{"id":153905,"date":"2008-01-01T12:00:00","date_gmt":"2008-01-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2008\/01\/buchs-4\/"},"modified":"2023-08-24T01:13:28","modified_gmt":"2023-08-23T23:13:28","slug":"buchs-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2008\/01\/buchs-4\/","title":{"rendered":"Mobiliser les fonds priv\u00e9s pour des projets de d\u00e9veloppement: les exp\u00e9riences r\u00e9centes du Seco"},"content":{"rendered":"<p>Depuis pr\u00e8s de douze ans, le Secr\u00e9tariat d&#8217;\u00c9tat \u00e0 l&#8217;\u00e9conomie (Seco) a engag\u00e9 pr\u00e8s de 300 millions de francs dans une quarantaine de projets d&#8217;investissements dans les pays en d\u00e9veloppement et en transition, dans le cadre de la coop\u00e9ration \u00e9conomique au d\u00e9veloppement Depuis 2005, le Seco a transf\u00e9r\u00e9 la gestion de son portefeuille d&#8217;investissements \u00e0 Sifem AG (Swiss Investment Fund for Emerging Markets), une compagnie priv\u00e9e sp\u00e9cialis\u00e9e dans le capital-risque bas\u00e9e \u00e0 Berne. Dans ce cadre, Sifem AG assure la gestion du portefeuille existant, conseille le Seco sur tous les nouveaux investissements et propose, sur mandat du Seco, du financement \u00e0 long terme pour des projets de d\u00e9veloppement du secteur priv\u00e9 dans les pays en d\u00e9veloppement et en transition. Sifem n&#8217;investit que sur une base commerciale dans des projets viables dans le respect du principe de subsidiarit\u00e9 vis-\u00e0-vis du financement priv\u00e9, et en fonction de lignes directrices tr\u00e8s pr\u00e9cises agr\u00e9\u00e9es avec le Seco afin de garantir un impact durable sur le d\u00e9veloppement des pays b\u00e9n\u00e9ficiaires, et dans le respect des normes sociales et environnementales. . La majorit\u00e9 de ces investissements s&#8217;est faite sous forme de participation \u00e0 des fonds de capital-risque ciblant des petites et moyennes entreprises (PME), principalement en Asie du Sud-Est, en Afrique subsaharienne et dans les pays de l&#8217;ancien bloc sovi\u00e9tique Voir Claude Barras et Friederike Hofmann \u00abLe Sifem assure la gestion du portefeuille des investissements du Seco\u00bb, La Vie \u00e9conomique, 1\/2, 2007.. Leur int\u00e9r\u00eat est double puisque, tout en contribuant concr\u00e8tement au d\u00e9veloppement, ils repr\u00e9sentent des investissements dans des march\u00e9s de croissance futurs aptes \u00e0 la diversification. Le pr\u00e9sent article \u00e9tudie ces deux points et illustre le r\u00f4le catalytique du Seco, dont l&#8217;objectif est d&#8217;attirer des investisseurs institutionnels et du capital priv\u00e9 dans des projets de financement de PME.<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/200801_25_Buchs_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"264\" \/>&#13;<\/p>\n<h2>Investir dans les PME du Sud acc\u00e9l\u00e8re-t-il le d\u00e9veloppement?<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes PME forment l&#8217;essentiel du tissu \u00e9conomique des \u00e9conomies modernes, et leur croissance est d\u00e9cisive pour la cr\u00e9ation d&#8217;emplois et de revenus, que ce soit dans les pays industrialis\u00e9s ou dans les pays en d\u00e9veloppement (PED, voir encadr\u00e9 1 La d\u00e9finition d&#8217;une PME n&#8217;est pas uniforme de par le monde. Il existe de tr\u00e8s grosses variations par pays et par secteurs. Parmi les crit\u00e8res en g\u00e9n\u00e9ral retenus, on trouve le nombre d&#8217;employ\u00e9s, le chiffre d&#8217;affaires annuel et le montant des actifs. D&#8217;autres facteurs peuvent \u00e9galement entrer en ligne de compte, tels que l&#8217;ind\u00e9pendance de l&#8217;entreprise (les filiales de certaines grandes soci\u00e9t\u00e9s