{"id":154036,"date":"2007-12-01T12:00:00","date_gmt":"2007-12-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2007\/12\/riedl-2\/"},"modified":"2023-08-24T01:14:21","modified_gmt":"2023-08-23T23:14:21","slug":"riedl-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2007\/12\/riedl-2\/","title":{"rendered":"La cyberadministration, pour affronter l&#8217;avenir"},"content":{"rendered":"<p>Les administrations suisses font aujourd&#8217;hui &#8211; et sans doute depuis toujours &#8211; du bon travail. Pourquoi donc agiter la question de la cyberadministration (administration \u00e9lectronique ou e-gouvernement) si, a priori, elles n&#8217;exigent pas de grandes am\u00e9liorations? La r\u00e9ponse est simple: la cyberadministration est plus qu&#8217;une communication Internet entre les administr\u00e9s et leurs autorit\u00e9s; c&#8217;est le meilleur moyen de faire face aux d\u00e9fis du futur. La charge de travail suppl\u00e9mentaire que l&#8217;on observe dans le secteur public comme dans l&#8217;\u00e9conomie priv\u00e9e peut \u00eatre ma\u00eetris\u00e9e de deux mani\u00e8res: soit au prix d&#8217;une baisse de qualit\u00e9 des prestations, soit \u00e0 la faveur d&#8217;une r\u00e9organisation s&#8217;appuyant sur une utilisation optimale des technologies d&#8217;aujourd&#8217;hui. Cette derni\u00e8re approche est celle de l&#8217;administration \u00e9lectronique.<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/200712_19_Riedl_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"256\" \/>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa cyberadministration ne nous permet pas seulement d&#8217;accomplir davantage de t\u00e2ches au m\u00eame co\u00fbt qu&#8217;aujourd&#8217;hui. Elle s&#8217;imposera \u00e9galement en termes de ressources humaines. Tout employ\u00e9 ayant quelque exp\u00e9rience des \u00e9minents services fournis aujourd&#8217;hui par les technologies de l&#8217;information et de la communication (TIC) dans l&#8217;\u00e9conomie priv\u00e9e sera de moins en moins dispos\u00e9, en effet, \u00e0 travailler pour des services d&#8217;\u00c9tat aux structures relativement compliqu\u00e9es et bas\u00e9es encore tr\u00e8s largement sur le papier. Tout retard technologique par rapport \u00e0 l&#8217;\u00e9conomie priv\u00e9e rendra donc encore plus difficile, ces prochaines ann\u00e9es, le recrutement par l&#8217;administration publique des cadres dont elle a besoin.&#13;<\/p>\n<h2>Le probl\u00e8me est s\u00e9rieux, mais un effort collectif peut encore le r\u00e9gler<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nSi, en Suisse, l&#8217;administration publique conventionnelle fonctionne plut\u00f4t bien d&#8217;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, on ne peut pas en dire autant de la cyberadministration. Il faut donc profiter des avantages que nous offre le syst\u00e8me traditionnel pour gagner du temps et proc\u00e9der \u00e0 un rattrapage r\u00e9fl\u00e9chi de notre retard cyberadministratif, sans en faire un but en soi. Nous devrions notamment mettre ce temps \u00e0 profit pour:\u00a0&#8211; \u00e9tudier les exp\u00e9riences pratiques faites \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger et tirer les enseignements des erreurs qui ont pu y \u00eatre commises;\u00a0&#8211; continuer \u00e0 perfectionner technologiquement les bonnes pratiques existantes des autorit\u00e9s de notre pays et de l&#8217;\u00e9tranger (et reprendre ou adapter des concepts novateurs d\u00e9velopp\u00e9s par l&#8217;\u00e9conomie);\u00a0&#8211; d\u00e9gager une vision claire de l&#8217;administration publique du futur;\u00a0&#8211; former des experts \u00e0 la planification, \u00e0 la construction et \u00e0 l&#8217;exploitation d&#8217;architectures cyberadministratives et de processus, ainsi qu&#8217;\u00e0 la ma\u00eetrise du changement parmi les autorit\u00e9s;\u00a0&#8211; cr\u00e9er une base l\u00e9gale qui embrasse le plus clairement possible tous les textes de loi utiles;\u00a0&#8211; cr\u00e9er des infrastructures techniques et organisationnelles ainsi qu&#8217;une large base de connaissances au niveau des autorit\u00e9s.