{"id":153755,"date":"2008-04-01T12:00:00","date_gmt":"2008-04-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2008\/04\/grob-2\/"},"modified":"2023-08-24T01:12:43","modified_gmt":"2023-08-23T23:12:43","slug":"grob-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2008\/04\/grob-2\/","title":{"rendered":"Le Bassin l\u00e9manique: centre financier, fief horloger, eldorado pour les si\u00e8ges d&#8217;entreprises"},"content":{"rendered":"<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/200804_15_Grob_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"246\" \/>&#13;<\/p>\n<h2>Un PIB par habitant sup\u00e9rieur \u00e0 la moyenne<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nPour commencer, l&#8217;analyse se portera sur ces trois principaux indicateurs macro\u00e9conomiques que sont le produit int\u00e9rieur brut (PIB) et la population, plus particuli\u00e8rement, celle en \u00e2ge d&#8217;activit\u00e9. Le Bassin l\u00e9manique fournit environ 15% du PIB national. Sa population et ses actifs correspondent \u00e0 un peu moins de 15% de celle et ceux du pays. On en d\u00e9duit que dans cette r\u00e9gion, le PIB par habitant et la productivit\u00e9 du travail sont l\u00e9g\u00e8rement sup\u00e9rieurs \u00e0 la moyenne suisse.\u00a0Le PIB du Bassin l\u00e9manique ne suit pas la m\u00eame logique: entre 1990 et 2007, celui-ci a progress\u00e9 en moyenne de 1,2% par an, ce qui est l\u00e9g\u00e8rement inf\u00e9rieur au chiffre observ\u00e9 sur le plan national (+1,4%). Cela s&#8217;explique par la r\u00e9cession de la premi\u00e8re moiti\u00e9 des ann\u00e9es nonante, dont le Bassin l\u00e9manique a proportionnellement plus souffert que le reste de la Suisse. Par la suite, cependant, l&#8217;\u00e9conomie de la r\u00e9gion a tr\u00e8s vite repris le dessus, au point d&#8217;afficher des r\u00e9sultats quelque peu sup\u00e9rieurs \u00e0 la moyenne suisse entre 1997 et 2007.\u00a0Au d\u00e9but des ann\u00e9es nonante, dans toute la Suisse, l&#8217;\u00e9volution des effectifs de la population active a suivi celle du PIB avec un certain retard (voir graphique 1). La r\u00e9cession a d\u00e9truit plus d&#8217;emplois dans le Bassin l\u00e9manique que dans toute la Suisse. \u00c0 partir de la fin des ann\u00e9es nonante, le march\u00e9 de l&#8217;emploi r\u00e9gional progresse de nouveau plus vite que la moyenne nationale. Tandis que le nombre des actifs occup\u00e9s s&#8217;\u00e9toffait \u00e0 un rythme de 1,1% entre 1997 et 2007, celui du Bassin l\u00e9manique atteignait 1,4%. \u00a0La d\u00e9mographie offre \u00e9galement des enseignements int\u00e9ressants. Durant les ann\u00e9es nonante, la population du Bassin l\u00e9manique a \u00e9volu\u00e9 dans un premier temps au m\u00eame rythme que celle de la Suisse (voir graphique 2). Puis, d\u00e8s la fin du si\u00e8cle, sa progression s&#8217;est nettement d\u00e9tach\u00e9e de la moyenne nationale.\u00a0La croissance du PIB, de la population et du nombre de personnes actives indique qu&#8217;\u00e0 cet instant, le dynamisme \u00e9conomique du Bassin l\u00e9manique s&#8217;est acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 et d\u00e9passe \u00e0 pr\u00e9sent celui de la Suisse enti\u00e8re.