{"id":154116,"date":"2007-11-01T12:00:00","date_gmt":"2007-11-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2007\/11\/schmid-riemer-2\/"},"modified":"2023-08-24T01:14:14","modified_gmt":"2023-08-23T23:14:14","slug":"schmid-riemer-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2007\/11\/schmid-riemer-2\/","title":{"rendered":"La Suisse face au d\u00e9collage \u00e9conomique de la Turquie"},"content":{"rendered":"<p>La Turquie a connu un essor \u00e9conomique tr\u00e8s marqu\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es qui devrait se poursuivre. Les entreprises \u00e9trang\u00e8res appr\u00e9cient de travailler dans ce pays, m\u00eame si la bureaucratie et la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle posent certains probl\u00e8mes. \u00c0 l&#8217;image d&#8217;autres pays europ\u00e9ens, la part de march\u00e9 de la Suisse en Turquie diminue, malgr\u00e9 la croissance soutenue du commerce et des investissements. Pour revitaliser les \u00e9changes, il convient de relancer les contacts officiels ainsi que la Commission \u00e9conomique bilat\u00e9rale. La promotion des relations entre petites et moyennes entreprises (PME) des deux pays doit faire l&#8217;objet d&#8217;un effort particulier.<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/200711_15_Schmid-Riemer_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"247\" \/>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa Turquie vit une v\u00e9ritable r\u00e9volution \u00e9conomique. Le pays a connu, ces derni\u00e8res d\u00e9cennies, un d\u00e9veloppement exponentiel tant au plan de son infrastructure, avec la construction de grands centres, que culturellement. Cette tendance devrait se poursuivre \u00e0 l&#8217;avenir. La population du pays passera de plus de 70 millions d&#8217;habitants aujourd&#8217;hui &#8211; avec une forte proportion de jeunes &#8211; \u00e0 90 millions en 2025. Mesur\u00e9e \u00e0 son produit int\u00e9rieur brut (PIB), la Turquie est aujourd&#8217;hui la 17e \u00e9conomie du monde; en 2050, elle pourrait \u00eatre la 7e. En 2005, son PIB a pour la premi\u00e8re fois \u00e9gal\u00e9 celui de la Suisse. Le pouvoir d&#8217;achat a augment\u00e9 de 50% ces cinq derni\u00e8res ann\u00e9es et devrait encore cro\u00eetre d&#8217;autant durant les cinq prochaines. La Turquie figure dans le groupe des \u00abNext Eleven\u00bb (N-11) d\u00e9fini par la banque d&#8217;investissement Goldman Sachs comme les onze pays les plus prometteurs en termes d&#8217;investissement et de croissance apr\u00e8s les Bric (Br\u00e9sil, Russie, Inde, Chine). Elle b\u00e9n\u00e9ficie d&#8217;une position g\u00e9ographique strat\u00e9gique et fait figure de pont, de par son histoire et sa situation, entre l&#8217;Europe et l&#8217;Asie.&#13;<\/p>\n<h2>Une \u00e9volution politique mouvement\u00e9e<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe Parti de la justice et du d\u00e9veloppement (AKP), du premier ministre sortant Recip Erdogan, a remport\u00e9 les \u00e9lections l\u00e9gislatives anticip\u00e9es du 22 juillet 2007. Cette formation de tendance islamiste compte poursuivre la politique men\u00e9e ces derni\u00e8res ann\u00e9es avec succ\u00e8s. Le 28 ao\u00fbt 2007, Abdullah G\u00fcl, candidat de l&#8217;AKP a \u00e9t\u00e9 \u00e9lu pr\u00e9sident. Le parti est appr\u00e9ci\u00e9 pour ses r\u00e9ussites \u00e9conomiques et la stabilit\u00e9 du pays depuis cinq ans. Le gouvernement a poursuivi une politique ax\u00e9e sur la mise en place d&#8217;importantes r\u00e9formes structurelles (privatisations, r\u00e9forme du secteur bancaire, etc.) et il a lanc\u00e9 les n\u00e9gociations d&#8217;adh\u00e9sion \u00e0 l&#8217;Union europ\u00e9enne (UE).\u00a0La peur de l&#8217;islamisation du pays, se traduisant entre autres par la crainte du port g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 du foulard par les femmes, a \u00e9t\u00e9 au centre des \u00e9v\u00e9nements politiques de cette ann\u00e9e: annulation de l&#8217;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle, manifestations populaires et \u00e9lections l\u00e9gislatives anticip\u00e9es&#8230; L&#8217;opposition comprenait notamment les \u00abs\u00e9cularistes\u00bb, qui s&#8217;appuient sur la d\u00e9finition la\u00efque de l&#8217;\u00c9tat, telle qu&#8217;\u00e9tablie par Atat\u00fcrk dans les ann\u00e9es 1920, et qui sont soutenus par l&#8217;arm\u00e9e. De fait, la soci\u00e9t\u00e9 tur-que est fortement m\u00e9lang\u00e9e, la modernit\u00e9 &#8211; surtout dans les grandes villes Istanbul et Ankara &#8211; s&#8217;opposant au mode de vie traditionnel.