{"id":154186,"date":"2007-10-01T12:00:00","date_gmt":"2007-10-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2007\/10\/mozsa-2\/"},"modified":"2023-08-24T01:15:28","modified_gmt":"2023-08-23T23:15:28","slug":"mozsa-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2007\/10\/mozsa-2\/","title":{"rendered":"Le travail de coordination et d&#8217;interm\u00e9diaire de la CTI TT dans les projets de R&#038;D"},"content":{"rendered":"<p>La collaboration entre entreprises et instituts de recherche est souvent fructueuse en Suisse. De l\u00e0 naissent des innovations. De nombreuses entreprises \u00e9prouvent, toutefois, beaucoup de difficult\u00e9s \u00e0 trouver les scientifiques appropri\u00e9s. La \u00abmise en contact avec des partenaires\u00bb, pratiqu\u00e9e par la CTI TT, est un soutien actif \u00e0 la perc\u00e9e de projets innovants \u00e0 travers une collaboration entre entreprises et hautes \u00e9coles. C&#8217;est ainsi qu&#8217;a d\u00e9but\u00e9, en 2005, la mise en place de cinq consortiums sous la houlette de l&#8217;Agence pour la promotion de l&#8217;innovation (CTI). Depuis lors, ceux-ci s&#8217;attachent \u00e0 mettre en contact des responsables de projets de recherche et des partenaires potentiels.<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/200710_08_Mozsa_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"247\" \/>&#13;<\/p>\n<h2>Exemple d&#8217;une coop\u00e9ration r\u00e9ussie<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nAvez-vous d\u00e9j\u00e0 entendu parler de chemin\u00e9es \u00e9quip\u00e9es de filtres \u00e0 particules afin de r\u00e9duire l&#8217;\u00e9mission de poussi\u00e8res fines? Ce saut technique a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 par une entreprise familiale associ\u00e9e \u00e0 un institut de recherche. L&#8217;id\u00e9e originale a germ\u00e9 au Laboratoire f\u00e9d\u00e9ral d&#8217;essai des mat\u00e9riaux et de recherche (Empa) qui se proposait d&#8217;\u00e9quiper les chemin\u00e9es de filtres \u00e0 particules. La question des poussi\u00e8res fines a largement nourri le d\u00e9bat public. Des recherches scientifiques ont montr\u00e9 qu&#8217;une concentration trop \u00e9lev\u00e9e de poussi\u00e8res fines pouvait avoir de graves cons\u00e9quences sur la sant\u00e9 humaine. Les politiques et les scientifiques se pr\u00e9occupent non seulement des \u00e9missions de poussi\u00e8res fines d\u00e9gag\u00e9es par le trafic routier, mais aussi des installations priv\u00e9es de chauffage au bois; en effet, un m\u00e9nage suisse sur dix est \u00e9quip\u00e9 d&#8217;une chemin\u00e9e d&#8217;int\u00e9rieur.\u00a0C&#8217;est pour cette raison que l&#8217;Empa s&#8217;est tourn\u00e9 vers l&#8217;industrie et lui a pr\u00e9sent\u00e9 des prototypes non aboutis. La maison R\u00fcegg Chemin\u00e9e AG s&#8217;est facilement laiss\u00e9e convaincre. Peter R\u00fcegg, son chef, avoue qu&#8217;il n&#8217;a pas r\u00e9fl\u00e9chi longtemps avant de se lancer dans l&#8217;aventure, puisqu&#8217;il avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 confront\u00e9 par le pass\u00e9 \u00e0 cette probl\u00e9matique. La phase d&#8217;\u00e9valuation pass\u00e9e &#8211; \u00e0 laquelle furent associ\u00e9es diverses institutions de formation -, la maison R\u00fcegg s&#8217;est adress\u00e9e \u00e0 la division de l&#8217;environnement et de la technique des processus (Umtec) de la haute \u00e9cole de Rapperswil. En partenariat avec l&#8217;Institut des a\u00e9rosols et de la technique des capteurs de la haute \u00e9cole sp\u00e9cialis\u00e9e du Nord-Ouest et l&#8217;Institut des syst\u00e8mes de communication (Icom) de la haute \u00e9cole de Rapperswil, elle a relev\u00e9 le d\u00e9fi consistant \u00e0 poursuivre le d\u00e9veloppement des prototypes \u00e9labor\u00e9s par l&#8217;Empa. \u00abLes prestations de l&#8217;institut \u00e9tait tout bonnement professionnelles\u00bb, se rappelle Peter R\u00fcegg.