{"id":154171,"date":"2007-10-01T12:00:00","date_gmt":"2007-10-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2007\/10\/hutschenreiter-2\/"},"modified":"2023-08-24T01:15:47","modified_gmt":"2023-08-23T23:15:47","slug":"hutschenreiter-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2007\/10\/hutschenreiter-2\/","title":{"rendered":"Le syst\u00e8me d&#8217;innovation suisse en comparaison internationale"},"content":{"rendered":"<p>L&#8217;innovation est dans la dur\u00e9e le principal garant des gains de productivit\u00e9 d&#8217;une \u00e9conomie et donc de la p\u00e9rennit\u00e9 de sa croissance, d&#8217;o\u00f9 l&#8217;importance exceptionnelle que rev\u00eat la performance d&#8217;un syst\u00e8me national d&#8217;innovation. La Suisse, qui dispose d&#8217;une base de recherche industrielle priv\u00e9e solide et diff\u00e9renci\u00e9e, poss\u00e8de en m\u00eame temps un excellent secteur public de la recherche. Elle r\u00e9alise de tr\u00e8s bonnes prestations dans le triple domaine de la science, de la technologie et de l&#8217;innovation. Au cours des ann\u00e9es nonante et des premi\u00e8res ann\u00e9es de la pr\u00e9sente d\u00e9cennie, cependant, le dynamisme du syst\u00e8me a faibli relativement \u00e0 d&#8217;autres. De nouveaux d\u00e9fis doivent, en outre, \u00eatre ma\u00eetris\u00e9s, en particulier celui que repr\u00e9sente la mondialisation croissante de la recherche et du d\u00e9veloppement (R&amp;D). Pour renforcer la capacit\u00e9 d&#8217;innovation de la Suisse, l&#8217;OCDE propose de proc\u00e9der \u00e0 un \u00abr\u00e9glage fin\u00bb de notre politique en la mati\u00e8re Le pr\u00e9sent article s&#8217;appuie essentiellement sur le rapport Examens de l&#8217;OCDE des politiques d&#8217;innovation: Suisse, qui est la premi\u00e8re d&#8217;une nouvelle s\u00e9rie d&#8217;\u00e9tudes par pays de l&#8217;OCDE. Les opinions exprim\u00e9es dans ce rapport ne refl\u00e8tent pas n\u00e9cessairement les vues de l&#8217;OCDE ou de ses pays membres..<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/200710_04_Hutschenreiter_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"288\" \/>&#13;<\/p>\n<h2>D\u00e9veloppement \u00e9conomique<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nEn Suisse, le niveau moyen des revenus est \u00e9lev\u00e9 en comparaison internationale. Depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es nonante jusqu&#8217;aux premi\u00e8res ann\u00e9es du pr\u00e9sent si\u00e8cle, la croissance de l&#8217;\u00e9conomie helv\u00e9tique a, cependant, \u00e9t\u00e9 modeste. De 1995 \u00e0 2004, la Suisse a m\u00eame \u00e9t\u00e9, de tous les pays de l&#8217;OCDE, celui qui a enregistr\u00e9 la plus faible progression de son produit int\u00e9rieur brut (PIB). Le diff\u00e9rentiel de croissance fut consid\u00e9rable, \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des \u00c9tats-Unis surtout, mais aussi d&#8217;un certain nombre d&#8217;\u00e9conomies europ\u00e9ennes dynamiques.\u00a0Dans la premi\u00e8re moiti\u00e9 des ann\u00e9es nonante, la croissance de la productivit\u00e9 du travail dans le secteur priv\u00e9 (PIB par personne active) \u00e9tait pratiquement retomb\u00e9e au point mort, et elle est rest\u00e9e faible jusqu&#8217;aux premi\u00e8res ann\u00e9es du pr\u00e9sent si\u00e8cle. Tr\u00e8s r\u00e9cemment, toutefois, l&#8217;\u00e9conomie suisse est nettement repartie. En renfor\u00e7ant les capacit\u00e9s de son syst\u00e8me d&#8217;innovation d\u00e9j\u00e0 performant, on contribuera grandement \u00e0 la p\u00e9rennit\u00e9 de sa croissance \u00e9conomique et des gains de productivit\u00e9.