&#13;<\/p>\n<h2>Une \u00e9conomie en croissance rapide<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa lib\u00e9ralisation du pays a permis au PIB d&#8217;augmenter de plus de 40% en quatre ans et aux \u00e9changes de tripler. Les exportations turques ont atteint 85 milliards de dollars en 2006 contre 36 milliards en 2002. Les investissements \u00e9trangers ont explos\u00e9: repr\u00e9sentant 1 milliard de dollars en 2003, ils ont atteint les 20 milliards en 2006 et la tendance semble se poursuivre en 2007. En quatre ans, le nombre d&#8217;entreprises \u00e9trang\u00e8res a consid\u00e9rablement augment\u00e9. Les Pays-Bas, la Belgique et la Gr\u00e8ce sont, \u00e0 l&#8217;heure actuelle, les investisseurs les plus importants.\u00a0Cependant, le taux d&#8217;inflation, le d\u00e9ficit du compte courant et budg\u00e9taire ainsi que le taux de ch\u00f4mage demeurent \u00e9lev\u00e9s. La majorit\u00e9 des emplois est g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par les services (47%), puis par l&#8217;agriculture (27%) et l&#8217;industrie (20%). L&#8217;importance du secteur agricole a baiss\u00e9 continuellement ces derni\u00e8res ann\u00e9es.&#13;<\/p>\n<h3>La Turquie et le FMI<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nLes relations entre le FMI et la Turquie ont une longue tradition. L&#8217;actuel programme r\u00e9sulte d&#8217;un dix-neuvi\u00e8me accord pass\u00e9 avec cette institution. Selon les experts, si les ann\u00e9es nonante sont consid\u00e9r\u00e9es comme une d\u00e9cennie perdue dans l&#8217;histoire \u00e9conomique du pays, les cinq derni\u00e8res ann\u00e9es ont connu une v\u00e9ritable relance.\u00a0\u00c9tant donn\u00e9 la situation financi\u00e8re du pays, un nouveau programme n&#8217;est en principe plus absolument n\u00e9cessaire. L&#8217;analyse du FMI est, toutefois, consid\u00e9r\u00e9e par la communaut\u00e9 financi\u00e8re internationale comme une garantie de la discipline \u00e9conomique en mati\u00e8re de d\u00e9ficit budg\u00e9taire, d&#8217;inflation et de mise en oeuvre des r\u00e9formes. Toujours selon les experts, certaines pr\u00e9cautions s&#8217;imposent en raison de la fragilit\u00e9 de plusieurs indicateurs. Pour maintenir la croissance, des r\u00e9formes demeurent n\u00e9cessaires dans le march\u00e9 du travail, le syst\u00e8me fiscal (il existe encore une part \u00e9lev\u00e9e d&#8217;\u00e9conomie informelle), l&#8217;agriculture, le secteur financier et les fonds de pension. L&#8217;inflation exc\u00e8de les objectifs depuis trois ans. Les taux d&#8217;int\u00e9r\u00eat restent tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s. M\u00eame si la situation en mati\u00e8re de dette publique s&#8217;est am\u00e9lior\u00e9e, son niveau doit encore baisser. Le d\u00e9ficit du compte courant ne constituerait pas une vuln\u00e9rabilit\u00e9 en soi, ni le signe d&#8217;un d\u00e9s\u00e9quilibre n\u00e9cessitant forc\u00e9ment un ajustement; il pourrait, toutefois, refl\u00e9ter d&#8217;importantes possibilit\u00e9s d&#8217;investissement.&#13;<\/p>\n<h2>L&#8217;adh\u00e9sion \u00e0 l&#8217;UE: un objectif strat\u00e9gique<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes liens entre la Turquie et l&#8217;UE sont anciens. Ils ont \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9s par la signature d&#8217;un accord d&#8217;association en 1963 et d&#8217;une union douani\u00e8re en 1996. Depuis 1999, le pays b\u00e9n\u00e9ficie du statut d&#8217;\u00c9tat candidat et les n\u00e9gociations en vue d&#8217;une adh\u00e9sion ont \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9es en octobre 2005. Celles-ci se poursuivent au plan technique. La transposition de l&#8217;acquis demandera une adaptation importante de l&#8217;\u00e9conomie dans divers domaines, en particulier celui de