{"id":153840,"date":"2008-03-01T12:00:00","date_gmt":"2008-03-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2008\/03\/jaeger-4\/"},"modified":"2023-08-24T01:12:56","modified_gmt":"2023-08-23T23:12:56","slug":"jaeger-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2008\/03\/jaeger-4\/","title":{"rendered":"Attrait et comp\u00e9titivit\u00e9 de la Suisse pour les PME:les r\u00e9sultats de 2007"},"content":{"rendered":"<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/200803_09_Jaeger_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"247\" \/>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nL&#8217;enqu\u00eate a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e pour la dixi\u00e8me fois cons\u00e9cutive aupr\u00e8s des participants au cours, soit chaque fois une trentaine ou une quarantaine de propri\u00e9taires et dirigeants de PME. Cette \u00e9tude p\u00e9riodique permet non seulement de r\u00e9actualiser les r\u00e9sultats, mais aussi d&#8217;en d\u00e9gager les dynamiques. Comme la composition du groupe de participants est le fruit d&#8217;une s\u00e9lection et que les r\u00e9ponses \u00e9manent donc d&#8217;entrepreneurs ou dirigeants plus performants que la moyenne, une certaine distorsion n&#8217;est pas exclue \u00e7\u00e0 et l\u00e0. En revanche, il ne faut pas s&#8217;attendre \u00e0 en trouver dans la comparaison diachronique (1998-2007). Il est, par ailleurs, possible de formuler quelques hypoth\u00e8ses quant aux principales tendances qui guident la comp\u00e9titivit\u00e9 de la Suisse en tant que si\u00e8ge de PME Voir \u00e0 ce sujet KMU-Landschaft im Wandel, Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique (OFS), mars 2008..&#13;<\/p>\n<h2>Caract\u00e9ristiques structurales des entreprises interrog\u00e9es<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nPour obtenir un tableau structur\u00e9 des entreprises impliqu\u00e9es, celles-ci sont class\u00e9es en fonction des caract\u00e9ristiques suivantes: secteur, taille, part des exportations, croissance du chiffre d&#8217;affaires par rapport \u00e0 la moyenne sectorielle. Les chiffres cit\u00e9s sont ceux de la derni\u00e8re enqu\u00eate (printemps 2007).\u00a0Pour ce qui est de la r\u00e9partition par branches R\u00e9partition selon liste de correspondance Noga 2002, OFS, section Structure des entreprises et emploi., 53% des entreprises d\u00e9pendent du secteur secondaire (industrie et artisanat), 30% de l&#8217;industrie de transformation, 44% du tertiaire (services) et 3% du primaire (agriculture et sylviculture). Cette distribution s&#8217;oppose nettement \u00e0 la r\u00e9partition nationale, o\u00f9 76% des entreprises d\u00e9pendent du tertiaire Selon Recensement des entreprises 2005, OFS..\u00a0La taille des entreprises interrog\u00e9es correspond \u00e0 l&#8217;effectif total des collaborateurs en Suisse et \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger. Plus de 43% sont class\u00e9es comme petites (10 \u00e0 49 collaborateurs) et 37% sont de taille moyenne (50 \u00e0 249 collaborateurs). Seules 3% sont des microentreprises de 1 \u00e0 9 employ\u00e9s. Les 17% restants sont des grandes entreprises qui emploient 250 personnes et plus.\u00a0Un peu plus de 28% des entreprises n&#8217;exportent pas du tout. Pour 41% d&#8217;entre elles, les exportations repr\u00e9sentent moins d&#8217;un quart du chiffre d&#8217;affaires. 25% des entreprises r\u00e9alisent plus de la moiti\u00e9 de leur chiffre d&#8217;affaires \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger, affirmant ainsi leur nature internationale. On peut \u00e9galement postuler que les entreprises exportatrices sont soumises \u00e0 une concurrence plus vive que les autres et donc que les PME interrog\u00e9es sont relativement performantes, ce qui en fait un \u00e9chantillon particuli\u00e8rement pertinent pour la politique de promotion de la place \u00e9conomique suisse. Autre signe r\u00e9v\u00e9lateur: 50% des entreprises interrog\u00e9es jugent que l&#8217;\u00e9volution de leur chiffre d&#8217;affaires est sup\u00e9rieure \u00e0 la moyenne des branches.