{"id":153875,"date":"2008-03-01T12:00:00","date_gmt":"2008-03-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2008\/03\/aiginger-2\/"},"modified":"2023-08-24T01:13:30","modified_gmt":"2023-08-23T23:13:30","slug":"aiginger-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2008\/03\/aiginger-2\/","title":{"rendered":"La comp\u00e9titivit\u00e9 des entreprises, des r\u00e9gions et des pays"},"content":{"rendered":"<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/200803_07_Aiginger_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"247\" \/>&#13;<\/p>\n<h2>La comp\u00e9titivit\u00e9 des entreprises<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe terme de comp\u00e9titivit\u00e9 est issu de la litt\u00e9rature des entreprises. Il d\u00e9signe une firme qui peut, sans aide, survivre et produire aux co\u00fbts donn\u00e9s, selon la fiscalit\u00e9 et les conditions locales. Il existe pourtant de nettes diff\u00e9rences entre entreprises. Certaines ne peuvent survivre qu&#8217;avec des b\u00e9n\u00e9fices \u00e9lev\u00e9s, d&#8217;autres ont des pr\u00e9tentions plus modestes. Elles peuvent \u00e9galement produire au prix du march\u00e9 ou offrir une technologie, une gamme de produits ou une qualit\u00e9 que personne d&#8217;autre ne poss\u00e8de. Dans le mod\u00e8le de la concurrence parfaite, le prix du march\u00e9 est donn\u00e9: quiconque produit \u00e0 des co\u00fbts qui correspondent \u00e0 ce prix est concurrentiel, puisqu&#8217;il survit sur le march\u00e9. Toutefois, l&#8217;entreprise ne fait que couvrir ses co\u00fbts et ne g\u00e9n\u00e8re aucun b\u00e9n\u00e9fice (le temps de l&#8217;entrepreneur et la prime de risque sont comptabilis\u00e9s comme des co\u00fbts). En revanche, si les produits peuvent \u00eatre diff\u00e9renci\u00e9s ou si l&#8217;entreprise poss\u00e8de une avance technologique, la concurrence s&#8217;att\u00e9nue et les prix peuvent d\u00e9passer les co\u00fbts marginaux (b\u00e9n\u00e9fice marginal \u00abpositif\u00bb). Le b\u00e9n\u00e9fice moyen positif qui pourrait \u00eatre atteint d\u00e9pend de la possibilit\u00e9 d&#8217;entrer sur le march\u00e9 et des d\u00e9lais n\u00e9cessaires. Les b\u00e9n\u00e9fices (marginaux) positifs sont plus l\u00e9gers que les horizontaux, dans le cas d&#8217;une diff\u00e9renciation verticale des produits, autrement dit lorsque l&#8217;entreprise fabrique un produit ou livre une prestation poss\u00e9dant une valeur sup\u00e9rieure pour le consommateur.\u00a0Dans l&#8217;oligopole, la \u00abconcurrence de Bertrand\u00bb (concurrence par les prix) entra\u00eene la fin de tout b\u00e9n\u00e9fice \u00e0 partir de deux participants au march\u00e9. Dans la \u00abconcurrence de Cournot\u00bb (concurrence par la quantit\u00e9: les entreprises d\u00e9terminent le nombre d&#8217;unit\u00e9s \u00e0 \u00e9couler selon des consid\u00e9rations strat\u00e9giques et laissent le march\u00e9 d\u00e9cider du prix), les marges sont de nouveau positives On parle de b\u00e9n\u00e9fice (moyen) positif lorsque le prix est plus \u00e9lev\u00e9 que les co\u00fbts moyens, et de b\u00e9n\u00e9fice marginal positif lorsque le prix est plus \u00e9lev\u00e9 que les co\u00fbts marginaux (il s&#8217;agit ici aussi de marge positive). . La r\u00e9alisation de b\u00e9n\u00e9fices moyens positifs d\u00e9pend encore une fois de l&#8217;arriv\u00e9e sur le march\u00e9, des d\u00e9lais et de la collusion. Le monopole permet, enfin, des b\u00e9n\u00e9fices marginaux et moyens \u00e9lev\u00e9s, d&#8217;abord seulement limit\u00e9s par l&#8217;\u00e9lasticit\u00e9-prix