\u00a0\u00a0Tout cela suppose la pleine reconnaissance par le monde politique des imp\u00e9ratifs du futur et la collaboration des v\u00e9ritables moteurs de l&#8217;innovation dans le pays. Il ne s&#8217;agit pas de r\u00e9aliser des projets aussi vite que possible, mais d&#8217;agir en profondeur et durablement.\u00a0Ce qu&#8217;il nous faut, c&#8217;est une vision \u00e0 long terme et l&#8217;action strat\u00e9gique conjointe des politiques, de l&#8217;\u00e9conomie et des experts concern\u00e9s. Il existe en Suisse \u00e0 cet \u00e9gard des mod\u00e8les de r\u00e9f\u00e9rence convaincants; on trouvera des exemples de travaux exploratoires innovants sur le site www.ech-ch ainsi qu&#8217;aupr\u00e8s de l&#8217;Unit\u00e9 de strat\u00e9gie informatique de la Conf\u00e9d\u00e9ration (Usic). Reste qu&#8217;\u00e0 ce jour, le grand d\u00e9fi &#8211; reconnu d&#8217;un bout \u00e0 l&#8217;autre de la plan\u00e8te &#8211; de l&#8217;informatisation des administrations publiques au-del\u00e0 de leurs propres murs est moins bien ma\u00eetris\u00e9 en Suisse qu&#8217;ailleurs en Europe et dans certains \u00c9tats comme le Canada, Singapour et Hong Kong.\u00a0Pour obtenir de r\u00e9els succ\u00e8s en mati\u00e8re d&#8217;int\u00e9gration num\u00e9rique, le comit\u00e9 de pilotage pr\u00e9vu par la \u00abstrat\u00e9gie suisse de cyberadministration\u00bb est certes n\u00e9cessaire, mais reste insuffisant. Il est illusoire de penser que les autorit\u00e9s politiques seront capables de prendre \u00e0 elles seules toutes les mesures n\u00e9cessaires pour relever ce grand d\u00e9fi. Bien qu&#8217;elle ne soit pas qu&#8217;une t\u00e2che technique, la mise en oeuvre d&#8217;une cyberadministration en est tout de m\u00eame une. Une gestion technique efficace requiert une certaine vision, une r\u00e9flexion fond\u00e9e sur l&#8217;approche int\u00e9grale, ainsi que du flair pour rep\u00e9rer les d\u00e9fauts qui se cachent dans les d\u00e9tails. Voil\u00e0 pourquoi il faut des \u00e9quipes pourvues de comp\u00e9tences techniques diff\u00e9rentes. De m\u00eame, il est (quasi) indispensable de chercher des avis ext\u00e9rieurs. Sur ce dernier point, les connaissances transdisciplinaires et l&#8217;appel \u00e0 l&#8217;\u00e9conomie peuvent \u00eatre d&#8217;une grande utilit\u00e9.&#13;<\/p>\n<h2>Une vision \u00e0 moyen terme<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa mise en place r\u00e9ussie d&#8217;une cyberadministration exige une vision \u00e0 moyen terme tr\u00e8s claire. Dans l&#8217;\u00e9tat actuel des connaissances technologiques, cela comporte plusieurs implications.\u00a0Il faut d&#8217;abord une administration \u00e9lectronique qui s&#8217;adresse directement aux particuliers et aux entreprises: chaque administr\u00e9 ou entreprise re\u00e7oit son propre portail, qui consiste en trois domaines li\u00e9s entre eux. En premier lieu, un regroupement transparent des canaux d&#8217;interaction avec toutes les autorit\u00e9s, qui serve de support \u00e0 des structurations et paradigmes d&#8217;int\u00e9gration diff\u00e9rents &#8211; allant de situations de vie g\u00e9n\u00e9riques ou de structures d&#8217;autorit\u00e9s traditionnelles \u00e0 des contextes de vie individualis\u00e9s et concrets &#8211; et