{"id":153705,"date":"2008-05-01T12:00:00","date_gmt":"2008-05-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2008\/05\/roth-10\/"},"modified":"2023-08-24T01:11:57","modified_gmt":"2023-08-23T23:11:57","slug":"roth-10","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2008\/05\/roth-10\/","title":{"rendered":"Pour une mondialisation propice au d\u00e9veloppement"},"content":{"rendered":"<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/200805_06_Roth_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"245\" \/>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nDans nombre de pays en d\u00e9veloppement, l&#8217;ouverture des march\u00e9s li\u00e9e \u00e0 la mondialisation a fortement contribu\u00e9 \u00e0 la croissance \u00e9conomique et \u00e0 la r\u00e9duction de la pauvret\u00e9. M\u00eame les petites \u00e9conomies peuvent accomplir des progr\u00e8s remarquables, \u00e0 l&#8217;instar de la R\u00e9publique de Maurice, qui, en 40\u00a0ans d&#8217;ind\u00e9pendance, est parvenue \u00e0 augmenter son revenu par habitant de 200 \u00e0 6000\u00a0USD. Le Ghana fait lui aussi figure d&#8217;exemple pour l&#8217;Afrique: il est devenu un centre financier et logistique d&#8217;importance r\u00e9gionale et enregistre un taux de croissance annuel de 5 \u00e0 6% (voir l&#8217;art. de J.-L. Bernasconi et L. Schneller, p. 17ss). Ce pays a donc toutes les cartes en main pour r\u00e9duire de moiti\u00e9 la pauvret\u00e9 d&#8217;ici \u00e0 2015, la faisant passer \u00e0 25%, et atteindre ainsi le premier des Objectifs du Mill\u00e9naire pour le d\u00e9veloppement fix\u00e9s par l&#8217;ONU.\u00a0En d\u00e9pit de nombreux exemples de r\u00e9ussite, le potentiel de nombreux pays reste sous-exploit\u00e9. Souvent, le d\u00e9veloppement demeure fragile et d\u00e9pend d&#8217;un seul facteur, le prix d&#8217;une mati\u00e8re premi\u00e8re par exemple. Les conditions de l&#8217;int\u00e9gration \u00e0 l&#8217;\u00e9conomie mondiale et d&#8217;une croissance durable varient autant d&#8217;un pays \u00e0 l&#8217;autre que les strat\u00e9gies d\u00e9ploy\u00e9es et le rythme de mise en oeuvre des r\u00e9formes n\u00e9cessaires. Pour relever les d\u00e9fis encore en suspens et, en particulier, \u00eatre en mesure de r\u00e9duire les nombreux risques li\u00e9s \u00e0 la mondialisation, beaucoup de pays en d\u00e9veloppement sont tributaires de l&#8217;aide ext\u00e9rieure aux plans \u00e9conomique et commercial.&#13;<\/p>\n<h2>Pour une am\u00e9lioration de l&#8217;efficacit\u00e9 et de l&#8217;impact de la coop\u00e9ration au d\u00e9veloppement<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes nouveaut\u00e9s en termes de coop\u00e9ration au d\u00e9veloppement pr\u00e9vues par le message du Conseil f\u00e9d\u00e9ral s&#8217;expliquent d&#8217;abord par la multiplication des donateurs. Selon un rapport de l&#8217;OCDE paru r\u00e9cemment, 37\u00a0pays b\u00e9n\u00e9ficiaires comptaient chacun au moins 24\u00a0agences de d\u00e9veloppement officielles (\u00e9tatiques). \u00c0 ces derni\u00e8res s&#8217;ajoutent de nombreuses organisations multilat\u00e9rales, ainsi qu&#8217;un grand nombre d&#8217;organisations non gouvernementales (ONG) et de fondations priv\u00e9es. Dans les secteurs traditionnels &#8211; comme celui de la sant\u00e9 -, la diversit\u00e9 des donateurs est particuli\u00e8rement marqu\u00e9e Cf. OCDE\/CAD, Vers une meilleure r\u00e9partition des t\u00e2ches entre les donneurs: concentration et fragmentation de l&#8217;aide, Paris, 11\u00a0d\u00e9cembre 2007.. Forte de ce constat, la D\u00e9claration de Paris, \u00e0 laquelle le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a adh\u00e9r\u00e9, s&#8217;est fix\u00e9 pour objectif d&#8217;augmenter l&#8217;efficacit\u00e9 et l&#8217;impact de l&#8217;aide internationale au d\u00e9veloppement. Cela entra\u00eene une r\u00e9duction du nombre de pays dont s&#8217;occupe chaque donateur ainsi qu&#8217;une \u00e9valuation des \u00abavantages comparatifs\u00bb qu&#8217;il poss\u00e8de au plan th\u00e9matique.