quelque 7% en 2003, elle a recommenc\u00e9 \u00e0 cro\u00eetre pour atteindre pr\u00e8s de 9% en 2005 et le mouvement s&#8217;est tr\u00e8s probablement acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 ces deux derni\u00e8res ann\u00e9es. Ce regain d&#8217;int\u00e9r\u00eat s&#8217;explique essentiellement par l&#8217;augmentation de la demande &#8211; et des prix &#8211; dans le domaine des mati\u00e8res premi\u00e8res. Ces investissements sont le fait des entreprises des pays industrialis\u00e9s, certes, mais aussi d&#8217;un nombre grandissant de soci\u00e9t\u00e9s domicili\u00e9es dans des pays \u00e9mergents (Chine, Russie, Inde). La p\u00e9n\u00e9tration de ce secteur par le biais des IDE permet, en effet, de mieux contr\u00f4ler les ressources, ce qui n&#8217;est \u00e9videmment pas le cas si l&#8217;on se contente d&#8217;importer. L&#8217;entreprise s&#8217;expose en retour davantage aux mesures politiques \u00e9trang\u00e8res, comme le montrent les expropriations touchant le secteur des ressources naturelles (par exemple en Bolivie). Il n&#8217;est donc pas surprenant que les entreprises \u00e9tatiques et proches du gouvernement soient particuli\u00e8rement actives dans ce secteur \u00abpolitis\u00e9\u00bb. Les efforts des multinationales sont souvent accompagn\u00e9s par la politique ext\u00e9rieure et de d\u00e9veloppement de leur pays d&#8217;origine. On le voit, par exemple, avec l&#8217;engagement de plus en plus important de la Chine en Afrique.&#13;<\/p>\n<h3>Augmentation des investissements de fonds de couverture et de soci\u00e9t\u00e9s de capital-investissement<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nLe niveau attrayant des taux d&#8217;int\u00e9r\u00eat de ces derni\u00e8res ann\u00e9es et la propension au risque des investisseurs et des bailleurs de fonds &#8211; du moins jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e9clatement de la crise financi\u00e8re &#8211; ont encourag\u00e9 une forme particuli\u00e8re d&#8217;investissements directs, celle des fusions et acquisitions d&#8217;entreprises (en anglais \u00abMergers and Acquisitions\u00bb, M&amp;A). Au cours de la seule ann\u00e9e 2006, 172 transactions de ce type repr\u00e9sentant plus d&#8217;un milliard d&#8217;USD ont \u00e9t\u00e9 conclues. Alors que ces op\u00e9rations se mat\u00e9rialisaient principalement par des \u00e9changes d&#8217;actions lors du \u00abboom\u00bb des ann\u00e9es nonante, elles ont \u00e9t\u00e9 de pr\u00e9f\u00e9rence financ\u00e9es par des dettes ou par la tr\u00e9sorerie durant la derni\u00e8re phase d&#8217;expansion. En cons\u00e9quence, de nouveaux acteurs comme les fonds de couverture ou les soci\u00e9t\u00e9s de capital-investissement sont apparus sur le march\u00e9&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<b>2<\/b>&#13;<br \/>\nLes engagements de ces nouveaux acteurs pr\u00e9sentent parfois des caract\u00e9ristiques similaires \u00e0 celles des investissements de portefeuille (voir encadr\u00e9 1 sur la limite \u00e0 \u00e9tablir entre ces derniers et les investissements directs). Voir aussi l&#8217;article de D. Gerber et D. Schmuki, p. 29ss du pr\u00e9sent num\u00e9ro..&#13;<\/p>\n<h3>Davantage d&#8217;investisseurs de pays \u00e9mergents ou en d\u00e9veloppement<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nCes derni\u00e8res ann\u00e9es, l&#8217;int\u00e9gration de plus en plus sensible des pays \u00e9mergents ou en d\u00e9veloppement dans l&#8217;\u00e9conomie mondiale s&#8217;est aussi traduite par une internationalisation de leurs entreprises. Un nombre croissant de multinationales ont d\u00e9sormais leur si\u00e8ge dans des pays \u00e9mergents ou en d\u00e9veloppement. Parmi les 100 principales multinationales des pays en d\u00e9veloppement, 78 sont originaires d&#8217;Asie, 11 d&#8217;Afrique et 11 d&#8217;Am\u00e9rique latine. Leurs activit\u00e9s sont largement diversifi\u00e9es, mais la branche la plus importante est incontestablement l&#8217;industrie \u00e9lectrique\/\u00e9lectronique.