ne sont pas assimil\u00e9es \u00e0 des PME) ou son statut juridique. \u00c0 titre d&#8217;exemple, il n&#8217;y a pas de d\u00e9finition officielle des PME en Suisse, o\u00f9 l&#8217;on applique le plus souvent celle de l&#8217;Union europ\u00e9enne, pour laquelle ce concept regroupe les entreprises occupant jusqu&#8217;\u00e0 250 personnes. Les d\u00e9finitions les plus d\u00e9taill\u00e9es se trouvent aux \u00e9tats-Unis, o\u00fa des crit\u00e8res de taille sont d\u00e9finis pour chaque secteur industriel. Dans les pays en d\u00e9veloppement, les d\u00e9finitions nationales sont \u00e9videmment tr\u00e8s diverses, mais celle de la Banque mondiale reste la r\u00e9f\u00e9rence g\u00e9n\u00e9rale: selon cette institution, les PME tous secteurs confondus ont entre 11 et 300 employ\u00e9s et un chiffre d&#8217;affaires annuel compris entre 3 et 15 millions d&#8217;USD. Dans les faits, une PME peut aller du caf\u00e9 Internet ghan\u00e9en \u00e0 l&#8217;entreprise indienne de logiciels informatiques ultra-sophistiqu\u00e9s.). L&#8217;acc\u00e8s au financement pour ces entreprises repr\u00e9sente le principal obstacle non seulement \u00e0 leur d\u00e9veloppement mais aussi, plus simplement, \u00e0 leur survie. Ce probl\u00e8me est encore exacerb\u00e9 dans les PED. Les march\u00e9s financiers locaux sont restreints ou alors r\u00e9serv\u00e9s \u00e0 quelques grandes entreprises. Il en est de m\u00eame pour ce qui est de l&#8217;acc\u00e8s aux march\u00e9s internationaux. Non seulement l&#8217;acc\u00e8s au pr\u00eat bancaire est encore tr\u00e8s limit\u00e9 pour les PME, mais trouver un financement en capital \u00e0 long terme s&#8217;apparente \u00e0 une qu\u00eate impossible.&#13;<\/p>\n<h2>Permettre un acc\u00e8s au capital:l&#8217;exemple de Celtel<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nC&#8217;est pr\u00e9cis\u00e9ment pour pallier ce probl\u00e8me d&#8217;acc\u00e8s au capital que des institutions publiques bilat\u00e9rales et multilat\u00e9rales ont commenc\u00e9 \u00e0 investir dans des fonds locaux de capital-risque au cours de ces 15 derni\u00e8res ann\u00e9es. Leur but \u00e9tait de stimuler les march\u00e9s financiers locaux et de produire un effet de levier sur les investisseurs priv\u00e9s. Compte tenu du profil de risque-pays \u00e9lev\u00e9 sur ce type de march\u00e9s et de la difficult\u00e9 \u00e0 obtenir des informations sur les entreprises, peu d&#8217;investisseurs priv\u00e9s se sont initialement aventur\u00e9s dans des fonds de capital-risque ciblant des PME. Depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, quelques transactions spectaculaires ont, toutefois, contribu\u00e9 \u00e0 bousculer les id\u00e9es re\u00e7ues. Ainsi, lorsque l&#8217;entrepreneur soudanais M\u00f4 Ibrahim cherche du financement en 2000 pour \u00e9tendre sa compagnie de t\u00e9l\u00e9phonie mobile Celtel en Afrique subsaharienne, le secteur financier priv\u00e9 regarde ailleurs. Le seul \u00e0 r\u00e9pondre pr\u00e9sent est l&#8217;Africa Infrastructure Fund, aliment\u00e9 majoritairement par des agences multilat\u00e9rales &#8211; Soci\u00e9t\u00e9 financi\u00e8re internationale (International Finance Corporation, IFC), Banque africaine de d\u00e9veloppement (BAD) &#8211; et bilat\u00e9rales (dont le Seco). Le fond investit 50 millions d&#8217;USD dans cette op\u00e9ration. cinq ans plus tard, Celtel compte plus de 4 millions d&#8217;abonn\u00e9s dans pr\u00e8s de treize pays africains. En mai 2005, elle est revendue \u00e0 l&#8217;op\u00e9rateur de t\u00e9l\u00e9communications kowe\u00eftien MTC pour 3,4 milliards d&#8217;USD. Pour le fonds de capital-risque Africa Infrastructure Fund, cette transaction a d\u00e9bouch\u00e9 sur un rendement interne