&#13;<\/p>\n<h2>Le secteur des services: pivot central<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL&#8217; examen de la composition sectorielle r\u00e9gionale, auquel nous proc\u00e9dons ci-dessous, permet d&#8217;approfondir l&#8217;analyse \u00e9conomique du Bassin l\u00e9manique, productivit\u00e9 et comp\u00e9titivit\u00e9 comprises. Tout d&#8217;abord, il est frappant de constater \u00e0 quel point la composition sectorielle de cette r\u00e9gion est domin\u00e9e par la branche des services (voir graphique 3). Proportionnellement, l&#8217;agr\u00e9gat de branches le plus important est le secteur public, qui englobe l&#8217;administration officielle ainsi que les domaines de la sant\u00e9 et de l&#8217;instruction publique. Le secteur financier, de m\u00eame que le commerce, sont \u00e9galement tr\u00e8s importants. Ces trois agr\u00e9gats assurent ensemble quelque 50% de la valeur ajout\u00e9e r\u00e9gionale.\u00a0Le degr\u00e9 de sp\u00e9cialisation des branches est \u00e9troitement li\u00e9 \u00e0 la taille absolue de chacune d&#8217;entre elles. La diff\u00e9rence entre la place qu&#8217;elles occupent dans les \u00e9conomies r\u00e9gionale et nationale traduit cette sp\u00e9cialisation et forme un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 de la typologie \u00e9conomique r\u00e9gionale.&#13;<\/p>\n<h2>Centre financier, fief horloger, \u00e9den pour les si\u00e8ges d&#8217;entreprises<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL&#8217;analyse de la sp\u00e9cialisation des branches met en \u00e9vidence la grande importance du tertiaire dans le Bassin l\u00e9manique: en particulier le secteur financier, le commerce et les services aux entreprises d\u00e9passent la moyenne suisse. La domination de ces branches prouve que la r\u00e9gion est un grand centre financier mondial et une importante plaque tournante du commerce de marchandises. C&#8217;est aussi la confirmation de l&#8217;attrait qu&#8217;exerce l&#8217;axe Gen\u00e8ve-Lausanne-Vevey\/Montreux pour les si\u00e8ges principaux d&#8217;entreprises ou les services centraux de grands groupes internationaux, comme Nestl\u00e9, Phillip Morris ou Procter&amp;Gamble (les organisations internationales, comme l&#8217;ONU ou le CICR, sont d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment \u00e9cart\u00e9es de la pr\u00e9sente analyse; \u00e0 ce propos, voir encadr\u00e9 2 Les employ\u00e9s des organisations multinationales domicili\u00e9es \u00e0 Gen\u00e8ve (ONU, CICR, OMC, etc.), sont officiellement recens\u00e9s par l&#8217;Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique (OFS) dans la cat\u00e9gorie Noga \u00abOrganisations et organismes extraterritoriaux\u00bb. \u00c9tant donn\u00e9 que, par d\u00e9finition, ceux-ci ne font pas partie de l&#8217;\u00e9conomie suisse, il n&#8217;existe aucune estimation officielle de la valeur ajout\u00e9e dont le pays leur est redevable. Ce caract\u00e8re \u00abnon suisse\u00bb explique pourquoi les personnes actives recens\u00e9es dans cette rubrique de la nomenclature Noga ne sont pas prises en compte dans les calculs de BAK Basel Economics. Selon l&#8217;OFS, les organisations multinationales occupaient en 2005 plus de 23&nbsp;000 personnes \u00e0 Gen\u00e8ve, ce qui correspond \u00e0 quelque 8,7% de l&#8217;effectif total des personnes actives de ce canton. Comme il s&#8217;agit en majorit\u00e9 de travailleurs tr\u00e8s qualifi\u00e9s percevant des salaires \u00e9lev\u00e9s, on peut affirmer que l&#8217;\u00e9conomie du Bassin l\u00e9manique b\u00e9n\u00e9ficie largement de la pr\u00e9sence sur son sol de ces organisations multinationales.).