\u00a0Gr\u00e2ce aux fonds de promotion vers\u00e9s par la CTI, les co\u00fbts du projet ont pu \u00eatre r\u00e9duits de moiti\u00e9 pour l&#8217;entreprise. Trois ans plus tard naissait une installation pr\u00eate \u00e0 la production en s\u00e9rie, commercialis\u00e9e avec quelque succ\u00e8s depuis l&#8217;automne 2005 par la maison R\u00fcegg AG. S&#8217;il n&#8217;y a pas eu encore de ru\u00e9e sur les filtres \u00e0 particules, cela tient au manque de bases l\u00e9gales les rendant obligatoires.&#13;<\/p>\n<h2>Un exemple atypique<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa collaboration entre la maison R\u00fcegg AG et les milieux scientifiques est n\u00e9e sans qu&#8217;il ait \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaire de mettre en relation les partenaires impliqu\u00e9s. Les contacts personnels pr\u00e9existants avec l&#8217;Umtec ont suffi. Dans ce cas, tout s&#8217;est d\u00e9roul\u00e9 sans accroc ni perte de temps. Il n&#8217;en va, toutefois, pas toujours ainsi.\u00a0Bien au contraire, la recherche de partenaires peut s&#8217;av\u00e9rer tr\u00e8s laborieuse, voire p\u00e9nible. Confront\u00e9s \u00e0 une foison d&#8217;offres, peu finissent par trouver \u00abchaussure \u00e0 leur pied\u00bb. Rien d&#8217;\u00e9tonnant \u00e0 cela, m\u00eame si la Suisse dispose d&#8217;une tr\u00e8s large palette d&#8217;institutions de formation et de branches scientifiques. Il faut consacrer beaucoup de temps \u00e0 examiner les tr\u00e8s nombreux instituts, \u00e0 les trier en fonction de leurs sp\u00e9cialit\u00e9s et \u00e0 trouver les bons interlocuteurs. Or, du temps, les entreprises en ont rarement.\u00a0Fait aggravant: la diversit\u00e9 des comp\u00e9tences de la Conf\u00e9d\u00e9ration et des cantons ralentit l&#8217;acc\u00e8s des investisseurs aux entreprises. En effet, les cantons d\u00e9cident en toute souverainet\u00e9 des formations qu&#8217;ils entendent offrir dans leurs universit\u00e9s. Rien d&#8217;\u00e9tonnant donc que les entrepreneurs ne sachent souvent pas \u00e0 qui s&#8217;adresser et se perdent au cours du travail de recherche. Peter R\u00fcegg, en tant qu&#8217;entrepreneur, appelle aussi de ses voeux des proc\u00e9dures plus simples. De toute \u00e9vidence, un bureau de contact entre entrepreneurs et scientifiques fait encore d\u00e9faut de nos jours.&#13;<\/p>\n<h2>L&#8217;interm\u00e9diaire de la Conf\u00e9d\u00e9ration: un processus actif<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe transfert de savoir et de technologie (TT) fait partie int\u00e9grante de la politique d&#8217;innovation de la Conf\u00e9d\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ral et de la CTI en particulier. Assumant son r\u00f4le d&#8217;interm\u00e9diaire, la CTI TT a cr\u00e9\u00e9 en 2005 cinq consortiums charg\u00e9s d&#8217;\u00e9tablir activement des contacts avec les entreprises recherchant des partenaires issus des hautes \u00e9coles (voir encadr\u00e9 1 Le consortium national Eco-net a pour vocation de promouvoir les innovations dans le domaine de l&#8217;environnement et de l&#8217;\u00e9nergie. Sa direction est assum\u00e9e collectivement par huit