de pr\u00e8s de 40% et le fonds a encaiss\u00e9 pr\u00e8s de quatre fois son investissement initial. Les investisseurs qui y participaient ont pu r\u00e9injecter leurs profits dans des op\u00e9rations similaires ayant pour th\u00e9\u00e2tre d&#8217;autres PED. La boucle est boucl\u00e9e. \u00a0L&#8217;exemple de Celtel est spectaculaire &#8211; et il sort du cadre strict des PME &#8211; mais il n&#8217;est pas isol\u00e9. Ainsi, le fonds ASEAN China Investment Fund, lanc\u00e9 en 2004 avec pr\u00e8s de 75 millions d&#8217;USD provenant de fonds publics (France, Suisse, Banque Asiatique de D\u00e9veloppement) et priv\u00e9s (Banque UOB Singapour) a r\u00e9alis\u00e9 quelques ventes et offres publiques d&#8217;achats spectaculaires au cours de ces deux derni\u00e8res ann\u00e9es. Ces quelques succ\u00e8s ne doivent, toutefois, pas occulter les risques encourus, ce qui justifie le r\u00f4le d&#8217;institutions publiques de financement telles que le Seco, dont la mission est, en quelque sorte, de tracer la voie en cr\u00e9ant un fort effet de d\u00e9monstration pour les futurs investisseurs priv\u00e9s.&#13;<\/p>\n<h3>Un levier de d\u00e9veloppement<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nEn l&#8217;absence d&#8217;alternative, le r\u00f4le des fonds de capital-risque est essentiel pour l&#8217;octroi de financements \u00e0 long terme n\u00e9cessaires au d\u00e9veloppement. Concr\u00e8tement, l&#8217;octroi de capital \u00e0 une entreprise est le plus souvent associ\u00e9 au financement partiel d&#8217;une phase d&#8217;expansion avec cr\u00e9ation d&#8217;emplois \u00e0 la cl\u00e9; cela lui permet \u00e9galement d&#8217;obtenir le reste du financement sous forme de pr\u00eat au niveau local. Ce r\u00f4le va, cependant, largement au-del\u00e0 du domaine financier, puisque ces v\u00e9hicules d&#8217;investissement tendent \u00e0 promouvoir des standards internationaux en mati\u00e8re de syst\u00e8mes de gestion comptable, de transparence et de gouvernance d&#8217;entreprise. Ainsi, les entreprises clientes b\u00e9n\u00e9ficient d&#8217;un accompagnement rigoureux de la part du gestionnaire de fonds durant toute la p\u00e9riode d&#8217;investissement (cinq \u00e0 huit ans) dans les domaines li\u00e9s \u00e0 l&#8217;organisation et \u00e0 la gestion interne, tels que la planification des affaires ou la gestion des cha\u00eenes de valeur, des processus de qualit\u00e9 et des risques. Les fonds jouent de ce fait un r\u00f4le important dans le d\u00e9veloppement des march\u00e9s des capitaux locaux. Ils aident, en effet, \u00e0 mettre sur le march\u00e9 des entreprises financi\u00e8rement saines et transparentes, servant de mod\u00e8les.\u00a0Peut-on mesurer pour autant les effets de ces investissements sur les \u00e9conomies locales? C&#8217;est pr\u00e9cis\u00e9ment l&#8217;enjeu d&#8217;une \u00e9tude de cas, lanc\u00e9e en 2004 et compl\u00e9t\u00e9e au printemps 2007, portant sur un \u00e9chantillon de cinquante PME r\u00e9parties en Europe de l&#8217;Est et en Am\u00e9rique latine et b\u00e9n\u00e9ficiaires d&#8217;un investissement en capital-risque du groupe Seaf From Poverty to Prosperity: Understanding the Impact of Investing in Small and Medium Enterprises, Seaf, Octobre 2007.. Selon les r\u00e9sultats de cette \u00e9tude, chaque dollar investi dans une PME \u00e0 travers un fonds de capital-risque g\u00e9n\u00e8re 12 dollars en moyenne dans l&#8217;\u00e9conomie locale, ce qui montre que le rendement \u00e9conomique de ces investissements est tr\u00e8s nettement sup\u00e9rieur au simple rendement financier (voir encadr\u00e9 2 &#8211; Chaque dollar investi dans une PME via un fonds de capital-risque g\u00e9n\u00e8re 12 dollars en moyenne dans l&#8217;\u00e9conomie locale.