{"id":153815,"date":"2008-03-01T12:00:00","date_gmt":"2008-03-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2008\/03\/flueckiger-4\/"},"modified":"2023-08-24T01:12:53","modified_gmt":"2023-08-23T23:12:53","slug":"flueckiger-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2008\/03\/flueckiger-4\/","title":{"rendered":"Les march\u00e9s nomades, moteurs de la concurrence universelle"},"content":{"rendered":"<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/200803_06_Flueckiger_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"237\" \/>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nAujourd&#8217;hui, les grands moteurs de la concurrence universelle ne sont plus les pays industrialis\u00e9s classiques de l&#8217;OCDE, mais les pays \u00e9mergents. Ces cinq derni\u00e8res ann\u00e9es, le Bric (Br\u00e9sil, Russie, Inde et Chine) a, \u00e0 lui seul, contribu\u00e9 davantage \u00e0 la croissance g\u00e9n\u00e9rale que toute la zone OCDE. \u00c0 pouvoir d&#8217;achat \u00e9gal, sa quote-part au PIB mondial est pass\u00e9e de 18% (d\u00e9but des ann\u00e9es nonante) \u00e0 27% (2007). Celle de tous les pays hors OCDE a atteint 46% (voir graphique 1 ). \u00c0 un rythme hallucinant, la Chine a presque quintupl\u00e9 sa part entre 1980 et 2000, alors que celle de l&#8217;Asie m\u00e9ridionale (l&#8217;Inde surtout) se \u00abcontentait\u00bb de doubler. En 2008, la Chine deviendra probablement le plus grand exportateur du monde. En plus de cela, les exportations de haute technologie du Bric ont doubl\u00e9 en passant de 15% (1996) \u00e0 30% (2004). L&#8217;image d&#8217;une Asie \u00abatelier mondial\u00bb n&#8217;est plus enti\u00e8rement pertinente. Cette \u00e9volution donne un avant-go\u00fbt de ce qui pourrait se passer dans le secteur des services, o\u00f9 l&#8217;OCDE assure encore 80% des \u00e9changes internationaux. \u00a0 Les taux actuels de croissance par habitant des pays du Bric et leur d\u00e9mographie (toujours) dynamique modifient radicalement le classement traditionnel des PIB. Si l&#8217;on tient encore compte du pouvoir d&#8217;achat, il faudrait remettre fonci\u00e8rement en question la pr\u00e9tention du G8 \u00e0 dominer l&#8217;\u00e9conomie mondiale (voir graphique 2 ).&#13;<\/p>\n<h2>La mondialisation se g\u00e9n\u00e9ralise et atteint les PME<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nJusqu&#8217;ici, la mondialisation a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par l&#8217;expansion rapide des exportations et investissements de l&#8217;OCDE. La nouveaut\u00e9\u00a0&#8211; ou plut\u00f4t la r\u00e9alit\u00e9 qui s&#8217;impose peu \u00e0 peu\u00a0&#8211; est la fragmentation g\u00e9ographique des cha\u00eenes de cr\u00e9ation de valeur. Il se fabrique et il s&#8217;\u00e9change toujours moins de produits , mais toujours plus de composants de produits. En 2003, ces derniers repr\u00e9sentaient d\u00e9j\u00e0 54% de toutes les marchandises \u00e9chang\u00e9es. Les produits sont donc de plus en plus fabriqu\u00e9s \u00e0 partir de composants import\u00e9s. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, plus le produit final est complexe, plus la production est fragment\u00e9e. Ces imbrications rendent toujours plus difficile la d\u00e9finition des \u00abint\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques nationaux\u00bb et donc leur d\u00e9fense, \u00e9tant donn\u00e9 que les entreprises et les produits perdent de plus en plus leur caract\u00e8re national. \u00a0 Tout cela n&#8217;est pas sans affecter les petites et moyennes entreprises (PME), car il s&#8217;instaure progressivement un syst\u00e8me mondial de sous-traitants pour les biens industriels. Les PME nationales de sous-traitance consid\u00e8rent de plus en plus leurs relations traditionnelles avec les grandes entreprises dans un contexte de concurrence internationale, d\u00e8s que celles-ci commencent \u00e0 percevoir les possibilit\u00e9s du march\u00e9 international. Des \u00e9tudes r\u00e9centes de l&#8217;industrie automobile et du secteur touristique montrent qu&#8217;en de telles p\u00e9riodes de changement, les PME doivent souvent prendre des d\u00e9cisions strat\u00e9giques: une entr\u00e9e dans les cha\u00eenes mondiales de cr\u00e9ation de valeur est-elle possible, et comment? En cas de r\u00e9ussite, de nouvelles possibilit\u00e9s s&#8217;ouvrent de devenir fournisseur d&#8217;autres gros clients internationaux.