&#13;<\/p>\n<h2>Importance \u00e9conomique des investissements directs<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nSi les investissements directs r\u00e9sultent en premi\u00e8re ligne de d\u00e9cisions prises par l&#8217;entreprise \u00e0 titre individuel, l&#8217;ampleur des flux de capitaux n&#8217;en est pas moins une donn\u00e9e tr\u00e8s int\u00e9ressante pour l&#8217;\u00e9conomie tant du pays de domicile de la multinationale que de l&#8217;\u00c9tat dans lequel l&#8217;investissement est effectu\u00e9.\u00a0Les investissements directs permettent un fractionnement efficace de la cha\u00eene de valeur ajout\u00e9e et un renforcement de la division du travail. Les gains de sp\u00e9cialisation et les effets d&#8217;\u00e9chelle qui en d\u00e9coulent am\u00e9liorent le niveau de prosp\u00e9rit\u00e9 des \u00e9conomies impliqu\u00e9es. Les investissements directs peuvent, en outre, aider \u00e0 stabiliser la balance des paiements, par exemple gr\u00e2ce \u00e0 la compensation du d\u00e9ficit du commerce ext\u00e9rieur par l&#8217;apport d&#8217;IDE ou, \u00e0 l&#8217;inverse, gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;investissement \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger des exc\u00e9dents de la balance commerciale. \u00a0Les pays industrialis\u00e9s, dont la population vieillit, ont la possibilit\u00e9 de participer \u00e0 la croissance des march\u00e9s \u00e9mergents et en d\u00e9veloppement \u00e0 travers les investissements directs et de b\u00e9n\u00e9ficier ainsi de taux de rendements du capital normalement plus \u00e9lev\u00e9s que sur leur territoire. Pour les pays \u00e9mergents et en d\u00e9veloppement, les IDE sont des importations de capital susceptibles de cr\u00e9er des emplois productifs pour les jeunes qui arrivent en masse sur le march\u00e9 du travail du fait de l&#8217;\u00e9volution d\u00e9mographique.\u00a0Les investissements directs facilitent, en outre, les transferts de technologie et de savoir-faire manag\u00e9rial. Ceux-ci se transforment en gains de productivit\u00e9 qui peuvent rejaillir sur les entreprises locales. De pareils effets peuvent appara\u00eetre \u00e0 travers les liens que tissent les multinationales avec les entreprises du pays-h\u00f4te ou au gr\u00e9 des fluctuations de personnel. Les IDE am\u00e9liorent, enfin, les possibilit\u00e9s d&#8217;exportation du pays-h\u00f4te gr\u00e2ce au commerce intra-entreprise, c&#8217;est-\u00e0-dire aux \u00e9changes qui se produisent au sein d&#8217;une multinationale.\u00a0Le public suit attentivement les activit\u00e9s des multinationales. Les investissements dans les pays en d\u00e9veloppement font d&#8217;ailleurs souvent l&#8217;objet de critiques arbitraires suite \u00e0 des articles de presse sur les manquements de ces firmes, accus\u00e9es, par exemple, de ne pas respecter les droits des travailleurs, de polluer l&#8217;environnement ou de collaborer avec des r\u00e9gimes autoritaires. Ces critiques, bien qu&#8217;en partie justifi\u00e9es dans certains cas, menacent de faire passer au second plan la contribution g\u00e9n\u00e9rale des multinationales au d\u00e9veloppement des pays qui les h\u00e9bergent: en plus des capitaux et des technologies, les multinationales transf\u00e8rent aussi dans les pays h\u00f4tes des facteurs \u00abdoux\u00bb, tels que des normes de qualit\u00e9, de formation ou de protection. Par ailleurs, elles offrent \u00e0 la main-d&#8217;oeuvre locale de meilleures conditions de salaire et de travail que les employeurs locaux.