- Le taux annuel de cr\u00e9ation d&#8217;emplois suivant la p\u00e9riode d&#8217;investissement atteint pr\u00e8s de 25% dans les compagnies sond\u00e9es, et 72% des nouveaux emplois concernent de la main-d&#8217;oeuvre peu qualifi\u00e9e. &#8211; Le salaire annuel r\u00e9el des employ\u00e9s s&#8217;est accru en moyenne de 26% pendant la p\u00e9riode d&#8217;investissement. &#8211; Les PME sond\u00e9es d\u00e9pendent d&#8217;un vaste r\u00e9seau de fournisseurs et de distributeurs, et leur croissance produit ind\u00e9niablement un effet d&#8217;entra\u00eenement. En moyenne, chaque PME \u00absoutient\u00bb 18 producteurs et 10 distributeurs ainsi qu&#8217;une vingtaine de fournisseurs de services. &#8211; Le capital obtenu sous forme de capital-risque joue un r\u00f4le de levier pour l&#8217;entreprise qui peut alors obtenir d&#8217;autres formes de financement. Ainsi, en moyenne, chaque USD investi a facilit\u00e9 l&#8217;obtention de 1,6 USD suppl\u00e9mentaire de financement (bancaire la plupart du temps). pour d&#8217;autres caract\u00e9ristiques int\u00e9ressantes mises en lumi\u00e8re par cette \u00e9tude).&#13;<\/p>\n<h2>Quelles perspectives pour les investisseurs priv\u00e9s?<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL&#8217;important potentiel \u00e9conomique pr\u00e9sent \u00e0 la base de la pyramide mondiale des revenus a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli de mani\u00e8re impressionnante par le micro-cr\u00e9dit. Sur le m\u00eame mod\u00e9le, les investissements dans les PME des PED repr\u00e9sentent une \u00abnouvelle fronti\u00e8re\u00bb pour les institutions qui souhaitent p\u00e9n\u00e9trer les march\u00e9s de croissance futurs aptes \u00e0 la diversification. L&#8217;exemple de Celtel \u00e9voqu\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment a de quoi faire r\u00eaver, mais le r\u00e9alisme doit rester de mise. Les al\u00e9as associ\u00e9s au capital-risque dans les PME des pays en d\u00e9veloppement et en transition restent tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s et le march\u00e9 ne s&#8217;adresse qu&#8217;\u00e0 des investisseurs \u00abavis\u00e9s\u00bb qui comprennent les risques encourus. Les principaux sont \u00e9videmment le risque-pays, de change et, surtout au niveau des PME, ceux qui touchent directement au projet. Le taux de rendement annuel net moyen sur un portefeuille de capital-risque en USD s&#8217;\u00e9tablit autour de 10-15% sur une p\u00e9riode de huit \u00e0 dix ans, mais le plus dur pour l&#8217;investisseur r\u00e9side naturellement dans la \u00abr\u00e9alisation\u00bb de ses b\u00e9n\u00e9fices, ce qui suppose un d\u00e9sengagement conditionn\u00e9 par le march\u00e9. M\u00eame si le nombre d&#8217;offres publiques d&#8217;achat s&#8217;est accru de mani\u00e8re consid\u00e9rable r\u00e9cemment, la liquidit\u00e9 des march\u00e9s boursiers des pays \u00e9mergents et en d\u00e9veloppement reste tr\u00e8s faible, et de telles op\u00e9rations restent confin\u00e9es dans certains pays \u00e9mergents tels que l&#8217;Inde. Pour le reste, le d\u00e9sengagement passera le plus souvent par un investisseur strat\u00e9gique (\u00abtrade sales\u00bb), ou par un rachat par le management de la compagnie (\u00abmanagement buy-out\u00bb). Typiquement, la valeur actualis\u00e9e nette de ces investissements est n\u00e9gative \u00e0 court terme, et retrouver les chiffres noirs est une question de temps. Sur un portefeuille de dix compagnies, l&#8217;espoir est de d\u00e9nicher un ou deux \u00e9talons, alors que le reste du portefeuille se r\u00e9partira entre cinq ou six chevaux de performance moyenne et un ou deux cas plus difficiles.