&#13;<\/p>\n<h2>M\u00e9thodologie pour l&#8217;\u00e9tude des forces et des faiblesses<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nPour l&#8217;enqu\u00eate, les participants \u00e9valuent divers facteurs d&#8217;implantation \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;une matrice bidimensionnelle. Il s&#8217;agit de juger, d&#8217;une part, l&#8217;offre ou l&#8217;\u00e9tat d&#8217;un facteur d&#8217;implantation donn\u00e9 (mauvais \/ suffisant \/ bon), d&#8217;autre part d&#8217;estimer l&#8217;importance du m\u00eame facteur pour l&#8217;entreprise (sans importance \/ important \/ tr\u00e8s important). Les neuf combinaisons de r\u00e9ponses possibles sont r\u00e9capitul\u00e9es dans le tableau 1. Le facteur d&#8217;implantation \u00e9tudi\u00e9 appara\u00eet dans la case o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9 le plus souvent, accompagn\u00e9 du pourcentage indiquant le nombre de personnes (ayant r\u00e9pondu) qui l&#8217;ont positionn\u00e9 \u00e0 cet endroit. Ainsi, 41% des personnes ayant r\u00e9pondu jugent que la disponibilit\u00e9 en main-d&#8217;oeuvre qualifi\u00e9e est mauvaise et que la question est tr\u00e8s importante. Aucune autre combinaison de r\u00e9ponses ne r\u00e9alise de pourcentage sup\u00e9rieur pour ce facteur-l\u00e0 Les facteurs charges salariales et paix du travail se retrouvent dans deux champs de la matrice. C&#8217;est que, dans ces cas, deux combinaisons de r\u00e9ponses ont obtenu le m\u00eame score et qu&#8217;aucune autre n&#8217;a \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9e plus souvent..\u00a0Pour interpr\u00e9ter les neuf cases de la matrice Voici comment les facteurs d&#8217;implantation sont attribu\u00e9s aux champs: on d\u00e9termine en pour-cent combien de participants ont attribu\u00e9 chaque facteur d&#8217;implantation \u00e0 tel champ, l&#8217;\u00e9chantillon \u00e9tant corrig\u00e9 des participants qui n&#8217;ont pas fait de choix. Le facteur d&#8217;implantation est inscrit dans le champ o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9 le plus souvent., on notera ce qui suit: si un facteur d&#8217;implantation est jug\u00e9 mauvais\u00a0+\u00a0tr\u00e8s important (case 3), il est extr\u00eamement urgent d&#8217;agir au plan politique, car cette combinaison met en \u00e9vidence un probl\u00e8me aigu. Les combinaisons mauvais + important (case 2) et suffisant + tr\u00e8s important (case 6) signalent la n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;une intervention rapide et des probl\u00e8mes graves. Les facteurs d&#8217;implantation jug\u00e9s suffisants + importants (case 5) repr\u00e9sentent des probl\u00e8mes moindres, mais il y a quand m\u00eame n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;intervenir. Ceux situ\u00e9s dans les cases restantes ne posent pas de probl\u00e8me. La seule intervention n\u00e9cessaire est de veiller \u00e0 ce que les conditions demeurent bonnes ou s&#8217;am\u00e9liorent encore.&#13;<\/p>\n<h2>P\u00e9nurie de main-d&#8217;oeuvre qualifi\u00e9e<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa matrice montre que la disponibilit\u00e9 de main-d&#8217;oeuvre qualifi\u00e9e est nettement en t\u00eate des pr\u00e9occupations (41%). Plus de 81% des entreprises interrog\u00e9es rangent d&#8217;ailleurs ce facteur d&#8217;implantation dans la colonne tr\u00e8s important (cases 3, 6 et 9). L&#8217;acuit\u00e9 du probl\u00e8me est encore soulign\u00e9e par le fait qu&#8217;\u00e0 partir de 1999, ce m\u00eame facteur a toujours \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 