&#13;<\/p>\n<h2>Changement du rapport entre capital et production<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL&#8217;acc\u00e9l\u00e9ration de cette nouvelle mondialisation est inconcevable sans la r\u00e9volution survenue sur le march\u00e9 international des capitaux. Le secteur des services financiers actuel n&#8217;a plus grand-chose \u00e0 voir avec celui d&#8217;il y a vingt ans. Le montant total des actifs financiers, qui repr\u00e9sentait encore 109% du PIB mondial en 1980, \u00e9tait de 316% en 2005 (voir graphique 3 ). Les d\u00e9p\u00f4ts bancaires traditionnels ne repr\u00e9sentent plus que 27% de l&#8217;ensemble (42% en 1980), les trois quarts restants \u00e9tant \u00aben mouvement\u00bb. En sont responsables la liquidit\u00e9 mondiale croissante et la cr\u00e9ation d&#8217;outils financiers recourant aux plates-formes \u00e9lectroniques de commerce, en particulier la titrisation des dettes (\u00absecuritization\u00bb) sous toutes ses formes complexes. Avec ses nouveaux acteurs (capital-risque, fonds sp\u00e9culatifs, fonds institutionnels, fonds souverains), le march\u00e9 international des capitaux assume de fa\u00e7on croissante les r\u00f4les traditionnels du financement des entreprises. \u00a0 Premi\u00e8rement, les op\u00e9rations de cr\u00e9dit gagnent en souplesse et en complexit\u00e9 pour les particuliers et les acteurs commerciaux, ce qui permet une planification \u00e0 plus long terme, ind\u00e9pendamment du flux de tr\u00e9sorerie du moment. Deuxi\u00e8mement, l&#8217;effet de levier des nouveaux v\u00e9hicules d&#8217;investissement permet des changements de main et des reprises au-del\u00e0 des fronti\u00e8res dans des dimensions in-connues jusque-l\u00e0. La structure de l&#8217;actionnariat, d&#8217;abord familiale, puis nationale, des entreprises fond \u00e0 vue d&#8217;oeil. La nationalit\u00e9 d&#8217;une entreprise ne dispara\u00eet pas seulement du fait de la constitution de cha\u00eenes mondiales de cr\u00e9ation de valeur, mais aussi par fragmentation de la propri\u00e9t\u00e9.&#13;<\/p>\n<h2>Naissance d&#8217;un march\u00e9 mondial du travail<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nD&#8217;un point de vue statistique\u00a0&#8211; c&#8217;est-\u00e0-dire en moyenne\u00a0-, la mondialisation, d\u00e9finie comme le d\u00e9cha\u00eenement de la concurrence \u00e9conomique \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle universelle, reste incontestablement un succ\u00e8s. Il est prouv\u00e9 que la lib\u00e9ralisation et l&#8217;ouverture des trois derni\u00e8res d\u00e9cennies ont dop\u00e9 la croissance, la prosp\u00e9rit\u00e9 et les emplois dans toute l&#8217;OCDE et ont embarqu\u00e9 d&#8217;autres pays dans un processus de croissance g\u00e9n\u00e9rale. Contrairement \u00e0 des craintes r\u00e9pandues, ce ph\u00e9nom\u00e8ne s&#8217;applique aussi \u00e0 la concurrence sur les march\u00e9s mondiaux du travail. Dans l&#8217;OCDE, l&#8217;ouverture, la concurrence, la lib\u00e9ralisation et la mobilit\u00e9 n&#8217;ont pas abouti \u00e0 r\u00e9duire le nombre des postes de travail, mais au contraire \u00e0 l&#8217;augmenter. Il est, toutefois, vrai que cette \u00e9volution s&#8217;accompagne d&#8217;un nombre croissant d&#8217;emplois \u00e0 temps partiel, d&#8217;o\u00f9 l&#8217;apparition dans plusieurs pays de l&#8217;OCDE d&#8217;un march\u00e9 \u00e0 deux vitesses. La