{"id":153655,"date":"2008-05-01T12:00:00","date_gmt":"2008-05-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2008\/05\/bernasconi-6\/"},"modified":"2023-08-24T01:10:58","modified_gmt":"2023-08-23T23:10:58","slug":"bernasconi-6","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2008\/05\/bernasconi-6\/","title":{"rendered":"Relever les d\u00e9fis de la mondialisation et de la macro\u00e9conomie: l&#8217;exemple du Ghana"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa stabilit\u00e9 macro\u00e9conomique est consid\u00e9r\u00e9e comme un facteur d\u00e9terminant pour atteindre d&#8217;importants objectifs \u00e9conomiques et sociaux. De nombreuses \u00e9tudes th\u00e9oriques et empiriques ont d\u00e9montr\u00e9 les effets \u00e0 court et moyen termes de la volatilit\u00e9 macro\u00e9conomique sur le niveau et la dur\u00e9e de la croissance \u00e9conomique, ainsi que sur la pauvret\u00e9. Une plus grande volatilit\u00e9 macro\u00e9conomique produit des effets ind\u00e9sirables sur l&#8217;\u00e9conomie, et ceux-ci s&#8217;exacerbent dans les pays \u00e9mergents et \u00e0 faible revenu. Il est int\u00e9ressant d&#8217;analyser si, et dans quelle mesure, une plus grande int\u00e9gration commerciale et financi\u00e8re des pays en d\u00e9veloppement au sein de l&#8217;\u00e9conomie mondiale agit sur cette volatilit\u00e9 et sur ses canaux de propagation.\u00a0Diff\u00e9rentes \u00e9tudes empiriques attestent les effets positifs d&#8217;une plus grande ouverture au commerce ext\u00e9rieur sur les perspectives de croissance d&#8217;un pays. L&#8217;impact de l&#8217;ouverture commerciale sur la volatilit\u00e9 macro\u00e9conomique est plus ambigu, m\u00eame si une majorit\u00e9 d&#8217;analyses d\u00e9montrent une corr\u00e9lation positive. Les secteurs ouverts \u00e0 la concurrence internationale sont sujets \u00e0 davantage de fluctuations et la lib\u00e9ralisation conduit, dans certains cas, \u00e0 une sp\u00e9cialisation qui contribue \u00e0 accro\u00eetre cette volatilit\u00e9. Inversement, les secteurs ouverts sont moins li\u00e9s au reste de l&#8217;\u00e9conomie nationale et peuvent ainsi \u00eatre un facteur de stabilisation si la source de l&#8217;instabilit\u00e9 macro\u00e9conomique est d&#8217;origine interne. On observe, toutefois, globalement qu&#8217;ouverture commerciale et volatilit\u00e9 vont de pair. Cette relation semble \u00e9galement s&#8217;\u00eatre renforc\u00e9e dans le temps, notamment \u00e0 cause de l&#8217;internationalisation des cha\u00eenes de production.\u00a0Les effets de la mondialisation financi\u00e8re font l&#8217;objet de plus grands d\u00e9bats, parfois de nature id\u00e9ologique. D&#8217;une part, une ligne de pens\u00e9e argumente que l&#8217;ouverture aux flux de capitaux augmente la vuln\u00e9rabilit\u00e9 des pays en d\u00e9veloppement: en effet, les sommes investies peuvent \u00e9galement quitter en masse le pays, sans que les politiques \u00e9conomiques ne soient n\u00e9cessairement en cause. \u00c0 l&#8217;inverse, la litt\u00e9rature \u00e9conomique donne des raisons de croire que, dans de nombreux cas, la mondialisation financi\u00e8re entra\u00eene une augmentation de la productivit\u00e9 et de la croissance par une meilleure allocation du capital. La lib\u00e9ralisation des march\u00e9s de capitaux pourrait agir positivement sur la croissance en raison d&#8217;effets indirects, plut\u00f4t que par le simple financement des investissements int\u00e9rieurs. Cela se traduirait par l&#8217;approfondissement de march\u00e9s financiers locaux ainsi que par le renforcement des institutions et de la gouvernance dans les secteurs publics et priv\u00e9s, et par davantage de discipline macro\u00e9conomique. Ce point de vue ne fait pas l&#8217;unanimit\u00e9, notamment au vu de la r\u00e9cente crise financi\u00e8re (voir Rodrik et Subramanian, 2008). Toutefois, pour que des effets positifs puissent se d\u00e9ployer, il est n\u00e9cessaire au d\u00e9part que les politiques \u00e9conomiques et les r\u00e9formes soient orient\u00e9es favorablement. Si les conditions initiales de la lib\u00e9ralisation ne sont pas appropri\u00e9es, elles peuvent aussi augmenter le risque macro\u00e9conomique.