mauvais ou suffisant, mais en tout cas tr\u00e8s important (cases 3 ou 6). On peut en d\u00e9duire que les mesures politiques prises pour am\u00e9liorer la disponibilit\u00e9 en main-d&#8217;oeuvre qualifi\u00e9e ont \u00e9t\u00e9 soit n\u00e9glig\u00e9es, soit infructueuses. Il est vrai que l&#8217;hypoth\u00e8se la plus vraisemblable de cet \u00e9chec est probablement que la bonne conjoncture g\u00e9n\u00e9rale a dynamis\u00e9 l&#8217;\u00e9conomie suisse, notamment ces quatre derni\u00e8res ann\u00e9es, puisque de 2004 \u00e0 2007, le PIB r\u00e9el a cr\u00fb en moyenne de 2,7% par an. Pendant ce temps, les carnets de commande presque pleins (93%) de l&#8217;industrie suisse des machines, des \u00e9quipements \u00e9lectriques et des m\u00e9taux ont cr\u00e9\u00e9 des goulets d&#8217;\u00e9tranglement dans la production et sur le march\u00e9 du personnel hautement qualifi\u00e9 Voir \u00e0 ce propos Secr\u00e9tariat d&#8217;\u00c9tat \u00e0 l&#8217;\u00e9conomie (Seco), Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique (OFS) et Association de l&#8217;industrie suisse des machines, des \u00e9quipements \u00e9lectriques et des m\u00e9taux (Swissmem).. Sur le plan politique, la Suisse et l&#8217;UE ont aussi mis progressivement en oeuvre la libre circulation des personnes depuis 2002. Cette ouverture \u00e9conomique s&#8217;est encore accrue avec l&#8217;extension de l&#8217;accord sur la libre circulation des personnes aux \u00c9tats d&#8217;Europe centrale et orientale. Malgr\u00e9 toutes ces mesures de lib\u00e9ralisation, il n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 possible, manifestement, d&#8217;\u00e9liminer les goulets d&#8217;\u00e9tranglement, en particulier en mati\u00e8re de personnel hautement qualifi\u00e9.&#13;<\/p>\n<h2>Taux de change: un euro fort pose probl\u00e8me aux importateurs<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nUn autre probl\u00e8me aigu est le taux de change du franc suisse par rapport \u00e0 l&#8217;euro et au dollar US (voir graphique 1). Les entreprises qui y voient un probl\u00e8me (21%) sont surtout celles qui ach\u00e8tent \u00e0 des sous-traitants de la zone euro ou s&#8217;y procurent des intrants. Face \u00e0 un euro fort, ces producteurs ou importateurs indig\u00e8nes doivent payer plus et re\u00e7oivent moins pour leur argent. Il est vrai que d&#8217;autres entreprises profitent des taux de change \u00e9lev\u00e9s. Ainsi, celles qui exportent dans la zone euro, de m\u00eame que leurs sous-traitants, ont avantage \u00e0 ce que le taux de change du franc soit bas par rapport \u00e0 l&#8217;euro ou qu&#8217;il tende \u00e0 la baisse. Les entreprises de tourisme profitent particuli\u00e8rement de ce que les visiteurs de la zone euro arrivent avec une devise forte (par rapport au franc suisse). \u00c0 y regarder de plus pr\u00e8s, cette hypoth\u00e8se est confirm\u00e9e, puisque 17%\u00a0&#8211; donc 4% seulement de moins que pour la case mentionn\u00e9e le plus souvent &#8211; des personnes interrog\u00e9es jugent les taux de change suffisants + sans importance (entreprises actives uniquement sur le march\u00e9 int\u00e9rieur) et suffisants + tr\u00e8s importants (entreprises exportatrices). Il appara\u00eet, en tous cas, une fois de plus que toutes les PME ne se ressemblent pas. \u00c9tant donn\u00e9 les variables d\u00e9crites plus haut (part export\u00e9e, appartenance sectorielle, fournisseurs \u00e9trangers) et la composition changeante de l&#8217;\u00e9chantillon d&#8217;entrepreneurs, ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e, il est particuli\u00e8rement difficile de d\u00e9gager une tendance \u00e0 long terme\u00a0&#8211; d&#8217;autant plus que le taux de change est un facteur exog\u00e8ne, qui peut subir des variations consid\u00e9rables en tr\u00e8s peu de temps. L&#8217;enqu\u00eate