\u00a0L&#8217;actuel processus de mondialisation de la R&amp;D jette de nouveaux d\u00e9fis au syst\u00e8me suisse de l&#8217;innovation. La rivalit\u00e9 que ce domaine a engendr\u00e9e et qui veut que les pays les plus industrialis\u00e9s se battent pour les meilleurs sites s&#8217;est intensifi\u00e9e: des \u00c9tats comme la Chine et l&#8217;Inde entrent en sc\u00e8ne et deviennent les b\u00e9n\u00e9ficiaires d&#8217;investissements massifs en R&amp;D. Par ailleurs, de nouveaux concurrents apparaissent, de plus en plus nombreux, sur les march\u00e9s mondiaux de la R&amp;D et des biens et services \u00e0 fort coefficient de savoir-faire. Cela pose un d\u00e9fi particulier aux pays dont les producteurs sont traditionnellement install\u00e9s sur ces march\u00e9s. Pour les \u00e9conomies o\u00f9 les co\u00fbts de la main-d&#8217;oeuvre sont \u00e9lev\u00e9s et qui veulent rester comp\u00e9titives, demeurer hautement performant en mati\u00e8re d&#8217;innovation rev\u00eat une importance primordiale.&#13;<\/p>\n<h2>Des conditions-cadres g\u00e9n\u00e9ralement favorables<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes conditions-cadres &#8211; tout sp\u00e9cialement dans le secteur des entreprises &#8211; jouent un r\u00f4le important pour l&#8217;\u00e9valuation des capacit\u00e9s des syst\u00e8mes d&#8217;innovation nationaux. En Suisse, ces conditions sont g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9es comme bonnes. Un cadre juridique stable, notamment pour la protection de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, une fiscalit\u00e9 favorable, un syst\u00e8me financier tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9 et la pr\u00e9sence d&#8217;une main-d&#8217;oeuvre poss\u00e9dant un bon niveau d&#8217;instruction sont des \u00e9l\u00e9ments propices \u00e0 la recherche et \u00e0 l&#8217;innovation. L&#8217;ouverture du march\u00e9 du travail avec l&#8217;Union europ\u00e9enne (UE) cr\u00e9e en outre des conditions favorables pour satisfaire en souplesse et sans grandes frictions la demande croissante en ressources humaines tr\u00e8s qualifi\u00e9es qu&#8217;exigent les activit\u00e9s scientifiques et technologiques.\u00a0\u00c0 c\u00f4t\u00e9 de ces points forts, la Suisse pr\u00e9sente \u00e9galement un certain nombre de faiblesses. Les lenteurs de l&#8217;\u00e9volution de la productivit\u00e9 ont \u00e9t\u00e9, entre autres, expliqu\u00e9es, dans le rapport de l&#8217;OCDE, par le manque de concurrence dans les secteurs prot\u00e9g\u00e9s de l&#8217;\u00e9conomie, l&#8217;inefficience des r\u00e9glementations des march\u00e9s de produits et les co\u00fbts \u00e9lev\u00e9s des services fournis par le secteur public ou financ\u00e9s par des cotisations obligatoires. La segmentation du march\u00e9 et le manque de concurrence r\u00e9duisent l&#8217;incitation \u00e0 innover dans plusieurs secteurs (p. ex. la construction). Les obstacles oppos\u00e9s \u00e0 l&#8217;entreprenariat innovant demeurent relativement \u00e9lev\u00e9s; ils incluent notamment des difficult\u00e9s de financement pour les innovations, la p\u00e9nalisation implicite de nombreuses formes de financement et des contraintes r\u00e9glementaires. Ces facteurs g\u00eanent la cr\u00e9ation et la croissance des petites entreprises innovantes.&#13;<\/p>\n<h2>Des acteurs forts dans la recherche publique et le secteur des entreprises<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa Suisse est riche en entreprises innovantes. Hormis les soci\u00e9t\u00e9s industrielles \u00e0 fort coefficient de recherche connues pour leurs activit\u00e9s internationales et les soci\u00e9t\u00e9s de services \u00e0 forte intensit\u00e9 de savoir et tr\u00e8s innovantes, il existe aussi de nombreuses petites et moyennes entreprises (PME) qui, dans leurs segments respectifs, ont souvent acquis de remarquables comp\u00e9tences et dont la position est reconnue sur le march\u00e9. La pr\u00e9sence de ces PME &#8211; soit une population diff\u00e9renci\u00e9e d&#8217;entreprises innovantes &#8211; est l&#8217;un des avantages d\u00e9terminants que poss\u00e8de le syst\u00e8me suisse d&#8217;innovation par rapport \u00e0 celui de nombreux autres pays.\u00a0La capacit\u00e9 d&#8217;innovation de l&#8217;\u00e9conomie suisse est aussi favoris\u00e9e par un excellent secteur public de la recherche, o\u00f9 brillent les \u00e9coles polytechniques f\u00e9d\u00e9rales (EPF) et toute une s\u00e9rie d&#8217;universit\u00e9s. Tant les institutions relevant du secteur public que la recherche fondamentale financ\u00e9e par l&#8217;industrie sont des atouts particuli\u00e8rement solides de la Suisse. De nombreuses initiatives des pouvoirs publics visent \u00e0 am\u00e9liorer les transferts scientifiques et technologiques entre \u00e9tablissements publics et entreprises. Ces efforts, qui sont chez nous plus intenses que dans diff\u00e9rents pays comparables, donnent de bons r\u00e9sultats, m\u00eame si, ici aussi, tout le potentiel de transfert n&#8217;est pas encore \u00e9puis\u00e9.