&#13;<\/p>\n<h2>\u00c0 r\u00e9forme locale, ouverture mondial<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nCes constats am\u00e8nent \u00e0 une conclusion relativement directe en mati\u00e8re de r\u00e9formes et de politiques \u00e9conomiques nationales. La mise en oeuvre de r\u00e9formes \u00e9conomiques et institutionnelles int\u00e9rieures constitue la meilleure assurance pour minimiser les risques de la mondialisation et b\u00e9n\u00e9ficier de ses opportunit\u00e9s.\u00a0Une premi\u00e8re priorit\u00e9 politique est de \u00abfaire de l&#8217;ordre\u00bb dans les finances publiques. Cela implique notamment de renforcer leur efficacit\u00e9 allocative (concentration des d\u00e9penses sur des secteurs prioritaires) et leur gestion op\u00e9rationnelle. Par ailleurs, les r\u00e9formes fiscales jouent un r\u00f4le important pour diversifier les sources de revenus et r\u00e9duire la d\u00e9pendance que de nombreux pays en d\u00e9veloppement entretiennent avec l&#8217;aide (voir encadr\u00e9 1 Les d\u00e9clarations internationales en faveur d&#8217;un financement de l&#8217;aide au d\u00e9veloppement engagent explicitement les pays partenaires \u00e0 augmenter leurs propres recettes. Cette dimension de la collaboration \u00e9conomique, souvent n\u00e9glig\u00e9e par les donateurs, constitue un important pilier du soutien macro\u00e9conomique apport\u00e9 par le Seco. Il existe \u00e0 cela trois raisons principales.Premi\u00e8rement, il s&#8217;agit d&#8217;enrayer les probl\u00e8mes provenant des risques moral et de d\u00e9pendance li\u00e9s aux prestations de transfert. Lorsque des t\u00e2ches publiques sont financ\u00e9es directement ou indirectement par une aide ext\u00e9rieure, la propension d&#8217;un pays \u00e0 mobiliser ses propres ressources domestiques diminue. La mise sur pied d&#8217;un syst\u00e8me fiscal efficace et \u00e9quitable est un \u00e9l\u00e9ment capital pour r\u00e9duire \u00e0 moyen et long termes la d\u00e9pendance d&#8217;un pays de l&#8217;aide ext\u00e9rieure. De plus, les recettes internes offrent un financement dont la volatilit\u00e9 est relativement faible.Deuxi\u00e8mement, compte tenu des besoins de financement des infrastructures publiques de base, il est absolument indispensable d&#8217;accro\u00eetre les recettes publiques pour \u00e9viter de retomber dans le surendettement ou le financement inflationniste des d\u00e9ficits. L&#8217;abolition des droits de douane dans le sillage de la lib\u00e9ralisation commerciale, importante source de financement pour de nombreux pays en d\u00e9veloppement, est un d\u00e9fi suppl\u00e9mentaire. De m\u00eame, il para\u00eet \u00e9vident qu&#8217;un renforcement aveugle de la pression fiscale n&#8217;est pas une solution pour assurer la stabilisation des finances publiques. Celle-ci passe par une harmonisation des objectifs de croissance \u00e0 long terme et la promotion d&#8217;initiatives de l&#8217;\u00e9conomie priv\u00e9e ainsi que par diverses mesures de redistribution et de lutte contre la pauvret\u00e9. Les instruments fiscaux doivent \u00eatre en ad\u00e9quation avec le d\u00e9bat actuel sur le climat. Il s&#8217;agit ici de concilier de fa\u00e7on optimale les objectifs fix\u00e9s.Troisi\u00e8mement, le pr\u00e9l\u00e8vement d&#8217;imp\u00f4ts est un moyen \u00e9prouv\u00e9 de promouvoir la bonne gouvernance en renfor\u00e7ant l&#8217;obligation du gouvernement de rendre des comptes \u00e0 la population, d\u00e8s lors que tout contribuable a un int\u00e9r\u00eat personnel \u00e0 contr\u00f4ler l&#8217;usage des deniers publics et \u00e0 exiger des prestations de qualit\u00e9 de la part de l&#8217;\u00c9tat. De plus, les aspects de politique fiscale jouent un r\u00f4le d\u00e9terminant dans l&#8217;efficacit\u00e9 des processus de d\u00e9centralisation. Le d\u00e9bat sur l&#8217;ampleur et la r\u00e9partition ad\u00e9quates de la fiscalit\u00e9 ainsi que la recherche d&#8217;un consensus au sein de la soci\u00e9t\u00e9 constituent un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 de la l\u00e9gitimation de l&#8217;\u00c9tat.).\u00a0La strat\u00e9gie de financement du d\u00e9veloppement constitue une deuxi\u00e8me priorit\u00e9. Avec les vagues de d\u00e9sendettement dont ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 bon nombre de pays, l&#8217;acc\u00e8s \u00e0 des sources de financement diversifi\u00e9es s&#8217;est progressivement ouvert. Cela implique que ces pays adoptent des strat\u00e9gies de financement qui ne soient plus uniquement ax\u00e9es sur la viabilit\u00e9 de l&#8217;endettement, mais qui int\u00e8grent \u00e9galement les risques de march\u00e9 et les co\u00fbts du financement. La diversification des sources de financement peut \u00e9galement contribuer au d\u00e9veloppement des march\u00e9s financiers locaux, lesquels jouent le r\u00f4le d&#8217;amortisseurs et aident \u00e0 r\u00e9duire les risques macro\u00e9conomiques.