de cette ann\u00e9e est n\u00e9anmoins la premi\u00e8re depuis 1998 o\u00f9 le probl\u00e8me des taux de change figure dans la case mauvais + tr\u00e8s important (21% des entreprises interrog\u00e9es). \u00a0Pour le dollar US, la situation s&#8217;inverse, puisque celui-ci tend plut\u00f4t \u00e0 faiblir par rapport au franc suisse: les entreprises qui exportent dans la zone dollar avouent souffrir de la faiblesse ou de la baisse de cette devise; celles qui importent de march\u00e9s \u00e9trangers factur\u00e9s en dollars (produits p\u00e9troliers, par exemple) profitent en revanche de sa faiblesse ou du rapport relativement fort (et en hausse) du franc vis-\u00e0-vis du dollar.&#13;<\/p>\n<h2>Les facteurs d&#8217;implantation sont jug\u00e9s positifs<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nIl y a aussi des facteurs d&#8217;implantation qualifi\u00e9s de tr\u00e8s positifs (bon + tr\u00e8s important). \u00c0 leur \u00e9gard, la seule intervention n\u00e9cessaire consiste \u00e0 veiller \u00e0 ce que la situation reste stable, car la concurrence ne dort pas! \u00c0 en croire l&#8217;enqu\u00eate 2007, il n&#8217;y a donc pas n\u00e9cessit\u00e9 imm\u00e9diate d&#8217;intervenir en mati\u00e8re de flexibilit\u00e9 des horaires, paix du travail et acc\u00e8s aux march\u00e9s \u00e9trangers. Pour ce dernier facteur, on ajoutera que 16% des entrepreneurs le qualifient aussi de suffisant + sans importance; cela provient du fait que 28% des entreprises interrog\u00e9es n&#8217;exportent pas du tout et n&#8217;ont donc pas besoin d&#8217;acc\u00e9der aux march\u00e9s \u00e9trangers, contrairement \u00e0 l&#8217;enqu\u00eate d&#8217;il y a cinq ans Voir Les petites et moyennes entreprises, \u00e9pine dorsale de l&#8217;\u00e9conomie suisse, OFS (\u00e9d.), 2003., o\u00f9 44% des entreprises interrog\u00e9es souhaitaient une assistance imm\u00e9diate de l&#8217;\u00c9tat pour p\u00e9n\u00e9trer les march\u00e9s \u00e9trangers. Ainsi, l&#8217;entr\u00e9e sur ces march\u00e9s semble \u00eatre plus une chance qu&#8217;un probl\u00e8me s\u00e9rieux pour les PME exportatrices. Les raisons doivent sans doute en \u00eatre recherch\u00e9es dans les nombreux accords de libre-\u00e9change, le d\u00e9mant\u00e8lement des barri\u00e8res au commerce et les accords bilat\u00e9raux avec l&#8217;UE.\u00a0Il est int\u00e9ressant de relever que, sur la dur\u00e9e et d&#8217;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, les facteurs niveau des salaires, pouvoir des clients, cadre fiscal et r\u00e8glements de construction n&#8217;ont \u00e9t\u00e9 jug\u00e9s ni particuli\u00e8rement positifs, ni s\u00e9rieusement n\u00e9gatifs. C&#8217;est pourtant l\u00e0 qu&#8217;une intervention de la promotion de la place \u00e9conomique suisse serait souhaitable, \u00e9tant donn\u00e9 que ces facteurs rec\u00e8lent depuis longtemps un potentiel notable. Chose surprenante, le facteur acc\u00e8s au march\u00e9 des capitaux et des cr\u00e9dits ne repr\u00e9sente plus un probl\u00e8me aigu, contrairement aux ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes. Le pouvoir des clients reste important pour 45% des entreprises interrog\u00e9es, mais il est en recul.&#13;<\/p>\n<h2>Qualit\u00e9 de la formation et probl\u00e8mes de recrutement en Suisse<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa plupart des repr\u00e9sentants des PME interrog\u00e9s donnent de bonnes notes \u00e0 l&#8217;enseignement suisse sur des sujets sp\u00e9cifiques comme le rapport avec la pratique. Si l&#8217;on approfondit leur \u00e9valuation de la qualit\u00e9, on voit qu&#8217;ils la jugent plus \u00e9lev\u00e9e chez les universitaires que chez les travailleurs sp\u00e9cialis\u00e9s, tendance qui n&#8217;a pas chang\u00e9 depuis le d\u00e9but de nos enqu\u00eates. Il faut quand m\u00eame relever que, pendant toute