\u00a0Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a approuv\u00e9 le 7\u00a0mars 2008 le message sur la poursuite du financement des mesures de politique \u00e9conomique et commerciale au titre de la coop\u00e9ration au d\u00e9veloppement. En se fondant sur la loi f\u00e9d\u00e9rale sur la coop\u00e9ration au d\u00e9veloppement et l&#8217;aide humanitaire internationales, il demande aux Chambres f\u00e9d\u00e9rales l&#8217;octroi d&#8217;un cr\u00e9dit-cadre de 800\u00a0millions de francs, pour permettre au Seco, d&#8217;une part, de poursuivre jusqu&#8217;en 2012 les activit\u00e9s qui s&#8217;inscrivent dans la politique \u00e9conomique et commerciale de la Suisse au titre de la coop\u00e9ration au d\u00e9veloppement et, d&#8217;autre part, d&#8217;apporter une contribution durable \u00e0 la r\u00e9duction de la pauvret\u00e9 Voir aussi <a href=\"http:\/\/www.seco-cooperation.ch\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.seco-cooperation.admin.ch<\/a>. . Le mandat du Seco comprend deux des six domaines de t\u00e2ches de la coop\u00e9ration suisse au d\u00e9veloppement, lesquels peuvent se r\u00e9sumer comme suit:\u00a0&#8211; soutenir l&#8217;int\u00e9gration des pays partenaires \u00e0 l&#8217;\u00e9conomie mondiale, afin de favoriser leur d\u00e9veloppement, et renforcer leur croissance durable;\u00a0&#8211; contribuer \u00e0 d\u00e9finir la politique des institutions financi\u00e8res internationales (Banque mondiale, etc.) et des organisations de l&#8217;ONU li\u00e9es au commerce.\u00a0\u00a0Dans les limites du cadre strat\u00e9gique qui d\u00e9finit la politique suisse de d\u00e9veloppement, le Seco s&#8217;efforce d&#8217;inscrire son soutien dans une mondialisation propice au d\u00e9veloppement. Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral estime qu&#8217;il convient de mettre l&#8217;accent sur les questions d&#8217;ordre \u00e9conomique et commercial. Il vise en particulier les pays en d\u00e9veloppement \u00e0 faible revenu ou \u00e0 revenu interm\u00e9diaire qui se sont engag\u00e9s avec s\u00e9rieux dans un processus de r\u00e9forme d&#8217;envergure.\u00a0Au sein des divers domaines d&#8217;intervention, les priorit\u00e9s th\u00e9matiques s&#8217;axeront, plus encore qu&#8217;\u00e0 l&#8217;heure actuelle, sur des mesures permettant aux pays en d\u00e9veloppement de s&#8217;int\u00e9grer \u00e0 l&#8217;\u00e9conomie mondiale et de tirer un meilleur parti de la mondialisation (voir tableau\u00a01). \u00c0 l&#8217;avenir, un accent particulier sera mis sur le domaine transversal \u00ab\u00e9nergie, climat et environnement\u00bb, qui constitue de plus en plus un frein \u00e0 la croissance \u00e9conomique des pays partenaires.&#13;<\/p>\n<h2>Les avantages comparatifs du Seco<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nPour mener \u00e0 bien sa mission, le Seco peut faire appel aux comp\u00e9tences \u00e9conomiques et commerciales de ses collaborateurs ou de ceux du D\u00e9partement f\u00e9d\u00e9ral de l&#8217;\u00e9conomie (DFE). Il met ce savoir-faire au service de la coop\u00e9ration au d\u00e9veloppement, notamment dans les domaines de la politique de l&#8217;emploi, de la promotion \u00e9conomique et du renforcement de la comp\u00e9titivit\u00e9; l&#8217;OMC et l&#8217;OCDE en tirent \u00e9galement profit. Le Seco travaille, dans les pays partenaires, avec les banques centrales, les grandes organisations \u00e9conomiques et les services gouvernementaux charg\u00e9s des questions \u00e9conomiques, organismes auxquels les agences de d\u00e9veloppement \u00abtraditionnelles\u00bb ont souvent difficilement acc\u00e8s.