qui puisse, selon les besoins, \u00eatre am\u00e9nag\u00e9 individuellement ou utilis\u00e9 en pr\u00e9configuration et compl\u00e9t\u00e9 par des conseillers en logiciels. Il faut, deuxi\u00e8mement, que les administr\u00e9s poss\u00e8dent un compte pour la totalit\u00e9 du trafic de paiements r\u00e9ciproque avec les autorit\u00e9s, compl\u00e9t\u00e9 par des outils de planification. Il doivent, enfin, disposer d&#8217;un coffre \u00e0 documentation virtuel comportant des fonctions suppl\u00e9mentaires pour l&#8217;acquisition, le transfert et au besoin la recherche automatique et rapide de nouveaux documents, et qui laisse \u00e0 son d\u00e9tenteur la possibilit\u00e9 soit de mettre \u00e0 disposition des autorit\u00e9s l&#8217;information int\u00e9gr\u00e9e automatiquement, soit de contr\u00f4ler lui-m\u00eame les informations qu&#8217;il fournit.\u00a0Il convient d&#8217;\u00e9tablir une solution int\u00e9grale et universelle pour la gestion \u00e9lectronique de l&#8217;identit\u00e9. Celle-ci doit \u00e9galement permettre l&#8217;authentification et la signature num\u00e9rique, la d\u00e9livrance de procurations et l&#8217;expression de toute volont\u00e9 pour n&#8217;importe quelle fonction \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de n&#8217;importe quel partenaire, ainsi que l&#8217;anonymisation sous diverses formes.\u00a0Des centres d&#8217;infrastructures TIC virtuels doivent \u00eatre mis \u00e0 disposition des autorit\u00e9s pour une utilisation d\u00e9centralis\u00e9e, afin de mat\u00e9rialiser le principe de la r\u00e9utilisation sur les plans de l&#8217;information et de l&#8217;application et de r\u00e9duire ainsi les co\u00fbts li\u00e9s aux TIC. Ils doivent surtout permettre aux petites unit\u00e9s administratives et jusqu&#8217;aux plus petites communes d&#8217;exploiter tout le potentiel des TIC sans avoir elles-m\u00eames \u00e0 mettre sur pied ou \u00e0 exploiter des structures TIC complexes.\u00a0L&#8217;int\u00e9gration de toutes les donn\u00e9es, applications, proc\u00e9dures et possibilit\u00e9s d&#8217;acc\u00e8s doit se faire au niveau des autorit\u00e9s administratives, afin de minimiser les co\u00fbts d&#8217;acquisition et de traitement de l&#8217;information pour les pouvoirs publics, d&#8217;optimiser les processus de travail, de favoriser le partage des connaissances et de permettre l&#8217;utilisation \u00e0 des fins d\u00e9cisionnelles des informations g\u00e9n\u00e9r\u00e9es implicitement.\u00a0La mise en r\u00e9seau \u00abinter-autorit\u00e9s\u00bb des processus doit avoir lieu dans un espace d&#8217;\u00e9changes d&#8217;informations \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle suisse, europ\u00e9enne ou m\u00eame mondiale. Celui-ci doit au moins garantir, \u00e0 l&#8217;aide de standards s\u00e9mantiques, l&#8217;interop\u00e9rabilit\u00e9 organisationnelle, technique et si possible op\u00e9rationnelle, en offrant au surplus des instruments qui permettent de tourner les obstacles de l&#8217;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 juridique et culturelle.&#13;<\/p>\n<h2>Quelle est l&#8217;utilit\u00e9 d&#8217;une cyberadministration efficace<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe premier objectif est d&#8217;ordre \u00e9conomique, ce qui signifie:\u00a0&#8211; des interactions incontournables moins fr\u00e9quentes et plus rapides avec les autorit\u00e9s ainsi que des possibilit\u00e9s d&#8217;acc\u00e8s 24 heures sur 24 et sept jours sur sept \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle plan\u00e9taire, qui se traduisent par une diminution des d\u00e9penses et des gains de flexibilit\u00e9 pour les administr\u00e9s, qu&#8217;il