{"id":154257,"date":"2007-09-01T12:00:00","date_gmt":"2007-09-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2007\/09\/gerber-20\/"},"modified":"2023-08-24T01:16:01","modified_gmt":"2023-08-23T23:16:01","slug":"gerber-20","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2007\/09\/gerber-20\/","title":{"rendered":"\u00c9valuation du secteur financier suisse par le Fonds mon\u00e9taire international"},"content":{"rendered":"<p>Le Fonds mon\u00e9taire international (FMI) a actualis\u00e9 les r\u00e9sultats que son Programme d&#8217;\u00e9valuation du secteur financier (PESF) &#8211; en anglais \u00abFinancial Sector Assessment Programm\u00bb (FSAP) &#8211; avait obtenu pour la Suisse en 2001. \u00c0 cet effet, en novembre 2006 puis en mars 2007 &#8211; dans le cadre de la consultation inscrite dans l&#8217;article IV -, la d\u00e9l\u00e9gation du FMI a eu des entretiens approfondis avec les autorit\u00e9s de r\u00e9glementation et de surveillance, la Banque nationale suisse et des repr\u00e9sentants du secteur financier. Les r\u00e9sultats de l&#8217;\u00e9valuation men\u00e9e par les experts du FMI forment un nouveau rapport concernant la stabilit\u00e9 financi\u00e8re de la Suisse. Ce document est paru en m\u00eame temps que le rapport annuel du FMI sur notre pays et diverses analyses de fond consacr\u00e9es au secteur financier.<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/200709_18_Gerber_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"246\" \/>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEn participant au PESF, la Suisse prend ses responsabilit\u00e9s de place financi\u00e8re mondiale, fortement ins\u00e9r\u00e9e dans le r\u00e9seau des \u00e9changes internationaux. Elle confirme ainsi ses engagements en faveur d&#8217;un renforcement de la stabilit\u00e9 financi\u00e8re autant aux plans international que national. L&#8217;\u00e9valuation compl\u00e9mentaire (\u00abFSAP Update\u00bb) de la Suisse a port\u00e9 en particulier sur le syst\u00e8me de r\u00e9glementation et de surveillance, la r\u00e9sistance aux crises du secteur financier et l&#8217;application d&#8217;un certain nombre de normes reconnues au niveau international. La surveillance du domaine des assurances et des caisses de pensions a constitu\u00e9 une des priorit\u00e9s de l&#8217;\u00e9valuation. Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 question des projets actuels de r\u00e9forme de la r\u00e9glementation dans le domaine financier. Les nombreux entretiens avec les autorit\u00e9s comp\u00e9tentes &#8211; Commission f\u00e9d\u00e9rale des banques (CFB), Office f\u00e9d\u00e9ral des assurances priv\u00e9es (Ofap), Office f\u00e9d\u00e9ral des assurances sociales (Ofas), Administration f\u00e9d\u00e9rale des finances (AFF), Banque nationale suisse (BNS) &#8211; ainsi qu&#8217;avec des repr\u00e9sentants de l&#8217;\u00e9conomie ont \u00e9t\u00e9 ouverts et constructifs. La d\u00e9l\u00e9gation a ainsi pu approfondir les connaissances acquises lors du premier examen de notre pays en 2001.&#13;<\/p>\n<h2>Contexte macro\u00e9conomique et risques<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nActuellement, le contexte macro\u00e9conomique et les perspectives \u00e0 moyen terme sont favorables. L&#8217;activit\u00e9 \u00e9conomique a repris depuis 2004 et la croissance du produit int\u00e9rieur brut (PIB) a atteint 2,7% en 2006, soit un taux nettement sup\u00e9rieur au potentiel \u00e0 long terme. Toujours en 2006, les finances f\u00e9d\u00e9rales ont pr\u00e9sent\u00e9 un exc\u00e9dent. Par ailleurs, l&#8217;inflation est toujours faible et le franc suisse s&#8217;est d\u00e9pr\u00e9ci\u00e9 par rapport \u00e0 l&#8217;euro. Les hausses de prix des biens immobiliers sont rest\u00e9es mod\u00e9r\u00e9es et aucun signe de surchauffe n&#8217;a \u00e9t\u00e9 relev\u00e9. Le secteur des entreprises para\u00eet en bonne sant\u00e9, le taux de faillite est nettement inf\u00e9rieur \u00e0 celui des ann\u00e9es nonante et le taux d&#8217;endettement se trouve \u00e0 son plus bas niveau depuis 15 ans.