{"id":154021,"date":"2007-12-01T12:00:00","date_gmt":"2007-12-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2007\/12\/jeitziner-4\/"},"modified":"2023-08-24T01:14:26","modified_gmt":"2023-08-23T23:14:26","slug":"jeitziner-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2007\/12\/jeitziner-4\/","title":{"rendered":"R\u00e9partition r\u00e9gionale des revenus et de la fortune en Suisse: que nous apprend la statistique fiscale?"},"content":{"rendered":"<p>Les donn\u00e9es issues de la statistique fiscale livrent des informations int\u00e9ressantes sur la r\u00e9partition des revenus et de la fortune en Suisse. Gr\u00e2ce \u00e0 leur exhaustivit\u00e9, elles permettent des \u00e9valuations \u00e0 des niveaux r\u00e9gionaux tr\u00e8s fins et se pr\u00eatent \u00e0 une analyse d\u00e9taill\u00e9e des hauts revenus. L&#8217;analyse spatiale et temporelle de ces donn\u00e9es fait ressortir la diversit\u00e9 r\u00e9gionale du pays et donne une image diff\u00e9renci\u00e9e de l&#8217;\u00e9volution de la richesse en Suisse.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nSe fondant sur la statistique fiscale de 2003, le pr\u00e9sent article d\u00e9crit, d&#8217;une part, la r\u00e9partition des revenus et de la fortune de cette ann\u00e9e et, d&#8217;autre part, leur \u00e9volution par rapport \u00e0 1995\/96 (pour les revenus) ou 1997 (pour la fortune). La r\u00e9parttion r\u00e9gionale est analys\u00e9e \u00e0 partir des divisions g\u00e9opolitiques de la Suisse en communes, districts et cantons (\u00e9tat au 1er janvier 2006). La situation des hauts revenus et des grandes fortunes est en particulier \u00e9tudi\u00e9e; les donn\u00e9es fiscales permettant, en effet, de tirer des conclusions fiables dans ce domaine, au contraire des enqu\u00eates par \u00e9chantillonnage.&#13;<\/p>\n<h2>Importance et r\u00e9partition des revenus en 2003<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe graphique\u00a01 repr\u00e9sente le niveau moyen et l&#8217;in\u00e9galit\u00e9 de la r\u00e9partition des revenus au niveau des cantons. Le revenu annuel moyen des adultes en Suisse est de 42 630\u00a0francs en 2003 (voir tableau 1). C&#8217;est dans le canton de Zoug qu&#8217;il est, de loin, le plus \u00e9lev\u00e9 (59 412\u00a0francs), suivi de Nidwald, Gen\u00e8ve, Schwyz et Zurich. De l&#8217;autre c\u00f4t\u00e9, c&#8217;est en Valais qu&#8217;il est le plus faible (31839\u00a0francs); celui-ci pr\u00e9c\u00e8de les Grisons, le Jura et Uri. Dans tous les autres cantons, les revenus annuels moyens sont comparables. Il convient, cependant, de pr\u00e9ciser qu&#8217;en raison de la d\u00e9finition du revenu utilis\u00e9, les moyennes des cantons qui abritent un grand nombre de r\u00e9sidences secondaires appartenant \u00e0 des \u00e9trangers sont pouss\u00e9es vers le bas. Cela concerne notamment le Valais et les Grisons, qui doivent par cons\u00e9quent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des cas particuliers.\u00a0L&#8217;in\u00e9galit\u00e9 de la r\u00e9partition des revenus se mesure au moyen du coefficient de Gini (ordonn\u00e9e de droite du graphique 1). Plus ce coefficient est \u00e9lev\u00e9, plus la r\u00e9partition est in\u00e9gale, et inversement. On observe les plus grandes in\u00e9galit\u00e9s dans certains cantons \u00e0 revenus \u00e9lev\u00e9s &#8211; Schwyz (0,48), Gen\u00e8ve (0,48) et Zoug (0,46) &#8211; et faibles &#8211; Valais (0,45) et Grisons (0,44). C&#8217;est dans le canton d&#8217;Uri, o\u00f9 les