\u00a0Enfin, l&#8217;importance du renforcement institutionnel et de la stabilit\u00e9 politique est essentielle. M\u00eame si l&#8217;\u00e9tablissement durable d&#8217;institutions performantes ne peut \u00eatre envisag\u00e9 que sur le long terme dans de nombreux pays en d\u00e9veloppement, un engagement politique prouv\u00e9 en faveur de principes de bonne gouvernance d\u00e9mocratique et \u00e9conomique participe au succ\u00e8s de r\u00e9formes orient\u00e9es vers une plus grande ouverture des march\u00e9s.\u00a0L&#8217;orientation des politiques \u00e9conomiques, telle que d\u00e9crite ci-dessus, est donc un \u00e9l\u00e9ment d\u00e9cisif pour une participation r\u00e9ussie \u00e0 la mondialisation, m\u00eame si elle n&#8217;est pas une garantie. Les \u00e9conomies en d\u00e9veloppement sont plus vuln\u00e9rables aux chocs exog\u00e8nes, et si ces derniers sont de forte amplitude et de longue dur\u00e9e, ils auront des effets d\u00e9favorables. C&#8217;est \u00e0 ce moment que la tentation est grande de proc\u00e9der \u00e0 un changement de politique pour contrer les probl\u00e8mes \u00e0 court terme au d\u00e9triment de la stabilit\u00e9 \u00e0 plus long terme. La hausse r\u00e9cente des prix des mati\u00e8res premi\u00e8res, et en particulier des denr\u00e9es alimentaires, repr\u00e9sente \u00e0 cet \u00e9gard un d\u00e9fi particuli\u00e8rement complexe.&#13;<\/p>\n<h2>L&#8217;exemple du Ghana<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nDans l&#8217;histoire r\u00e9cente du Ghana, l&#8217;effondrement de la monnaie nationale en 2000 a \u00e9t\u00e9 le dernier des graves soubresauts d&#8217;une \u00e9conomie souffrant d&#8217;une instabilit\u00e9 r\u00e9currente, provoqu\u00e9e par la chute des cours du cacao et exacerb\u00e9e par des politiques \u00e9conomiques inad\u00e9quates. Le nouveau gouvernement s&#8217;est prononc\u00e9 en faveur d&#8217;une \u00abstabilisation macro\u00e9conomique\u00bb. Une politique fiscale plus rigoureuse, associ\u00e9e \u00e0 une politique mon\u00e9taire saine &#8211; aux objectifs pr\u00e9cis en mati\u00e8re d&#8217;inflation &#8211; a cr\u00e9\u00e9 les conditions d&#8217;un redressement. La croissance r\u00e9elle est pass\u00e9e de 3,7% en 2000 \u00e0 6,2% en 2006, tandis que l&#8217;inflation reculait de 40,5% en 2000 \u00e0 10,5% en fin 2006. Parall\u00e8lement au processus de d\u00e9sinflation, les taux d&#8217;int\u00e9r\u00eat sont tomb\u00e9s \u00e0 leur plus bas niveau depuis des d\u00e9cennies et m\u00eame s&#8217;ils restent \u00e9lev\u00e9s en chiffres absolus, l&#8217;octroi de cr\u00e9dits au secteur priv\u00e9 a nettement augment\u00e9.\u00a0Cette \u00e9volution a \u00e9t\u00e9 favoris\u00e9e par deux autres facteurs. D&#8217;une part, les cours des principales mati\u00e8res premi\u00e8res export\u00e9es (cacao et or) se sont raffermis. D&#8217;autre part, gr\u00e2ce aux r\u00e9formes rigoureuses qu&#8217;il a mises en route, le Ghana s&#8217;est qualifi\u00e9 pour obtenir une remise de dette, telle que pr\u00e9vue par l&#8217;Initiative en faveur des pays pauvres tr\u00e8s endett\u00e9s (PPTE), ainsi qu&#8217;un d\u00e9sendettement suppl\u00e9mentaire dans le cadre de l&#8217;Initiative d&#8217;all\u00e9gement de la dette multilat\u00e9rale (IADM). La dette ext\u00e9rieure s&#8217;en est trouv\u00e9e consid\u00e9rablement all\u00e9g\u00e9e.\u00a0Les r\u00e9formes structurelles se sont poursuivies \u00e0 un rythme relativement soutenu. Selon la Doing Business Review, publi\u00e9e par la Banque mondiale, le Ghana figure parmi les dix pays les plus r\u00e9formateurs. Il s&#8217;est hiss\u00e9 du 109e rang (sur 175 pays) au 87e rang (sur 178 pays). Les r\u00e9formes touchant le secteur public, en particulier dans la gestion des fonds publics, ont d\u00e9bouch\u00e9 sur un renforcement institutionnel. Les indicateurs de gouvernance montrent, en outre, que le Ghana fait bien meilleure figure que la moyenne des pays d&#8217;Afrique subsaharienne. Les \u00e9lections pr\u00e9sidentielles et parlementaires de 2000 et 2004 se sont d\u00e9roul\u00e9es dans des conditions plut\u00f4t favorables et ont contribu\u00e9 \u00e0 la stabilit\u00e9 politique de l&#8217;\u00c9tat.