&#13;<\/p>\n<h3>Des volumes encore confidentiels<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nOutre la liquidit\u00e9, l&#8217;autre probl\u00e8me de taille pour les investisseurs priv\u00e9s reste le volume encore relativement confidentiel de ces engagements. Suivant les march\u00e9s, la taille des fonds de capital-risque ciblant des PME oscille entre 40 et 150 millions d&#8217;USD, avec des p\u00e9riodes de collecte de fonds bien pr\u00e9cises limit\u00e9es dans le temps. Traditionnellement, les tout premiers fonds de capital-risque apparaissant sur un march\u00e9 n&#8217;attireront que des investisseurs publics tels que le Seco, dont le r\u00f4le est d&#8217;assumer davantage de risques. En fonction de leurs performances et des d\u00e9veloppements du march\u00e9, les fonds ult\u00e9rieurs commenceront progressivement \u00e0 attirer des investisseurs priv\u00e9s. C&#8217;est exactement l&#8217;exp\u00e9rience faite au Vietnam par le gestionnaire de fonds Mekong Capital, bas\u00e9 \u00e0 Ho Chi Minh-Ville: en 2002, le Mekong Enterprise Fund (18,5 millions d&#8217;USD) n&#8217;a \u00e9t\u00e9 aliment\u00e9 que par des agences financi\u00e8res de d\u00e9veloppement multilat\u00e9rales et bilat\u00e9rales. Lorsque le deuxi\u00e8me fonds a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 en 2005, non seulement sa taille \u00e9tait beaucoup plus importante (50 millions d&#8217;USD), mais pr\u00e8s de 50% de son financement provenaient d&#8217;investisseurs priv\u00e9s. Un troisi\u00e8me fonds de pr\u00e8s de 100 millions d&#8217;USD est maintenant en pr\u00e9paration et il ne sera propos\u00e9 qu&#8217;aux seuls investisseurs priv\u00e9s. Cet exemple pr\u00e9cis ne doit toutefois pas faire oublier que sur d&#8217;autres march\u00e9s, les investisseurs priv\u00e9s sont nettement plus timor\u00e9s, d&#8217;o\u00f9 l&#8217;importance du travail des institutions financi\u00e8res de d\u00e9veloppement. Il est vrai que le capital-risque est un pari \u00e0 long terme sur la poursuite de conditions-cadres relativement favorables et une certaine stabilit\u00e9 macro\u00e9conomique relativement r\u00e9cente sur les march\u00e9s \u00e9mergents.&#13;<\/p>\n<h3>Un march\u00e9 encore peu organis\u00e9<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nCeci illustre le troisi\u00e8me d\u00e9fi qui attend les investisseurs priv\u00e9s: le march\u00e9 est encore peu organis\u00e9, avec des asym\u00e9tries d&#8217;information parfois consid\u00e9rables. Il est encore difficile de parler d&#8217;une v\u00e9ritable \u00abclasse d&#8217;actifs\u00bb pour l&#8217;instant, mais c&#8217;est avant tout une question de temps, comme l&#8217;illustre le d\u00e9veloppement fulgurant du march\u00e9 de la microfinance depuis 2001, avec l&#8217;apparition d&#8217;agences de notation, de courtiers et de v\u00e9hicules d&#8217;investissement priv\u00e9 sp\u00e9cialis\u00e9s. En osant une comparaison forc\u00e9ment un peu extr\u00eame, l&#8217;on peut dire que le march\u00e9 du capital-risque dans le domaine des PME pr\u00e9sente un retard de cinq ans sur celui de la microfinance. Or, c&#8217;est pr\u00e9cis\u00e9ment pendant cette p\u00e9riode \u00abd&#8217;\u00e9veil\u00bb que les opportunit\u00e9s sont int\u00e9ressantes pour les investisseurs priv\u00e9s!