personnalit\u00e9s comp\u00e9tentes issues de l&#8217;\u00e9conomie et de la science. Sa t\u00e2che est de servir d&#8217;interm\u00e9diaire (Internet: www.eco-net.ch).Le consortium r\u00e9gional CTI TT du Nord-Ouest est actif dans les deux demi-cantons de B\u00e2le, ainsi que dans les cantons d&#8217;Argovie, de Soleure et du Jura. Il s&#8217;appuie sur les banques de donn\u00e9es de la haute \u00e9cole sp\u00e9cialis\u00e9e du Nord-Ouest, de l&#8217;universit\u00e9 de B\u00e2le et de l&#8217;organisme Basel Area Life Sciences, qui regroupe divers instituts de recherche. Le r\u00e9seau InnovationsTranfer Zentralschweiz (ITZ) est \u00e9galement rattach\u00e9, sur le plan organisationnel, au consortium de la Suisse du Nord-Ouest. L&#8217;ITZ travaille dans les cantons de Lucerne, Uri, Schwyz et Zoug, de m\u00eame que dans les demi-cantons d&#8217;Obwald et Nidwald, dans les domaines de la culture de l&#8217;innovation, de la conduite du personnel et de la gestion du savoir. (Internet: <a href=\"http:\/\/www.wknw.ch\">www.wknw.ch<\/a> et <a href=\"http:\/\/www.itz.ch\">www.itz.ch<\/a> ).Le consortium r\u00e9gional de la Suisse romande, Alliance, est tourn\u00e9 plus directement vers la partie occidentale du pays. N\u00e9anmoins, le r\u00e9seau Ticinotransfer le relie aussi \u00e0 la Suisse italienne. Alliance r\u00e9unit pas moins de 6000 chercheurs rattach\u00e9s \u00e0 des hautes \u00e9coles et \u00e0 des h\u00f4pitaux universitaires, ainsi que des PME sp\u00e9cialis\u00e9es dans la microtechnologie et la nanotechnologie, les technologies de l&#8217;information et de la communication, les sciences de la vie et des mat\u00e9riaux (Internet: www.alliance-tt.ch et <a href=\"http:\/\/www.ticinotransfer.ch\">www.ticinotransfer.ch<\/a> ).Le consortium r\u00e9gional de la Suisse orientale CHost concerne les cantons de cette partie du pays. Ses choix prioritaires le portent naturellement vers la microtechnologie et la nanotechnologie (Internet: www.wtt-chost.ch et <a href=\"http:\/\/www.swisstexnet.ch\">www.swisstexnet.ch<\/a> ).Le consortium r\u00e9gional w6 Mittelland r\u00e9unit les cantons de Berne, Zurich et Fribourg et est reli\u00e9 \u00e0 19 unit\u00e9s actives dans le domaine des hautes \u00e9coles. Il concentre ses efforts sur les domaines d&#8217;\u00e9tudes que sont les sciences de la vie, les sciences techniques, les sciences des mat\u00e9riaux et du bois, l&#8217;ing\u00e9nierie et les sciences humaines (Internet: <a href=\"http:\/\/www.whoch6.ch\">www.whoch6.ch<\/a> ).). Elle ne cache pas son ambition de rapprocher davantage l&#8217;\u00e9conomie et la science, sans interf\u00e9rer dans la libert\u00e9 de la recherche ni intervenir exag\u00e9r\u00e9ment dans les processus \u00e9conomiques.\u00a0La Conf\u00e9d\u00e9ration a reconnu ce besoin de mettre en contact les partenaires \u00e9conomiques et scientifiques. Profiter du potentiel d&#8217;innovation de l&#8217;\u00e9conomie suisse signifie pouvoir compter sur des optimisations et des impulsions, tout particuli\u00e8rement dans le domaine de la coop\u00e9ration entre l&#8217;\u00e9conomie et la recherche. \u00a0Comme des consortiums ont besoin d&#8217;un savoir-faire sp\u00e9cifique dans leur travail quotidien, la CTI TT s&#8217;est entour\u00e9e d&#8217;experts appel\u00e9s \u00e0 prendre contact avec des repr\u00e9sentants d&#8217;entreprises \u00e9conomiques (principe \u00abpull\u00bb). Ces sp\u00e9cialistes conjuguent une connaissance approfondie des branches concern\u00e9es et une longue exp\u00e9rience du management, qu&#8217;ils