la p\u00e9riode \u00e9tudi\u00e9e, la qualit\u00e9 de la formation des universitaires et des travailleurs sp\u00e9cialis\u00e9s a rarement \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e insuffisante. \u00a0Si l&#8217;on analyse les diff\u00e9rents segments du march\u00e9 de l&#8217;emploi, on note que 67% des repr\u00e9sentants des PME sont confront\u00e9s \u00e0 des probl\u00e8mes de recrutement au niveau des cadres moyens. Ils se plaignent de ne pas pouvoir concurrencer le niveau des salaires des grands groupes, qui leur soufflent souvent leurs meilleurs collaborateurs. Au niveau des cadres sup\u00e9rieurs, seules 13% des entreprises interrog\u00e9es voient des probl\u00e8mes de recrutement &#8211; li\u00e9s au r\u00e8glement de la succession (\u00e0 l&#8217;interne) dans les entreprises familiales -, alors que 54% des PME d\u00e9clarent des difficult\u00e9s au niveau des travailleurs sp\u00e9cialis\u00e9s. Le manque de formation sp\u00e9cialis\u00e9e est la chose le plus souvent d\u00e9plor\u00e9e; cela vient sans doute du fait que les entreprises trouvent souvent trop long de former elles-m\u00eames leurs sp\u00e9cialistes \u00c0 quoi s&#8217;ajoute le grand risque que les sp\u00e9cialistes form\u00e9s soient embauch\u00e9s ailleurs, que leur savoir-faire passe ainsi \u00e0 la concurrence et que les investissements consentis dans le capital humain soient amortis trop t\u00f4t..&#13;<\/p>\n<h2>\u00c9tendue et motifs de d\u00e9localisation<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nEnfin, l&#8217;enqu\u00eate PME annuelle examine les raisons ou motifs qu&#8217;invoquent \u00e9ventuellement les entreprises pour d\u00e9localiser (voir graphique 2). D&#8217;apr\u00e8s l&#8217;enqu\u00eate 2007, 78% des PME pourraient en principe d\u00e9localiser. Pour 52% d&#8217;entre elles, d\u00e9m\u00e9nager n&#8217;est possible qu&#8217;en Suisse; les 48% restantes pourraient imaginer un transfert \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger. La d\u00e9localisation de toute l&#8217;entreprise entre en ligne de compte pour 42% des entreprises interrog\u00e9es, une d\u00e9localisation partielle pour 72%. Par rapport aux enqu\u00eates pr\u00e9c\u00e9dentes, il s&#8217;agit des deuxi\u00e8mes r\u00e9sultats les plus \u00e9lev\u00e9s depuis 1998. Il n&#8217;y a qu&#8217;en 2000 (\u00e0 l&#8217;apog\u00e9e de la vague TIC) que davantage de PME \u00e9taient dispos\u00e9es \u00e0 d\u00e9localiser des parties, voire l&#8217;ensemble de l&#8217;exploitation.\u00a0Si l&#8217;on examine les raisons qui inciteraient les dirigeants d&#8217;une PME \u00e0 changer de site ou \u00e0 d\u00e9localiser des parties de l&#8217;exploitation, on en trouve aussi bien d&#8217;offensives que de d\u00e9fensives Voir \u00e0 ce sujet Jaeger F. et Bechtold B., Eine freiz\u00fcgige Schweiz &#8211; Chim\u00e4re oder Chance?, 2005, p.\u00a071 ss.. Le motif (offensif) le plus souvent cit\u00e9 est la proximit\u00e9 du march\u00e9 (31%). Suit un motif d\u00e9fensif, les co\u00fbts (17%), les nouveaux membres de l&#8217;UE en Europe orientale figurant en t\u00eate des sites concurrents potentiels. Le motif des transports (\u00e9galement 17%) signale que les liaisons avec le site actuel ne sont pas satisfaisantes. Il peut donc \u00eatre important, pour une PME, d&#8217;\u00eatre situ\u00e9e dans un quartier industriel ou \u00e0 proximit\u00e9 d&#8217;un a\u00e9roport, ou encore d&#8217;\u00eatre bien accessible par les transports publics. Par directives de l&#8217;UE (3%), on entend les normes et prescriptions sur les produits qui diff\u00e8rent de celles de la Suisse.\u00a0Dans ce contexte de mondialisation progressive, d&#8217;excellente conjoncture et de pr\u00e9pond\u00e9rance des motifs offensifs (proximit\u00e9 du march\u00e9), il ressort que les entreprises prosp\u00e8rent \u00e9conomiquement et qu&#8217;elles ne doivent pas envisager de d\u00e9localiser par n\u00e9cessit\u00e9 ou sous la pression des co\u00fbts.