\u00a0L&#8217;acc\u00e9l\u00e9ration de la croissance a aussi am\u00e9lior\u00e9 la situation du pays en mati\u00e8re de pauvret\u00e9. Entre le d\u00e9but des ann\u00e9es nonante et 2005, la partie de la population se trouvant sous le seuil de pauvret\u00e9 est tomb\u00e9e de 52% \u00e0 28,6%. Les in\u00e9galit\u00e9s entre les cat\u00e9gories de revenus et entre les r\u00e9gions g\u00e9ographiques se sont, toutefois, accentu\u00e9es.&#13;<\/p>\n<h2>Saisir les opportunit\u00e9s \u00e9conomiques et g\u00e9rer les risques<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe gouvernement a pour objectif d\u00e9clar\u00e9 de permettre au Ghana de rejoindre d&#8217;ici \u00e0 2015 le groupe des pays \u00e0 revenus interm\u00e9diaires. Les circonstances sont favorables dans la mesure o\u00f9 un certain nombre d&#8217;obstacles importants ont \u00e9t\u00e9 surmont\u00e9s. Certains risques demeurent, toutefois, et des efforts suppl\u00e9mentaires seront n\u00e9cessaires, car, dans l&#8217;\u00e9ventail des pays \u00e0 revenus interm\u00e9diaires, le Ghana se caract\u00e9rise par des performances qui se situent tout au plus dans la moyenne, voire \u00e0 bien des \u00e9gards au-dessous. Pour mettre en oeuvre sa \u00abVision 2015\u00bb, le gouvernement, compte tenu de l&#8217;exigu\u00eft\u00e9 relative du march\u00e9 int\u00e9rieur, entend renforcer son int\u00e9gration dans l&#8217;\u00e9conomie mondiale; une strat\u00e9gie que soutient le Seco (voir encadr\u00e9 2 Dans l&#8217;ensemble, l&#8217;orientation de la politique \u00e9conomique du Ghana semble ad\u00e9quate. Elle permet de saisir les opportunit\u00e9s de la mondialisation et de relever les nombreux d\u00e9fis, anciens et nouveaux, auxquels le pays fait face. Au vu de l&#8217;alignement de son programme de coop\u00e9ration \u00e9conomique sur les priorit\u00e9s du programme de r\u00e9forme ghan\u00e9en, le Seco semble particuli\u00e8rement bien positionn\u00e9 pour soutenir la \u00abVision 2015\u00bb. Son programme s&#8217;appuie sur les th\u00e8mes suivants. Des finances publiques stables et durables pour une croissance \u00e9conomique \u00e9quilibr\u00e9e: le Seco participe au programme d&#8217;aide budg\u00e9taire et \u00e0 la r\u00e9forme de la gestion des budgets publics, soutenant ainsi la mise en oeuvre du programme de r\u00e9formes d\u00e9fini dans la strat\u00e9gie de lutte contre la pauvret\u00e9. \u00c0 cet \u00e9gard, l&#8217;accent th\u00e9matique est mis sur la r\u00e9forme de la politique et de l&#8217;administration fiscales. Le but est d&#8217;exploiter de fa\u00e7on optimale le potentiel fiscal existant, d&#8217;\u00e9liminer les distorsions et les sources d&#8217;inefficacit\u00e9, et de promouvoir l&#8217;activit\u00e9 \u00e9conomique priv\u00e9e. Si l&#8217;on garde \u00e0 l&#8217;esprit notamment la surexploitation des ressources naturelles, en l&#8217;occurrence des gisements p\u00e9trolif\u00e8res, il est imp\u00e9ratif d&#8217;adapter le syst\u00e8me de recouvrement des recettes et le r\u00e9gime des exceptions de la l\u00e9gislation fiscale. Des programmes multilat\u00e9raux permettent de renforcer les capacit\u00e9s institutionnelles dans les domaines de la gestion de la dette publique par l&#8217;\u00c9tat, de la mise en oeuvre de strat\u00e9gies de financement durables et de la d\u00e9finition de normes internationales en mati\u00e8re de reddition de comptes.Infrastructure et secteur financier local: en soutenant le programme des partenariats public-priv\u00e9 dans le secteur de l&#8217;\u00e9nergie, le Seco contribue \u00e0 \u00e9largir et \u00e0 rendre plus efficient l&#8217;approvisionnement en \u00e9nergie. Toute insuffisance en la mati\u00e8re constitue un frein direct \u00e0 la croissance \u00e9conomique. Renforcement du secteur financier: avec la lib\u00e9ralisation graduelle du march\u00e9 financier domestique et des flux de capitaux internationaux, l&#8217;infrastructure du march\u00e9 financier rev\u00eat une importance particuli\u00e8re. Le Seco pr\u00e9pare sa participation \u00e0 un programme de renforcement des capacit\u00e9s institutionnelles de r\u00e9gulation et de contr\u00f4le du syst\u00e8me financier. L&#8217;objectif est d&#8217;adapter le secteur financier aux standards internationaux en vue de r\u00e9duire sa vuln\u00e9rabilit\u00e9 et de