{"id":154211,"date":"2007-10-01T12:00:00","date_gmt":"2007-10-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2007\/10\/walser-8\/"},"modified":"2023-08-24T01:15:19","modified_gmt":"2023-08-23T23:15:19","slug":"walser-8","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2007\/10\/walser-8\/","title":{"rendered":"Le transfert de savoir et de technologie sous le regard de l&#8217;\u00e9conomie"},"content":{"rendered":"<p>Ce n&#8217;est pas en jouant sur les co\u00fbts que la Suisse pourra affronter la concurrence mondiale croissante, mais en faisant preuve d&#8217;innovation. Cette derni\u00e8re est le fruit de l&#8217;action entrepreneuriale et donc, avant tout, la t\u00e2che des entreprises. Un transfert de savoir et de technologie (TT) r\u00e9ussi s&#8217;appuie presque toujours sur l&#8217;initiative d&#8217;une entreprise. Toute politique en mati\u00e8re d&#8217;innovation touchant \u00e0 l&#8217;\u00e9conomie doit prendre cet \u00e9l\u00e9ment en consid\u00e9ration. La capacit\u00e9 d&#8217;innovation des entreprises suisses d\u00e9pend, en outre, d&#8217;une r\u00e9glementation qui lui soit favorable et n&#8217;engendrant pas de co\u00fbts excessifs, ainsi que d&#8217;un syst\u00e8me de formation et de recherche performant.<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/200710_10_Walser_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"281\" \/>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nIl n&#8217;est gu\u00e8re n\u00e9cessaire de d\u00e9montrer l&#8217;importance du TT, qui n&#8217;a cess\u00e9 de cro\u00eetre ces derni\u00e8res ann\u00e9es dans le sillage de la concurrence mondiale en mati\u00e8re d&#8217;innovation. Ses instruments et m\u00e9canismes se sont continuellement d\u00e9velopp\u00e9s et affin\u00e9s. Si les hautes \u00e9coles ont depuis toujours eu mission d&#8217;offrir une formation &#8211; forme originelle du TT -, d&#8217;autres activit\u00e9s ont consid\u00e9rablement gagn\u00e9 en importance ces derni\u00e8res ann\u00e9es. On mentionnera en particulier la recherche publique financ\u00e9e par des fonds de tiers, la coop\u00e9ration interentreprises en mati\u00e8re de recherche et d\u00e9veloppement (R&amp;D), les partenariats strat\u00e9giques entre institutions publiques et priv\u00e9es (partenariats public-priv\u00e9), les brevets et licences des hautes \u00e9coles, la cr\u00e9ation d&#8217;entreprises &#8211; jeunes pousses (\u00abstart-up\u00bb) et essaimage (\u00abspin-off\u00bb) -, les services de transfert, les r\u00e9seaux formels et informels, les \u00e9changes de personnel entre hautes \u00e9coles et entreprises, etc. Lorsque les milieux \u00e9conomiques \u00e9voquent le TT, c&#8217;est \u00e0 cette grande vari\u00e9t\u00e9 d&#8217;\u00e9changes qu&#8217;ils se r\u00e9f\u00e8rent. Dans une optique d&#8217;\u00abinnovation ouverte\u00bb, le TT ne se limite donc pas uniquement \u00e0 l&#8217;interaction entre les hautes \u00e9coles et l&#8217;\u00e9conomie.&#13;<\/p>\n<h2>Les individus demeurent la principale forme de savoir<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe transfert de savoir entre hautes \u00e9coles et entreprises existe depuis toujours, chaque fois que les dipl\u00f4m\u00e9s arrivent sur le march\u00e9 du travail. Cette m\u00e9thode directe est et reste, du point de vue de l&#8217;\u00e9conomie, la principale forme de transfert de savoir. Elle est aussi la plus efficace, puisque les dipl\u00f4m\u00e9s des hautes \u00e9coles n&#8217;apportent pas seulement des connaissances r\u00e9centes, fond\u00e9es sur la recherche et ax\u00e9es sur la pratique, mais aussi une dynamique nouvelle. L&#8217;importance quantitative de ce transfert est claire: chaque ann\u00e9e, 10000 \u00e0 15000 jeunes dipl\u00f4m\u00e9s quittent les hautes \u00e9coles pour rejoindre l&#8217;\u00e9conomie. Cela souligne l&#8217;importance du r\u00f4le formateur des hautes \u00e9coles pour la qualit\u00e9 du capital humain d&#8217;une \u00e9conomie. A contrario, une p\u00e9nurie de travailleurs qualifi\u00e9s freine le progr\u00e8s technique et affaiblit la comp\u00e9titivit\u00e9.