l&#8217;agriculture, ce qui n\u00e9cessitera encore du temps. Si les dossiers techniques ont progress\u00e9 \u00e0 leur rythme, diverses questions politiques essentielles demeurent en suspens, telle la fermeture des ports et a\u00e9roports turcs aux avions et bateaux chypriotes grecs. L&#8217;objectif strat\u00e9gique de l&#8217;adh\u00e9sion fait partie int\u00e9grante de la politique ext\u00e9rieure du pays. Une date th\u00e9orique parfois articul\u00e9e pour l&#8217;adh\u00e9sion est 2014. Cependant, l&#8217;enthousiasme de la population turque envers l&#8217;UE est en baisse, car elle per\u00e7oit l&#8217;attitude europ\u00e9enne comme un rejet. L&#8217;int\u00e9gration \u00e0 l&#8217;Europe d&#8217;un pays musulman de cette taille constituerait \u00e0 la fois un d\u00e9fi et un atout pour l&#8217;\u00e9quilibre politique r\u00e9gional et global.&#13;<\/p>\n<h2>L&#8217;important potentiel du march\u00e9 turc<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa Turquie repr\u00e9sente un march\u00e9 important pour les pays europ\u00e9ens et les moyens de promotion des relations mis en place sont substantiels. Le potentiel de son march\u00e9, malgr\u00e9 les risques latents, est reconnu \u00e0 l&#8217;unanimit\u00e9. L&#8217;\u00e9conomie turque est aujourd&#8217;hui per\u00e7ue dans l&#8217;ensemble comme stable. Les \u00e9v\u00e9nements politiques de cette ann\u00e9e ne se sont r\u00e9percut\u00e9s que faiblement sur l&#8217;\u00e9conomie et les march\u00e9s ont r\u00e9agi positivement apr\u00e8s les derni\u00e8res \u00e9lections l\u00e9gislatives. Les entreprises souhaitent avant tout la stabilit\u00e9 et un climat des affaires favorable comme celui qui a domin\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es.\u00a0Les firmes \u00e9trang\u00e8res appr\u00e9cient, pour la plupart, le climat de travail qui r\u00e8gne en Turquie. Elle consid\u00e8rent ce pays comme un march\u00e9 dynamique en expansion permettant de r\u00e9aliser des gains m\u00eame en p\u00e9riode de crise. Certaines entreprises couvrent le march\u00e9 du Moyen-Orient et de l&#8217;Asie depuis la Turquie. Selon diverses sources, les zones de commerce frontalier avec l&#8217;Irak et l&#8217;Iran et certains centres dont la croissance relative est plus forte que dans le reste du pays constitueraient un potentiel particulier.\u00a0Malgr\u00e9 certaines difficult\u00e9s, les firmes estiment que leur pr\u00e9sence dans le pays est rentable. Les probl\u00e8mes rencontr\u00e9s sont d&#8217;ordre douanier, administratif, fiscal, li\u00e9s aux visas, \u00e0 l&#8217;obtention de permis de travail ou de licences d&#8217;importation, au syst\u00e8me des prix de r\u00e9f\u00e9rence, \u00e0 la protection de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle ou au niveau \u00e9lev\u00e9 de la livre turque.&#13;<\/p>\n<h2>Suisse-Turquie; des relations \u00e9conomiques \u00e0 d\u00e9velopper<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa Turquie repr\u00e9sente un march\u00e9 important. Les exportations suisses vers ce pays (1,3% du total des exportations helv\u00e9tiques en 2006) sont sup\u00e9rieures \u00e0 celles qui se dirigent vers bon nombre de pays europ\u00e9ens (tels que Pologne, Portugal, Gr\u00e8ce, pays nordiques, baltes ou d&#8217;Europe de l&#8217;Est) ou de pays \u00e9mergents (Br\u00e9sil, Russie, Inde ou Mexique). Les entreprises suisses sont bien repr\u00e9sent\u00e9es dans le pays, couvrant divers secteurs: industrie des machines, chimique et pharmaceutique, banques, assurances, transports, industrie alimentaire, tourisme, etc. Elles sont, en outre, engag\u00e9es dans d&#8217;importants projets, notamment dans le secteur de l&#8217;\u00e9nergie.