\u00a0Le Bassin l\u00e9manique doit son attrait \u00e0 de nombreux facteurs qui lui sont favorables au plan international, tels que le niveau raisonnable de la charge fiscale, la disponibilit\u00e9 en main-d&#8217;oeuvre tr\u00e8s qualifi\u00e9e, la proximit\u00e9 d&#8217;universit\u00e9s de pointe et de centres de recherche, la qualit\u00e9 de vie, la tr\u00e8s grande facilit\u00e9 d&#8217;acc\u00e8s de la r\u00e9gion ainsi que la pr\u00e9sence d&#8217;un bon r\u00e9seau de d\u00e9cideurs \u00e9conomiques et politiques actifs \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle plan\u00e9taire.\u00a0Cette image d&#8217;une r\u00e9gion li\u00e9e aux services s&#8217;enrichit d&#8217;une forte pr\u00e9sence de l&#8217;industrie horlog\u00e8re. Cela appara\u00eet notamment \u00e0 Gen\u00e8ve, consacr\u00e9e capitale mondiale de l&#8217;horlogerie. Si la fabrication locale joue un r\u00f4le important, le facteur r\u00e9ellement d\u00e9terminant est l&#8217;office de vitrine de l&#8217;art horloger helv\u00e9tique que remplit la cit\u00e9 rhodanienne &#8211; au b\u00e9n\u00e9fice d&#8217;ailleurs de toute l&#8217;\u00e9conomie suisse &#8211; pour une client\u00e8le internationale au pouvoir d&#8217;achat \u00e9lev\u00e9. La fonction de t\u00eate de pont vers les march\u00e9s \u00e9trangers, qui est celle de Gen\u00e8ve, pr\u00e9sente aussi un int\u00e9r\u00eat consid\u00e9rable pour la branche horlog\u00e8re, \u00e0 la fois grande exportatrice et moteur du commerce local. Plus de 36% des exportations suisses de montres s&#8217;effectuent \u00e0 partir de la ville du bout du lac, une r\u00e9alit\u00e9 qui se refl\u00e8te dans la structure des ventes \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger du Bassin l\u00e9manique, nettement domin\u00e9e par le commerce ext\u00e9rieur horloger.\u00a0En plus de ce statut propre \u00e0 Gen\u00e8ve, les nombreuses manufactures de montres de luxe que compte le Jura vaudois &#8211; principalement dans la Vall\u00e9e de Joux (Audemars Piguet, Br\u00e9guet, Jaeger-LeCoultre) &#8211; expliquent le poids de l&#8217;industrie horlog\u00e8re dans la production \u00e9conomique totale du Bassin l\u00e9manique.&#13;<\/p>\n<h2>Un secteur financier en retard de croissance parrapport \u00e0 la moyenne nationale<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\n\u00c0 c\u00f4t\u00e9 de la composition sectorielle, la performance des branches en termes de croissance est un \u00e9l\u00e9ment d\u00e9terminant de la productivit\u00e9 et de la comp\u00e9titivit\u00e9 d&#8217;une r\u00e9gion. Les diff\u00e9rences de croissance enregistr\u00e9es par rapport aux chiffres nationaux permettent, en outre, de dire pourquoi la performance \u00e9conomique globale du Bassin l\u00e9manique a \u00e9t\u00e9 l\u00e9g\u00e8rement inf\u00e9rieure \u00e0 la moyenne suisse de 1990 \u00e0 2007.\u00a0Le classement par taux de croissance pour les ann\u00e9es 1990 \u00e0 2007 (voir graphique 4) r\u00e9v\u00e8le que les champions du Bassin l\u00e9manique sont des branches du secteur secondaire: chimie\/pharma (+9%) et industrie horlog\u00e8re (+5,4%). Suivent &#8211; \u00e0 quelque distance cependant &#8211; le secteur financier ainsi que la branche des transports et des communications.