\u00a0Dans le sillage des changements structurels \u00e9conomiques et techniques, les exigences envers les formations prodigu\u00e9es par les hautes \u00e9coles augmentent au fur et \u00e0 mesure que le savoir gagne en importance, que ce soit pour les entreprises elles-m\u00eames ou pour l&#8217;\u00e9conomie dans son ensemble. Le terme d&#8217;\u00ab\u00e9conomie fond\u00e9e sur le savoir\u00bb ne peut se r\u00e9duire \u00e0 sa dimension technico-scientifique. Il englobe en effet tous les domaines de connaissance importants au plan \u00e9conomique, auxquels il convient d&#8217;ajouter les comp\u00e9tences personnelles, dont la flexibilit\u00e9, la cr\u00e9ativit\u00e9, l&#8217;esprit d&#8217;initiative ainsi que la mobilit\u00e9 professionnelle et la capacit\u00e9 d&#8217;adaptation. Des collaborateurs inventifs et motiv\u00e9s sont la base de la prosp\u00e9rit\u00e9 et de la cr\u00e9ation de valeur ajout\u00e9e durable. C&#8217;est ce qui explique pourquoi les entreprises suisses tendent \u00e0 embaucher les meilleurs dipl\u00f4m\u00e9s des hautes \u00e9coles dans le monde. Seul un syst\u00e8me de formation fournissant des prestations de premier ordre \u00e0 tous les niveaux peut renforcer la capacit\u00e9 d&#8217;innovation de notre pays.\u00a0\u00c0 l&#8217;avenir, compte tenu de la dynamique scientifique et des mutations \u00e9conomiques, les universit\u00e9s et les hautes \u00e9coles sp\u00e9cialis\u00e9es pourront de moins en moins s&#8217;appuyer sur des profils de formation et une demande stables du march\u00e9 du travail. Les retours d&#8217;information sont, plus que jamais, n\u00e9cessaires dans l&#8217;enseignement: d&#8217;une part, avec le domaine de la recherche dans les hautes \u00e9coles, d&#8217;autre part, avec la pratique, c&#8217;est-\u00e0-dire l&#8217;\u00e9conomie. Aussi les hautes \u00e9coles et l&#8217;\u00e9conomie doivent-elles aller davantage \u00e0 la rencontre l&#8217;une de l&#8217;autre; elles ne peuvent plus fonctionner en vase clos, m\u00eame si leurs contraintes temporelles diff\u00e8rent. Toutefois, ce rapprochement ne peut \u00eatre prescrit par l&#8217;\u00c9tat. Ce sont les individus qui doivent prendre conscience de sa n\u00e9cessit\u00e9.&#13;<\/p>\n<h2>Coop\u00e9rer \u00e0 travers des projets<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes mandats de recherche et les collaborations ponctuelles sur des projets sont probablement la deuxi\u00e8me forme la plus importante de transfert de savoir et de technologie &#8211; apr\u00e8s celle qui passe par les individus. Si, comme l&#8217;indiquent plusieurs \u00e9tudes Voir Arvanitis S., Hollenstein H., Kubli U., Sydow N. et W\u00f6rber S.: Innovationsaktivit\u00e4ten der Schweizer Wirtschaft, Strukturberichterstattung n\u00b0 34, Secr\u00e9tariat d&#8217;\u00c9tat \u00e0 l&#8217;\u00e9conomie (Seco), 2007., le lien entre les sciences et l&#8217;\u00e9conomie est \u00e9troit dans notre pays compar\u00e9 \u00e0 d&#8217;autres, c&#8217;est en partie gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;intensit\u00e9 de la recherche financ\u00e9e par des fonds de tiers et l&#8217;Agence pour la promotion de l&#8217;innovation (CTI).&#13;<\/p>\n<h3>Mandats et recherche financ\u00e9e par des fonds de tiers dans les hautes \u00e9coles<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nLa recherche extra-muros des entreprises, qui englobe la coop\u00e9ration interentreprises en mati\u00e8re de R&amp;D (y compris avec des jeunes pousses) et la collaboration avec les hautes \u00e9coles sur des projets, a pris passablement d&#8217;ampleur ces derni\u00e8res ann\u00e9es. En 2004, les entreprises suisses, toutes tailles confondues, ont d\u00e9pens\u00e9 plus de 4 milliards de francs pour la recherche, soit deux fois plus qu&#8217;en 2000. Ces d\u00e9penses pour des mandats externes se sont ajout\u00e9es aux recherches men\u00e9es \u00e0 l&#8217;interne. L&#8217;\u00abapprovisionnement en technologies\u00bb n&#8217;est donc plus depuis longtemps une notion inconnue des entreprises suisses, au grand dam des Cassandre. C&#8217;est \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle mondiale que les entreprises cherchent d\u00e9sormais \u00e0 acqu\u00e9rir le savoir le plus pointu et le plus prometteur. Les hautes \u00e9coles suisses doivent redoubler d&#8217;effort si elles souhaitent participer \u00e0 ce march\u00e9 en expansion rapide dont elles ne contr\u00f4lent que 10%. Une gestion non bureaucratique de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle (brevets, licences) joue un r\u00f4le important dans le TT.