faute n&#8217;en est, cependant, pas \u00e0 la lib\u00e9ralisation, mais \u00e0 son absence, elle-m\u00eame due \u00e0 une politique de l&#8217;emploi qui, au lieu de d\u00e9fendre les salari\u00e9s, prot\u00e8ge les emplois existants (des \u00abinsiders\u00bb) et en complique l&#8217;acc\u00e8s aux oubli\u00e9s du march\u00e9 du travail (\u00aboutsiders\u00bb). \u00a0 Il existe, cependant, des victimes de la mondialisation dans les pays de l&#8217;OCDE. On les trouve dans des secteurs sp\u00e9cifiques (\u00e0 faible technologie) et parmi certains salari\u00e9s (peu qualifi\u00e9s). La lib\u00e9ralisation internationale du march\u00e9 du travail \u00e9quivaut en fin de compte \u00e0 un d\u00e9placement de l&#8217;offre. Dans ce processus, c&#8217;est surtout la partie la moins bien form\u00e9e de la main-d&#8217;oeuvre des secteurs industriels traditionnels de l&#8217;OCDE qui subit la concurrence internationale. Pour les int\u00e9ress\u00e9s\u00a0&#8211; et pour les politiciens qui les repr\u00e9sentent\u00a0-, le fait que le r\u00e9sultat global moyen soit positif n&#8217;a pas d&#8217;importance. Le ch\u00f4mage individuel\u00a0&#8211; et son co\u00fbt politique (non-r\u00e9\u00e9lection) &#8211; sont des \u00e9ch\u00e9ances \u00e0 court terme. Dans ce sens, la mondialisation n&#8217;est pas un jeu gagnant-gagnant. \u00a0 Il n&#8217;est donc pas surprenant que les der-niers chiffres de l&#8217;OCDE r\u00e9v\u00e8lent que les bas revenus ont stagn\u00e9 au Japon, aux \u00c9tats-Unis et en Europe, alors que les hauts revenus ont cr\u00fb. En Suisse, toutefois, les \u00e9carts sont minimes, tant en ce qui concerne le diff\u00e9rentiel que la tendance. Si l&#8217;on examine encore l&#8217;\u00e9volution du revenu disponible Pour la m\u00eame p\u00e9riode (1995-2002), d&#8217;autres enqu\u00eates supposent une r\u00e9duction encore plus forte des emplois industriels en Chine: de 95 \u00e0 83 millions (voir OCDE, 2007b, p. 93-94). Dans les r\u00e9gions urbaines de Chine, les salaires r\u00e9els ont doubl\u00e9 entre 2000 et 2005 (voir OCDE, 2007j, p. 36). . L&#8217;OCDE estime qu&#8217;au bout du compte, un cinqui\u00e8me des emplois perdus parmi ses membres l&#8217;ont \u00e9t\u00e9 au profit d&#8217;autres pays ext\u00e9rieurs, le reste \u00e9tant d\u00fb aux innovations et \u00e0 une politique de l&#8217;emploi inadapt\u00e9e. C&#8217;est l\u00e0, en effet, la seule mani\u00e8re d&#8217;expliquer que des pays de l&#8217;OCDE qui connaissent le m\u00eame degr\u00e9 d&#8217;ouverture accusent des structures salariales et des taux de ch\u00f4mage tr\u00e8s diff\u00e9rents. Si la d\u00e9localisation \u00e9tait la cause principale des pertes d&#8217;emploi, la Suisse devrait avoir un des plus forts taux de ch\u00f4mage de l&#8217;OCDE puisqu&#8217;elle est un des pays les plus ouverts. Or, c&#8217;est le contraire qui est le cas.&#13;<\/p>\n<h2>Quelle strat\u00e9gie de mondialisation pour la Suisse?<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe d\u00e9placement des centres de gravit\u00e9 g\u00e9ographiques, la naissance de cha\u00eenes mondiales de cr\u00e9ation de valeur, la pression croissante sur les PME, la \u00abnomadisation\u00bb des entreprises et de leur actionnariat, mais aussi du travail et des travailleurs,\u00a0sont des fait appel\u00e9s \u00e0 persister. \u00a0 O\u00f9 en sont la Suisse et son \u00e9conomie, dans ce contexte? La Suisse obtient r\u00e9guli\u00e8rement d&#8217;excellentes notes pour son ouverture, sa s\u00e9curit\u00e9, sa fiabilit\u00e9 et sa main-d&#8217;oeuvre \u00e0 la fois souple et hautement qualifi\u00e9e. Quelle strat\u00e9gie de mondialisation un gouvernement charg\u00e9 de pr\u00e9server l&#8217;unit\u00e9 nationale doit-il adopter face au fait que la nation dispara\u00eet en tant qu&#8217;unit\u00e9 \u00e9conomique? Pays des salaires et des prix forts, la Suisse n&#8217;a d&#8217;autre choix que de