\u00a0L&#8217;action du Seco se distingue \u00e9galement par les efforts d\u00e9ploy\u00e9s pour mobiliser les ressources priv\u00e9es. Cela implique de la part des pays partenaires des conditions-cadres favorables \u00e0 l&#8217;\u00e9conomie et une am\u00e9lioration de l&#8217;acc\u00e8s que peuvent avoir la population et les entreprises aux services publics et aux r\u00e9seaux de distribution, notamment de l&#8217;eau et de l&#8217;\u00e9lectricit\u00e9. Il s&#8217;agit, en outre, de promouvoir de fa\u00e7on cibl\u00e9e les partenariats entre les secteurs public et priv\u00e9 (partenariats public-priv\u00e9), en profitant ainsi des capacit\u00e9s et des connaissances du secteur priv\u00e9 dans les projets mis en oeuvre. Les moyens financiers du Seco induisent g\u00e9n\u00e9ralement un effet de levier sur la mobilisation des capitaux priv\u00e9s destin\u00e9s aux pays en d\u00e9veloppement et aux secteurs qui, sinon, n&#8217;attireraient pas les investissements priv\u00e9s en raison de leur profil risque-rendement peu attrayant. Il en r\u00e9sulte un effet multiplicateur lorsque les producteurs des pays en d\u00e9veloppement sont mis en contact avec les acheteurs potentiels en Suisse ou sur le march\u00e9 europ\u00e9en.&#13;<\/p>\n<h2>Mesures multilat\u00e9rales<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nBon nombre de questions et de probl\u00e8mes relatifs aux mesures de politique \u00e9conomique et commerciale ont une dimension internationale. On peut notamment citer le soutien accord\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9laboration et \u00e0 la diffusion de la r\u00e9glementation \u00e9conomique internationale, aux normes concernant les produits et le travail et aux bonnes pratiques (\u00e9laboration de dispositions sur l&#8217;exportation, principes r\u00e9gissant la pr\u00e9sentation des comptes par les entreprises, etc.). Garantir la gouvernance \u00e9conomique internationale et la s\u00e9curit\u00e9 du droit passe n\u00e9cessairement par l&#8217;int\u00e9gration de tous les pays en d\u00e9veloppement. C&#8217;est ainsi que les mesures \u00e9voqu\u00e9es plus haut s&#8217;inscrivent souvent dans des programmes globaux ou r\u00e9gionaux (voir encadr\u00e9 1 L&#8217;initiative pour le renforcement et la r\u00e9forme du secteur financier (en anglais \u00abFinancial Sector Reform and Strengthening\u00bb, First) est l&#8217;exemple d&#8217;un programme global couronn\u00e9 de succ\u00e8s. La Suisse fait partie des membres fondateurs de cette initiative lanc\u00e9e en 2002 et \u00e0 laquelle participent \u00e9galement la Grande-Bretagne, le Canada, les Pays-Bas, la Banque mondiale et le Fonds mon\u00e9taire international (FMI).La plupart des pays en d\u00e9veloppement ne disposent ni des ressources financi\u00e8res ni des moyens techniques ni du savoir-faire pour observer les bonnes pratiques touchant au syst\u00e8me financier. C&#8217;est pourquoi l&#8217;initiative First a pour but, par le biais de programmes \u00e0 court et moyen termes, de soutenir les pays en d\u00e9veloppement dans les questions relatives aux march\u00e9s des capitaux, aux syst\u00e8mes de paiement, au secteur bancaire, \u00e0 la r\u00e9glementation et \u00e0 la surveillance. Les