{"id":153635,"date":"2008-06-01T12:00:00","date_gmt":"2008-06-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2008\/06\/schoenenberger-2\/"},"modified":"2023-08-24T01:11:40","modified_gmt":"2023-08-23T23:11:40","slug":"schoenenberger-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2008\/06\/schoenenberger-2\/","title":{"rendered":"Efficacit\u00e9 technique des exploitations foresti\u00e8res publiques en Suisse et impact des subventions"},"content":{"rendered":"<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/200806_07_Schoenenberger_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"247\" \/>&#13;<\/p>\n<h2>Le subventionnement de la production de bois<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\n\u00c0 l&#8217;origine limit\u00e9 au soutien financier aux investissements, le r\u00e9gime f\u00e9d\u00e9ral de subventionnement des activit\u00e9s foresti\u00e8res s&#8217;est \u00e9largi \u00e0 des projets concernant la r\u00e9paration des d\u00e9g\u00e2ts extraordinaires, les soins aux peuplements et des mesures de protection. Ces derniers, propos\u00e9s par les responsables sur le terrain sont cofinanc\u00e9s par la Conf\u00e9d\u00e9ration et les cantons, dont les contributions d\u00e9pendent de leur capacit\u00e9 financi\u00e8re. En g\u00e9n\u00e9ral, les subventions couvrent uniquement les co\u00fbts nets, c&#8217;est-\u00e0-dire ceux occasionn\u00e9s par le projet, d\u00e9duction faite des \u00e9ventuelles recettes du bois. La d\u00e9finition des co\u00fbts nets se base sur des forfaits qui ont \u00e9t\u00e9 fix\u00e9s en tenant compte des co\u00fbts effectifs dans les cantons et d&#8217;une participation minimale de l&#8217;exploitation foresti\u00e8re. Cet instrument financier, largement utilis\u00e9 \u00e0 la suite de l&#8217;ouragan Lothar du 26 d\u00e9cembre 1999, concerne avant tout la pr\u00e9vention et la r\u00e9paration des d\u00e9sastres naturels, ainsi que des d\u00e9g\u00e2ts secondaires (maladie ou attaque de bostryches).\u00a0Malgr\u00e9 les pr\u00e9cautions prises dans le suivi des projets, il est admis que toute pratique de subventionnement comporte des risques d&#8217;effets pervers: l&#8217;asym\u00e9trie d&#8217;information entre les initiateurs du projet et les collectivit\u00e9s publiques peut mener \u00e0 des erreurs de choix. La subvention cr\u00e9e, en effet, l&#8217;illusion que le projet co\u00fbte moins cher qu&#8217;en r\u00e9alit\u00e9 et, de ce fait, le risque existe de soutenir des projets plut\u00f4t on\u00e9reux. Par ailleurs, la disponibilit\u00e9 de financement externe peut faire pr\u00e9f\u00e9rer des projets susceptibles d&#8217;obtenir une subvention, au d\u00e9triment d&#8217;autres r\u00e9pondant \u00e0 des crit\u00e8res intrins\u00e8ques.\u00a0Au centre des travaux men\u00e9s sur mandat du Seco se trouve la question de l&#8217;impact des subventions sur l&#8217;efficacit\u00e9 technique (utilisation, gestion et allocation des ressources) dans la production de bois; les probl\u00e8mes financiers ne sont pas abord\u00e9s en tant que tels. En effet, bien que la rentabilit\u00e9 soit un objectif important, la production de bois est souvent n\u00e9cessaire \u00e0 la poursuite des multiples objectifs de la politique foresti\u00e8re (gestion durable de la for\u00eat) et elle est soutenue politiquement par les propri\u00e9taires.