\u00a0La comparaison avec les taux de croissance des branches au plan national montre le dynamisme de la chimie\/pharma et de l&#8217;industrie horlog\u00e8re r\u00e9gionales (\u00e9carts de +1,8 et +2,2 points), alors que le secteur financier et la branche des communications et transports (\u00e9carts de -0,5 et -0,4 point) sont \u00e0 la tra\u00eene. Le poids consid\u00e9rable du secteur financier dans l&#8217;\u00e9conomie du Bassin l\u00e9manique et sa progression inf\u00e9rieure \u00e0 la moyenne suisse entre 1990 et 2007 expliquent en grande partie le d\u00e9crochage que la r\u00e9gion a subi par rapport au reste de la Suisse durant cette p\u00e9riode.&#13;<\/p>\n<h2>Une position favorable en comparaison internationale<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nNotre analyse a fourni jusqu&#8217;ici d&#8217;abondantes informations sur la composition sectorielle du Bassin l\u00e9manique et sur son positionnement par rapport \u00e0 la Suisse. Pour obtenir une image plus pr\u00e9cise de la productivit\u00e9 et de la comp\u00e9titivit\u00e9 de cette r\u00e9gion, il est utile d&#8217;\u00e9largir encore le champ de comparaison. \u00c0 cette fin, nous avons s\u00e9lectionn\u00e9 une s\u00e9rie de r\u00e9gions de r\u00e9f\u00e9rence situ\u00e9es hors de Suisse et dont la composition sectorielle, analogue \u00e0 celle du Bassin l\u00e9manique, se pr\u00eate id\u00e9alement \u00e0 une comparaison de performances.\u00a0Le PIB par habitant montre que le Bassin l\u00e9manique est en bonne position et se situe dans la moyenne des r\u00e9gions europ\u00e9ennes prosp\u00e8res s\u00e9lectionn\u00e9es (voir graphique 5). Il devance nettement la Suisse ainsi que d&#8217;autres r\u00e9gions dynamiques, comme la Lombardie (Milan) et la r\u00e9gion dano-su\u00e9doise d&#8217;\u00d6resund. Il n&#8217;atteint, en revanche, pas le niveau des centres financiers de Londres, Zurich et Bruxelles. \u00a0Par contraste avec ses performances en mati\u00e8re de productivit\u00e9 \u00e9conomique, le Bassin l\u00e9manique fait moins bonne figure dans le classement des taux de croissance \u00e0 long terme (1990-2006), puisqu&#8217;il se retrouve dans la zone inf\u00e9rieure d&#8217;un groupe de r\u00e9gions qui n&#8217;ont enregistr\u00e9 sur cette p\u00e9riode qu&#8217;une modeste croissance comprise entre 1% et 1,5%. \u00c0 ce titre, non seulement il est s\u00e9rieusement distanc\u00e9 par les centres financiers de Londres et de Bruxelles, mais il se situe encore nettement au-dessous de la moyenne de l&#8217;Europe occidentale.&#13;<\/p>\n<h2>Le moteur de l&#8217;axe Gen\u00e8ve-Lausanne-Vevey\/Montreux<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe PIB et la population, ventil\u00e9s par communes, viennent compl\u00e9ter l&#8217;analyse r\u00e9gionale et lui donner une dimension suppl\u00e9mentaire. Si la quasi-totalit\u00e9 des sous-r\u00e9gions du Bassin l\u00e9manique comptent des communes dynamiques qui affichent depuis une quinzaine d&#8217;ann\u00e9es au moins des taux moyens de croissance annuelle du PIB nettement sup\u00e9rieurs \u00e0 2%, la zone m\u00e9tropolitaine Gen\u00e8ve-Lausanne-Vevey\/Montreux se pr\u00e9sente \u00e0 cet \u00e9gard comme un p\u00f4le r\u00e9gional de croissance de tout premier plan (voir graphique 6).\u00a0On constate, n\u00e9anmoins, que les bonds de croissance ne viennent pas du noyau des agglom\u00e9rations de Gen\u00e8ve, Lausanne et Vevey\/Montreux, mais de leurs communes suburbaines. Dans le cas de Gen\u00e8ve, cela s&#8217;explique en particulier par la p\u00e9nurie immobili\u00e8re et le prix \u00e9lev\u00e9 des loyers au centre-ville, qui a pouss\u00e9 de nombreux fournisseurs de prestations \u00e0 forte valeur ajout\u00e9e \u00e0 se d\u00e9placer dans les autres communes d\u00e9pendant de l&#8217;agglom\u00e9ration.