projets sont mis au point et r\u00e9alis\u00e9s en \u00e9troite collaboration avec les autorit\u00e9s des pays partenaires. Jusqu&#8217;ici, l&#8217;initiative First a permis de r\u00e9aliser quelque 250\u00a0projets touchant au secteur financier, cela \u00e0 la demande des pays en d\u00e9veloppement les plus divers.) mis sur pied par des organisations sp\u00e9cialis\u00e9es, comme la Banque mondiale, la SFI, l&#8217;OIT, la Cnuced et l&#8217;Onudi. Environ la moiti\u00e9 des moyens allou\u00e9s \u00e0 la coop\u00e9ration \u00e9conomique au d\u00e9veloppement seront affect\u00e9s \u00e0 ces programmes multilat\u00e9raux et 4\u00a0octobre 2007., en tenant compte des besoins sp\u00e9cifiques des pays les moins avanc\u00e9s.&#13;<\/p>\n<h2>Mesures bilat\u00e9rales<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL&#8217;autre moiti\u00e9 du nouveau cr\u00e9dit-cadre sera utilis\u00e9e pour financer les mesures bilat\u00e9rales prises par le Seco en faveur d&#8217;une s\u00e9lection de pays partenaires, ce qui permet de fournir une aide sur mesure en fonction des programmes des organisations internationales et des activit\u00e9s des autres donateurs.\u00a0Les mesures bilat\u00e9rales et multilat\u00e9rales se compl\u00e8tent et se renforcent mutuellement. En mati\u00e8re de coop\u00e9ration bilat\u00e9rale, le Seco d\u00e9veloppe des approches novatrices dont il fait ensuite b\u00e9n\u00e9ficier des programmes multilat\u00e9raux ou qui peuvent \u00eatre reprises par des organisations internationales partenaires.&#13;<\/p>\n<h3>R\u00e9duction du nombre de pays prioritaires<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nLe nombre des pays prioritaires qui b\u00e9n\u00e9ficient de l&#8217;aide bilat\u00e9rale sera r\u00e9duit de douze \u00e0 sept, \u00e0 savoir l&#8217;\u00c9gypte, le Ghana, l&#8217;Afrique du Sud, le Vietnam, l&#8217;Indon\u00e9sie, la Colombie et le P\u00e9rou. Il s&#8217;agit de pays qui connaissent actuellement une croissance \u00e9conomique rapide, mais qui sont encore confront\u00e9s \u00e0 de graves probl\u00e8mes de d\u00e9veloppement et de pauvret\u00e9, et qui se trouvent au seuil de leur int\u00e9gration aux march\u00e9s mondiaux. Ils font partie de la frange inf\u00e9rieure des pays \u00e0 revenu interm\u00e9diaire ou, \u00e0 l&#8217;instar du Ghana, de ceux qui devraient rejoindre ce groupe (revenu annuel par habitant situ\u00e9 entre 826 et 3255\u00a0USD) \u00e0 moyen terme.\u00a0Sur le plan international, une s\u00e9rie de raisons justifient le soutien cibl\u00e9 \u00e0 ces pays (voir encadr\u00e9 2 \u00abLes pays \u00e0 revenus interm\u00e9diaires (PRI) abritent 47% de la population mondiale et 41% des pauvres vivant avec moins de deux dollars par jour. Dans bon nombre de ces pays, la croissance \u00e9conomique s&#8217;est caract\u00e9ris\u00e9e par une instabilit\u00e9, qui se traduit souvent par des co\u00fbts \u00e9conomiques et sociaux tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s et qui peut m\u00eame compromettre leur avanc\u00e9e en faisant baisser leur niveau de d\u00e9veloppement. De plus, ces pays sont particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables sur le plan environnemental (&#8230;).Plusieurs raisons justifient un soutien international plus d\u00e9termin\u00e9 aux PRI. Premi\u00e8rement, les progr\u00e8s de ce groupe de pays permettent d&#8217;apporter une certaine stabilit\u00e9 et de stimuler la croissance de l&#8217;\u00e9conomie mondiale. Deuxi\u00e8mement, une politique de coop\u00e9ration internationale plus active avec les PRI semble n\u00e9cessaire pour r\u00e9duire plus rapidement les niveaux de pauvret\u00e9 dans le monde. Troisi\u00e8mement, un tel soutien para\u00eet indispensable pour \u00e9viter tout retour en arri\u00e8re dans les progr\u00e8s \u00e9conomiques et sociaux des PRI. Quatri\u00e8mement, cet appui peut consolider des p\u00f4les de d\u00e9veloppement dans diverses r\u00e9gions du Sud. Cinqui\u00e8mement, il contribuera \u00e0 la fourniture de biens publics globaux comme le maintien de la paix, la stabilit\u00e9 financi\u00e8re et la pr\u00e9servation d&#8217;un environnement durable.