s&#8217;agisse de personnes physiques ou juridiques;\u00a0&#8211; plus de transparence pour les citoyens et les entreprises &#8211; ce qui renforce du m\u00eame coup leur contr\u00f4le sur le travail des autorit\u00e9s et favorise, entre autres, l&#8217;\u00e9mulation intercommunale et intercantonale;\u00a0&#8211; des co\u00fbts d&#8217;acquisition de l&#8217;information moins \u00e9lev\u00e9s et une information de meilleure qualit\u00e9, donc plus de possibilit\u00e9s pour les autorit\u00e9s de prendre de bonnes d\u00e9cisions; en d&#8217;autres termes: une administration moins co\u00fbteuse et de meilleure qualit\u00e9; \u00a0&#8211; une diminution des co\u00fbts li\u00e9s aux TIC gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;utilisation commune des infrastructures et une baisse corr\u00e9lative des co\u00fbts administratifs;\u00a0&#8211; un meilleur approvisionnement en informations strat\u00e9giques, donc de meilleures bases mat\u00e9rielles d&#8217;appr\u00e9ciation pour les d\u00e9cideurs politiques.\u00a0\u00a0Le grand avantage d&#8217;une cyberadministration efficace est la possibilit\u00e9 qu&#8217;elle offre d&#8217;accomplir plus rapidement de nouvelles t\u00e2ches complexes.&#13;<\/p>\n<h2>Le m\u00e9ta-objectif est l&#8217;int\u00e9gration<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nOn peut aussi r\u00e9sumer les divers objectifs pr\u00e9sent\u00e9s ci-dessus de cette fa\u00e7on: int\u00e9gration de l&#8217;information avec protection des donn\u00e9es garantie! Fournir l&#8217;information n\u00e9cessaire aux structures de traitement, ou processus, est primordial. Il s&#8217;agit d&#8217;anticiper les besoins en alimentant les processus en informations: Celles-ci doivent \u00eatre trait\u00e9es correctement dans les d\u00e9lais pr\u00e9\u00e9tablis, et le suivi d\u00fbment document\u00e9. Un support num\u00e9rique int\u00e9gral pour les dossiers \u00e0 g\u00e9rer \u00e9lectroniquement constituerait un premier pas dans cette direction.&#13;<\/p>\n<h2>Un concept d&#8217;architecture visionnaire: les \u00abgrilles cyberadministratives\u00bb<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\n\u00c0 moyen terme, il s&#8217;agit d&#8217;organiser le travail des autorit\u00e9s en garantissant le principe de subsidiarit\u00e9 d&#8217;une mani\u00e8re optimale en termes d&#8217;efficacit\u00e9\/qualit\u00e9 et d&#8217;efficience. Il faut dans un premier temps, gr\u00e2ce aux portails, s\u00e9parer l&#8217;exploitation\/diffusion de l&#8217;ex\u00e9cution et des contr\u00f4les. Dans une seconde \u00e9tape, l&#8217;ex\u00e9cution et le contr\u00f4le doivent aussi \u00eatre s\u00e9par\u00e9s l&#8217;un de l&#8217;autre. Cela permet de regrouper l&#8217;ex\u00e9cution dans des centres de services partag\u00e9s sans qu&#8217;il soit pour autant n\u00e9cessaire de centraliser le contr\u00f4le. On \u00e9voque des grilles de services pour d\u00e9signer la mise en r\u00e9seau de ces centres de services partag\u00e9s.\u00a0\u00c0 long terme, la s\u00e9paration claire de l&#8217;exploitation\/distribution ainsi que de l&#8217;ex\u00e9cution et du contr\u00f4le aboutira probablement \u00e0 une redistribution des t\u00e2ches: certaines d&#8217;entre elles seront transf\u00e9r\u00e9es \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie, d&#8217;autres seront centralis\u00e9es, d&#8217;autres encore seront externalis\u00e9es. La collaboration qui existe d\u00e9j\u00e0 aujourd&#8217;hui avec d&#8217;autres pays \u00e0 l&#8217;\u00e9chelon des consulats montre que les centres de services partag\u00e9s peuvent aussi fonctionner \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle internationale.