rendre la place financi\u00e8re comp\u00e9titive \u00e0 l&#8217;\u00e9chelon tant r\u00e9gional qu&#8217;international. Malgr\u00e9 la dynamique positive que l&#8217;on observe au sein du secteur financier, celui-ci manque de profondeur et l&#8217;acc\u00e8s au cr\u00e9dit demeure tr\u00e8s difficile, en particulier pour les petites et moyennes entreprises (PME). Un partenariat conclu avec la Soci\u00e9t\u00e9 financi\u00e8re internationale (IFC) du Groupe de la Banque mondiale a pour objectif d&#8217;approfondir le secteur financier en introduisant de nouveaux instruments destin\u00e9s au \u00ableasing\u00bb et au march\u00e9 hypoth\u00e9caire. Dans ce contexte, le cadre l\u00e9gal a \u00e9t\u00e9 r\u00e9form\u00e9 comme il se doit. Par le biais de fonds d&#8217;actions sp\u00e9cifiques, du capital-risque est mis \u00e0 la disposition des PME. Comp\u00e9titivit\u00e9 internationale et am\u00e9lioration de l&#8217;acc\u00e8s aux march\u00e9s: les PME du Ghana re\u00e7oivent \u00e9galement un soutien pour renforcer la base de revenus provenant des exportations. Cela permet d&#8217;am\u00e9liorer leur comp\u00e9titivit\u00e9 et de participer avec succ\u00e8s au commerce international. L&#8217;introduction de standards internationaux de qualit\u00e9 et de durabilit\u00e9 am\u00e9liore l&#8217;acc\u00e8s aux march\u00e9s. Des projets visant \u00e0 diversifier la base des exportations et \u00e0 renforcer le commerce de bois tropicaux issus d&#8217;exploitations foresti\u00e8res durables seront, en outre, mis en oeuvre.).\u00a0La strat\u00e9gie commerciale adopt\u00e9e en 2004 renforce le r\u00f4le des industries d&#8217;exportation, principalement des entreprises de transformation des produits agricoles, et entend consolider la comp\u00e9titivit\u00e9 de la production indig\u00e8ne en ouvrant progressivement les march\u00e9s. Depuis 2000, le taux moyen des droits de douane appliqu\u00e9s aux produits des nations les plus favoris\u00e9es a \u00e9t\u00e9 abaiss\u00e9 de 2%, pour atteindre 12,7% en 2007. En outre, une diversification accrue de l&#8217;\u00e9conomie, obtenue en tirant parti des opportunit\u00e9s offertes par le commerce international, devrait d\u00e9ployer un effet stabilisateur \u00e0 long terme.\u00a0\u00c0 la faveur d&#8217;une lib\u00e9ralisation progressive des march\u00e9s financiers locaux ainsi que des mouvements internationaux de capitaux, le Ghana cherche \u00e0 se faire une place sur le march\u00e9 financier mondial et ambitionne de devenir une plateforme financi\u00e8re en Afrique de l&#8217;Ouest. Il est, en tous cas, le premier pays PPTE \u00e0 placer un emprunt d&#8217;\u00c9tat sur les march\u00e9s financiers internationaux et \u00e0 int\u00e9resser fortement les investisseurs \u00e9trangers \u00e0 des obligations en monnaie locale. Une telle perc\u00e9e ouvre de nouvelles possibilit\u00e9s de financement, m\u00eame si ce n&#8217;est pas sans risques, comme le d\u00e9montrent les crises li\u00e9es \u00e0 l&#8217;endettement ou celles des march\u00e9s asiatiques. Les \u00e9tapes de la lib\u00e9ralisation devront \u00eatre \u00e9chelonn\u00e9es avec soin, tandis que les mesures appropri\u00e9es de r\u00e9gulation et de surveillance des march\u00e9s financiers devront \u00eatre mises en place et renforc\u00e9es au niveau institutionnel. Devenant plus complexe, la gestion de la dette publique du Ghana doit s&#8217;accompagner d&#8217;un management co\u00fbts\/risques efficace afin de s&#8217;assurer que les investissements financ\u00e9s par l&#8217;emprunt atteignent les rendements jug\u00e9s indispensables pour la croissance.\u00a0Dans ce contexte, les exigences des march\u00e9s financiers envers le Ghana se sont renforc\u00e9es en mati\u00e8re de discipline macro\u00e9conomique. Les \u00e9quilibres externes et internes ne sauraient \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme acquis, comme l&#8217;ont bien prouv\u00e9 les derniers \u00e9v\u00e9nements. L&#8217;introduction d&#8217;une r\u00e8gle budg\u00e9taire contraignante, actuellement encore en discussion, fixant des limites aux d\u00e9ficits publics est propre \u00e0 renforcer la confiance dans une gestion macro\u00e9conomique autonome. Des r\u00e9formes suppl\u00e9mentaires visant les budgets publics s&#8217;av\u00e8rent, toutefois, n\u00e9cessaires.