&#13;<\/p>\n<h2>Politique d&#8217;investissement: entre lib\u00e9ralisation et n\u00e9oprotectionnisme<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL&#8217;importance croissante des investissements directs a aussi \u00e9veill\u00e9 l&#8217;int\u00e9r\u00eat du monde politique pour les questions aff\u00e9rentes. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, la politique des pouvoirs publics en mati\u00e8re d&#8217;investissement tendait d&#8217;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale vers l&#8217;ouverture et la lib\u00e9ralisation. Soucieux d&#8217;offrir le meilleur cadre \u00e9conomique possible, de nombreux pays ont ouvert leurs march\u00e9s aux investisseurs \u00e9trangers; ils ont \u00e9galement supprim\u00e9 certaines restrictions touchant la convertibilit\u00e9 et les capitaux, ainsi que des exigences en mati\u00e8re de nationalit\u00e9 des d\u00e9tenteurs de capitaux, des restrictions sectorielles, ou encore des limites sup\u00e9rieures pour les participations \u00e9trang\u00e8res. Le graphique 2 retrace l&#8217;\u00e9volution internationale observ\u00e9e en mati\u00e8re juridique.\u00a0Cette lib\u00e9ralisation des IDE s&#8217;est d\u00e9roul\u00e9e sans cadre juridique coh\u00e9rent au niveau multilat\u00e9ral. La tentative de l&#8217;Organisation de coop\u00e9ration et de d\u00e9veloppement \u00e9conomiques (OCDE) de mettre sur pied un Accord multilat\u00e9ral sur l&#8217;investissement (AMI) a \u00e9chou\u00e9 en 1998. Aujourd&#8217;hui, plusieurs organismes multilat\u00e9raux s&#8217;occupent de questions d&#8217;investissement. Ce sont notamment: \u00a0&#8211; l&#8217;OCDE (avec, par exemple, les Principes directeurs \u00e0 l&#8217;intention des entreprises multinationales);\u00a0&#8211; la Cnuced (voir&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<b>encadr\u00e9 2<\/b>&#13;<br \/>\nLe Rapport sur l&#8217;investissement dans le monde, publi\u00e9 chaque ann\u00e9e par la Conf\u00e9rence des Nations Unies sur le commerce et le d\u00e9veloppement (Cnuced), fournit un bon aper\u00e7u de l&#8217;activit\u00e9 internationale en mati\u00e8re d&#8217;investissements directs. La premi\u00e8re partie du rapport donne g\u00e9n\u00e9ralement un aper\u00e7u des donn\u00e9es et de l&#8217;\u00e9volution actuelle, la seconde partie est consacr\u00e9e \u00e0 des th\u00e8mes qui changent chaque ann\u00e9e. Les rapports parus depuis 1991 peuvent \u00eatre t\u00e9l\u00e9charg\u00e9s \u00e0 l&#8217;adresse Voir les articles de M. Schmid et F. B\u00fcrki en p. 22ss, et de H. Reisen en p. 26ss, dans le pr\u00e9sent num\u00e9ro.. Les \u00c9tats-Unis, \u00e0 leur tour, ont l&#8217;intention de renforcer leur m\u00e9canisme de filtrage des investissements \u00e9trangers&#8230; et cette liste n&#8217;est pas exhaustive.\u00a0Les nouvelles r\u00e9glementations visent surtout des secteurs consid\u00e9r\u00e9s comme strat\u00e9giques, tels ceux des mati\u00e8res premi\u00e8res, des infrastructures ou de la technologie. Ce regain d&#8217;activit\u00e9 normative a des origines multiples. Il provient d&#8217;abord d&#8217;un besoin suppl\u00e9mentaire de s\u00e9curit\u00e9 n\u00e9 du 11 septembre 2001. S&#8217;y ajoutent des craintes diffuses \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de nouveaux investisseurs comme les op\u00e9rateurs en fonds de couverture, les multinationales d&#8217;\u00e9conomies \u00e9mergentes, les soci\u00e9t\u00e9s de capital-investissement (qualifi\u00e9es parfois de \u00ablocustes\u00bb) ou encore les fonds souverains \u00e9trangers.