&#13;<\/p>\n<h2>Bonnes performances innovantes de la Suisse<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nMesur\u00e9e \u00e0 toute une s\u00e9rie d&#8217;indicateurs relev\u00e9s dans la pratique internationale pour \u00e9valuer l&#8217;efficacit\u00e9 des syst\u00e8mes nationaux d&#8217;innovation, la performance de la Suisse compte parmi les plus \u00e9lev\u00e9es. Dans nos fronti\u00e8res, n\u00e9anmoins, le dynamisme de l&#8217;innovation a \u00e9t\u00e9 faible pendant la phase de tassement \u00e9conomique des ann\u00e9es nonante. De nombreux indicateurs ont, en effet, donn\u00e9 des signes de stagnation sur une p\u00e9riode relativement longue. Selon divers indices, cette torpeur ne serait due qu&#8217;en partie \u00e0 l&#8217;\u00e9volution conjoncturelle. En tout \u00e9tat de cause, la Suisse a perdu du terrain face \u00e0 d&#8217;autres pays &#8211; notamment \u00e0 des \u00e9conomies europ\u00e9ennes comparables &#8211; durant cette p\u00e9riode.\u00a0La Suisse se caract\u00e9rise depuis longtemps par une intensit\u00e9 de recherche (d\u00e9penses brutes de R&amp;D par rapport au PIB) \u00e9lev\u00e9e en comparaison internationale. Vers la moiti\u00e9 des ann\u00e9es quatre-vingt, elle \u00e9tait m\u00eame championne du monde sous ce rapport. Dans les ann\u00e9es nonante, l&#8217;accroissement des d\u00e9penses g\u00e9n\u00e9rales de R&amp;D de la Suisse (\u00e0 prix constants) a, toutefois, \u00e9t\u00e9 bien inf\u00e9rieur \u00e0 la moyenne de l&#8217;OCDE et de l&#8217;UE, pour ne se redresser de nouveau qu&#8217;au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. L&#8217;intensit\u00e9 de la recherche suisse se maintient aujourd&#8217;hui autour de 2,9%. Parmi les pays de l&#8217;OCDE, seuls la Su\u00e8de, la Finlande et le Japon ont une intensit\u00e9 en R&amp;D plus forte &#8211; ce qui signifie que la Suisse n&#8217;a pas encore r\u00e9ussi \u00e0 retrouver son premier rang -, alors que la Cor\u00e9e et l&#8217;Islande ont atteint le m\u00eame niveau.\u00a0En ce qui concerne l&#8217;acquisition du savoir et sa commercialisation, la position internationale de la Suisse est tr\u00e8s forte. Elle occupe le premier rang mondial en mati\u00e8re de publications et de brevets scientifiques. Elle devance tr\u00e8s nettement ses concurrents pour le nombre de brevets enregistr\u00e9s aupr\u00e8s de l&#8217;Office europ\u00e9en des brevets. Elle les domine \u00e9galement pour le d\u00e9p\u00f4t de brevets \u00abtriadiques\u00bb (aux services des brevets europ\u00e9en, am\u00e9ricain et japonais). En ce qui concerne le nombre d&#8217;articles, par million d&#8217;habitants, parus dans le domaine des sciences et de l&#8217;ing\u00e9nierie (1154 en 2003), la Suisse occupe la premi\u00e8re position dans le monde, juste devant la Su\u00e8de.&#13;<\/p>\n<h2>Mondialisation de la recherche et du d\u00e9veloppement<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe syst\u00e8me suisse d&#8217;innovation pr\u00e9sente \u00e0 maints \u00e9gards, en comparaison internationale, un haut degr\u00e9 d&#8217;internationalisation. On le remarque, par exemple, \u00e0 la proportion d&#8217;\u00e9tudiants et scientifiques \u00e9trangers qui travaillent dans des centres suisses de recherche, aux publications \u00e9dit\u00e9es en coop\u00e9ration avec les partenaires \u00e9trangers, aux investissements de R&amp;D effectu\u00e9s par des entreprises \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger, ainsi qu&#8217;au r\u00f4le de la Suisse en tant que p\u00f4le international de recherche.