revenus sont \u00e9galement faibles, qu&#8217;ils sont r\u00e9partis de la fa\u00e7on la plus \u00e9gale (0,30). \u00c0 titre de comparaison, le coefficient de Gini vaut 0,40 \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle de la Suisse. Il faut, cependant, pr\u00e9ciser que ces valeurs ne peuvent pas \u00eatre directement compar\u00e9es avec les coefficients de Gini nettement inf\u00e9rieurs calcul\u00e9s dans le cadre des \u00e9tudes par m\u00e9nage. Si on fait abstraction des cas particuliers du Valais et des Grisons, on observe clairement une corr\u00e9lation entre le niveau des revenus et l&#8217;in\u00e9galit\u00e9 de leur r\u00e9partition: plus la moyenne des revenus est \u00e9lev\u00e9e, plus la r\u00e9partition a tendance \u00e0 \u00eatre in\u00e9gale. Cette constatation est \u00e9galement vraie au niveau des communes.\u00a0Les graphiques 2 et 3 pr\u00e9sentent une image contrast\u00e9e au niveau des communes. En ce qui concerne le montant des revenus (voir graphique 2), on peut distinguer en gros entre trois axes: l&#8217;arc jurassien (Neuch\u00e2tel, Jura), o\u00f9 les revenus sont faibles; l&#8217;Arc l\u00e9manique, le Plateau et le nord-ouest de la Suisse, o\u00f9 ils sont \u00e9lev\u00e9s; la r\u00e9gion des Pr\u00e9alpes, des Alpes et du sud de la Suisse (\u00e0 l&#8217;exception des hauts lieux touristiques et du sud du Tessin), o\u00f9 ils sont de nouveau faibles. Le revenu annuel moyen le plus \u00e9lev\u00e9, \u00e0 savoir 150025 francs, est atteint \u00e0 Mies (VD). Il est 16 fois plus \u00e9lev\u00e9 que le revenu annuel moyen le plus faible (9277\u00a0francs), dans la commune de Chandolin (VS). La pr\u00e9sence de nombreuses r\u00e9sidences secondaires appartenant \u00e0 des \u00e9trangers fait baisser la moyenne de cette commune.\u00a0Le graphique 3 repr\u00e9sente l&#8217;in\u00e9galit\u00e9 de la r\u00e9partition des revenus dans les communes. On s&#8217;aper\u00e7oit qu&#8217;elle est plus importante dans les villes, dans leur p\u00e9riph\u00e9rie et dans les r\u00e9gions touristiques que dans les communes rurales. En ce qui concerne les communes touristiques, il faut \u00eatre conscient du fait que les revenus immobiliers relatifs aux r\u00e9sidences secondaires appartenant \u00e0 des \u00e9trangers tendent \u00e0 accro\u00eetre les in\u00e9galit\u00e9s dans la r\u00e9partition des revenus. Si les coefficients de Gini des communes sont nettement plus \u00e9lev\u00e9s que ceux des cantons, c&#8217;est en partie \u00e0 cause de la diff\u00e9rence d\u00e9mographique. En effet, dans une commune relativement petite, il suffit de la pr\u00e9sence de quelques revenus \u00e9lev\u00e9s pour tirer le coefficient de Gini vers le haut. Lorsqu&#8217;on interpr\u00e8te la r\u00e9partition des revenus, il convient par ailleurs de prendre en compte leur niveau: en effet, l&#8217;in\u00e9galit\u00e9 ne peut pas \u00eatre appr\u00e9ci\u00e9e de la m\u00eame mani\u00e8re suivant que le niveau des revenus soient faible ou non.