de la demande, puis par l&#8217;entr\u00e9e potentielle ou r\u00e9elle sur le march\u00e9. Le monopole peut \u00eatre renouvel\u00e9 sans cesse si les entreprises d\u00e9veloppent toujours de nouveaux produits ou de nouvelles qualit\u00e9s. En \u00e9conomie industrielle, l&#8217;acquisition ou la perte d&#8217;une avance sur la concurrence sont repr\u00e9sent\u00e9es dans la typologie du march\u00e9 et \u00e9tay\u00e9es th\u00e9oriquement. La th\u00e9orie du management utilise le terme de capacit\u00e9 pour d\u00e9signer l&#8217;aptitude de l&#8217;entreprise \u00e0 r\u00e9aliser des b\u00e9n\u00e9fices positifs ou \u00e0 d\u00e9tenir un avantage strat\u00e9gique.\u00a0Revenons au terme de comp\u00e9titivit\u00e9. Toutes les entreprises mentionn\u00e9es sont comp\u00e9titives, mais avec des b\u00e9n\u00e9fices diff\u00e9rents, que ceux-ci soient positifs ou nuls. Devons-nous pourtant consid\u00e9rer les entreprises qui survivent sur le march\u00e9 concurrentiel, ou statique selon Bertrand, comme moins performantes parce que ce mod\u00e8le de march\u00e9 est plus combatif? Les entreprises sont-elles davantage comp\u00e9titives sur le march\u00e9 moins dur de Cournot, lors d&#8217;une collusion r\u00e9ussie (sur le march\u00e9 de Cournot ou de Bertrand) ou en position de monopole?\u00a0Si l&#8217;on consid\u00e8re que la forme du march\u00e9 n&#8217;est pas due au hasard mais qu&#8217;elle peut \u00eatre fa\u00e7onn\u00e9e par une entreprise active, et si l&#8217;am\u00e9nagement des conditions du march\u00e9 est consid\u00e9r\u00e9 comme l&#8217;\u00e9l\u00e9ment m\u00eame d&#8217;une strat\u00e9gie r\u00e9ussie, il faudra alors consid\u00e9rer que les entreprises qui survivent avec des marges positives sont plus comp\u00e9titives. Ce principe s&#8217;applique surtout lorsque l&#8217;avantage provient d&#8217;activit\u00e9s positives, comme l&#8217;am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 ou l&#8217;innovation dans les produits et les processus, et moins lorsque les b\u00e9n\u00e9fices se fondent sur la collusion, le cloisonnement et la r\u00e9gulation du march\u00e9 des produits. L&#8217;\u00e9conomie industrielle moderne et la science du management ont permis d&#8217;ajouter quelques nuances \u00e0 la distinction que l&#8217;on faisait dans le pass\u00e9, selon laquelle les entreprises sont comp\u00e9titives soit par les prix soit par des facteurs concurrentiels ind\u00e9pendants. Le concept de comp\u00e9titivit\u00e9 n&#8217;est pas non plus facile \u00e0 d\u00e9finir au niveau de l&#8217;entreprise.&#13;<\/p>\n<h2>La comp\u00e9titivit\u00e9 des r\u00e9gions<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nAu niveau r\u00e9gional L&#8217;analyse en fonction du rendement global, des branches, etc. d\u00e9pend en partie du point de vue adopt\u00e9. Il faut aussi tenir compte du fait que les pays du Sud et les pays du Nord n&#8217;ont pas le m\u00eame niveau de d\u00e9veloppement et de sp\u00e9cialisation..\u00a0Les r\u00e9gions concurrentielles &#8211; que l&#8217;on classe souvent en r\u00e9gions de haut niveau &#8211; se distinguent par la force de leur croissance et un rendement par habitant \u00e9lev\u00e9. Elles se forment gr\u00e2ce aux avantages li\u00e9s aux agglom\u00e9rations, aux effets d&#8217;entra\u00eenement, aux moteurs de croissance et \u00e0 un bon acc\u00e8s au march\u00e9.