&#13;<\/p>\n<h2>Deux exemples r\u00e9cents pour mobiliser davantage de fonds priv\u00e9s<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nC&#8217;est pr\u00e9cis\u00e9ment pour faire face aux d\u00e9fis relev\u00e9s pr\u00e9c\u00e9demment que le Seco s&#8217;est associ\u00e9 au Credit Suisse, \u00e0 la firme Responsability, au Sifem, \u00e0 la fondation Syngenta et \u00e0 l&#8217;IFC pour sponsoriser un symposium portant sur les opportunit\u00e9s d&#8217;investissement dans les PME des PED. Cet \u00e9v\u00e9nement, deuxi\u00e8me conf\u00e9rence du cycle Geneva Private Capital Symposium, a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9 \u00e0 Gen\u00e8ve en septembre 2007 par le centre Casin www.geneva-private-capital-symposium.com.. Il s&#8217;adressait ainsi principalement aux investisseurs priv\u00e9s et institutionnels (suisses et internationaux) int\u00e9ress\u00e9s par les pays en d\u00e9veloppement et \u00e9mergents, aux responsables de fonds d&#8217;investissement, aux autorit\u00e9s de r\u00e9gulation et aux autres acteurs publics et priv\u00e9s activement engag\u00e9s dans le domaine du financement des PME dans ces pays. Avec pr\u00e8s de 200 participants, dont les principales figures de proue de ce segment du march\u00e9, le symposium a permis de constater que la notion m\u00eame de \u00abmarch\u00e9 \u00e9mergent\u00bb \u00e9voluait rapidement de m\u00eame que le profil de risque des investisseurs priv\u00e9s, d&#8217;o\u00f9 un int\u00e9r\u00eat grandissant pour des march\u00e9s non traditionnels, y compris en Afrique subsaharienne. Cet \u00e9v\u00e8nement a donc contribu\u00e9 de mani\u00e8re utile \u00e0 promouvoir une meilleure connaissance de ce segment du march\u00e9 et \u00e0 profiler des v\u00e9hicules d&#8217;investissement potentiels pouvant int\u00e9resser les investisseurs priv\u00e9s suisses et \u00e9trangers.\u00a0C&#8217;est dans ce contexte que la firme Responsability, sp\u00e9cialis\u00e9e en investissements sociaux, a lanc\u00e9 en novembre 2007 le fonds Base of the Pyramid Investments, afin de cr\u00e9er une nouvelle possibilit\u00e9 de placement pour les investisseurs institutionnels dans ce segment du march\u00e9. Cette structure permet d&#8217;attirer des investisseurs institutionnels et priv\u00e9s et de b\u00e2tir un portefeuille de fonds de capital-risque ciblant des PME non cot\u00e9es dans les \u00abmarch\u00e9s \u00e9mergents\u00bb au sens large du terme. Le Seco a investi 4 millions d&#8217;USD dans ce projet \u00e0 tr\u00e8s fort potentiel, afin de donner l&#8217;exemple. Plus de 30 millions d&#8217;USD ont ainsi pu \u00eatre collect\u00e9s \u00e0 la premi\u00e8re cl\u00f4ture du fonds, le projet ayant attir\u00e9 des investisseurs priv\u00e9s tels que le Credit Suisse et la Banque Baumann &amp; Cie. Pour le Seco, cet investissement vise \u00e0 reproduire le succ\u00e8s d&#8217;un autre produit de Responsability, \u00e0 savoir le fonds de dette pour institutions de microfinance RGMF, qui a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 en 2003 avec le soutien financier du Seco. Gr\u00e2ce\u00a0\u00e0 ce financement initial, ce dernier a permis au RGMF de mobiliser pr\u00e8s de 150 millions d&#8217;USD aupr\u00e8s d&#8217;investisseurs priv\u00e9s. Le fonds \u00e9tant financi\u00e8rement autonome, le Seco a pu sortir du capital de ce dernier en 2006, laissant ainsi la place \u00e0 des investisseurs priv\u00e9s.\u00a0Ces deux exemples illustrent les efforts catalytiques d\u00e9ploy\u00e9s par les instruments de coop\u00e9ration \u00e9conomique au d\u00e9veloppement du Seco. Il s&#8217;agit l\u00e0 de pas importants vers l&#8217;\u00e9tablissement de liens durables entre les march\u00e9s financiers et la coop\u00e9ration au d\u00e9veloppement, o\u00f9 un investisseur public tel que le Seco peut montrer de mani\u00e8re convaincante que les investisseurs priv\u00e9s ont un r\u00f4le cl\u00e9 \u00e0 jouer dans le d\u00e9veloppement.