&#13;<\/p>\n<h2>\u00c9volution du niveau et de la r\u00e9partition des revenus<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes r\u00e9sultats concernant l&#8217;\u00e9volution r\u00e9gionale des revenus et de leur in\u00e9galit\u00e9 sont particuli\u00e8rement \u00e9loquents (voir graphiques 4 et 5). L&#8217;analyse se base sur une comparaison entre les donn\u00e9es fiscales de 2003 et celles de 1995\/96. Durant cette p\u00e9riode, c&#8217;est dans les cantons de Schwyz et de Gen\u00e8ve que les revenus s&#8217;accroissent le plus. Zoug, Nidwald et Zurich, certains cantons romands (Neuch\u00e2tel, Valais, Vaud) ainsi que le Tessin pr\u00e9sentent \u00e9galement des progr\u00e8s sup\u00e9rieurs \u00e0 la moyenne en ce domaine. Les cantons qui enregistrent les plus faibles croissances sont B\u00e2le-Ville et les Grisons. Dans les autres, l&#8217;\u00e9volution est inf\u00e9rieure \u00e0 la moyenne; toutefois, les diff\u00e9rences sont t\u00e9nues. Le graphique 5 pr\u00e9sente la variation des revenus au niveau des communes. Dans celles dont le taux d&#8217;accroissement annuel est inf\u00e9rieur \u00e0 celui du rench\u00e9rissement (0,74% entre 1995\/96 et 2003), le revenu moyen diminue en termes r\u00e9els. Dans celles o\u00f9 le taux annuel d&#8217;accroissement est n\u00e9gatif, il diminue m\u00eame en termes nominaux: ce cas se rencontre surtout dans les communes alpestres retir\u00e9es. Les communes dont le taux d&#8217;accroissement est sup\u00e9rieur \u00e0 1,85 connaissent une croissance sup\u00e9rieure \u00e0 la moyenne. Il faut pr\u00e9ciser que, dans les petites communes, l&#8217;arriv\u00e9e ou le d\u00e9part de quelques personnes peut entra\u00eener de fortes fluctuations dans la moyenne des revenus.\u00a0L&#8217;\u00e9volution de l&#8217;in\u00e9galit\u00e9 des revenus est exprim\u00e9e par la variation du coefficient de Gini entre 1995\/96 et 2003 (ordonn\u00e9e de droite du graphique 4). \u00c0 l&#8217;\u00e9chelle de la Suisse, on s&#8217;aper\u00e7oit que l&#8217;in\u00e9galit\u00e9 reste quasi constante. On observe, cependant, des \u00e9carts aux \u00e9chelons des cantons et des communes. Dans sept cantons (surtout le Tessin, Neuch\u00e2tel et Uri ainsi que, dans une moindre mesure, Gen\u00e8ve, Thurgovie, Zurich et Vaud), la r\u00e9partition devient plus r\u00e9guli\u00e8re; dans cinq cantons (en particulier Schwyz, B\u00e2le-Ville, Zoug, Nidwald et Appenzell R.-Int.), les \u00e9carts se creusent. Enfin, dans 14 cantons, l&#8217;in\u00e9galit\u00e9 n&#8217;\u00e9volue presque pas. M\u00eame si le canton de Zoug est \u00e0 la t\u00eate du classement aussi bien pour l&#8217;accroissement des revenus que pour l&#8217;augmentation des in\u00e9galit\u00e9s entre les revenus, on ne peut pas conclure \u00e0 une corr\u00e9lation syst\u00e9matique entre les deux variables. En d&#8217;autres termes, une augmentation des revenus ne va pas forc\u00e9ment de pair avec une croissance des in\u00e9galit\u00e9s. Quant au coefficient de Gini \u00e0 l&#8217;\u00e9chelon des communes, il varie de -0,25 \u00e0 +0,28 points, les mouvements les plus remarquables \u00e9tant enregistr\u00e9s, comme on pouvait s&#8217;y attendre, dans les petites communes.&#13;<\/p>\n<h2>Importance et r\u00e9partition de la fortune en 2003<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe graphique 6 repr\u00e9sente le niveau moyen et l&#8217;in\u00e9galit\u00e9 de la r\u00e9partition de la fortune en 2003 (voir aussi tableau 1). En ce qui concerne la moyenne des fortunes, on observe de grandes diff\u00e9rences entre les cantons. C&#8217;est \u00e0 Nidwald que la moyenne des fortunes est la plus \u00e9lev\u00e9e (537182\u00a0francs); il devance Zoug (464703 francs), Schwyz (414878 francs) et Zurich (341483 francs). \u00c0 l&#8217;inverse, les diff\u00e9rences les plus faibles se rencontrent dans les cantons du Valais (104702 francs), Jura (108569 francs), Soleure (117635 francs) et Fribourg (127770 francs). Toutefois, en raison de la notion de fortune adopt\u00e9e dans cette analyse, il faut interpr\u00e9ter avec prudence les r\u00e9sultats relatifs \u00e0 un canton touristique comme le Valais. Par ailleurs, comme on pouvait s&#8217;y attendre, la r\u00e9partition de la fortune est nettement plus in\u00e9gale que celle des revenus. On observe les plus grandes in\u00e9galit\u00e9s dans les cantons de Vaud (coefficient de Gini de 0,91) et de B\u00e2le-Ville (0,90); c&#8217;est le canton d&#8217;Uri qui pr\u00e9sente la meilleure \u00e9galit\u00e9 (0,69).