&#13;<\/p>\n<h2>La comp\u00e9titivit\u00e9 des pays<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe terme de comp\u00e9titivit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 contest\u00e9 pendant longtemps au niveau national. On l&#8217;a r\u00e9duit, \u00e0 tort, \u00e0 la comp\u00e9titivit\u00e9-prix (en concluant que la r\u00e9duction des co\u00fbts et, en particulier, des salaires \u00e9tait la mesure la plus importante en mati\u00e8re de strat\u00e9gie politique), si bien que le concept a \u00e9t\u00e9 discr\u00e9dit\u00e9 \u00e0 juste titre. Certes, on a soulign\u00e9 depuis le d\u00e9but que le manque de comp\u00e9titivit\u00e9 d&#8217;une \u00e9conomie nationale peut \u00eatre d\u00fb, d&#8217;une part, \u00e0 des co\u00fbts \u00e9lev\u00e9s et, d&#8217;autre part, \u00e0 une faible productivit\u00e9 Le revenu par habitant peut aussi \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un produit de la productivit\u00e9 (Y\/L) et du taux d&#8217;activit\u00e9 (L\/P; P = population).. Dans ce cas, l&#8217;\u00e9l\u00e9ment dominant de la fonction implicite de la prosp\u00e9rit\u00e9 est le revenu. Dans le premier d\u00e9veloppement, l&#8217;emploi, ou l&#8217;absence de ch\u00f4mage, est pris comme argument (niveau 2). Au troisi\u00e8me niveau s&#8217;ajoute un ensemble plus vaste d&#8217;indicateurs sociaux &#8211; y compris des indicateurs de couverture et de r\u00e9partition &#8211; et environnementaux. \u00c0 un autre niveau, on pourrait \u00e9valuer si l&#8217;\u00e9conomie est \u00e9quilibr\u00e9e \u00e0 long terme (p. ex. si les balances commerciales et les budgets sont \u00e9quilibr\u00e9s ou si le syst\u00e8me politique est stable et d\u00e9mocratique) ou si la part du temps libre est en harmonie avec les aspirations \u00e0 long terme. Plus on avance, plus la fonction de prosp\u00e9rit\u00e9 devient vaste et plus les possibilit\u00e9s d&#8217;am\u00e9nagement deviennent importantes et probablement aussi les diff\u00e9rences dans les pr\u00e9f\u00e9rences selon les pays et les stades de d\u00e9veloppement. Les classements selon le WEF et l&#8217;IMD mettent en \u00e9vidence les avantages et les inconv\u00e9nients des indicateurs \u00e0 grande \u00e9chelle avec lesquels on mesure la prosp\u00e9rit\u00e9 et le niveau de vie.\u00a0Au niveau des processus, il convient d&#8217;\u00e9valuer la performance technologique, par exemple la proportion des industries de haute technologie. Les avantages concurrentiels sont mesur\u00e9s d&#8217;apr\u00e8s les connaissances (avantages comp\u00e9titifs, capacit\u00e9s) et les caract\u00e9ristiques du syst\u00e8me d&#8217;innovation et des institutions. En fin de compte, tous les d\u00e9terminants de la croissance \u00e0 moyen terme &#8211; que l&#8217;on appelle les moteurs de croissance &#8211; sont importants. Ils comprennent la disponibilit\u00e9 en main-d&#8217;oeuvre et mati\u00e8res premi\u00e8res dans les pays \u00e0 faible revenu, le niveau des investissements, de la formation et de la sp\u00e9cialisation dans les pays \u00e0 revenu moyen, enfin la recherche, la formation, le perfectionnement professionnel et la vitesse de diffusion des nouvelles technologies dans les pays \u00e0 revenu \u00e9lev\u00e9. Le fait que les processus et les strat\u00e9gies (qui d\u00e9finissent la comp\u00e9titivit\u00e9 des \u00e9conomies nationales) d\u00e9pendent du niveau de revenu d&#8217;une \u00e9conomie est un point essentiel, m\u00eame s&#8217;il complique l&#8217;analyse.