\u00a0La reprise r\u00e9cente du march\u00e9 du bois am\u00e9liore certes les perspectives financi\u00e8res du secteur, mais, comme le montrent les r\u00e9sultats empiriques, on peut encore largement renforcer l&#8217;efficacit\u00e9 technique des exploitations foresti\u00e8res suisses. Il s&#8217;av\u00e8re notamment que les subventions vers\u00e9es ne jouent aucun r\u00f4le positif dans ce cas-l\u00e0. Actuellement, on tend plut\u00f4t \u00e0 s\u00e9parer la production marchande de bois des autres prestations foresti\u00e8res susceptibles de recevoir un d\u00e9dommagement propre, par exemple dans le cadre d&#8217;un contrat de prestations. Ces am\u00e9liorations peuvent se traduire par des r\u00e9ductions de co\u00fbts et une am\u00e9lioration de la comp\u00e9titivit\u00e9 de la for\u00eat suisse.&#13;<\/p>\n<h2>Base de donn\u00e9es et m\u00e9thodes<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes donn\u00e9es pour cette \u00e9tude sont fournies par Economie foresti\u00e8re Suisse (EFS) qui entretient depuis 1968 un compte d&#8217;exploitation (CE) standardis\u00e9 d&#8217;environ 700 exploitations foresti\u00e8res (Efas, 1996). Ces exploitations, appel\u00e9es \u00abBAR\u00bb en raison du nom allemand du CE (\u00abBetriebsAbRechnung\u00bb), sont, dans la plupart des cas, en mains publiques: collectivit\u00e9s de droit public, corporations de droit public et bourgeoisies. En effet, en Suisse, les grandes exploitations foresti\u00e8res priv\u00e9es n&#8217;existent gu\u00e8re et ne sont pas prises en compte dans la base de donn\u00e9es. Si la valorisation des donn\u00e9es CE bute sur le manque de repr\u00e9sentativit\u00e9, les comptes d&#8217;exploitation restent la meilleure source de donn\u00e9es centralis\u00e9e pour des analyses statistiques au niveau des exploitations L&#8217;OFS travaille aujourd&#8217;hui sur un \u00e9chantillon de 200 exploitations repr\u00e9sentatives pour les besoins statistiques (r\u00e9seau d&#8217;exploitations pilotes, REP)..\u00a0La p\u00e9riode examin\u00e9e va de 1998 \u00e0 2003. Elle couvre les deux ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dant l&#8217;ouragan Lothar (fin 1999) et les deux \u00e0 trois ann\u00e9es de r\u00e9paration des d\u00e9g\u00e2ts primaires ou secondaires (bostryche). \u00c0 c\u00f4t\u00e9 des donn\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales qui caract\u00e9risent l&#8217;identit\u00e9 et la situation d&#8217;une exploitation foresti\u00e8re singuli\u00e8re ou, plus pr\u00e9cis\u00e9ment, d&#8217;une \u00abunit\u00e9 de d\u00e9compte\u00bb qui peut regrouper plusieurs propri\u00e9taires et exploitations, l&#8217;extraction des donn\u00e9es s&#8217;est concentr\u00e9e sur les variables li\u00e9es au deuxi\u00e8me \u00e9chelon de production. Ce dernier comprend la coupe de bois, le d\u00e9bardage, les soins culturaux, le transport au\/depuis le lieu de stockage ainsi que d&#8217;autres activit\u00e9s et exploitations accessoires. Apr\u00e8s un examen minutieux des donn\u00e9es, un panel \u00e9quilibr\u00e9 a \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9. Celui-ci se compose de 300 exploitations (environ 10% de l&#8217;ensemble des for\u00eats de droit public en Suisse), ce qui permet une comparaison dans le temps des r\u00e9sultats. Le panel couvre un cinqui\u00e8me environ de la surface foresti\u00e8re suisse.