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1 \u00ab\u00c9volution du taux de change CHF\/USD et CHF\/EUR, 2003-2008\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 2 \u00abMotifs de d\u00e9localisation\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nTableau 1 \u00ab\u00c9valuation des facteurs d&#8217;implantation par des PME suisses, 2007\u00bb<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#13; &#13; L&#8217;enqu\u00eate a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e pour la dixi\u00e8me fois cons\u00e9cutive aupr\u00e8s des participants au cours, soit chaque fois une trentaine ou une quarantaine de propri\u00e9taires et dirigeants de PME. Cette \u00e9tude p\u00e9riodique permet non seulement de r\u00e9actualiser les r\u00e9sultats, mais aussi d&#8217;en d\u00e9gager les dynamiques. Comme la composition du groupe de participants est le [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":3123,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[105],"post_content_subject":[],"acf":{"seco_author":3123,"seco_co_author":[2717,0],"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Projektleiter an der Executive School der Universit\u00e4t St. Gallen (ES-HSG)","seco_author_post_occupation_fr":"Chef de projet \u00e0 l'\u00e9cole de cadres de l'universit\u00e9 de Saint-Gall (ES-HSG)","seco_co_authors_post_ocupation":[{"seco_co_author":2717,"seco_co_author_post_occupation_year":"","seco_co_author_post_occupation_de":"Leiter des Forschungsinstituts f\u00fcr Empirische \u00d6konomie und Wirtschaftspolitik der Universit\u00e4t St. Gallen (FEW-HSG)","seco_co_author_post_occupation_fr":"Responsable du Forschungsinstitut f\u00fcr Empirische \u00d6konomie und Wirtschaftspolitik de l'universit\u00e9 de Saint-Gall (FEW-HSG)"}],"short_title":"","post_lead":"Qu'en est-il de l'attrait et de la comp\u00e9titivit\u00e9 de la place \u00e9conomique suisse, du point de vue des entrepreneurs? Depuis 1998, cette question est pos\u00e9e r\u00e9guli\u00e8rement aux participants du cours d'\u00e9tudes intensives dispens\u00e9 aux petites et moyennes entreprises (PME) \u00e0 l'universit\u00e9 de Saint-Gall. En 2007, les besoins les plus urgents en politique \u00e9conomique concernaient de nouveau la disponibilit\u00e9 en main-d'oeuvre qualifi\u00e9e ainsi que, pour la premi\u00e8re fois, le taux de change. La satisfaction la plus \u00e9lev\u00e9e - y compris sur le long terme - revient \u00e0 la flexibilit\u00e9 du march\u00e9 de l'emploi et \u00e0 la paix du travail.","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":153843,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"8720","post_abstract":"","magazine_issue":null,"seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/55b8744ef3a33"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153840"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3123"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=153840"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153840\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":189933,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153840\/revisions\/189933"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/0"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2717"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3123"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=153840"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=153840"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=153840"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=153840"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=153840"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=153840"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}