\u00a0Hors de la zone m\u00e9tropolitaine, les autres sous-r\u00e9gions \u00e0 forts taux de croissance sont la Vall\u00e9e de Joux et certaines portions du pays vaudois situ\u00e9es entre Lausanne et Yverdon.\u00a0En revanche, les taches claires de la carte montrent aussi que nombreuses sont les communes dont le PIB r\u00e9el a diminu\u00e9 de 1990 \u00e0 2007. Les sous-r\u00e9gions du Bassin l\u00e9manique qui affichent les plus faibles taux de croissance se situent dans de larges secteurs de l&#8217;Arc jurassien et des Alpes ainsi que dans le district de la Broye jouxtant le canton de Fribourg.\u00a0Ces m\u00e9diocres performances des r\u00e9gions p\u00e9riph\u00e9riques trahissent l&#8217;existence de d\u00e9ficits structurels. La d\u00e9croissance observ\u00e9e dans le plus gros des communes des Alpes vaudoises concorde, en outre, avec le recul constant des nuit\u00e9es d&#8217;h\u00f4tellerie observ\u00e9 depuis 1990, lequel provient de d\u00e9ficits structurels dans la branche du tourisme. Les faibles croissances affich\u00e9es par plusieurs communes suburbaines s&#8217;expliquent plut\u00f4t par leur r\u00f4le de zones r\u00e9sidentielles ou de cit\u00e9s-dortoirs pour pendulaires.\u00a0Dans le d\u00e9bat sur les disparit\u00e9s de croissance entre communes, il ne faut, toutefois, pas oublier le fort degr\u00e9 de d\u00e9pendance mutuelle qui existe entre ces communes. Que feraient, en effet, les fabricants horlogers de la Vall\u00e9e de Joux sans la plate-forme exportatrice de Gen\u00e8ve? Inversement, aupr\u00e8s de qui, sinon de ces m\u00eames fabricants, les joailleries genevoises se fourniraient-elles en montres de luxe?\u00a0La croissance de la population dans les communes met en \u00e9vidence d&#8217;un c\u00f4t\u00e9 le dynamisme des agglom\u00e9rations de Gen\u00e8ve et Lausanne, de l&#8217;autre une progression plut\u00f4t inf\u00e9rieure \u00e0 la moyenne observ\u00e9e dans les communes qui constituent le coeur m\u00eame de ces villes (voir graphique 7). Les sous-r\u00e9gions p\u00e9riph\u00e9riques du Jura, des Alpes et de la plaine vaudoise (district de la Broye) accusent aussi une croissance d\u00e9mographique inf\u00e9rieure \u00e0 la moyenne r\u00e9gionale, voire n\u00e9gative.&#13;<\/p>\n<h2>Productivit\u00e9 \u00e9conomique et comp\u00e9titivit\u00e9<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes diverses analyses montrent que le Bassin l\u00e9manique est un site \u00e9conomique prosp\u00e8re aux multiples facettes. Si la zone m\u00e9tropolitaine Gen\u00e8ve-Lausanne-Vevey\/Montreux est l&#8217;\u00e9pine dorsale \u00e9conomique de cette r\u00e9gion, diverses autres sous-r\u00e9gions fournissent aussi, gr\u00e2ce \u00e0 leurs sp\u00e9cialisations sectorielles, une contribution non n\u00e9gligeable \u00e0 l&#8217;\u00e9conomie du Bassin l\u00e9manique.\u00a0Cette derni\u00e8re conna\u00eet depuis un pass\u00e9 r\u00e9cent un d\u00e9veloppement nettement plus vigoureux que l&#8217;ensemble de la Suisse gr\u00e2ce \u00e0 plusieurs atouts comparatifs de poids, \u00e0 la croissance relativement dynamique de sa population et \u00e0 sa gamme diversifi\u00e9e de branches novatrices. On peut donc porter une appr\u00e9ciation positive sur la productivit\u00e9 et la comp\u00e9titivit\u00e9 de cette r\u00e9gion, ainsi que, par extension, sur ses perspectives de d\u00e9veloppement.