\u00a0On ne constate pas de corr\u00e9lation syst\u00e9matique entre le niveau de la fortune et son in\u00e9gale r\u00e9partition. En revanche, on en observe une si on compare les niveaux de revenu et de fortune. Les cantons romands de Gen\u00e8ve, Vaud et Fribourg, ainsi que ceux de B\u00e2le-Campagne et de Soleure, en Suisse al\u00e9manique, pr\u00e9sentent, toutefois, compar\u00e9s aux autres cantons, des niveaux de fortune l\u00e9g\u00e8rement inf\u00e9rieurs \u00e0 ceux attendus par rapport \u00e0 leurs revenus. \u00c0 l&#8217;inverse, la fortune moyenne dans le canton de Nidwald appara\u00eet bien plus \u00e9lev\u00e9e que ce qu&#8217;aurait laiss\u00e9 supposer le niveau (\u00e9galement \u00e9lev\u00e9) du revenu. En raison des diff\u00e9rences dans les d\u00e9finitions de la fortune entre les donn\u00e9es de 1997 et celles de 2003, il faut interpr\u00e9ter avec prudence les r\u00e9sultats concernant l&#8217;\u00e9volution constat\u00e9e entre ces deux ann\u00e9es. Au niveau national, les fortunes augmentent en moyenne d&#8217;environ 2,31% par an, ce qui est l\u00e9g\u00e8rement sup\u00e9rieur \u00e0 la croissance annuelle des revenus (1,85%). L&#8217;in\u00e9galit\u00e9 de la r\u00e9partition n&#8217;a, par contre, quasiment pas chang\u00e9.&#13;<\/p>\n<h2>R\u00e9partition r\u00e9gionale des hauts revenus et des grandes fortunes<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes donn\u00e9es fiscales sont \u00e9galement ad\u00e9quates pour d\u00e9terminer la r\u00e9partition r\u00e9gionale des hauts revenus et des grandes fortunes. Dans le cadre de la pr\u00e9sente \u00e9tude, on admet qu&#8217;un haut revenu d\u00e9passe 120000 francs par an. Leur pourcentage par rapport au nombre total des revenus recens\u00e9s sert de base \u00e0 la comparaison des collectivit\u00e9s territoriales. La quote-part des hauts revenus ainsi d\u00e9finie est de 2,4% en Suisse. On observe des valeurs sup\u00e9rieures dans les cantons suivants: Zoug (5,9%), Gen\u00e8ve (4,7%), Schwyz (4,1%), Zurich (3,7%), Nidwald (3,7%), B\u00e2le-Ville (3,2%), Vaud (3,0%), B\u00e2le-Campagne (2,7%) et Tessin (2,5%). Les hauts revenus sont, par contre, peu repr\u00e9sent\u00e9s dans les cantons d&#8217;Uri (0,7%), du Jura (0,8%) et du Valais (1,1%). Les diff\u00e9rences dans la r\u00e9partition r\u00e9gionale des hauts revenus sont non seulement frappantes entre les cantons, mais \u00e9galement en leur sein m\u00eame. La r\u00e9partition r\u00e9gionale de ces hauts revenus au niveau des communes n&#8217;est pas repr\u00e9sent\u00e9e dans cet article, mais elle ressemble \u00e0 celle des revenus moyens (voir graphique 2).\u00a0L&#8217;analyse de la r\u00e9partition g\u00e9ographique des grandes fortunes (+ de 1 million de francs) se fonde sur leur quote-part dans l&#8217;ensemble des fortunes recens\u00e9es. Celle-ci est de 3,7% en Suisse pour 2003. La concentration est forte dans les cantons de Zoug (7,6%), de Nidwald (6,3%) et de Zurich (6,2%). Elle est, par contre, relativement faible dans les cantons suivants: Jura (1,0%), Valais (1,2%), Fribourg (1,5%), Soleure (1,6%), Uri (1,8%), Tessin (2,0%), Obwald (2,1%) et Neuch\u00e2tel (2,3%).