\u00a0D&#8217;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, le degr\u00e9 d&#8217;interconnexion des entreprises suisses avec des firmes et des sites de recherche \u00e9trangers est \u00e9lev\u00e9 dans le domaine de l&#8217;innovation. Les entreprises suisses ont beaucoup investi dans des centres de R&amp;D \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger &#8211; m\u00eame pendant la phase de ralentissement des d\u00e9penses du secteur priv\u00e9 dans ce domaine (voir graphique 1) &#8211; et renforc\u00e9 ainsi, notamment, leurs liens avec les centres mondiaux du savoir. Bien que certains choix en faveur de tel ou tel site \u00e9tranger aient donn\u00e9 lieu \u00e0 discussion, rien n&#8217;indique que les d\u00e9penses de R&amp;D des entreprises suisses \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger aient amoindri d&#8217;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale les performances du p\u00f4le de recherche suisse.\u00a0La mondialisation de la R&amp;D, qui s&#8217;est nettement acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e au cours de cette derni\u00e8re d\u00e9cennie, ne constitue donc pas un ph\u00e9nom\u00e8ne nouveau pour les acteurs du syst\u00e8me suisse d&#8217;innovation. C&#8217;est un avantage important pour la Suisse. Encore faut-il, cependant, ne pas sous-estimer les d\u00e9fis qui accompagnent cette mondialisation, particuli\u00e8rement pour les entreprises qui \u00e9taient jusqu&#8217;ici les moins expos\u00e9es \u00e0 l&#8217;\u00e9volution internationale.&#13;<\/p>\n<h2>\u00abR\u00e9glage fin\u00bb de la politique suisse d&#8217;innovation<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nMarqu\u00e9e par l&#8217;histoire et la structure du syst\u00e8me d&#8217;innovation, mais aussi par les particularit\u00e9s du syst\u00e8me politique helv\u00e9tique et du mode de r\u00e9partition des comp\u00e9tences qui le caract\u00e9rise (notamment en mati\u00e8re de formation), la politique suisse d&#8217;innovation pr\u00e9sente un certain nombre de singularit\u00e9s. Dans l&#8217;ensemble, cette politique semble suivre une approche plus fragmentaire que syst\u00e9mique. Cela se traduit notamment par la composition &#8211; et par l&#8217;auto-approbation mutuelle &#8211; des diverses institutions impliqu\u00e9es et l&#8217;orientation tr\u00e8s \u00abax\u00e9e sur l&#8217;offre\u00bb de la politique d&#8217;innovation.\u00a0Parmi les pays membres de l&#8217;OCDE et au-del\u00e0, la politique de la science, de la technologie et de l&#8217;innovation est sujette \u00e0 des changements permanents. En Suisse aussi, toute une s\u00e9rie d&#8217;initiatives importantes sont en cours. En particulier, une r\u00e9forme importante dans le secteur tertiaire de l&#8217;\u00e9ducation va dans la bonne direction sur ce point.\u00a0Le rapport de l&#8217;OCDE sur la politique d&#8217;innovation de la Suisse propose une s\u00e9rie de mesures de \u00abr\u00e9glage fin\u00bb pour renforcer les performances du syst\u00e8me suisse de l&#8217;innovation. Nous ne pouvons les rapporter ici que de fa\u00e7on fragmentaire.\u00a0Il faut d&#8217;abord continuer d&#8217;am\u00e9liorer les conditions-cadres de l&#8217;innovation et favoriser l&#8217;activit\u00e9 des entreprises en \u00e9liminant les obstacles r\u00e9glementaires et financiers. Il s&#8217;agit \u00e9galement de redoubler d&#8217;efforts pour accro\u00eetre la concurrence et r\u00e9duire la fragmentation de certains march\u00e9s en vue de stimuler l&#8217;innovation dans le secteur des entreprises.\u00a0Priorit\u00e9 doit \u00eatre accord\u00e9e \u00e0 la science, \u00e0 la technologie et \u00e0 l&#8217;innovation, afin que leur financement par les pouvoirs publics (en m\u00eame temps que la dotation financi\u00e8re d&#8217;institutions comme le FNS et la CTI) soit durable. Des mesures de sauvegarde efficaces doivent \u00eatre prises pour que ces financements ne risquent pas d&#8217;\u00eatre amput\u00e9s au profit d&#8217;autres types de d\u00e9penses b\u00e9n\u00e9ficiant d&#8217;un quasi-automatisme. Dans ce contexte, il serait utile d&#8217;adopter une approche plus prospective encore pour le moyen terme (message f\u00e9d\u00e9ral FRT).