\u00a0Il faut rem\u00e9dier sans retard aux carences infrastructurelles du Ghana. Ses probl\u00e8mes d&#8217;approvisionnement en \u00e9lectricit\u00e9, en particulier, co\u00fbtent au pays 1 \u00e0 2 points de croissance par an. Les besoins suppl\u00e9mentaires imm\u00e9diats en investissements pour l&#8217;ensemble des infrastructures sont estim\u00e9s entre 3 et 4% du PNB par an. Diverses formes de partenariat public-priv\u00e9 pourraient grandement contribuer \u00e0 couvrir ces besoins, \u00e0 accro\u00eetre l&#8217;efficacit\u00e9 des projets d&#8217;infrastructure et \u00e0 ma\u00eetriser les d\u00e9ficits quasi fiscaux.\u00a0Des chances inesp\u00e9r\u00e9es s&#8217;offrent au Ghana pour l&#8217;autofinancement de son programme de r\u00e9formes \u00e9conomiques depuis la d\u00e9couverte de nouveaux gisements p\u00e9troliers commercialement exploitables Le Ghana dispose d&#8217;un gisement estim\u00e9 \u00e0 environ trois milliards de barils, dont l&#8217;extraction pourra commencer au plus t\u00f4t en 2011. Cela pourrait se traduire par un revenu suppl\u00e9mentaire de 1,5 milliard d&#8217;USD pour l&#8217;\u00c9tat et g\u00e9n\u00e9rer jusqu&#8217;\u00e0 10 milliards d&#8217;USD en investissements directs provenant de l&#8217;\u00e9tranger.. Pour que la richesse engendr\u00e9e par les ressources devienne une \u00abb\u00e9n\u00e9diction\u00bb, au contraire de ce qui s&#8217;est pass\u00e9 maintes fois en Afrique, il faut absolument une bonne structure de gouvernance aux fondements institutionnels solides, capable de pr\u00e9venir les situations de rente et la corruption. La d\u00e9cision du Ghana d&#8217;adh\u00e9rer \u00e0 l&#8217;Initiative relative \u00e0 la transparence des industries extractives est un premier pas dans cette direction. L&#8217;initiative fixe des standards de transparence pour l&#8217;argent encaiss\u00e9 par ces industries comme pour les recettes des \u00c9tats. Un autre danger r\u00e9side dans ce qu&#8217;on appelle le \u00absyndrome hollandais\u00bb qui se manifeste par une appr\u00e9ciation r\u00e9elle de la devise nationale. La politique macro\u00e9conomique peut en att\u00e9nuer passag\u00e8rement les effets. \u00c0 long terme, il est essentiel que la richesse p\u00e9troli\u00e8re d\u00e9bouche sur des gains de productivit\u00e9 et sur une comp\u00e9titivit\u00e9 renforc\u00e9e. Cela implique l&#8217;existence de structures institutionnelles ad\u00e9quates en mati\u00e8re de budget et d&#8217;investissements.\u00a0S&#8217;agissant des risques, il convient d&#8217;ajouter qu&#8217;\u00e0 moyen terme, le Ghana reste tr\u00e8s expos\u00e9 aux chocs ext\u00e9rieurs. L&#8217;ann\u00e9e \u00e9lectorale 2008 lui imposera au demeurant une nouvelle \u00e9preuve en termes de discipline budg\u00e9taire et de transition politique. En d\u00e9pit de tendances prometteuses, ce pays conna\u00eet une grande pauvret\u00e9, une in\u00e9galit\u00e9 croissante et des villes o\u00f9 le ch\u00f4mage est r\u00e9el. M\u00eame s&#8217;il demeure vuln\u00e9rable \u00e0 une r\u00e9surgence de l&#8217;instabilit\u00e9 r\u00e9gionale, le Ghana est consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00eelot de relative stabilit\u00e9 en Afrique de l&#8217;Ouest et poss\u00e8de le potentiel n\u00e9cessaire pour devenir un \u00abmarch\u00e9 \u00e9mergent\u00bb et un p\u00f4le de croissance r\u00e9gional.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1 \u00abGhana: recettes, d\u00e9penses et d\u00e9ficit, 1999-2007\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 2 \u00abGhana: croissance, inflation, taux d&#8217;int\u00e9r\u00eat, 1996-2007\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 3 \u00abGhana: commerce de marchandises et position des r\u00e9serves, 1999-2007\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: Les r\u00e9formes touchant \u00e0 la politique et \u00e0 l&#8217;administration fiscales Les d\u00e9clarations internationales en faveur d&#8217;un financement de l&#8217;aide au d\u00e9veloppement engagent explicitement les pays partenaires \u00e0 augmenter leurs propres recettes. Cette dimension de la collaboration \u00e9conomique, souvent n\u00e9glig\u00e9e par les donateurs, constitue un important pilier du soutien macro\u00e9conomique apport\u00e9 par le Seco. Il existe \u00e0 cela trois raisons principales.Premi\u00e8rement, il s&#8217;agit d&#8217;enrayer les probl\u00e8mes provenant des risques moral et de d\u00e9pendance li\u00e9s aux prestations de transfert. Lorsque des t\u00e2ches