{"id":153785,"date":"2008-04-01T12:00:00","date_gmt":"2008-04-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2008\/04\/sommaruga-4\/"},"modified":"2023-08-24T01:12:49","modified_gmt":"2023-08-23T23:12:49","slug":"sommaruga-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2008\/04\/sommaruga-4\/","title":{"rendered":"Renforcer le pouvoir d&#8217;achat des m\u00e9nages"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEn ce qui concerne les prix excessifs des importations, le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a \u00e9mis ces deux derni\u00e8res ann\u00e9es des signaux r\u00e9jouissants, bien que contradictoires. Face \u00e0 un volume annuel d&#8217;importations de plus de 180 milliards de francs &#8211; dont plus de 70 assum\u00e9s par les consommateurs finals -, il vaut la peine d&#8217;examiner d&#8217;un peu plus pr\u00e8s les raisons des prix (sup\u00e9rieurs en moyenne de 10 \u00e0 30%) des biens import\u00e9s, car ceux-ci rench\u00e9rissent la place \u00e9conomique suisse et compromettent la croissance.&#13;<\/p>\n<h2>Des prix d\u00e9j\u00e0 \u00e9lev\u00e9s \u00e0 la fronti\u00e8re<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nUne \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 la demande du commerce de d\u00e9tail BAK Basel Economics, Internationaler Vergleich der Kosten und Preis bestimmenden Faktoren im Detailhandel, B\u00e2le, septembre 2006, p. 40-43. a montr\u00e9 que, pour la plupart des produits import\u00e9s, les diff\u00e9rences ne se manifestent pas en fin de cha\u00eene, dans le prix de vente final, mais d\u00e8s l&#8217;importation. Les co\u00fbts salariaux et d&#8217;in-frastructure ne jouent donc pas de r\u00f4le; au contraire, \u00e9tant donn\u00e9 que la Suisse conna\u00eet le taux de TVA le plus bas d&#8217;Europe, les biens import\u00e9s devraient \u00eatre plut\u00f4t meilleur march\u00e9 \u00e0 la fronti\u00e8re. Ce sont donc les entraves techniques au commerce, les droits de douane et l&#8217;organisation du march\u00e9 qui sont les premiers responsables des diff\u00e9rences de prix.\u00a0Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral veut d\u00e9manteler les entraves techniques au commerce en introduisant le principe du \u00abCassis de Dijon\u00bb\u00a0&#8211; objectif que partagent d&#8217;ailleurs les organisations de consommateurs. Cela ne doit, toutefois, pas condamner les consommateurs \u00e0 renoncer \u00e0 l&#8217;avenir \u00e0 des indications importantes, comme la mention du pays d&#8217;origine des aliments. Tous les pays d&#8217;Europe connaissent des dispositions sp\u00e9ciales pour assurer la s\u00e9curit\u00e9 ou l&#8217;information des consommateurs. Ces d\u00e9rogations doivent toutefois \u00eatre limit\u00e9es, sinon le principe du \u00abCassis de Dijon\u00bb ne pourra pas d\u00e9ployer ses effets. L&#8217;accord de libre-\u00e9change avec l&#8217;UE, envisag\u00e9 par le Conseil f\u00e9d\u00e9ral dans le domaine agroalimentaire, pourrait lui aussi all\u00e9ger la facture des consommateurs, pour autant qu&#8217;il ne compromette pas la s\u00e9curit\u00e9 et la qualit\u00e9 des aliments.&#13;<\/p>\n<h2>Le principe du \u00abCassis de Dijon\u00bb est d&#8217;un faible int\u00e9r\u00eat sans les importations parall\u00e8les<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe principe du \u00abCassis de Dijon\u00bb et l&#8217;accord de libre-\u00e9change ne profiteront, cependant, gu\u00e8re aux consommateurs si les importations parall\u00e8les ne sont pas autoris\u00e9es simultan\u00e9ment. Par sa d\u00e9cision de d\u00e9cembre 2007 d&#8217;interdire \u00e0 l&#8217;avenir explicitement les importations parall\u00e8les de biens brevet\u00e9s, le Conseil f\u00e9d\u00e9ral s&#8217;emp\u00eatre dans les contradictions. Les brevets sont \u00e9videmment tr\u00e8s importants pour l&#8217;innovation. Toutefois, quand on en abuse pour verrouiller des march\u00e9s et qu&#8217;on cr\u00e9e ainsi des monopoles d&#8217;importation, cela n&#8217;a plus rien \u00e0 voir avec la protection de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle! Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral s&#8217;enferre aussi quand il exige de l&#8217;agriculture et des PME qu&#8217;elles affrontent la concurrence \u00e9trang\u00e8re, alors que l&#8217;industrie pharmaceutique, qui a pris la t\u00eate de la lutte contre les importations parall\u00e8les dans son seul int\u00e9r\u00eat, reste prot\u00e9g\u00e9e d&#8217;une concurrence d\u00e9sagr\u00e9able. Sur le march\u00e9 des m\u00e9dicaments, notamment\u00a0&#8211; trois quarts d&#8217;entre eux sont import\u00e9s\u00a0&#8211; , ce verrouillage est particuli\u00e8rement irritant, puisque les gains r\u00e9alis\u00e9s sur des prix suisses excessifs vont en majeure partie \u00e0 des groupes \u00e9trangers, alors que la classe moyenne helv\u00e9tique ploie sous la charge des primes d&#8217;assurance-maladie.\u00a0Enfin, le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a omis, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, d&#8217;assortir les ouvertures de march\u00e9s, mais aussi l&#8217;arriv\u00e9e de nouvelles technologies, comme le commerce \u00e9lectronique, de mesures de protection des consommateurs. Dans ce domaine, la Suisse est \u00e0 la tra\u00eene de l&#8217;Europe. Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral n\u00e9glige les m\u00e9nages non seulement dans les prescriptions concernant l&#8217;information et la transparence, mais aussi dans les questions de s\u00e9curit\u00e9 et de concurrence. Il ne prive pas seulement le plus gros acheteur de Suisse de droits importants, il galvaude aussi la chance que la concurrence puisse jouer efficacement son r\u00f4le de moteur de l&#8217;innovation, et donc de croissance.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp;&#13; &#13; En ce qui concerne les prix excessifs des importations, le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a \u00e9mis ces deux derni\u00e8res ann\u00e9es des signaux r\u00e9jouissants, bien que contradictoires. 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Si le Conseil f\u00e9d\u00e9ral entend poursuivre ou d\u00e9velopper sa politique de croissance, on est en droit d'attendre de lui qu'il pr\u00eate plus d'attention au renforcement du pouvoir d'achat des m\u00e9nages, en abaissant les prix excessifs des importations et en rendant les droits des consommateurs eurocompatibles.","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":153788,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"8760","post_abstract":"","magazine_issue":null,"seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/55b7419264d99"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153785"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2866"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=153785"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153785\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":189925,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153785\/revisions\/189925"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2866"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=153785"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=153785"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=153785"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=153785"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=153785"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=153785"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}