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: Les PME dans les pays en d\u00e9veloppement: de quoi parle-t-on? La d\u00e9finition d&#8217;une PME n&#8217;est pas uniforme de par le monde. Il existe de tr\u00e8s grosses variations par pays et par secteurs. Parmi les crit\u00e8res en g\u00e9n\u00e9ral retenus, on trouve le nombre d&#8217;employ\u00e9s, le chiffre d&#8217;affaires annuel et le montant des actifs. D&#8217;autres facteurs peuvent \u00e9galement entrer en ligne de compte, tels que l&#8217;ind\u00e9pendance de l&#8217;entreprise (les filiales de certaines grandes soci\u00e9t\u00e9s ne sont pas assimil\u00e9es \u00e0 des PME) ou son statut juridique. \u00c0 titre d&#8217;exemple, il n&#8217;y a pas de d\u00e9finition officielle des PME en Suisse, o\u00f9 l&#8217;on applique le plus souvent celle de l&#8217;Union europ\u00e9enne, pour laquelle ce concept regroupe les entreprises occupant jusqu&#8217;\u00e0 250 personnes. Les d\u00e9finitions les plus d\u00e9taill\u00e9es se trouvent aux \u00e9tats-Unis, o\u00fa des crit\u00e8res de taille sont d\u00e9finis pour chaque secteur industriel. Dans les pays en d\u00e9veloppement, les d\u00e9finitions nationales sont \u00e9videmment tr\u00e8s diverses, mais celle de la Banque mondiale reste la r\u00e9f\u00e9rence g\u00e9n\u00e9rale: selon cette institution, les PME tous secteurs confondus ont entre 11 et 300 employ\u00e9s et un chiffre d&#8217;affaires annuel compris entre 3 et 15 millions d&#8217;USD. Dans les faits, une PME peut aller du caf\u00e9 Internet ghan\u00e9en \u00e0 l&#8217;entreprise indienne de logiciels informatiques ultra-sophistiqu\u00e9s.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 2: Quel est l&#8217;impact sur le d\u00e9veloppement des investissements en capital-risque dans des PME\u00a0? &#8211; Chaque dollar investi dans une PME via un fonds de capital-risque g\u00e9n\u00e8re 12 dollars en moyenne dans l&#8217;\u00e9conomie locale.- Le taux annuel de cr\u00e9ation d&#8217;emplois suivant la p\u00e9riode d&#8217;investissement atteint pr\u00e8s de 25% dans les compagnies sond\u00e9es, et 72% des nouveaux emplois concernent de la main-d&#8217;oeuvre peu qualifi\u00e9e. &#8211; Le salaire annuel r\u00e9el des employ\u00e9s s&#8217;est accru en moyenne de 26% pendant la p\u00e9riode d&#8217;investissement. &#8211; Les PME sond\u00e9es d\u00e9pendent d&#8217;un vaste r\u00e9seau de fournisseurs et de distributeurs, et leur croissance produit ind\u00e9niablement un effet d&#8217;entra\u00eenement. En moyenne, chaque PME \u00absoutient\u00bb 18 producteurs et 10 distributeurs ainsi qu&#8217;une vingtaine de fournisseurs de services. &#8211; Le capital obtenu sous forme de capital-risque joue un r\u00f4le de levier pour l&#8217;entreprise qui peut alors obtenir d&#8217;autres formes de financement. Ainsi, en moyenne, chaque USD investi a facilit\u00e9 l&#8217;obtention de 1,6 USD suppl\u00e9mentaire de financement (bancaire la plupart du temps).&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 3: Comment fonctionne le capital-risqueLes fonds de placement de type capital-risque font tr\u00e8s r\u00e9guli\u00e8rement parler d&#8217;eux depuis quelques ann\u00e9es, aliment\u00e9s par des op\u00e9rations d&#8217;investissement spectaculaires en Europe et aux \u00c9tats-Unis. Ils ont jou\u00e9 un grand r\u00f4le dans le financement de l&#8217;innovation, notamment en mati\u00e8re technologique, parmi les pays industrialis\u00e9s. Leurs deux formes les plus connues sont le \u00abventure capital\u00bb et l&#8217;\u00abinvestment buy-out\u00bb.