publiques sont financ\u00e9es directement ou indirectement par une aide ext\u00e9rieure, la propension d&#8217;un pays \u00e0 mobiliser ses propres ressources domestiques diminue. La mise sur pied d&#8217;un syst\u00e8me fiscal efficace et \u00e9quitable est un \u00e9l\u00e9ment capital pour r\u00e9duire \u00e0 moyen et long termes la d\u00e9pendance d&#8217;un pays de l&#8217;aide ext\u00e9rieure. De plus, les recettes internes offrent un financement dont la volatilit\u00e9 est relativement faible.Deuxi\u00e8mement, compte tenu des besoins de financement des infrastructures publiques de base, il est absolument indispensable d&#8217;accro\u00eetre les recettes publiques pour \u00e9viter de retomber dans le surendettement ou le financement inflationniste des d\u00e9ficits. L&#8217;abolition des droits de douane dans le sillage de la lib\u00e9ralisation commerciale, importante source de financement pour de nombreux pays en d\u00e9veloppement, est un d\u00e9fi suppl\u00e9mentaire. De m\u00eame, il para\u00eet \u00e9vident qu&#8217;un renforcement aveugle de la pression fiscale n&#8217;est pas une solution pour assurer la stabilisation des finances publiques. Celle-ci passe par une harmonisation des objectifs de croissance \u00e0 long terme et la promotion d&#8217;initiatives de l&#8217;\u00e9conomie priv\u00e9e ainsi que par diverses mesures de redistribution et de lutte contre la pauvret\u00e9. Les instruments fiscaux doivent \u00eatre en ad\u00e9quation avec le d\u00e9bat actuel sur le climat. Il s&#8217;agit ici de concilier de fa\u00e7on optimale les objectifs fix\u00e9s.Troisi\u00e8mement, le pr\u00e9l\u00e8vement d&#8217;imp\u00f4ts est un moyen \u00e9prouv\u00e9 de promouvoir la bonne gouvernance en renfor\u00e7ant l&#8217;obligation du gouvernement de rendre des comptes \u00e0 la population, d\u00e8s lors que tout contribuable a un int\u00e9r\u00eat personnel \u00e0 contr\u00f4ler l&#8217;usage des deniers publics et \u00e0 exiger des prestations de qualit\u00e9 de la part de l&#8217;\u00c9tat. De plus, les aspects de politique fiscale jouent un r\u00f4le d\u00e9terminant dans l&#8217;efficacit\u00e9 des processus de d\u00e9centralisation. Le d\u00e9bat sur l&#8217;ampleur et la r\u00e9partition ad\u00e9quates de la fiscalit\u00e9 ainsi que la recherche d&#8217;un consensus au sein de la soci\u00e9t\u00e9 constituent un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 de la l\u00e9gitimation de l&#8217;\u00c9tat.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 2: La contribution du Seco au Ghana Dans l&#8217;ensemble, l&#8217;orientation de la politique \u00e9conomique du Ghana semble ad\u00e9quate. Elle permet de saisir les opportunit\u00e9s de la mondialisation et de relever les nombreux d\u00e9fis, anciens et nouveaux, auxquels le pays fait face. Au vu de l&#8217;alignement de son programme de coop\u00e9ration \u00e9conomique sur les priorit\u00e9s du programme de r\u00e9forme ghan\u00e9en, le Seco semble particuli\u00e8rement bien positionn\u00e9 pour soutenir la \u00abVision 2015\u00bb. Son programme s&#8217;appuie sur les th\u00e8mes suivants.Des finances publiques stables et durables pour une croissance \u00e9conomique \u00e9quilibr\u00e9e: le Seco participe au programme d&#8217;aide budg\u00e9taire et \u00e0 la r\u00e9forme de la gestion des budgets publics, soutenant ainsi la mise en oeuvre du programme de r\u00e9formes d\u00e9fini dans la strat\u00e9gie de lutte contre la pauvret\u00e9. \u00c0 cet \u00e9gard, l&#8217;accent th\u00e9matique est mis sur la r\u00e9forme de la politique et de l&#8217;administration fiscales. Le but est d&#8217;exploiter de fa\u00e7on optimale le potentiel fiscal existant, d&#8217;\u00e9liminer les distorsions et les sources d&#8217;inefficacit\u00e9, et de promouvoir l&#8217;activit\u00e9 \u00e9conomique priv\u00e9e. Si l&#8217;on garde \u00e0 l&#8217;esprit notamment la surexploitation des ressources naturelles, en l&#8217;occurrence des gisements p\u00e9trolif\u00e8res, il est imp\u00e9ratif d&#8217;adapter le syst\u00e8me de recouvrement des recettes et le r\u00e9gime des exceptions de la l\u00e9gislation fiscale. Des programmes multilat\u00e9raux permettent de renforcer les capacit\u00e9s institutionnelles dans les domaines de la gestion de la dette publique par l&#8217;\u00c9tat, de la mise en oeuvre de strat\u00e9gies de financement durables et de la d\u00e9finition de normes