{"id":153775,"date":"2008-04-01T12:00:00","date_gmt":"2008-04-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2008\/04\/lampart-12\/"},"modified":"2023-08-24T01:12:08","modified_gmt":"2023-08-23T23:12:08","slug":"lampart-12","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2008\/04\/lampart-12\/","title":{"rendered":"La main-d&#8217;oeuvre est le facteur cl\u00e9 de l&#8217;\u00e9conomie suisse"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;&#13;<\/p>\n<h2>Soutenir la formation<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL&#8217;\u00e9conomie suisse est vraiment comp\u00e9titive, en particulier dans les domaines de production innovants et \u00e0 forte valeur ajout\u00e9e. Il lui est, toutefois, impossible de d\u00e9fendre cette position si les travailleuses et les travailleurs ne disposent pas d&#8217;une formation d&#8217;un niveau ad\u00e9quat. C&#8217;est pourquoi des mesures en ce sens sont vitales pour l&#8217;avenir du site industriel suisse. Certaines ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 prises dans un pass\u00e9 r\u00e9cent (p. ex. maturit\u00e9 professionnelle et hautes \u00e9coles sp\u00e9cialis\u00e9es), mais beaucoup reste \u00e0 faire. Les entreprises se plaignent toujours plus d&#8217;une p\u00e9nurie de main-d&#8217;oeuvre qualifi\u00e9e, entre autres dans l&#8217;ing\u00e9nierie, l&#8217;informatique et la sant\u00e9. Cinq mille jeunes n&#8217;ont pas trouv\u00e9 de place d&#8217;apprentissage l&#8217;an dernier et 20000 sont dans des \u00abfiles d&#8217;attente\u00bb.\u00a0La formation continue profite surtout aux personnes ayant fait des \u00e9tudes sup\u00e9rieures, celles dont le niveau est faible en sont largement exclues. Les possibilit\u00e9s offertes en ce domaine aux salari\u00e9s \u00e2g\u00e9s sont \u00e9galement insuffisantes et l&#8217;\u00e9cart avec les plus jeunes s&#8217;est m\u00eame creus\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Quiconque a des obligations familiales ne peut souvent pas se permettre de se perfectionner en raison du prix des cours et des pertes de salaire qui s&#8217;ensuivraient.&#13;<\/p>\n<h2>Redresser la situation<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa Suisse manque toujours de 40000 \u00e0 100\u00a0000 places d&#8217;accueil pour les enfants. Tant que celles-ci n&#8217;auront pas \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es, beaucoup de femmes et certains hommes ne pourront pas exercer leur activit\u00e9 professionnelle dans la mesure souhait\u00e9e. Ils ne peuvent donc pas mettre \u00e0 profit les qualifications acquises autant qu&#8217;ils le d\u00e9sireraient, ce qui, d&#8217;un point de vue \u00e9conomique, aggrave encore la p\u00e9nurie de main-d&#8217;oeuvre.\u00a0Malgr\u00e9 quatre ann\u00e9es successives d&#8217;essor conjoncturel, la Suisse conna\u00eet un important sous-emploi. On compte toujours 160000 personnes sans emploi, dont un quart ont entre 15 et 24 ans. S&#8217;y ajoutent 260000 autres occup\u00e9es \u00e0 temps partiel qui voudraient travailler plus, ainsi qu&#8217;un grand nombre de salari\u00e9s qui ne disposent que d&#8217;un emploi pr\u00e9caire. Ces s\u00e9quelles de la longue crise des ann\u00e9es nonante repr\u00e9sentent autant de destins douloureux et de gaspillage pour l&#8217;\u00e9conomie suisse.\u00a0Notre pays souffre de goulets d&#8217;\u00e9tranglement au niveau de ses infrastructures. Aux heures de pointe, les transports publics des agglom\u00e9rations sont satur\u00e9s. Dans plusieurs r\u00e9gions (Zurich, r\u00e9gion l\u00e9manique), il r\u00e8gne une grave p\u00e9nurie de logements \u00e0 loyers accessibles, notamment parce que les pouvoirs publics se retirent de la construction de logements sociaux.\u00a0Si l&#8217;on veut garantir demain la comp\u00e9titivit\u00e9 de l&#8217;\u00e9conomie suisse, il faut investir dans la formation, les structures de garde des enfants et les infrastructures. Il s&#8217;agit aussi de renoncer aux baisses d&#8217;imp\u00f4ts. Elles co\u00fbtent cher et ne favorisent en rien l&#8217;\u00e9conomie, le niveau d&#8217;imposition suisse \u00e9tant parmi les plus bas en comparaison internationale. Il faut aussi rejeter un taux de TVA unique, car cela rench\u00e9rirait les prestations dans les domaines de la formation et de la sant\u00e9, sans g\u00e9n\u00e9rer aucun profit en retour. Contre le sous-emploi, le Seco et les employeurs doivent lancer une offensive d&#8217;int\u00e9gration, ce qui all\u00e9gera aussi la charge des assurances sociales.&#13;<\/p>\n<h2>La croissance n&#8217;est pas un but en soi<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes derni\u00e8res ann\u00e9es ont montr\u00e9 qu&#8217;une croissance du PIB ne se traduit pas n\u00e9cessairement par un bien-\u00eatre sup\u00e9rieur. Malgr\u00e9 la reprise, nombreux sont celles et ceux qui ont d\u00fb travailler de plus en plus durement, bien que leurs salaires r\u00e9els n&#8217;aient gu\u00e8re augment\u00e9. Simultan\u00e9ment, le ch\u00f4mage ne s&#8217;est r\u00e9sorb\u00e9 que dans une mesure insatisfaisante. En outre, la croissance \u00e9conomique s&#8217;est accompagn\u00e9e par le pass\u00e9 d&#8217;un recours croissant \u00e0 des ressources non renouvelables et \u00e0 la production de toujours plus d&#8217;\u00e9mis-sions nocives. Rien n&#8217;indique vraiment que cela ait chang\u00e9 aujourd&#8217;hui. Or, le bien-\u00eatre de la population d\u00e9pend surtout de la r\u00e9partition des gains de comp\u00e9titivit\u00e9 \u00e9conomique et de la garantie \u00e0 long terme des bases existentielles. La croissance \u00e9conomique ne peut donc pas \u00eatre un but politique en soi.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp;&#13; Soutenir la formation &#13; L&#8217;\u00e9conomie suisse est vraiment comp\u00e9titive, en particulier dans les domaines de production innovants et \u00e0 forte valeur ajout\u00e9e. Il lui est, toutefois, impossible de d\u00e9fendre cette position si les travailleuses et les travailleurs ne disposent pas d&#8217;une formation d&#8217;un niveau ad\u00e9quat. 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De leurs aptitudes, de leur engagement et de leur cr\u00e9ativit\u00e9 d\u00e9pend le succ\u00e8s des entreprises de notre pays. C'est pourquoi toute politique de croissance doit, pour r\u00e9ussir, partir de la main-d'oeuvre.","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":153778,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"8756","post_abstract":"","magazine_issue":null,"seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/55b7422cbf6e8"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153775"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3140"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=153775"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153775\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":189907,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153775\/revisions\/189907"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3140"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=153775"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=153775"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=153775"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=153775"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=153775"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=153775"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}