&#13;<\/p>\n<h2>Les activit\u00e9s produisant des effets externes positifs d\u00e9finissent la comp\u00e9titivit\u00e9<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nIl est int\u00e9ressant de relever que les facteurs qui d\u00e9finissent les b\u00e9n\u00e9fices positifs pour les entreprises co\u00efncident avec la comp\u00e9titivit\u00e9 aux niveaux r\u00e9gional et national. Les entreprises r\u00e9alisent des b\u00e9n\u00e9fices \u00e9lev\u00e9s (par rapport au b\u00e9n\u00e9fice z\u00e9ro qui correspond au niveau le plus bas de la comp\u00e9titivit\u00e9) lorsqu&#8217;elles sont innovatrices, qu&#8217;elles d\u00e9veloppent de nouveaux produits et processus ou qu&#8217;elles commercialisent au mieux leurs produits. Pour cela, elles ont besoin d&#8217;intrants qualifi\u00e9s, de formation et de perfectionnement professionnel. Les r\u00e9gions sont concurrentielles lorsqu&#8217;elles abritent un grand nombre d&#8217;entreprises florissantes, qu&#8217;elles vivent des effets d&#8217;entra\u00eenement, cr\u00e9ent des institutions et produisent des marchandises ayant des r\u00e9percussions externes (notamment en termes de recherche, de formation et de plates-formes de transfert). Les \u00e9conomies nationales sont riches et prosp\u00e8res lorsqu&#8217;elles ont un taux de recherche \u00e9lev\u00e9, un bon syst\u00e8me de formation &#8211; de base et continue -, des entreprises qui r\u00e9ussissent et des p\u00f4les de comp\u00e9titivit\u00e9 qui s&#8217;imposent. Les co\u00fbts modestes sont les bienvenus \u00e0 tous les niveaux dans un premier temps, mais ce ne sont pas eux qui d\u00e9terminent, dans les pays riches, ni les avantages concurrentiels des entreprises, ni les r\u00e9gions de haut niveau, ni les dynamiques nationales. Dans un pays, des co\u00fbts faibles et un revenu par habitant \u00e9lev\u00e9 sont, \u00e0 la longue, une contradiction inh\u00e9rente. Les d\u00e9finitions de la comp\u00e9titivit\u00e9, qui se fondent sur des intrants bon march\u00e9, sont, dans le meilleur des cas, un instantan\u00e9 de la situation et devraient \u00eatre exclues des analyses \u00e9conomiques au niveau national. \u00c0 ce stade, la critique de Krugman La critique, selon laquelle les r\u00e9gions ne se concurrenceraient pas de la m\u00eame mani\u00e8re que les entreprises, est partiellement correcte, en particulier dans le cas d&#8217;une sous-utilisation des capacit\u00e9s (Mayerhofer, 2004). condamne des termes erron\u00e9s qui ne sont plus usit\u00e9s. Cela s&#8217;applique du moins \u00e0 l&#8217;analyse th\u00e9orique et empirique, mais peut-\u00eatre pas toujours \u00e0 la litt\u00e9rature populiste.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<b>Encadr\u00e9 1: Bibliographie<\/b>&#13;<br \/>\n&#8211; Aiginger K., \u00abCompetitiveness: From a Dangerous Obsession to a Welfare Creating Ability with Positive Externalities\u00bb, Special Issue on Competitiveness, Journal of Industry, Competition and Trade, vol. 6, no 2, 2006a, p. 161-177 ( <a href=\"http:\/\/www.springerlink.com\/content\/b02510wr3278305v\/\">www.springerlink.com\/content\/b02510wr3278305v\/<\/a> ).- Aiginger K., \u00abRevisiting an Evasive Concept: Introduction to the Special Issue on Competitiveness\u00bb, Journal of Industry, Competition and Trade, vol. 6, no 2, 2006b, p. 63-66 ( <a href=\"http:\/\/www.springerlink.com\/content\/a04611x4k2182730\/\">www.springerlink.com\/content\/a04611x4k2182730\/<\/a> ).- Aiginger K., Die internationale Wettbewerbsf\u00e4higkeit \u00d6sterreichs, WIFO, Vienne, 1987.- Aiginger K. et Leitner W., \u00abRegional Concentration in the USA and Europe: Who Follows Whom?\u00bb, Weltwirtschaftliches Archiv, vol. 138(4), 2002, p. 1-28.- Aiginger K. et Pfaffermayr M., \u00abThe Single Market and Geographic Concentration in Europe\u00bb, Review of International Economics, vol. 12(1), 2004, p. 1-11.