s&#8217;imposer au sommet de la cha\u00eene mondiale de cr\u00e9ation de valeur. \u00a0 Les premi\u00e8res d\u00e9cennies marqu\u00e9es par une politique active d&#8217;innovation en Suisse et dans d&#8217;autres pays d&#8217;Europe (\u00abstrat\u00e9gie de Lisbonne\u00bb) ont montr\u00e9 qu&#8217;il est difficile, voire impossible aux politiciens de planifier l&#8217;innovation. Lors du passage \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 de services et du savoir, le politique doit fournir les bonnes incitations aux entreprises, travailleurs et investisseurs suisses et \u00e9trangers. Si l&#8217;on consid\u00e8re les chiffres d\u00e9cevants de la Suisse en mati\u00e8re d&#8217;augmentation de la productivit\u00e9 &#8211; qui sont en fin de compte le r\u00e9sultat de tous les efforts d&#8217;innovation\u00a0-, le doute est permis. Le rapport actuel de l&#8217;OCDE sur la Suisse la met clairement en garde contre un nouveau d\u00e9clin de sa prosp\u00e9rit\u00e9 relative. \u00a0 Le probl\u00e8me fondamental qu&#8217;affronte la Suisse est l&#8217;\u00e9troitesse des bases de son succ\u00e8s: \u00a0 1. Par rapport \u00e0 sa population, aucun autre pays ne conna\u00eet pareille densit\u00e9 de soci\u00e9t\u00e9s multinationales de pointe, op\u00e9rant avec un succ\u00e8s extr\u00eame sur le march\u00e9 mondial Dans le FDI Regulatory Restrictiveness Index de l&#8217;OCDE, qui mesure les \u00e9carts entre les conditions faites aux \u00e9trangers qui investissent dans les infrastructures d&#8217;un pays et le traitement des investisseurs nationaux, la Suisse figure r\u00e9guli\u00e8rement en queue du peloton. . Malgr\u00e9 la disponibilit\u00e9 quasi g\u00e9n\u00e9rale de l&#8217;ADSL, le r\u00e9seau TIC de Suisse est en retard sur ses concurrents, tant du point de vue de la structure des prix (bande large, t\u00e9l\u00e9phonie mobile) que de celui de la qualit\u00e9 (rapidit\u00e9 du t\u00e9l\u00e9chargement).&#13;<\/p>\n<h2>Une politique \u00e9conomique davantage centr\u00e9e sur la promotion de la Suisse<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nJusqu&#8217;ici, la politique \u00e9conomique de la Suisse a toujours \u00e9t\u00e9 ax\u00e9e sur la d\u00e9fense des int\u00e9r\u00eats de ses entreprises et de ses travailleurs. Cette t\u00e2che devient toujours plus difficile et perd de son sens du fait que les entreprises &#8211; mais aussi la main-d&#8217;oeuvre\u00a0&#8211; s&#8217;affranchissent du territoire suisse au fur et \u00e0 mesure que la mondialisation progresse. \u00a0 La politique \u00e9conomique de l&#8217;avenir doit donc se concentrer davantage sur la promotion de la place \u00e9conomique suisse et miser sur les facteurs non mobiles (mati\u00e8res premi\u00e8res, r\u00e9glementation, s\u00e9curit\u00e9, environnement, finances et infrastructures publiques) pour affronter la concurrence d&#8217;autres places dans le monde. Qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;entreprises, de main-d&#8217;oeuvre ou de capital est secondaire. Cette r\u00e9alit\u00e9 exige de s&#8217;y habituer, parce qu&#8217;elle entre en conflit avec le but constitutionnel qu&#8217;est l&#8217;ind\u00e9pendance. Si la politique ne parvient pas \u00e0 offrir un abri durable aux march\u00e9s nomades, il sera malais\u00e9 de garantir la prosp\u00e9rit\u00e9 de tous les niveaux de revenu.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1 \u00ab\u00c9volution de la quote-part des grands ensembles \u00e9conomiques dans le PIB mondial (en&nbsp;%), 1993-2008\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 2 \u00abProduit int\u00e9rieur brut du G12 (G7+Bric+Suisse) en tenant compte ounon de la parit\u00e9 de pouvoir d&#8217;achat (PPA), 2006\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 3 \u00abTaille compar\u00e9e des indicateurs \u00e9conomiques et financiersa, 2005\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<b>Encadr\u00e9 1: Bibliographie<\/b>&#13;<br \/>\n&#8211; OCDE, The Changing Nature of Manufacturing in OECD Countries, STI Working Paper 2006\/9, DSTI, Dirk Pilat, Agn\u00e8s Cimper, Karsten Olsen et Colin Webb, 2006a.