internationales en mati\u00e8re de reddition de comptes.Infrastructure et secteur financier local: en soutenant le programme des partenariats public-priv\u00e9 dans le secteur de l&#8217;\u00e9nergie, le Seco contribue \u00e0 \u00e9largir et \u00e0 rendre plus efficient l&#8217;approvisionnement en \u00e9nergie. Toute insuffisance en la mati\u00e8re constitue un frein direct \u00e0 la croissance \u00e9conomique.Renforcement du secteur financier: avec la lib\u00e9ralisation graduelle du march\u00e9 financier domestique et des flux de capitaux internationaux, l&#8217;infrastructure du march\u00e9 financier rev\u00eat une importance particuli\u00e8re. Le Seco pr\u00e9pare sa participation \u00e0 un programme de renforcement des capacit\u00e9s institutionnelles de r\u00e9gulation et de contr\u00f4le du syst\u00e8me financier. L&#8217;objectif est d&#8217;adapter le secteur financier aux standards internationaux en vue de r\u00e9duire sa vuln\u00e9rabilit\u00e9 et de rendre la place financi\u00e8re comp\u00e9titive \u00e0 l&#8217;\u00e9chelon tant r\u00e9gional qu&#8217;international. Malgr\u00e9 la dynamique positive que l&#8217;on observe au sein du secteur financier, celui-ci manque de profondeur et l&#8217;acc\u00e8s au cr\u00e9dit demeure tr\u00e8s difficile, en particulier pour les petites et moyennes entreprises (PME). Un partenariat conclu avec la Soci\u00e9t\u00e9 financi\u00e8re internationale (IFC) du Groupe de la Banque mondiale a pour objectif d&#8217;approfondir le secteur financier en introduisant de nouveaux instruments destin\u00e9s au \u00ableasing\u00bb et au march\u00e9 hypoth\u00e9caire. Dans ce contexte, le cadre l\u00e9gal a \u00e9t\u00e9 r\u00e9form\u00e9 comme il se doit. Par le biais de fonds d&#8217;actions sp\u00e9cifiques, du capital-risque est mis \u00e0 la disposition des PME.Comp\u00e9titivit\u00e9 internationale et am\u00e9lioration de l&#8217;acc\u00e8s aux march\u00e9s: les PME du Ghana re\u00e7oivent \u00e9galement un soutien pour renforcer la base de revenus provenant des exportations. Cela permet d&#8217;am\u00e9liorer leur comp\u00e9titivit\u00e9 et de participer avec succ\u00e8s au commerce international. L&#8217;introduction de standards internationaux de qualit\u00e9 et de durabilit\u00e9 am\u00e9liore l&#8217;acc\u00e8s aux march\u00e9s. Des projets visant \u00e0 diversifier la base des exportations et \u00e0 renforcer le commerce de bois tropicaux issus d&#8217;exploitations foresti\u00e8res durables seront, en outre, mis en oeuvre.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 3: R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques &#8211; Collier P. et Hoeffler A., \u00abOn Economic Causes of Civil War\u00bb, Oxford Economic Papers, 1998, n\u00b0 50, p. 563-573.- Sachs J.D. et Warner M., Natural Resource Abundance and Economic Growth, National Bureau of Economic Research, Working Paper 6398, 1995.- Kose A., Prasad E., Rogoff K. et Wei, Financial Globalization: A Reappraisal, Fonds mon\u00e9taire international, WP\/06\/189, 2006.- Aizenman J. et Pinto B. (\u00e9d.), Managing Economic Volatility and Crises. A Practitioner&#8217;s Guide, Cambridge University Press, 2005.- Berg A., Ostry J.-D. et Zettelmeyer J., What Makes Growth Sustained?, Fonds mon\u00e9taire international, WP\/08\/59, 2008.- Rodrik D. et Subramanian A., Why Did Financial Globalization Disappoint?, 2008, mimeo.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp;&#13; &#13; La stabilit\u00e9 macro\u00e9conomique est consid\u00e9r\u00e9e comme un facteur d\u00e9terminant pour atteindre d&#8217;importants objectifs \u00e9conomiques et sociaux. De nombreuses \u00e9tudes th\u00e9oriques et empiriques ont d\u00e9montr\u00e9 les effets \u00e0 court et moyen termes de la volatilit\u00e9 macro\u00e9conomique sur le niveau et la dur\u00e9e de la croissance \u00e9conomique, ainsi que sur la pauvret\u00e9. 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Dans un pays en d\u00e9veloppement, une politique macro\u00e9conomique prudente est un v\u00e9hicule appropri\u00e9 pour r\u00e9duire les risques li\u00e9s \u00e0 la mondialisation. La coop\u00e9ration \u00e9conomique au d\u00e9veloppement peut apporter une contribution sur ce point. Cet article prend l'exemple du Ghana et passe en revue quelques-unes des opportunit\u00e9s et certains des risques de la mondialisation. 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