- Aiginger K. et Rossi-Hansberg E., \u00abSpecialization and Concentration: A Note on Theory and Evidence\u00bb, Empirica, vol. 44, no 4, 2006, p. 255-266.- Begg I., \u00abCities and Competitiveness\u00bb, Urban Studies, vol. 36, no 5-6, 1999, p. 795-809.- Grilo I. et Koopman G. 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Lessons from the Pre-Enlargement Stage\u00bb, Jahrbuch f\u00fcr Regionalwissenschaft, 24, 2004, p. 73-104.- Orlowski D., Die internationale Wettbewerbsf\u00e4higkeit einer Volkswirtschaft, Vandenhoeck &amp; Ruprecht, G\u00f6ttingen, 1982.- Peneder M., \u00abWettbewerbsf\u00e4higkeit und Standortqualit\u00e4t. Eine Kritik der L\u00e4nder-Ranglisten\u00bb, Wirtschaftspolitische Bl\u00e4tter, 46 (3), 1999, p. 170-177.- Porter M. E., The Competitive Advantage of Nations, The Free Press, New York, 1990.- Suntum U., \u00abInternationale Wettbewerbsf\u00e4higkeit einer Volkswirtschaft\u00bb, Zeitschrift f\u00fcr Wirtschafts- und Sozialwissenschaften, vol. 106 (5), 1986.- Uri P., Rapport sur la capacit\u00e9 concurrentielle de la CEE, Luxembourg, 1971.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#13; La comp\u00e9titivit\u00e9 des entreprises &#13; Le terme de comp\u00e9titivit\u00e9 est issu de la litt\u00e9rature des entreprises. 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Les d\u00e9fenseurs d'int\u00e9r\u00eats, les m\u00e9dias et les politiques l'utilisent souvent pour \u00e9tayer ou critiquer une position. Il y a longtemps que l'on a \u00e9tabli une distinction entre la comp\u00e9titivit\u00e9-prix, technologique ou autres. Aujourd'hui, lorsqu'on parle de comp\u00e9titivit\u00e9, on utilise presque toujours des termes beaucoup plus complexes: dans la strat\u00e9gie de Lisbonne de l'Union europ\u00e9enne (UE), dans les classements des instituts de recherche et dans les rapports annuels de la Commission europ\u00e9enne sur la comp\u00e9titivit\u00e9 de l'Europe. Un nouveau consensus se dessine qui tend \u00e0 d\u00e9finir la comp\u00e9titivit\u00e9 comme la capacit\u00e9 d'un pays ou d'une r\u00e9gion \u00e0 assurer la prosp\u00e9rit\u00e9 ou \u00e0 augmenter le niveau de vie Voir Aiginger (2006a). L'auteur remercie Dagmar Guttmann pour son assistance scientifique ainsi que Martin Falk, Klaus Friesenbichler, Peter Mayerhofer et Gunther Tichy pour leurs critiques et leurs commentaires lors de la r\u00e9daction du pr\u00e9sent article..","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":153878,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"8700","post_abstract":"","magazine_issue":null,"seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/55b8738f2c4c8"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153875"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3112"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=153875"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153875\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":189950,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153875\/revisions\/189950"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3112"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=153875"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=153875"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=153875"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=153875"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=153875"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=153875"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}