d\u00e9veloppent continuellement en suivant des formations offertes notamment par la CTI. Au cours d&#8217;entretiens avec les entrepreneurs, les experts examinent les besoins des petites et moyennes entreprises (PME) et mettent ces derni\u00e8res en contact avec les partenaires des hautes \u00e9coles convenant le mieux au projet de recherche. Forts de leur r\u00f4le de \u00abd\u00e9marcheurs\u00bb, ils simplifient grandement la t\u00e2che des PME qui, le plus souvent, ne disposent pas de laboratoires de recherche et n&#8217;ont pas acc\u00e8s aux milieux scientifiques. De la sorte, les efforts d\u00e9ploy\u00e9s par les entreprises pour trouver des partenaires des hautes \u00e9coles s&#8217;en trouvent consid\u00e9rablement r\u00e9duits. Les instituts de recherche sont \u00e9galement encourag\u00e9s, par ce m\u00eame processus, \u00e0 discuter avec les entreprises et \u00e0 pr\u00e9senter leurs recherches en cours (principe \u00abpush\u00bb).\u00a0Cette mani\u00e8re de proc\u00e9der est in\u00e9dite. Par le pass\u00e9 d\u00e9j\u00e0, des tentatives allant dans le m\u00eame sens avaient \u00e9t\u00e9 entreprises avant que la Conf\u00e9d\u00e9ration prenne cette initiative sans, toutefois, apporter les r\u00e9sultats escompt\u00e9s. Lorenz Ramseyer, de la CTI, explique cet \u00e9tat de fait par l&#8217;absence de prises de contact directes. La CTI TT a donc su tirer les le\u00e7ons qui convenaient dans ce domaine.&#13;<\/p>\n<h2>Un consortium sp\u00e9cialis\u00e9 et quatre autre r\u00e9gionaux<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes membres des quatre consortiums r\u00e9gionaux et du consortium national connaissent les sp\u00e9cialistes engag\u00e9s au sein des instituts de recherche et peuvent nouer des contacts avec eux. Ont \u00e9t\u00e9 recens\u00e9es \u00e0 ce jour toutes les universit\u00e9s cantonales, les deux \u00e9coles polytechniques f\u00e9d\u00e9rales, les sept hautes \u00e9coles sp\u00e9cialis\u00e9es et les associations \u00e9conomiques. Des contacts ont aussi \u00e9t\u00e9 \u00e9tablis avec l&#8217;ensemble des bureaux de promotion de la recherche nationaux et europ\u00e9ens.\u00a0Ces cinq bureaux de la CTI TT ont pour objectif premier de renforcer la place \u00e9conomique suisse par le biais de l&#8217;innovation, et donc de la recherche et des investissements. Ce n&#8217;est qu&#8217;en s&#8217;associant qu&#8217;il est possible de nos jours de mettre au point de nouveaux produits. Terre d&#8217;innovation, la Suisse dispose d&#8217;un potentiel \u00e9conomique \u00e9lev\u00e9 et d&#8217;un syst\u00e8me de formation remarquable; c&#8217;est dire si elle ne peut que profiter des nouvelles passerelles mises en place. Plus vite les partenaires ont la possibilit\u00e9 de se rencontrer, plus vite ils pourront se mettre au travail.&#13;<\/p>\n<h2>Eco-net: l&#8217;innovation en mati\u00e8re environnementale et \u00e9nerg\u00e9tique<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nEco-net a opt\u00e9 pour une double proc\u00e9dure dans ses contacts avec les entreprises. Il s&#8217;est agi, d&#8217;une part, de v\u00e9rifier et d&#8217;\u00e9valuer le potentiel d&#8217;innovation des entreprises durant un certain laps de temps sur la base de donn\u00e9es recueillies sur Internet. Il a fallu, d&#8217;autre part, proc\u00e9der \u00e0 de br\u00e8ves observations concernant ces entreprises. Quant \u00e0 la prise de contact, elle suit une proc\u00e9dure toujours identique. Eco-net approche les entreprises et les informe sur son offre gratuite