\u00a0Les relations officielles ont \u00e9t\u00e9 perturb\u00e9es par le vote de reconnaissance du \u00abg\u00e9nocide arm\u00e9nien\u00bb par le parlement helv\u00e9tique en 2003 et l&#8217;ouverture de plusieurs proc\u00e9dures p\u00e9nales \u00e0 l&#8217;encontre de ressortissants turcs pour d\u00e9clarations \u00abn\u00e9gationnistes\u00bb sur le territoire suisse. Les entreprises suisses n&#8217;ont dans l&#8217;ensemble pas connu de discriminations sur le march\u00e9 turc, si ce n&#8217;est ponctuellement ou lors de l&#8217;attribution de certains contrats publics. Deux visites du chef du D\u00e9partement f\u00e9d\u00e9ral de l&#8217;\u00e9conomie ont, en outre, \u00e9t\u00e9 report\u00e9es apr\u00e8s celle de 2002. Des initiatives s&#8217;imposent de part et d&#8217;autre pour revitaliser les relations bilat\u00e9rales officielles dans le domaine \u00e9conomique. \u00a0Les \u00e9changes \u00e9conomiques bilat\u00e9raux se sont d\u00e9velopp\u00e9s de mani\u00e8re tr\u00e8s positive \u00e0 l&#8217;image de l&#8217;essor \u00e9conomique de la Turquie. Les exportations de la Suisse vers la Turquie ont augment\u00e9 de 66% entre 2000 et 2006. Pendant la m\u00eame p\u00e9riode, les exportations turques se sont accrues de 67%. La balance demeure, toutefois, toujours en faveur de la Suisse. Avec des exportations de 2345 millions de francs et des importations de 676 millions, le commerce total a atteint pr\u00e8s de 3 milliards de francs en 2006. De source turque, les exportations suisses sont encore plus importantes, de m\u00eame que le d\u00e9ficit commercial de la Turquie. La diff\u00e9rence provient des exportations d&#8217;or, qui ne sont pas comprises dans les statistiques suisses, et des soci\u00e9t\u00e9s de facturation \u00e9tablies en Suisse que les statistiques turques int\u00e8grent. Cependant, malgr\u00e9 cette hausse constante des exportations, la part de march\u00e9 de la Suisse diminue: elle comptait pour 3,5% des importations totales turques en 2005 (huiti\u00e8me rang) et seulement 2,9% en 2006 (neuvi\u00e8me rang). La Suisse n&#8217;est pas un cas isol\u00e9: en 2006, l&#8217;Allemagne a c\u00e9d\u00e9 sa place de premier fournisseur de la Turquie \u00e0 la Russie, m\u00eame si ses exportations ont augment\u00e9 de 150% en cinq ans.\u00a0En termes d&#8217;investissements, la tendance est similaire. Le stock des investissements suisses en Turquie a progress\u00e9 de 100% entre 2002 et 2005 et de 48% entre 2004 et 2005, passant de 1 milliard de francs en 2002 \u00e0 2 milliards en 2005. De source turque, la place de la Suisse, investisseur important dans le pass\u00e9, diminue en raison de la tr\u00e8s forte progression des autres investissements \u00e9trangers dans le pays. \u00a0Le tourisme constitue un autre poste important des relations \u00e9conomiques entre la Suisse et la Turquie, puisque 200&nbsp;000 \u00e0 300&nbsp;000 de nos compatriotes visitent chaque ann\u00e9e la Turquie. En 2006, leur nombre a, toutefois, baiss\u00e9.&#13;<\/p>\n<h3>Bient\u00f4t une convention bilat\u00e9rale pour \u00e9viter la double imposition<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nApr\u00e8s des n\u00e9gociations qui ont dur\u00e9 plusieurs ann\u00e9es, une convention destin\u00e9e \u00e0 \u00e9viter la double imposition a \u00e9t\u00e9 paraph\u00e9e en 2006 et les formalit\u00e9s sont en cours pour permettre sa signature prochaine. L&#8217;entr\u00e9e en vigueur de cette convention est attendue avec impatience par le secteur priv\u00e9; elle viendra compl\u00e9ter l&#8217;Accord de promotion et de protection des investissements, entr\u00e9 en vigueur en 1990.&#13;<\/p>\n<h3>Relations de libre-\u00e9change<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nDepuis 1992, il existe un accord de libre-\u00e9change entre les pays de l&#8217;AELE &#8211; dont fait partie la Suisse &#8211; et la Turquie, qui supprime tous les droits de douane sauf pour les produits agricoles. Le comit\u00e9 mixte pr\u00e9vu par l&#8217;accord se r\u00e9unit tous les deux ans et constitue une plate-forme d&#8217;\u00e9changes pour toutes les questions li\u00e9es \u00e0 l&#8217;application de l&#8217;accord. Divers probl\u00e8mes rencontr\u00e9s par les entreprises y sont abord\u00e9s, notamment ceux li\u00e9s \u00e0 la certification. Par ailleurs, une ren\u00e9gociation de l&#8217;accord bilat\u00e9ral sur les produits agricoles est en cours. Ces derniers comptent pour environ 25% des importations suisses en provenance de Turquie.