\u00a0Le tableau\u00a01 apporte des informations sur l&#8217;\u00e9volution des hauts revenus et des grandes fortunes au niveau des cantons. Le graphique\u00a07 repr\u00e9sente, \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle des districts, l&#8217;\u00e9volution de la quote-part des hauts revenus entre 1995\/96 et 2003. La plupart des districts de la Suisse romande, du nord-ouest et du Tessin la voient augmenter d&#8217;au moins 0,2 point de&nbsp;%. Elle \u00e9volue, cependant, au-dessous de ce chiffre, voire n\u00e9gativement, dans la plupart des districts situ\u00e9s aux alentours de la diagonale allant du Jura aux Grisons ainsi que dans certains districts des cantons de Thurgovie, de Schaffhouse et de Vaud. La proportion de hauts revenus cro\u00eet en moyenne de 0,5 point de&nbsp;% en Suisse. Elle enregistre sa plus forte augmentation dans les cantons de Zoug, Schwyz (+1,7 points de&nbsp;% dans les deux cantons) et Gen\u00e8ve (+1,5 points de&nbsp;%). Elle diminue, par contre, l\u00e9g\u00e8rement dans les cantons d&#8217;Uri et d&#8217;Obwald. On constate, cependant, des diff\u00e9rences importantes au sein m\u00eame des cantons.\u00a0Globalement, la croissance annuelle des revenus \u00e9lev\u00e9s (1,33%) est moins forte que celle de l&#8217;ensemble des revenus (1,85%). Il n&#8217;y a que dans les cantons de Schwyz, Valais, Berne et, dans une moindre mesure, dans ceux de Nidwald, Appenzell R.-Int., Jura et B\u00e2le-Ville, que les hauts revenus croissent davantage que l&#8217;ensemble des revenus du canton. La progression annuelle des grandes fortunes (0,6%) est aussi globalement moins importante que celle de l&#8217;ensemble des avoirs d\u00e9clar\u00e9s (2,3%).&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1 \u00abMoyenne et in\u00e9galit\u00e9 des revenus au niveau des cantons, 2003\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 2 \u00abMoyenne des revenus au niveau des communes, 2003 En francs\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 3 \u00abIn\u00e9galit\u00e9 des revenus au sein des communes, 2003 Coefficient de Gini\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 4 \u00ab\u00c9volution de la moyenne et de l&#8217;in\u00e9galit\u00e9 des revenus au niveau des cantons, 1995\/96-2003\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 5 \u00ab\u00c9volution de la moyenne des revenus au niveau des communes, 1995\/96-2003\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 6 \u00abMoyenne et in\u00e9galit\u00e9 de la fortune au niveau des cantons, 2003\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 7 \u00abAccroissement de la proportion de revenus \u00e9lev\u00e9s au niveau des districts, 1995\/96-2003 Variation en points de&nbsp;%\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nTableau 1 \u00abRevenus et fortune par canton: \u00e9tat en 2003 et \u00e9volution depuis 1995\/96 et d\u00e9but 1997\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: Revenu net et moyen L&#8217;\u00e9tude consid\u00e8re le revenu annuel net des personnes physiques. Il ne s&#8217;agit, cependant, pas de celui d\u00e9fini par la l\u00e9gislation, mais d&#8217;une valeur statistique calcul\u00e9e en ajoutant au revenu imposable quelques d\u00e9ductions fiscales (d\u00e9duction pour les enfants ou pour les personnes