d&#8217;interm\u00e9diaire. D\u00e8s que les firmes font montre d&#8217;int\u00e9r\u00eat et pr\u00e9cisent leurs demandes, des partenaires issus du monde des hautes \u00e9coles leur sont propos\u00e9s. Le consortium a contact\u00e9 pr\u00e8s de 3000 entreprises \u00e9tablies en Suisse et actives dans les domaines de l&#8217;environnement et de l&#8217;\u00e9nergie. \u00abIl a \u00e9tabli des relations avec certaines d&#8217;entre elles, a pu proc\u00e9der \u00e0 des mises en contact et, de la sorte, g\u00e9n\u00e9rer des projets\u00bb, pr\u00e9cise Heinz Habegger, expert \u00e0 Eco-net. Ces contacts ont permis de r\u00e9duire les appr\u00e9hensions que suscite la science chez certains: ce point est essentiel \u00e9tant donn\u00e9 qu&#8217;en affaires les relations humaines ont leur importance. L&#8217;entrepreneur re\u00e7oit toujours de la part d&#8217;Eco-net une palette de plusieurs offres, ce qui lui permet ensuite de se d\u00e9cider suivant des crit\u00e8res personnels pour tel ou tel partenaire d&#8217;une haute \u00e9cole. La libert\u00e9 de d\u00e9cision de l&#8217;entrepreneur demeure toujours pleine et enti\u00e8re.\u00a0\u00abLa phase initiale, qui a n\u00e9cessit\u00e9 passablement de temps pour le d\u00e9veloppement du consortium, est actuellement termin\u00e9e\u00bb, note Heinz Habegger. Apr\u00e8s la phase de d\u00e9veloppement, les nouveaux projets peuvent d\u00e9marrer. Pr\u00e9cis\u00e9ment dans le domaine de l&#8217;environnement, le d\u00e9bat sur le r\u00e9chauffement climatique a suscit\u00e9 un regain d&#8217;int\u00e9r\u00eat aupr\u00e8s du grand public; n\u00e9anmoins, le march\u00e9 int\u00e9rieur suisse est lentement mais s\u00fbrement satur\u00e9, si bien qu&#8217;il conviendra de se tourner vers les march\u00e9s ext\u00e9rieurs, selon Heinz Habegger. En l&#8217;occurrence, il s&#8217;agit de mettre en \u00e9vidence le fait que le commerce \u00e9cologique ne constitue nullement un boulet que tra\u00eenerait l&#8217;industrie. La direction du consortium souligne que les innovations visent une utilisation \u00e9conomique des ressources d\u00e9bouchant sur une plus grande efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique et d&#8217;importantes \u00e9conomies d&#8217;\u00e9nergie pour les entreprises. Les investissements consentis dans ce domaine sont donc b\u00e9n\u00e9fiques.\u00a0La page Internet www.eco-net.ch contient diverses histoires de r\u00e9ussite abondant dans le m\u00eame sens. \u00abLes mesures \u00e9cologiques peuvent donc \u00eatre \u00e0 l&#8217;origine d&#8217;avantages concurrentiels. D&#8217;ailleurs, l&#8217;efficacit\u00e9 d&#8217;Eco-net va encore s&#8217;am\u00e9liorer \u00e0 l&#8217;avenir\u00bb, explique Heinz Habegger. Il ne s&#8217;agit pas seulement de contacter individuellement des entreprises, mais aussi d&#8217;\u00eatre pr\u00e9sent dans des congr\u00e8s et des journ\u00e9es th\u00e9matiques. De la sorte, la marque Eco-net gagnera en visibilit\u00e9 et l&#8217;offre de mise en contact rencontrera davantage d&#8217;\u00e9cho.