&#13;<\/p>\n<h3>Pour une promotion cibl\u00e9e des relations \u00e9conomiques<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nDivers canaux de promotion des relations \u00e9conomiques bilat\u00e9rales existent, que ce soit du c\u00f4t\u00e9 turc ou suisse. Ce r\u00e9seau conna\u00eetra encore un d\u00e9veloppement avec l&#8217;ouverture d&#8217;un \u00abSwiss Business Hub\u00bb planifi\u00e9 \u00e0 Istanbul, capitale \u00e9conomique du pays. L&#8217;Osec Business Network Switzerland envisage d&#8217;institutionnaliser la promotion des PME d&#8217;entente avec son partenaire turc, ce qui r\u00e9pond \u00e0 une r\u00e9elle n\u00e9cessit\u00e9. L&#8217;exp\u00e9rience des PME constitue d&#8217;ailleurs le th\u00e8me du 3e Forum \u00e9conomique Suisse-Turquie, organis\u00e9 en novembre 2007 \u00e0 Istanbul par la Chambre de commerce avec la participation du Seco. \u00a0Des manifestations pr\u00e9sentant les possibilit\u00e9s d&#8217;affaires et d&#8217;investissements aux milieux \u00e9conomiques en Suisse ou en Turquie constituent autant de bonnes occasions de promouvoir les relations \u00e9conomique dans un int\u00e9r\u00eat mutuel.\u00a0La revitalisation de la Commission \u00e9conomique bilat\u00e9rale, cr\u00e9\u00e9e en 2001, offrira un cadre officiel pour \u00e9voquer l&#8217;\u00e9volution de nos relations \u00e9conomiques et les opportunit\u00e9s de coop\u00e9ration. Les contacts demandent \u00e0 \u00eatre soign\u00e9s; apr\u00e8s plus de cinq ans, il est temps d&#8217;organiser une nouvelle visite bilat\u00e9rale minist\u00e9rielle en Suisse et en Turquie avec des repr\u00e9sentants du secteur priv\u00e9 d\u00e9sireux de d\u00e9velopper les relations \u00e9conomiques&#8230; ceci avant que la Turquie n&#8217;\u00e9merge compl\u00e8tement!&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1 \u00ab\u00c9volution des \u00e9changes entre la Suisse et la Turquie, 1990-2006\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 2 \u00abInvestissements suisses en Turquie, 1997-2005\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nTableau 1 \u00abPrincipales donn\u00e9es \u00e9conomiques de la Turquie, 2004-2008\u00bb<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Turquie a connu un essor \u00e9conomique tr\u00e8s marqu\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es qui devrait se poursuivre. Les entreprises \u00e9trang\u00e8res appr\u00e9cient de travailler dans ce pays, m\u00eame si la bureaucratie et la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle posent certains probl\u00e8mes. \u00c0 l&#8217;image d&#8217;autres pays europ\u00e9ens, la part de march\u00e9 de la Suisse en Turquie diminue, malgr\u00e9 la croissance soutenue [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":3081,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[105],"post_content_subject":[],"acf":{"seco_author":3081,"seco_co_author":null,"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"L\u00e4nderbeauftragte f\u00fcr die T\u00fcrkei, den Kaukasus und Zentralasien, Staatssekretariat f\u00fcr Wirtschaft SECO, Bern","seco_author_post_occupation_fr":"Charg\u00e9e des relations \u00e9conomiques avec la Turquie, le Caucase et l'Asie centrale, Secr\u00e9tariat d'\u00c9tat \u00e0 l'\u00e9conomie SECO, Berne","seco_co_authors_post_ocupation":null,"short_title":"","post_lead":"","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":154119,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"9724","post_abstract":"","magazine_issue":null,"seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/55b9d6d6e5599"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/154116"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3081"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=154116"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/154116\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":189974,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/154116\/revisions\/189974"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3081"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=154116"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=154116"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=154116"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=154116"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=154116"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=154116"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}