n\u00e9cessiteuses \u00e0 charge, d\u00e9duction pour les primes d&#8217;assurances et pour les int\u00e9r\u00eats de capitaux d&#8217;\u00e9pargne et d\u00e9duction pour les doubles revenus des personnes mari\u00e9es).Sont consid\u00e9r\u00e9es toutes les personnes physiques assujetties \u00e0 l&#8217;imp\u00f4t f\u00e9d\u00e9ral direct, \u00e0 l&#8217;exception de celles soumises \u00e0 une imposition \u00e0 la source, qu&#8217;elles soient actives, retrait\u00e9es, \u00e9tudiantes ou simplement propri\u00e9taires d&#8217;une deuxi\u00e8me r\u00e9sidence. Sont \u00e9galement pris en consid\u00e9ration les revenus des deuxi\u00e8mes r\u00e9sidences d\u00e9tenues en Suisse par les r\u00e9sidents \u00e9trangers. Afin d&#8217;obtenir un revenu par personne adulte, les revenus des couples mari\u00e9s sont suppos\u00e9s r\u00e9partis de fa\u00e7on \u00e9gale entre les \u00e9poux.Le revenu moyen d&#8217;une commune ou d&#8217;une r\u00e9gion constitue une division th\u00e9orique de l&#8217;ensemble des revenus dans cette commune ou dans cette r\u00e9gion par le nombre de personnes adultes soumises \u00e0 l&#8217;imp\u00f4t.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 2: La notion de fortune L&#8217;\u00e9tude consid\u00e8re la fortune nette des personnes physiques, autrement dit l&#8217;ensemble des avoirs moins l&#8217;ensemble des dettes, avant la prise en consid\u00e9ration des d\u00e9ductions sociales. Pour la fortune de 2003, c&#8217;est la situation des contribuables au 31 d\u00e9cembre 2003 qui est d\u00e9terminante. Les contribuables sans fortune nette sont \u00e9galement pris en consid\u00e9ration. Est consid\u00e9r\u00e9 comme fortune tous les \u00e9l\u00e9ments impos\u00e9s dans un canton. Les contribuables dont la fortune est r\u00e9partie dans deux ou plusieurs cantons sont compt\u00e9s dans tous les cantons concern\u00e9s, \u00e0 chaque fois pour les \u00e9l\u00e9ments de la fortune qui y sont impos\u00e9s.En vertu de la d\u00e9finition adopt\u00e9e, les avoirs impos\u00e9s \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger ne sont pas pris en compte dans la fortune. D&#8217;autres composantes ne sont pas non plus consid\u00e9r\u00e9es, ou seulement partiellement, par exemple les droits d&#8217;expectative de la pr\u00e9voyance professionnelle (IIe pilier), les droits non encore exigibles \u00e0 des prestations de formes reconnues de la pr\u00e9voyance li\u00e9e (pilier 3a), les objets mobiliers et les assurances-vie susceptibles de rachat. De plus, il peut exister des diff\u00e9rences plus ou moins importantes entre la valeur fiscale consid\u00e9r\u00e9e des immeubles et leur valeur v\u00e9nale.\u00c9tant donn\u00e9 que les donn\u00e9es de la fortune ont \u00e9t\u00e9 red\u00e9finies conform\u00e9ment aux exigences de la r\u00e9forme de la p\u00e9r\u00e9quation financi\u00e8re et de la r\u00e9partition des t\u00e2ches (RPT), la statistique de la fortune 2003 ne peut \u00eatre compar\u00e9e avec les pr\u00e9c\u00e9dentes qu&#8217;avec beaucoup de r\u00e9serves.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les donn\u00e9es issues de la statistique fiscale livrent des informations int\u00e9ressantes sur la r\u00e9partition des revenus et de la fortune en Suisse. Gr\u00e2ce \u00e0 leur exhaustivit\u00e9, elles permettent des \u00e9valuations \u00e0 des niveaux r\u00e9gionaux tr\u00e8s fins et se pr\u00eatent \u00e0 une analyse d\u00e9taill\u00e9e des hauts revenus. 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