&#13;<\/p>\n<h2>Choix des variables de la production foresti\u00e8re<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes variables potentiellement utiles \u00e0 la d\u00e9termination de l&#8217;efficacit\u00e9 productive sont r\u00e9parties en trois groupes (voir graphique 1):\u00a0&#8211; celles qui d\u00e9crivent la production;\u00a0&#8211; celles qui servent \u00e0 mesurer les ressources utilis\u00e9es (intrants);\u00a0&#8211; les variables d&#8217;environnement qui influent sur les conditions de production de bois, ind\u00e9pendamment du volume et de la qualit\u00e9 des ressources (main-d&#8217;oeuvre, machines, administration, etc.).&#13;<\/p>\n<h2>R\u00e9sultats g\u00e9n\u00e9raux<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe tableau 1 montre les scores d&#8217;efficacit\u00e9 technique atteints par les 300 exploitations foresti\u00e8res suisses de l&#8217;\u00e9chantillon (sous l&#8217;hypoth\u00e8se de rendements d&#8217;\u00e9chelle variables).\u00a0On s&#8217;aper\u00e7oit qu&#8217;en 1998, plus d&#8217;un tiers des exploitations affichent une production efficace (100% sur le tableau). Pour celles-ci, l&#8217;analyse statistique ne peut identifier aucun potentiel d&#8217;am\u00e9lioration. Inversement, pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des exploitations affichent une efficacit\u00e9 inf\u00e9rieure \u00e0 50%, ce qui traduit d&#8217;importantes lacunes. En 1999, cette part est de 35% et plus de 30% des exploitations ont une production efficace. En outre, plus de la moiti\u00e9 d&#8217;entre elles se trouvent dans les classes d&#8217;efficacit\u00e9 allant de 30% \u00e0 69,9%. La part des exploitations pr\u00e9sentant un score d&#8217;efficacit\u00e9 technique sup\u00e9rieur ou \u00e9gal \u00e0 50% est de 62% en 2000 et 32% op\u00e8rent de mani\u00e8re efficace. En 2001, \u00e0 peine 47% des exploitations ont un score d&#8217;efficacit\u00e9 sup\u00e9rieur ou \u00e9gal \u00e0 50%\u00a0et seulement 28% affichent une production efficace. Enfin, la part des exploitations avec un score d&#8217;efficacit\u00e9 technique sup\u00e9rieur ou \u00e9gal \u00e0 50% est de 57% en 2002 et de 59% en 2003; les exploitations efficaces en termes de production sont respectivement de 30% et 31%.\u00a0La moyenne des scores d&#8217;efficacit\u00e9 est de 62,17% en 1998 et de 66,38% en 1999, avant de retomber \u00e0 63,35% en 2000. En 2001, elle n&#8217;est plus que de 57,15%, pour retrouver ensuite des valeurs sup\u00e9rieures \u00e0 60%. Le graphique 2 illustre l&#8217;\u00e9volution de la moyenne des scores d&#8217;efficacit\u00e9 technique. On remarque que dans un premier temps, les scores moyens d&#8217;efficacit\u00e9 ont tendance \u00e0 augmenter (1998-1999), puis ils connaissent une baisse (2000-2001), avant de remonter (2002-2003). La baisse des scores d&#8217;efficacit\u00e9 technique en 2000 et 2001 peut s&#8217;expliquer par la survenance et les suites de l&#8217;ouragan Lothar \u00e0 fin 1999. D\u00e8s 2002, les conditions d&#8217;exploitation semblent de nouveau se normaliser. Il semble donc que Lothar ait eu un (faible) effet n\u00e9gatif, mais qui ne s&#8217;est fait sentir qu&#8217;avec une ann\u00e9e de retard, peut-\u00eatre \u00e0 cause d&#8217;une surabondance de facteurs de production mis en place pour faire face aux cons\u00e9quences de l&#8217;ouragan.&#13;<\/p>\n<h2>R\u00e9sultats par canton<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes cantons retenus pour l&#8217;analyse DEA sont l&#8217;Argovie (AG), les Grisons (GR), Soleure (SO), la Thurgovie (TG), Glaris (GL) et Zurich (ZH). Ce choix est dict\u00e9 par le nombre d&#8217;exploitations cantonales (de 19 pour Zurich \u00e0 71 aux Grisons) que contient la base de donn\u00e9es.