\u00a0Il convient de rendre le Conseil suisse de la science et de la technologie (CSSR) plus repr\u00e9sentatif pour l&#8217;ensemble des parties prenantes au syst\u00e8me suisse d&#8217;innovation.\u00a0Il s&#8217;agit d&#8217;encourager la poursuite du processus de consolidation et de sp\u00e9cialisation du secteur des HES, notamment en associant davantage leur d\u00e9veloppement \u00e0 celui des fili\u00e8res r\u00e9gionales et transr\u00e9gionales.\u00a0Il faut r\u00e9\u00e9quilibrer la palette d&#8217;instruments d&#8217;intervention en donnant plus de poids aux mesures visant \u00e0 agir sur la demande. M\u00eame si le secteur des PME est d\u00e9j\u00e0 en Suisse extr\u00eamement performant, il faut \u00e9tudier les possibilit\u00e9s de le renforcer.\u00a0Il convient d&#8217;inciter les responsables de la politique de la science, de la technologie et de l&#8217;innovation \u00e0 tenir compte, en souplesse, des besoins sp\u00e9cifiques au secteur des services. Pour la Suisse en particulier, les innovations dans le domaine des services ont une \u00e9norme importance \u00e9conomique. \u00a0Cela \u00e9tant, la Suisse et les principaux acteurs du syst\u00e8me suisse d&#8217;innovation sont bien \u00e9quip\u00e9s pour ma\u00eetriser avec succ\u00e8s les d\u00e9fis du futur.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1 \u00abD\u00e9penses en R+D des filiales d&#8217;entreprises nationales \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger par rapport \u00e0 leurs d\u00e9penses en R+D sur le territoire national, dans quelques pays de l&#8217;OCDE (en&nbsp;%), 2003\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: Indications bibliographiques &#8211; Examens de l&#8217;OCDE des politiques d&#8217;innovation: Suisse, Paris, 2006.- Science, technologie et industrie. Perspectives de l&#8217;OCDE, 2006, Paris.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;innovation est dans la dur\u00e9e le principal garant des gains de productivit\u00e9 d&#8217;une \u00e9conomie et donc de la p\u00e9rennit\u00e9 de sa croissance, d&#8217;o\u00f9 l&#8217;importance exceptionnelle que rev\u00eat la performance d&#8217;un syst\u00e8me national d&#8217;innovation. La Suisse, qui dispose d&#8217;une base de recherche industrielle priv\u00e9e solide et diff\u00e9renci\u00e9e, poss\u00e8de en m\u00eame temps un excellent secteur public de [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":3057,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[229],"post_content_subject":[231,137],"acf":{"seco_author":3057,"seco_co_author":null,"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Deputy Head, Country Review Unit, Directorate for Science, Technology and Industry, Organisation f\u00fcr wirtschaftliche Entwicklung und Zusammenarbeit (OECD), Paris","seco_author_post_occupation_fr":"Chef adjoint de l'unit\u00e9 des examens par pays, direction de la Science, de la Technologie et de l'Industrie \u00e0 l'Organisation de coop\u00e9ration et de d\u00e9veloppement \u00e9conomiques (OCDE), Paris","seco_co_authors_post_ocupation":null,"short_title":"","post_lead":"","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":154174,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"9684","post_abstract":"","magazine_issue":null,"seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/55b9e9dfe534a"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/154171"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3057"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=154171"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/154171\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":190013,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/154171\/revisions\/190013"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3057"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=154171"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=154171"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=154171"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=154171"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=154171"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=154171"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}