&#13;<\/p>\n<h3>La CTI et l&#8217;innovation<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nLa CTI met \u00e0 la disposition des hautes \u00e9coles et des entreprises, principalement des PME, une structure de coop\u00e9ration efficace. Elle encourage les hautes \u00e9coles \u00e0 mener des activit\u00e9s de R&amp;D ax\u00e9es sur les besoins du march\u00e9, ce qui a un effet formateur important dans des domaines technologiques exigeants. CTI Start-up et CTI Investors Association compl\u00e8tent le mandat initial de la CTI d&#8217;une mani\u00e8re utile et conforme aux principes \u00e9conomiques. Les milieux d&#8217;affaires attendent beaucoup du mandat de la CTI, qui doit \u00e0 leurs yeux promouvoir de mani\u00e8re comp\u00e9tente, efficiente et innovante la coop\u00e9ration entre les secteurs R&amp;D des hautes \u00e9coles et des entreprises. \u00c0 ce titre, la CTI doit pouvoir se baser sur des r\u00e8gles du jeu claires et transparentes et disposer d&#8217;une structure d&#8217;incitation ad\u00e9quate. Elle doit, d&#8217;autre part, jouir d&#8217;une dotation financi\u00e8re suffisante et de la souplesse n\u00e9cessaire pour pouvoir r\u00e9agir rapidement \u00e0 l&#8217;\u00e9volution. La CTI est amen\u00e9e, aujourd&#8217;hui, \u00e0 prendre des d\u00e9cisions importantes. Certains indices montrent que cela pourrait se faire au d\u00e9triment de son mandat principal Voir Agence pour la promotion de l&#8217;innovation, quo vadis?, dossierpolitique n\u00b0 8, economiesuisse, 2007. .&#13;<\/p>\n<h3>Brevets, licences, essaimage, r\u00e9seaux, parcs scientifiques et technologiques, etc.<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nLes brevets, les licences, les essaimages des hautes \u00e9coles, de m\u00eame que les r\u00e9seaux, les parcs scientifiques et technologiques, etc. sont aussi l&#8217;expression du processus de transfert du savoir et de la technologie. Il n&#8217;est, cependant, pas simple d&#8217;\u00e9valuer ces instruments et ces installations, ni qualitativement, ni quantitativement. On peut, certes, compter les entreprises issues des hautes \u00e9coles ou le nombre de brevets d\u00e9pos\u00e9s, mais on ne peut \u00e9valuer la valeur \u00e9conomique de ces derniers. D&#8217;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, et si on consid\u00e8re les diff\u00e9rences entre les disciplines, il est difficile, voire impossible, de mesurer les prestations des sciences. Il faut aussi mentionner les parcs scientifiques et technologiques, qui jouent un r\u00f4le non n\u00e9gligeable dans le TT &#8211; malgr\u00e9 des diff\u00e9rences de qualit\u00e9 \u00e9videntes. Compte tenu de la diversit\u00e9 des aspects que prennent les transferts, vouloir d\u00e9finir une politique de bonnes pratiques n&#8217;a aucun sens. C&#8217;est la spontan\u00e9it\u00e9 des partenaires et leur souplesse qui sont d\u00e9terminantes. Il faudrait aussi mieux faire conna\u00eetre les r\u00e9ussites, afin d&#8217;encourager l&#8217;imitation.\u00a0En comparaison internationale, l&#8217;\u00e9conomie suisse est int\u00e9gr\u00e9e dans un maillage \u00e9troit de connaissances dans lequel les partenariats entre des hautes \u00e9coles et des entreprises sont particuli\u00e8rement fr\u00e9quents. Systems X, le Swiss Finance Institute et les 20 p\u00f4les nationaux de recherche actuels en sont de bons exemples. C&#8217;est l&#8217;un des atouts structurels du syst\u00e8me d&#8217;innovation suisse Arvanitis S.: \u00abWo steht die Schweiz im internationalen Innovationswettbewerb?