\u00a0Le graphique 3 pr\u00e9sente les scores moyens de l&#8217;efficacit\u00e9 technique des exploitations dans les cantons pour les ann\u00e9es 1998, 2000 et 2002. On remarque en premier lieu l&#8217;augmentation importante des scores moyens d&#8217;efficacit\u00e9 des exploitations grisonnes, laissant penser \u00e0 un certain effet de rattrapage dans ce canton. De l&#8217;autre c\u00f4t\u00e9, les exploitations du canton d&#8217;Argovie, qui partent d&#8217;un niveau d&#8217;efficacit\u00e9 relativement \u00e9lev\u00e9, sont les seules \u00e0 afficher une baisse continuelle de leurs scores moyens sur toute la p\u00e9riode analys\u00e9e. Autre observation: quatre des six cantons \u00e9tudi\u00e9s terminent sur des scores moyens d&#8217;efficacit\u00e9 plus bas que ceux du d\u00e9but de la p\u00e9riode \u00e9tudi\u00e9e Les scores d&#8217;efficacit\u00e9 moyens des cantons ne peuvent pas \u00eatre compar\u00e9s directement avec les scores moyens obtenus pour l&#8217;ensemble de l&#8217;\u00e9chantillon (voir graphique 2) \u00e0 cause de la m\u00e9thodologie qui compare les exploitations \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur du groupe choisi. En outre, le nombre d&#8217;observations a un effet sur le pouvoir discriminatoire de l&#8217;analyse statistique; plus le nombre d&#8217;observations est faible, plus les scores d&#8217;efficacit\u00e9 ont tendance \u00e0 \u00eatre \u00e9lev\u00e9s, toutes choses \u00e9gales par ailleurs..&#13;<\/p>\n<h2>Impact des subventions \u00e0 la production de bois<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes quinze exploitations les plus efficaces (les \u00abtops 15\u00bb) ne per\u00e7oivent, malgr\u00e9 une production de bois trois fois plus \u00e9lev\u00e9e que la moyenne, que deux fois plus de subventions. Ces derni\u00e8res sont, en outre, presque trois fois plus faibles par m3 de bois exploit\u00e9. Rapport\u00e9es \u00e0 la recette provenant de la vente de bois, les subventions sont en moyenne 40% moindres dans les exploitations efficaces.\u00a0Inversement, si l&#8217;on compare aux pr\u00e9c\u00e9dentes les quinze exploitations les moins efficaces au niveau suisse (les \u00abflops 15\u00bb), on observe qu&#8217;elles absorbent en moyenne huit fois plus de subventions par m3 et que leur quote-part dans le chiffre d&#8217;affaires est en moyenne trois fois plus importante.\u00a0Le calcul de l&#8217;efficacit\u00e9 nette \u00e0 l&#8217;aide de r\u00e9gressions montre que le coefficient attach\u00e9 \u00e0 la variable des subventions &#8211; de signe n\u00e9gatif &#8211; est fortement significatif pour toutes les ann\u00e9es, sauf en 2000. En 1998 par exemple, la valeur du coefficient des subventions implique que, toutes choses \u00e9gales par ailleurs, 1000 francs suppl\u00e9mentaires de subventions diminuent l&#8217;efficacit\u00e9 des exploitations de 0,19% en moyenne. Le fait que cette variable ne soit pas significative en 2000 pourrait indiquer un l\u00e9ger effet positif (en termes relatifs) des subventions sur l&#8217;efficacit\u00e9 des travaux de r\u00e9paration des d\u00e9g\u00e2ts occasionn\u00e9s par l&#8217;ouragan Lothar. Si l&#8217;on remplace dans l&#8217;\u00e9quation la subvention \u00e0 la production par le montant global des subventions accord\u00e9es (couvrant aussi les activit\u00e9s de protection, de peuplement, etc.), l&#8217;impact reste n\u00e9gatif pour toute la p\u00e9riode, m\u00eame si c&#8217;est dans une moindre mesure. Notons, par ailleurs, que les subventions \u00e0 la production constituent les deux tiers du total vers\u00e9.