\u00bb). L&#8217;exp\u00e9rience de ces derni\u00e8res ann\u00e9es montre que leur d\u00e9veloppement demeure fragile. La mondialisation pose des d\u00e9fis particuliers en mati\u00e8re de d\u00e9veloppement dans les domaines de l&#8217;\u00e9conomie, du commerce, des finances et de l&#8217;environnement. \u00c0 cet \u00e9gard, le Seco jouit d&#8217;un avantage comparatif, notamment en raison de ses comp\u00e9tences cl\u00e9s en mati\u00e8re de politique \u00e9conomique et de ses autres t\u00e2ches dans le domaine \u00e9conomique int\u00e9rieur et ext\u00e9rieur. Le choix de se concentrer sur ce groupe de pays se justifie \u00e9galement par le fait que les proc\u00e9dures concr\u00e8tes qui s&#8217;y appliquent ne peuvent \u00eatre transpos\u00e9es directement dans les pays les moins avanc\u00e9s (PMA). Ces derniers se trouvent, en effet, dans des situations diff\u00e9rentes &#8211; les institutions et les march\u00e9s, notamment, y sont moins d\u00e9velopp\u00e9s &#8211; et les priorit\u00e9s divergent. La Suisse laissera donc d&#8217;autres donateurs op\u00e9rer en Jordanie et en Tunisie. S&#8217;agissant de la Bolivie, de la Tanzanie, du Burkina Faso et du Mozambique, notre pays reste directement impliqu\u00e9 dans les secteurs que couvrent le mandat de la Direction du d\u00e9veloppement et de la coop\u00e9ration (DDC).\u00a0Par ailleurs, le d\u00e9veloppement des pays prioritaires profite \u00e9galement aux \u00c9tats voisins. Pour cr\u00e9er des effets multiplicateurs, le Seco pr\u00e9voit d&#8217;accro\u00eetre l&#8217;importance des pays prioritaires sur le plan r\u00e9gional et de faciliter l&#8217;acc\u00e8s des \u00c9tats voisins moins d\u00e9velopp\u00e9s \u00e0 ces p\u00f4les de d\u00e9veloppement.&#13;<\/p>\n<h2>La Suisse y trouve son compte<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa coop\u00e9ration \u00e9conomique au d\u00e9veloppement aura des retomb\u00e9es positives en Suisse \u00e0 moyen et long termes. L&#8217;int\u00e9r\u00eat de notre pays r\u00e9side principalement dans l&#8217;\u00e9laboration et la diffusion des cadres r\u00e9glementaires et des standards \u00e9conomiques au plan international, la facilitation des \u00e9changes \u00e9conomiques et la pr\u00e9servation des int\u00e9r\u00eats de la Suisse dans le dialogue sur les politiques \u00e9conomiques et financi\u00e8res dans les institutions financi\u00e8res internationales comme la Banque mondiale.\u00a0Des synergies sont ainsi cr\u00e9\u00e9es avec les autres domaines d&#8217;activit\u00e9 du Seco et, plus particuli\u00e8rement, avec la politique \u00e9conomique ext\u00e9rieure (voir graphique 2). Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral subdivise cette strat\u00e9gie en trois volets:\u00a0&#8211; mise en place d&#8217;une r\u00e9glementation internationale susceptible de garantir l&#8217;acc\u00e8s des entreprises suisses aux march\u00e9s ext\u00e9rieurs et protection de leurs investissements \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger;\u00a0&#8211; \u00e9laboration de r\u00e8gles de nature \u00e0 accro\u00eetre la concurrence sur le march\u00e9 int\u00e9rieur suisse;\u00a0&#8211; contribution au d\u00e9veloppement \u00e9conomique et int\u00e9gration des pays en d\u00e9veloppement \u00e0 l&#8217;\u00e9conomie mondiale. \u00a0\u00a0Les sept pays prioritaires choisis pr\u00e9sentent \u00e9galement un int\u00e9r\u00eat sur le plan bilat\u00e9ral dans les relations \u00e9conomiques ext\u00e9rieures. Cependant, dans le domaine de la coop\u00e9ration \u00e9conomique, les objectifs de la Suisse en mati\u00e8re de d\u00e9veloppement demeurent prioritaires en toutes circonstances.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1 \u00abR\u00e9partition de l&#8217;aide publique au d\u00e9veloppement (APD) selon les cat\u00e9gories officielles de l&#8217;OCDE\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 2 \u00abPolitique de d\u00e9veloppement et strat\u00e9gie \u00e9conomique ext\u00e9rieure\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nTableau 1 \u00abTh\u00e8mes de la coop\u00e9ration \u00e9conomique au d\u00e9veloppement\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: L&#8217;initiative pour le renforcement et la r\u00e9forme du secteur financier (First) L&#8217;initiative pour le renforcement et la r\u00e9forme du secteur financier (en anglais \u00abFinancial Sector Reform and Strengthening\u00bb, First) est l&#8217;exemple d&#8217;un programme global couronn\u00e9 de succ\u00e8s. La Suisse fait partie des membres fondateurs de cette initiative lanc\u00e9e en 2002 et \u00e0 laquelle participent \u00e9galement la Grande-Bretagne, le Canada, les Pays-Bas, la Banque mondiale et le Fonds mon\u00e9taire international (FMI).La plupart des pays en d\u00e9veloppement ne disposent ni des ressources financi\u00e8res ni des moyens techniques ni du savoir-faire pour observer les bonnes pratiques touchant au syst\u00e8me financier. C&#8217;est pourquoi l&#8217;initiative First a pour but, par le biais de programmes \u00e0 court et moyen termes, de soutenir les pays en d\u00e9veloppement dans les questions relatives aux march\u00e9s des capitaux, aux syst\u00e8mes de paiement, au secteur bancaire, \u00e0 la r\u00e9glementation et \u00e0 la surveillance. Les projets sont mis au point et r\u00e9alis\u00e9s en \u00e9troite collaboration avec les autorit\u00e9s des pays partenaires. Jusqu&#8217;ici, l&#8217;initiative First a permis de r\u00e9aliser quelque 250\u00a0projets touchant au secteur financier, cela \u00e0 la demande des pays en d\u00e9veloppement les plus divers.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 2: Raisons justifiant une coop\u00e9ration avec des pays \u00e0 revenus interm\u00e9diaires \u00abLes pays \u00e0 revenus interm\u00e9diaires (PRI) abritent 47% de la population mondiale et 41% des pauvres vivant avec moins de deux dollars par jour. Dans bon nombre de ces pays, la croissance \u00e9conomique s&#8217;est caract\u00e9ris\u00e9e par une instabilit\u00e9, qui se traduit souvent par des co\u00fbts \u00e9conomiques et sociaux tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s et qui peut m\u00eame compromettre leur avanc\u00e9e en faisant baisser leur niveau de d\u00e9veloppement. De plus, ces pays sont particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables sur le plan environnemental (&#8230;).Plusieurs raisons justifient un soutien international plus d\u00e9termin\u00e9 aux PRI. Premi\u00e8rement, les progr\u00e8s de ce groupe de pays permettent d&#8217;apporter une certaine stabilit\u00e9 et de stimuler la croissance de l&#8217;\u00e9conomie mondiale. Deuxi\u00e8mement, une politique de coop\u00e9ration internationale plus active avec les PRI semble