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1 \u00ab\u00c9volution du produit int\u00e9rieur brut r\u00e9el et de la population active du Bassin l\u00e9manique,1990-2007\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 2 \u00ab\u00c9volution de la population et du \u00abrevenu national\u00bb du Bassin l\u00e9manique, 1990-2007\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 3 \u00abComposition sectorielle du Bassin l\u00e9manique, 2007\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 4 \u00abCroissance des branches dans le Bassin l\u00e9manique, 1990-2007\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 5 \u00abLe Bassin l\u00e9manique compar\u00e9 \u00e0 d&#8217;autres r\u00e9gions europ\u00e9ennes\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 6 \u00abCroissance du PIB en valeur r\u00e9elle dans le Bassin l\u00e9manique, par commune, 1990-2007\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 7 \u00abAccroissement de la population dans le Bassin l\u00e9manique, 1990-2006\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nTableau 1 \u00abBassin l\u00e9manique: principaux chiffres 2007\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: Donn\u00e9es en ligne Les principales donn\u00e9es dont s&#8217;inspire le pr\u00e9sent article sont disponibles sur le site de BAK Basel Economics ( <a href=\"http:\/\/www.bakbasel.com\">www.bakbasel.com<\/a> ).&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 2: Le personnel des organisations multinationales Les employ\u00e9s des organisations multinationales domicili\u00e9es \u00e0 Gen\u00e8ve (ONU, CICR, OMC, etc.), sont officiellement recens\u00e9s par l&#8217;Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique (OFS) dans la cat\u00e9gorie Noga \u00abOrganisations et organismes extraterritoriaux\u00bb. \u00c9tant donn\u00e9 que, par d\u00e9finition, ceux-ci ne font pas partie de l&#8217;\u00e9conomie suisse, il n&#8217;existe aucune estimation officielle de la valeur ajout\u00e9e dont le pays leur est redevable. Ce caract\u00e8re \u00abnon suisse\u00bb explique pourquoi les personnes actives recens\u00e9es dans cette rubrique de la nomenclature Noga ne sont pas prises en compte dans les calculs de BAK Basel Economics.Selon l&#8217;OFS, les organisations multinationales occupaient en 2005 plus de 23&nbsp;000 personnes \u00e0 Gen\u00e8ve, ce qui correspond \u00e0 quelque 8,7% de l&#8217;effectif total des personnes actives de ce canton. Comme il s&#8217;agit en majorit\u00e9 de travailleurs tr\u00e8s qualifi\u00e9s percevant des salaires \u00e9lev\u00e9s, on peut affirmer que l&#8217;\u00e9conomie du Bassin l\u00e9manique b\u00e9n\u00e9ficie largement de la pr\u00e9sence sur son sol de ces organisations multinationales.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#13; Un PIB par habitant sup\u00e9rieur \u00e0 la moyenne &#13; Pour commencer, l&#8217;analyse se portera sur ces trois principaux indicateurs macro\u00e9conomiques que sont le produit int\u00e9rieur brut (PIB) et la population, plus particuli\u00e8rement, celle en \u00e2ge d&#8217;activit\u00e9. Le Bassin l\u00e9manique fournit environ 15% du PIB national. 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