- OCDE, Examens de l&#8217;OCDE des politiques d&#8217;innovation: Suisse, 2006b.- OCDE, Perspectives de l&#8217;investissement international, 2007a.- OCDE, Comment rester comp\u00e9titif dans l&#8217;\u00e9conomie mondiale: progresser dans la cha\u00eene de valeur, 2007b.- OCDE, Perspectives \u00e9conomiques, juin 2007, n\u00b0 81 (2007c).- OCDE, L&#8217;innovation: programme d&#8217;action de l&#8217;OCDE pour la croissance et l&#8217;\u00e9quit\u00e9, C\/MIN(2007)2\/ANN2, 11 mai 2007 (2007d).- OCDE, Making the Most of Globalisation, C\/MIN(2007)1\/ANN, 26 mars 2007 (2007e).- OCDE, R\u00e9formes \u00e9conomiques: objectif croissance, 2007f.- OCDE, Enhancing the Role of SMEs in Global Value Chains, 2007g, CFE\/SME(2006)12\/REV2.- OCDE, \u00c9tude \u00e9conomique de la Suisse 2007 (2007h).- OCDE, Innovation and Growth: Rationale for an Innovation Strategy, 2007i.- OCDE, Perspectives de l&#8217;emploi de l&#8217;OCDE, 2007 (2007j).<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#13; &#13; Aujourd&#8217;hui, les grands moteurs de la concurrence universelle ne sont plus les pays industrialis\u00e9s classiques de l&#8217;OCDE, mais les pays \u00e9mergents. 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Leiter, schweizerische OECD-Delegation, Paris","seco_author_post_occupation_fr":"Repr\u00e9sentant permanent adjoint de la d\u00e9l\u00e9gation suisse pr\u00e8s de l'OCDE, Paris","seco_co_authors_post_ocupation":null,"short_title":"","post_lead":"Le contexte de la concurrence internationale a chang\u00e9 de fond en comble. Le d\u00e9placement des centres de gravit\u00e9 a r\u00e9organis\u00e9 la g\u00e9ographie \u00e9conomique. Les acteurs ont eux-m\u00eames chang\u00e9: jusqu'ici, les entreprises pouvaient \u00eatre rattach\u00e9es \u00e0 une patrie politique; l'apparition de cha\u00eenes mondiales de cr\u00e9ation de valeur rend cette classification obsol\u00e8te. \u00c0 cela s'ajoute le fait que la r\u00e9volution du march\u00e9 des capitaux, avec ses nouveaux outils et possibilit\u00e9s, transforme \u00e0 vue d'oeil la structure de l'actionnariat de nombreuses entreprises. En se basant sur de nouvelles donn\u00e9es, des analystes de l'OCDE tentent de d\u00e9crire les acteurs et le fonctionnement de ce paysage. Ils remettent, par ailleurs, en question le taux pr\u00e9tendument \u00e9lev\u00e9 d'int\u00e9gration de la Suisse dans le monde Une version longue de cet article est disponible \u00e0 l'adresse www.eda.admin.ch , rubriques \u00abTh\u00e8mes\u00bb, \u00abOrganisations internationales\u00bb, \u00abOCDE\u00bb, \u00abD\u00e9l\u00e9gation suisse\u00bb. .","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":153818,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"8710","post_abstract":"","magazine_issue":null,"seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/55b8733373cc6"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153815"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3118"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=153815"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153815\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":189927,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153815\/revisions\/189927"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3118"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=153815"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=153815"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=153815"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=153815"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=153815"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=153815"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}