\u00a0La lutte de plus en plus \u00e2pre pour le partage des mati\u00e8res premi\u00e8res pourrait aussi jouer un r\u00f4le, face \u00e0 la hausse des prix et au sentiment de plus en plus r\u00e9pandu d&#8217;une rar\u00e9faction in\u00e9vitable. D&#8217;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, une partie de ces r\u00e9flexes de d\u00e9fense s&#8217;inspirent aussi d&#8217;un \u00abnationalisme \u00e9conomique\u00bb qui ne dit pas son nom, comme on l&#8217;observe ces derniers temps dans d&#8217;autres domaines. Le fait que les r\u00e9glementations qui en r\u00e9sultent soient tr\u00e8s rarement utiles \u00e0 la comp\u00e9titivit\u00e9 des entreprises et des \u00e9conomies nationales est le plus souvent brouill\u00e9 par l&#8217;activisme politique.&#13;<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa crise financi\u00e8re actuelle, le durcissement des crit\u00e8res d&#8217;attribution de cr\u00e9dits et le tassement de la croissance \u00e9conomique mondiale pourraient entra\u00eener \u00e0 court ou \u00e0 moyen termes un ralentissement de la croissance des investissements directs internationaux. Cette perspective concerne plus particuli\u00e8rement les activit\u00e9s des fonds de couverture et des soci\u00e9t\u00e9s de capital-investissement dans le secteur M&amp;A. Les tendances fondamentales, comme l&#8217;expansion continue des pays en d\u00e9veloppement et \u00e9mergents, la poursuite du processus d&#8217;internationalisation des entreprises en g\u00e9n\u00e9ral, ainsi que le r\u00e9veil du secteur des mati\u00e8res premi\u00e8res, annoncent, toutefois, \u00e0 plus long terme une relance des investissements directs.\u00a0L&#8217;int\u00e9r\u00eat du monde politique pour les IDE ne va certainement pas faiblir, m\u00eame si l&#8217;on peut penser que les efforts de lib\u00e9ralisation observ\u00e9s ces derni\u00e8res d\u00e9cennies risquent progressivement de faire place \u00e0 une re-r\u00e9glementation ou tout au moins de s&#8217;accompagner de r\u00e8gles nouvelles. Tout au long de la p\u00e9riode de lib\u00e9ralisation, l&#8217;absence d&#8217;un cadre multilat\u00e9ral global n&#8217;a gu\u00e8re eu d&#8217;impact n\u00e9gatif sur les investissements transfronti\u00e8res. Si la tendance \u00e0 la re-r\u00e9glementation se confirme, les appels \u00e0 la mise en place d&#8217;un dispositif normatif multilat\u00e9ral pourraient \u00e0 nouveau se faire plus nombreux. Nul doute que les investissements directs vont rester un sujet d&#8217;int\u00e9r\u00eat pour l&#8217;\u00e9conomie comme pour les politiques et les \u00e9conomistes.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1 \u00abInvestissements directs mondiaux selon les pays de destination\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 2 \u00abModifications juridiques dans le domaine des investissements directs\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<b>Encadr\u00e9 1: D\u00e9finition des investissements directs \u00e9trangers<\/b>&#13;<br \/>\nLa d\u00e9finition internationale des investissements directs se trouve dans D\u00e9finition de r\u00e9f\u00e9rence de l&#8217;OCDE des investissements directs internationaux, \u00e0 l&#8217;adresse <a href=\"http:\/\/www.oecd.org\/dataoecd\/39\/45\/40632182\">www.oecd.org\/dataoecd\/39\/45\/40632182<\/a> .pdf. La quatri\u00e8me \u00e9dition de cette d\u00e9finition est parue en avril 2008. En r\u00e9sum\u00e9, les