\u00a0L&#8217;entreprise Max Renggli AG a d\u00e9j\u00e0 b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 des services d&#8217;Eco-net. Cette maison lucernoise s&#8217;est sp\u00e9cialis\u00e9e depuis de nombreuses ann\u00e9es dans les constructions en bois \u00e0 forte efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique. Eco-net a inform\u00e9 la maison Renggli qu&#8217;il existait des partenaires au sein des hautes \u00e9coles qui seraient int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 collaborer avec elle. Depuis, cette firme a travaill\u00e9 avec divers partenaires des hautes \u00e9coles. Le fruit de cette collaboration s&#8217;est concr\u00e9tis\u00e9 en 2006 \u00e0 Steinhausen (ZG) sous la forme d&#8217;une maison en bois de 6 \u00e9tages r\u00e9pondant aux standards Minergie. L&#8217;Office f\u00e9d\u00e9ral de l&#8217;\u00e9nergie (OFE) a d\u00e9cern\u00e9 le Watt d&#8217;Or \u00e0 cette habitation. Les milieux de la construction, et m\u00eame le grand public, se sont montr\u00e9s int\u00e9ress\u00e9s par ses aspects innovants. La maison Renggli est tr\u00e8s satisfaite du r\u00f4le d&#8217;interm\u00e9diaire d&#8217;Eco-net, car cela lui a permis d&#8217;\u00e9tablir beaucoup plus rapidement une collaboration fructueuse avec ses partenaires des hautes \u00e9coles, un \u00e9l\u00e9ment essentiel dans le succ\u00e8s du projet. Max Renggli ne peut qu&#8217;encourager les autres entreprises \u00e0 tirer profit de ce bureau de mise en contact qu&#8217;est Eco-net.&#13;<\/p>\n<h2>Continuer de mettre en contact partenaires \u00e9conomiques et scientifiques<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes Chambres f\u00e9d\u00e9rales ont octroy\u00e9 12 millions de francs pour les activit\u00e9s des cinq consortiums durant les ann\u00e9es 2005 \u00e0 2007. \u00c9tant donn\u00e9 que les consortiums ont obtenu de bonnes notes pour leurs prestations et que le concept a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en novembre 2006, il semble acquis que les cr\u00e9dits seront reconduits pour la prochaine p\u00e9riode l\u00e9gislative (2008-2011). Il est, par ailleurs, pr\u00e9vu qu&#8217;une \u00e9valuation de l&#8217;efficacit\u00e9 des cinq consortiums sera effectu\u00e9e pour la premi\u00e8re fois en 2009.\u00a0La question du cr\u00e9dit pour la formation, la recherche et l&#8217;innovation (FRI), qui permet le financement de la CTI TT, devrait \u00eatre d\u00e9battue au Conseil national durant la prochaine session d&#8217;automne. Le Parlement f\u00e9d\u00e9ral ne manquera donc pas de statuer prochainement sur la poursuite de la promotion de l&#8217;innovation dans notre pays.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: Les cinq consortiums CTI TT Le consortium national Eco-net a pour vocation de promouvoir les innovations dans le domaine de l&#8217;environnement et de l&#8217;\u00e9nergie. Sa direction est assum\u00e9e collectivement par huit personnalit\u00e9s comp\u00e9tentes issues de l&#8217;\u00e9conomie et de la science. Sa t\u00e2che est de servir d&#8217;interm\u00e9diaire (Internet: www.eco-net.ch).Le consortium r\u00e9gional CTI TT du Nord-Ouest est actif dans les deux demi-cantons de B\u00e2le, ainsi que dans les cantons d&#8217;Argovie, de Soleure et du Jura. Il s&#8217;appuie sur les banques de donn\u00e9es de la haute \u00e9cole sp\u00e9cialis\u00e9e du Nord-Ouest, de l&#8217;universit\u00e9 de B\u00e2le et de l&#8217;organisme Basel Area Life Sciences, qui regroupe divers instituts de recherche. Le r\u00e9seau InnovationsTranfer Zentralschweiz (ITZ) est \u00e9galement rattach\u00e9, sur le plan organisationnel, au consortium de la Suisse du Nord-Ouest. L&#8217;ITZ travaille dans les cantons de Lucerne, Uri, Schwyz et Zoug, de m\u00eame que dans les demi-cantons d&#8217;Obwald et Nidwald, dans les domaines de la culture de l&#8217;innovation, de la conduite du personnel et de la gestion du savoir. (Internet: <a href=\"http:\/\/www.wknw.ch\">www.wknw.ch<\/a> et <a href=\"http:\/\/www.itz.ch\">www.itz.ch<\/a> ).Le consortium r\u00e9gional de