n\u00e9cessaire pour r\u00e9duire plus rapidement les niveaux de pauvret\u00e9 dans le monde. Troisi\u00e8mement, un tel soutien para\u00eet indispensable pour \u00e9viter tout retour en arri\u00e8re dans les progr\u00e8s \u00e9conomiques et sociaux des PRI. Quatri\u00e8mement, cet appui peut consolider des p\u00f4les de d\u00e9veloppement dans diverses r\u00e9gions du Sud. Cinqui\u00e8mement, il contribuera \u00e0 la fourniture de biens publics globaux comme le maintien de la paix, la stabilit\u00e9 financi\u00e8re et la pr\u00e9servation d&#8217;un environnement durable.\u00bb<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#13; &#13; Dans nombre de pays en d\u00e9veloppement, l&#8217;ouverture des march\u00e9s li\u00e9e \u00e0 la mondialisation a fortement contribu\u00e9 \u00e0 la croissance \u00e9conomique et \u00e0 la r\u00e9duction de la pauvret\u00e9. M\u00eame les petites \u00e9conomies peuvent accomplir des progr\u00e8s remarquables, \u00e0 l&#8217;instar de la R\u00e9publique de Maurice, qui, en 40\u00a0ans d&#8217;ind\u00e9pendance, est parvenue \u00e0 augmenter son revenu [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":2793,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[],"post_content_subject":[],"acf":{"seco_author":2793,"seco_co_author":null,"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Leiter Ressort Exportf\u00f6rderung\/Standortpromotion, Staatssekretariat f\u00fcr Wirtschaft (Seco), Bern","seco_author_post_occupation_fr":"Chef du secteur Promotion des exportations \/ Place \u00e9conomique, Secr\u00e9tariat d\u2019\u00c9tat \u00e0 l\u2019\u00e9conomie (Seco), Berne","seco_co_authors_post_ocupation":null,"short_title":"","post_lead":"Le message du Conseil f\u00e9d\u00e9ral sur la coop\u00e9ration \u00e9conomique au d\u00e9veloppement se caract\u00e9rise par une concentration des domaines d'intervention et une r\u00e9duction du nombre des pays qui b\u00e9n\u00e9ficient de mesures bilat\u00e9rales en ce domaine. Ce red\u00e9ploiement garantit l'efficacit\u00e9 et l'impact de l'aide apport\u00e9e, et la cr\u00e9ation d'une plus-value sur le plan international. Le cr\u00e9dit-cadre de 800 millions de francs permettra au Secr\u00e9tariat d'\u00c9tat \u00e0 l'\u00e9conomie (Seco), d'une part, de poursuivre jusqu'en 2012 les activit\u00e9s qui s'inscrivent dans la politique \u00e9conomique et commerciale de la Suisse au titre de la coop\u00e9ration au d\u00e9veloppement et, d'autre part, d'apporter une contribution durable \u00e0 la r\u00e9duction de la pauvret\u00e9.","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":153708,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"8790","post_abstract":"","magazine_issue":null,"seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/55b71d253706c"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153705"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2793"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=153705"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153705\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":189901,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153705\/revisions\/189901"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2793"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=153705"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=153705"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=153705"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=153705"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=153705"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=153705"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}