investissements directs \u00e9trangers (IDE) sont ceux effectu\u00e9s dans un pays ext\u00e9rieur dans l&#8217;intention d&#8217;\u00e9tablir avec les entreprises qui en b\u00e9n\u00e9ficient une relation strat\u00e9gique durable et d&#8217;exercer une influence significative sur leur gestion. L&#8217;existence d&#8217;un \u00abint\u00e9r\u00eat durable\u00bb est \u00e9tablie \u00e0 partir du moment o\u00f9 l&#8217;investisseur direct d\u00e9tient au moins 10% des droits de vote de l&#8217;entreprise dans laquelle il investit.Divers types de transactions entrent dans la d\u00e9finition des investissements directs &#8211; de l&#8217;ouverture d&#8217;agences ind\u00e9pendantes jusqu&#8217;aux achats d&#8217;entreprises et aux fusions, en passant par la participation \u00e0 une coentreprise et la mise sur pied de filiales. Contrairement aux IDE, les investissements de portefeuille ne visent pas \u00e0 exercer une influence sur la direction de l&#8217;entreprise \u00e9trang\u00e8re. Dans ce cas, l&#8217;investisseur s&#8217;int\u00e9resse principalement aux revenus d\u00e9coulant de l&#8217;acquisition, du maintien et de la vente d&#8217;actions et d&#8217;autres valeurs mobili\u00e8res, sans chercher \u00e0 exercer un contr\u00f4le ou une influence sur l&#8217;entreprise.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<b>Encadr\u00e9 2: Sources d&#8217;informations et de donn\u00e9es sur les investissements directs<\/b>&#13;<br \/>\nLe Rapport sur l&#8217;investissement dans le monde, publi\u00e9 chaque ann\u00e9e par la Conf\u00e9rence des Nations Unies sur le commerce et le d\u00e9veloppement (Cnuced), fournit un bon aper\u00e7u de l&#8217;activit\u00e9 internationale en mati\u00e8re d&#8217;investissements directs. La premi\u00e8re partie du rapport donne g\u00e9n\u00e9ralement un aper\u00e7u des donn\u00e9es et de l&#8217;\u00e9volution actuelle, la seconde partie est consacr\u00e9e \u00e0 des th\u00e8mes qui changent chaque ann\u00e9e. Les rapports parus depuis 1991 peuvent \u00eatre t\u00e9l\u00e9charg\u00e9s \u00e0 l&#8217;adresse <a href=\"http:\/\/www.unctad.org\">www.unctad.org<\/a> , \u00abProgrammes\u00bb, \u00abForeign Direct Investment Statistics\u00bb, \u00abWorld Investment Directory\u00bb (en anglais). Le site de la Cnuced livre aussi d&#8217;utiles renseignements sur l&#8217;investissement direct par pays, sous: <a href=\"http:\/\/www.unctad.org\">www.unctad.org<\/a> , \u00abProgrammes et activit\u00e9s\u00bb, \u00abInvestissement et entreprises\u00bb, \u00abInvestissement \u00e9tranger direct\u00bb, \u00abRapport sur l&#8217;investissement dans le monde\u00bb, \u00abWIR-S\u00e9rie compl\u00e8te\u00bb (ann\u00e9e 2007 en fran\u00e7ais, les autres en anglais).La Cnuced entretient \u00e9galement un portail statistique sur les investissements directs: <a href=\"http:\/\/www.unctad.org\">www.unctad.org<\/a> , \u00abStatistics\u00bb, \u00abStatistical databases on-line\u00bb, \u00abForeign Direct Investment\u00bb ou http:\/\/stats.unctad.org\/FDI.L&#8217;Organisation de coop\u00e9ration et de d\u00e9veloppement \u00e9conomiques (OCDE) offre une banque de donn\u00e9es et des statistiques sur les investissements directs transfronti\u00e8res. Les usagers ayant un acc\u00e8s autoris\u00e9 \u00e0 \u00abSourceOECD\u00bb peuvent consulter la banque de donn\u00e9es aff\u00e9rente \u00e0 l&#8217;adresse <a href=\"http:\/\/www.sourceoecd.org\">www.sourceoecd.org<\/a> . Par ailleurs, le nouveau portail statistique de l&#8217;OCDE (http:\/\/stats.oecd.org) donne acc\u00e8s \u00e0 de nombreuses statistiques, dont certaines portent sur les investissements