la Suisse romande, Alliance, est tourn\u00e9 plus directement vers la partie occidentale du pays. N\u00e9anmoins, le r\u00e9seau Ticinotransfer le relie aussi \u00e0 la Suisse italienne. Alliance r\u00e9unit pas moins de 6000 chercheurs rattach\u00e9s \u00e0 des hautes \u00e9coles et \u00e0 des h\u00f4pitaux universitaires, ainsi que des PME sp\u00e9cialis\u00e9es dans la microtechnologie et la nanotechnologie, les technologies de l&#8217;information et de la communication, les sciences de la vie et des mat\u00e9riaux (Internet: www.alliance-tt.ch et <a href=\"http:\/\/www.ticinotransfer.ch\">www.ticinotransfer.ch<\/a> ).Le consortium r\u00e9gional de la Suisse orientale CHost concerne les cantons de cette partie du pays. Ses choix prioritaires le portent naturellement vers la microtechnologie et la nanotechnologie (Internet: www.wtt-chost.ch et <a href=\"http:\/\/www.swisstexnet.ch\">www.swisstexnet.ch<\/a> ).Le consortium r\u00e9gional w6 Mittelland r\u00e9unit les cantons de Berne, Zurich et Fribourg et est reli\u00e9 \u00e0 19 unit\u00e9s actives dans le domaine des hautes \u00e9coles. Il concentre ses efforts sur les domaines d&#8217;\u00e9tudes que sont les sciences de la vie, les sciences techniques, les sciences des mat\u00e9riaux et du bois, l&#8217;ing\u00e9nierie et les sciences humaines (Internet: <a href=\"http:\/\/www.whoch6.ch\">www.whoch6.ch<\/a> ).<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La collaboration entre entreprises et instituts de recherche est souvent fructueuse en Suisse. De l\u00e0 naissent des innovations. De nombreuses entreprises \u00e9prouvent, toutefois, beaucoup de difficult\u00e9s \u00e0 trouver les scientifiques appropri\u00e9s. La \u00abmise en contact avec des partenaires\u00bb, pratiqu\u00e9e par la CTI TT, est un soutien actif \u00e0 la perc\u00e9e de projets innovants \u00e0 travers [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":3059,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[229],"post_content_subject":[231,137],"acf":{"seco_author":3059,"seco_co_author":null,"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Projektverantwortlicher Kommunikation KTI,Bundesamt f\u00fcr Berufsbildung und Technologie BBT, Bern","seco_author_post_occupation_fr":"Responsable de projet Communication CTI,Office f\u00e9d\u00e9ral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT), Berne","seco_co_authors_post_ocupation":null,"short_title":"","post_lead":"","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":154189,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"9690","post_abstract":"","magazine_issue":null,"seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/55b9ec70d10bc"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/154186"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3059"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=154186"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/154186\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":190012,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/154186\/revisions\/190012"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3059"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=154186"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=154186"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=154186"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=154186"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=154186"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=154186"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}