\u00a0Les investissements sous forme de \u00abventure capital\u00bb ciblent g\u00e9n\u00e9ralement des projets \u00e0 fort potentiel de d\u00e9veloppement, avec de larges injections de capital et une provision de savoir-faire dans les phases initiales: Leur dur\u00e9e d&#8217;investissement est de huit \u00e0 dix ans. Cette forme de financement vise sp\u00e9cifiquement des soci\u00e9t\u00e9s relativement jeunes et prometteuses, ne pouvant avoir acc\u00e8s \u00e0 du financement bancaire \u00e0 long terme faute d&#8217;une exp\u00e9rience suffisante et ne remplissant pas les conditions d&#8217;une cotation en Bourse. La participation au capital de ces compagnies et leur accompagnement technique permettent de financer leur expansion et de moderniser leurs m\u00e9thodes de gestion et de production, de mani\u00e8re \u00e0 pouvoir entrer en Bourse \u00e0 moyen terme ou int\u00e9resser un investisseur strat\u00e9gique. C&#8217;est seulement \u00e0 ce moment-l\u00e0 qu&#8217;un fonds de \u00abventure capital\u00bb s&#8217;av\u00e8re payant, c&#8217;est-\u00e0-dire 8 \u00e0 10 ans apr\u00e8s l&#8217;investissement initial, ce qui requiert flair, doigt\u00e9 et patience. C&#8217;est ainsi que plusieurs compagnies l\u00e9gendaires ont vu leur envol financ\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 des fonds de capital-risque aux Etats-Unis, telles que Apple Computers, Federal Express, Intel, Oracle et Starbucks. Les risques encourus exigent une tr\u00e8s grande s\u00e9lectivit\u00e9 au niveau des investissements, et il n&#8217;est pas rare que seules 5% des entreprises examin\u00e9es par un fonds de capital-risque obtiennent du financement. Quant aux fonds d&#8217;\u00abinvestment buy-out\u00bb, ils ciblent surtout de grandes soci\u00e9t\u00e9s en difficult\u00e9, qu&#8217;ils contribuent \u00e0 restructurer et \u00e0 revendre dans un laps de temps relativement court, d&#8217;o\u00f9 une r\u00e9putation parfois sulfureuse de \u00abr\u00e9ducteurs de t\u00eate\u00bb.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis pr\u00e8s de douze ans, le Secr\u00e9tariat d&#8217;\u00c9tat \u00e0 l&#8217;\u00e9conomie (Seco) a engag\u00e9 pr\u00e8s de 300 millions de francs dans une quarantaine de projets d&#8217;investissements dans les pays en d\u00e9veloppement et en transition, dans le cadre de la coop\u00e9ration \u00e9conomique au d\u00e9veloppement Depuis 2005, le Seco a transf\u00e9r\u00e9 la gestion de son portefeuille d&#8217;investissements \u00e0 [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":2874,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[105],"post_content_subject":[],"acf":{"seco_author":2874,"seco_co_author":null,"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Ressortchef Investitionsf\u00f6rderung, Staatssekretariat f\u00fcr Wirtschaft (Seco), Bern","seco_author_post_occupation_fr":"Chef de secteur, Promotion des investissements, Secr\u00e9tariat d'\u00c9tat \u00e0 l'\u00e9conomie (Seco), Berne","seco_co_authors_post_ocupation":null,"short_title":"","post_lead":"","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":153908,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"9768","post_abstract":"","magazine_issue":null,"seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/55b89a00491ae"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153905"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2874"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=153905"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153905\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":189946,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153905\/revisions\/189946"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2874"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=153905"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=153905"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=153905"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=153905"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=153905"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=153905"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}