\u00a0Au niveau des cantons, les r\u00e9sultats sur les effets des subventions sont moins tranch\u00e9s (et moins fiables). Ainsi, il semble que l&#8217;aide financi\u00e8re ait exerc\u00e9 un effet n\u00e9gatif sur l&#8217;efficacit\u00e9 des exploitations grisonnes en 2000, c&#8217;est-\u00e0-dire apr\u00e8s Lothar. Pour les autres ann\u00e9es et les autres cantons, aucun effet significatif (ni positif, ni n\u00e9gatif) n&#8217;a pu \u00eatre observ\u00e9.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1 \u00abPrincipales variables retenues\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 2 \u00ab\u00c9volution de l&#8217;efficacit\u00e9 moyenne dans six cantons, 1998-2002\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 3 \u00ab\u00c9volution dans le temps de l&#8217;efficacit\u00e9 moyenne (1998-2003)\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nTableau 1 \u00abDegr\u00e9s d&#8217;efficacit\u00e9 technique\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: M\u00e9thode d&#8217;estimation de l&#8217;efficacit\u00e9 La m\u00e9thode statistique utilis\u00e9e pour d\u00e9terminer la fronti\u00e8re d&#8217;efficacit\u00e9 est dite \u00abData Envelopment Analysis\u00bb (DEA). Con\u00e7ue par Charnes, Cooper et Rhodes en 1978 et d\u00e9rivant des travaux de Farrell (1957), elle g\u00e9n\u00e9ralise le concept d&#8217;efficacit\u00e9 dans le cadre d&#8217;intrants et de productions multiples pour construire un programme d&#8217;optimisation math\u00e9matique, dont la solution fournit une mesure de l&#8217;efficacit\u00e9, relative \u00e0 la fronti\u00e8re. Les unit\u00e9s consid\u00e9r\u00e9es ici &#8211; soit les exploitations foresti\u00e8res &#8211; prennent, par hypoth\u00e8se, des d\u00e9cisions autonomes, plus particuli\u00e8rement en ce qui concerne la production et les facteurs utilis\u00e9s. Elles transforment, compte tenu de la technologie existante, des intrants (travail, machines et v\u00e9hicules, administration) en production (bois).En d&#8217;autres termes, la m\u00e9thode DEA mesure l&#8217;efficacit\u00e9 d&#8217;une unit\u00e9 d\u00e9cisionnelle en calculant l&#8217;\u00e9cart relatif qui s\u00e9pare le point repr\u00e9sentant la valeur des intrants et de la production observ\u00e9s et un point hypoth\u00e9tique sur la fronti\u00e8re de cette m\u00eame production. La m\u00e9thode permet ensuite d&#8217;identifier les meilleures pratiques par rapport \u00e0 l&#8217;ensemble des observations, c&#8217;est-\u00e0-dire la fronti\u00e8re de production, et de mesurer ainsi le degr\u00e9 (score) d&#8217;efficacit\u00e9 de chaque unit\u00e9.Pour tenir compte, ensuite, de l&#8217;effet de l&#8217;environnement susceptible d&#8217;influencer la performance des exploitations foresti\u00e8res, les scores d&#8217;efficacit\u00e9 obtenus par l&#8217;analyse DEA sont r\u00e9gress\u00e9s, en deuxi\u00e8me \u00e9tape, sur les variables environnementales, c&#8217;est-\u00e0-dire sur les facteurs (exog\u00e8nes) qui ne sont pas ou indirectement sous le contr\u00f4le d&#8217;une exploitation.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 2: Bibliographie &#8211; Badillo P.-Y. et Paradi J. (\u00e9d.), La m\u00e9thode DEA: analyse des performances, Paris, 1999, Hermes Science Publications.- Charnes A., Cooper W.W. et Rhodes E., \u00abMeasuring the Efficiency of Decision Making Units\u00bb, European Journal of Operational Research, 1978, vol. 2, pp. 429-444.- Charnes A., Cooper W. 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