\u00bb, Konjunktur, Bericht 7\/8\/2007, KOF ETH.. En mati\u00e8re d&#8217;essaimage, on constate \u00e9galement une activit\u00e9 r\u00e9jouissante, en particulier du c\u00f4t\u00e9 des EPF. Cependant, il faut encore \u00e9claircir la question de la gestion de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle des hautes \u00e9coles: doit-elle \u00eatre assur\u00e9e par les hautes \u00e9coles elles-m\u00eames ou \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un bien public et mise gratuitement \u00e0 disposition?&#13;<\/p>\n<h2>Les centres de TT<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nDepuis 2005, il existe cinq consortiums financ\u00e9s par l&#8217;\u00c9tat dont le but est le TT. Ils ont pour mandat de resserrer davantage les liens entre les hautes \u00e9coles et l&#8217;\u00e9conomie Voir l&#8217;article d&#8217;Erik Mozsa, \u00e0 la page 18 de ce num\u00e9ro.. L&#8217;\u00e9tablissement de contacts avec des partenaires appropri\u00e9s pour des projets sp\u00e9cifiques doit passer par les processus \u00abpush\u00bb (une haute \u00e9cole recherche un partenaire \u00e9conomique) et \u00abpull\u00bb (une entreprise recherche le savoir-faire des hautes \u00e9coles). Il faut ainsi viser \u00e0 exploiter au mieux le potentiel d&#8217;innovation encore dormant chez les PME pour compl\u00e9ter les autres instruments de TT. Cette initiative m\u00e9rite qu&#8217;on lui donne une chance. L&#8217;avenir nous dira si les services de transfert, justifi\u00e9s sur le plan des principes, produiront effectivement les r\u00e9sultats esp\u00e9r\u00e9s dans la r\u00e9alit\u00e9 du processus d&#8217;innovation micro-\u00e9conomique.&#13;<\/p>\n<h2>Recommandations en mati\u00e8re de politique \u00e9conomique<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nPour de nombreux bureaucrates et politiciens, la volont\u00e9 d&#8217;am\u00e9liorer l&#8217;interface entre le monde scientifique et l&#8217;\u00e9conomie est un pr\u00e9texte suffisant pour proposer des mesures \u00e9tatiques en faveur de la recherche et de l&#8217;innovation. Il est vrai, malheureusement, que dans ce domaine nombre d&#8217;id\u00e9es qui ne sont pas compl\u00e8tement d\u00e9nu\u00e9es de fondement refont surface r\u00e9guli\u00e8rement. En font partie notamment le mod\u00e8le th\u00e9orique de l&#8217;innovation &#8211; qui serait un simple processus lin\u00e9aire entre invention, R&amp;D, savoir et innovation &#8211; ou encore l&#8217;id\u00e9e qu&#8217;il suffirait d&#8217;exploiter les \u00abmontagnes de connaissances\u00bb que rec\u00e8lent les hautes \u00e9coles. De m\u00eame, certains continuent de croire que l&#8217;\u00c9tat est capable de mettre en place et de piloter des syst\u00e8mes d&#8217;innovation nationaux, \u00e0 condition d&#8217;y consacrer suffisamment de moyens.\u00a0La Suisse poss\u00e8de une gamme d&#8217;instruments bien \u00e9tablis en mati\u00e8re de TT. N\u00e9anmoins, tous sont susceptibles d&#8217;\u00eatre am\u00e9lior\u00e9s. Dans cette perspective, il faut privil\u00e9gier le renforcement de param\u00e8tres tels que le droit d&#8217;agir, les comp\u00e9tences et la motivation, plut\u00f4t qu&#8217;intervenir uniquement sur le front des ressources. L&#8217;aide \u00e0 la prise en charge autonome, au d\u00e9veloppement individuel est une strat\u00e9gie appropri\u00e9e en mati\u00e8re de politique de l&#8217;innovation en Suisse. M\u00eame l&#8217;injection de ressources importantes et l&#8217;existence de hautes \u00e9coles de premier plan resteraient sans effet dans un \u00abno man&#8217;s land\u00bb \u00e9conomique. Ce serait le cas s&#8217;il n&#8217;y avait pas assez d&#8217;esprit d&#8217;entreprise \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur et \u00e0 l&#8217;ext\u00e9rieur des hautes \u00e9coles pour mettre en oeuvre en permanence le savoir existant et les nouvelles connaissances, de mani\u00e8re \u00e0 encourager l&#8217;innovation et la croissance.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce n&#8217;est pas en jouant sur les co\u00fbts que la Suisse pourra affronter la concurrence mondiale croissante, mais en faisant preuve d&#8217;innovation. 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