&#13;<\/p>\n<h2>Le risque majeur est la non-coordination<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa \u00abstrat\u00e9gie suisse de cyberadministration\u00bb offre un bon point de d\u00e9part pour les premi\u00e8res mesures destin\u00e9es \u00e0 concr\u00e9tiser les id\u00e9es esquiss\u00e9es ci-dessus. L&#8217;op\u00e9ration comporte, toutefois, trois types de risques majeurs dont il convient d&#8217;embl\u00e9e d&#8217;\u00eatre conscient:\u00a0&#8211; imposer aux nouveaux syst\u00e8mes TIC un lien de d\u00e9pendance complexe \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de l&#8217;ancienne application, souvent instable, mise en place par l&#8217;autorit\u00e9: il s&#8217;agit l\u00e0 d&#8217;un ph\u00e9nom\u00e8ne connu qui accompagne la r\u00e9utilisation des logiciels;\u00a0&#8211; cr\u00e9er de nouvelles structures TIC qui ne soient pas enti\u00e8rement interop\u00e9rables entre elles;\u00a0&#8211; instaurer une d\u00e9pendance \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de standards qui en peu d&#8217;ann\u00e9es seront remplac\u00e9s par d&#8217;autres.\u00a0\u00a0Par cons\u00e9quent, une coordination bien r\u00e9fl\u00e9chie des projets prioritaires et une gestion avis\u00e9e des risques sp\u00e9cifiques sont d\u00e9terminantes pour le succ\u00e8s de la strat\u00e9gie. Faute de quoi, le recours accru aux TIC risque m\u00eame de compliquer plut\u00f4t que de faciliter le travail des autorit\u00e9s.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: La revue eGov Pr\u00e4senz La revue de cyberadministration suisse eGov Pr\u00e4senz para\u00eet deux fois par an en allemand. Sa partie th\u00e9matique traite \u00e0 chaque fois un sujet s\u00e9lectionn\u00e9 selon des crit\u00e8res de recherche et de pratique nationales et internationales. Sa partie magazine pr\u00e9sente des entretiens, des rubriques d&#8217;experts et des comptes rendus de manifestations. L&#8217;auteur est l&#8217;\u00e9diteur de cette revue.Le prochain num\u00e9ro de eGov Pr\u00e4senz para\u00eetra en mars 2008 et son th\u00e8me central portera sur les \u00abprocessus d&#8217;affaires et l&#8217;architecture orient\u00e9e services dans l&#8217;administration publique\u00bb. Le volet magazine pr\u00e9sentera entre autres des interviews de Viviane Reding, commissaire europ\u00e9enne, d&#8217;Arthur Winter, chef de section du minist\u00e8re autrichien des Finances, de Stefan Arn, pr\u00e9sident de ICTswitzerland et enfin d&#8217;Elmar Lederberger, pr\u00e9sident de la ville de Zurich. On peut s&#8217;abonner gratuitement \u00e0 la revue sous www.egov-praesenz.ch.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 2: Le centre de comp\u00e9tences Public Management &amp; E-Government Le centre de comp\u00e9tences Public Management &amp; E-Government de la Haute \u00e9cole sp\u00e9cialis\u00e9e bernoise (www.e-government.bfh.ch) se consacre \u00e0 la recherche dans les domaines de l&#8217;informatique administrative et de la gestion du changement. Il collabore \u00e0 cette fin avec des partenaires de l&#8217;administration, de la pratique et des universit\u00e9s, en Suisse comme \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger, en se focalisant sur les th\u00e8mes du leadership, des architectures d&#8217;entreprises et de la gestion des processus d&#8217;affaires.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les administrations suisses font aujourd&#8217;hui &#8211; et sans doute depuis toujours &#8211; du bon travail. Pourquoi donc agiter la question de la cyberadministration (administration \u00e9lectronique ou e-gouvernement) si, a priori, elles n&#8217;exigent pas de grandes am\u00e9liorations? 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