directs. Chaque ann\u00e9e en d\u00e9cembre, la Banque nationale suisse (BNS) publie pour sa part des donn\u00e9es sur les investissements directs effectu\u00e9s en Suisse ou \u00e0 partir de la Suisse. On y acc\u00e8de sous <a href=\"http:\/\/www.snb.ch\">www.snb.ch<\/a> , \u00abStatistiques\u00bb, \u00abPublication de donn\u00e9es statistiques\u00bb, \u00abInvestissements directs\u00bb. Des tableaux d\u00e9taill\u00e9s et des s\u00e9ries longues sont, en outre, accessibles sous <a href=\"http:\/\/www.snb.ch\">www.snb.ch<\/a> , \u00abStatistiques\u00bb, \u00abPublication de donn\u00e9es statistiques\u00bb, \u00abBulletin mensuel des statistiques \u00e9conomiques\u00bb, s\u00e9rie S.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<b>Encadr\u00e9 3: R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques de basesur les investissements directs<\/b>&#13;<br \/>\n&#8211; Pour la th\u00e9orie des mouvements interna-tionaux de capitaux: Iversen Carl, Aspects of the Theory of International Capital Movements, Copenhague, Levin and Munksgaard\/London, Oxford University Press, 1935.- Pour un \u00e9clairage sur l&#8217;\u00e9conomie industrielle: Hymer Stephen H., The International Operations of National Firms: a Study of Direct Foreign Investment, Dissertation, Cambridge, Mass., The MIT Press, 1960\/1976; Caves Richard E., \u00abIndustrial Corporations: The Industrial Economics of Foreign Investment\u00bb, Economica, vol. 38, n\u00b0 149, 1971, p. 1-27.- Sur la th\u00e9orie du cycle de vie des produits: Vernon Raymond, \u00abInternational Investment and International Trade in the Product Cycle\u00bb, The Quarterly Journal of Economics, vol. 80, n\u00b0 2, 1966, p. 190-207. &#8211; Sur le comportement oligopolistique strat\u00e9gique en mati\u00e8re d&#8217;investissement direct: Knickerbocker Frederick T., Oligopolistic Reaction and the Multinational Enterprise, Cambridge, Mass., Harvard University Press, 1973.- Sur les avantages de l&#8217;internalisation par les investissements directs: Buckley Peter J. et Casson Mark, The Future of the Multinational Enterprise, London, Macmillan, 1976.- Sur le motif de la diversification: Rugman Alan M., International Diversification and the Multinational Enterprise, Lexington, Mass., D. C. Heath, Lexington Books, 1979.- Sur le paradigme \u00abOLI\u00bb (approche \u00e9clectique): Dunning John H., \u00abToward an Eclectic Theory of International Production &#8211; Some Empirical Tests\u00bb, Journal of International Business Studies, vol. 11, n\u00b0 1, 1980, p. 9-31.- Approches plus r\u00e9centes: Conner Kathleen R., \u00abA Historical Comparison of Resource-Based Theory and Five Schools of Thought Within Industrial Organization Economics: Do We Have a New Theory of the Firm?\u00bb, Journal of Management, vol. 17, n\u00b0 1, 1991, p. 121-154; Prahalad C. K. et Doz Yves L., The Multinational Mission, New York, The Free Press, 1987; Bartlett Christopher A. et Ghoshal Sumantra, Managing Across Borders &#8211; The Transnational Solution, Boston, MA, Harvard Business School Press, 1989.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#13; &#13; L&#8217;importance des investissements directs \u00e9trangers (pour la d\u00e9finition, voir&#13; &#13; encadr\u00e9 1&#13; La d\u00e9finition internationale des investissements directs se trouve dans D\u00e9finition de r\u00e9f\u00e9rence de l&#8217;OCDE des investissements directs internationaux, \u00e0 l&#8217;adresse www.oecd.org\/dataoecd\/39\/45\/40632182 .pdf. La quatri\u00e8me \u00e9dition de cette d\u00e9finition est parue en avril 2008. 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