&#13;<\/p>\n<h2>Un important secteur financier<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe secteur financier suisse joue un r\u00f4le majeur tant dans l&#8217;\u00e9conomie nationale que mondiale. Les r\u00e9assureurs suisses r\u00e9alisent 15% du volume mondial des primes, se classant ainsi au troisi\u00e8me rang, apr\u00e8s l&#8217;Allemagne et les \u00c9tats-Unis. En ce qui concerne la gestion de la fortune priv\u00e9e au niveau international, la Suisse occupe une position de premier plan avec un tiers des parts de march\u00e9. Le secteur financier repr\u00e9sente pr\u00e8s de 15% du produit int\u00e9rieur brut (PIB) et quelque 5,5% de l&#8217;emploi total en Suisse.&#13;<\/p>\n<h2>Un secteur bancaire r\u00e9sistant aux chocs externes<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe secteur bancaire, tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9, pr\u00e9sente une structure duale. Les deux grandes banques &#8211; UBS et Credit Suisse &#8211; sont des interm\u00e9diaires financiers importants aux niveaux national et mondial. Elles ont une importance syst\u00e9mique, du fait de leur taille et de leur vocation internationale. En 2006, elles regroupaient les deux tiers de la somme des bilans d\u00e9tenus par le syst\u00e8me bancaire suisse. Elles comptent parmi les dix principaux partenaires internationaux sur le march\u00e9 des d\u00e9riv\u00e9s de cr\u00e9dit et repr\u00e9sentent des interm\u00e9diaires financiers majeurs, sur le plan mondial, pour la banque d&#8217;investissement. Les autres banques sont surtout actives sur le march\u00e9 financier suisse et, consid\u00e9r\u00e9es individuellement, ne sont pas d&#8217;une importance syst\u00e9mique. Les banques \u00e9trang\u00e8res et priv\u00e9es d\u00e9veloppent leur activit\u00e9 avant tout dans le domaine de la gestion de fortune internationale, alors que d&#8217;autres sont plut\u00f4t actives dans le secteur traditionnel de la banque de d\u00e9tail. \u00c0 l&#8217;instar des grandes banques, le secteur bancaire peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9, dans son ensemble, comme stable et r\u00e9sistant aux crises. Aujourd&#8217;hui, alors que le contexte macro\u00e9conomique est favorable, les risques qui menacent les march\u00e9s financiers proviennent essentiellement de facteurs externes, comme le confirment les r\u00e9sultats des tests de stress r\u00e9alis\u00e9s. Le secteur bancaire se r\u00e9v\u00e8le globalement r\u00e9sistant \u00e0 divers chocs macro\u00e9conomiques, et les analyses effectu\u00e9es dans les grandes banques aboutissent aux m\u00eames conclusions. Suivant chacun des sc\u00e9narios examin\u00e9s, les exigences r\u00e9glementaires internationales en mati\u00e8re de capital minimum ont \u00e9t\u00e9 respect\u00e9es, m\u00eame en proc\u00e9dant \u00e0 la lecture stricte qu&#8217;en donne la surveillance f\u00e9d\u00e9rale des banques. En outre, les tests de stress portant sur la liquidit\u00e9 des grandes banques indiquent que celle-ci est importante et poss\u00e8de une tr\u00e8s bonne capacit\u00e9 de r\u00e9sistance.\u00a0Le syst\u00e8me bancaire suisse s&#8217;est fortement consolid\u00e9 depuis les ann\u00e9es nonante. De l&#8217;avis du FMI, la poursuite de ce mouvement aboutirait \u00e0 des gains d&#8217;efficience, m\u00eame si la productivit\u00e9 des banques n&#8217;a cess\u00e9 de s&#8217;am\u00e9liorer depuis 2002. Il est vrai que la banque de d\u00e9tail, orient\u00e9e vers le march\u00e9 national, est moins efficiente en termes de co\u00fbts. \u00c0 moyen terme, une baisse du potentiel de croissance pourrait se traduire par davantage de pression en faveur d&#8217;une consolidation. Le FMI juge encore n\u00e9cessaire, dans le cas des banques cantonales, d&#8217;intervenir au niveau des structures du gouvernement d&#8217;entreprise.&#13;<\/p>\n<h2>Assurances: les risques du march\u00e9 encouragent une attention accrue<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe domaine des assurances pr\u00e9sente lui aussi une structure duale. Il comprend des entreprises actives au niveau international et un grand nombre d&#8217;entreprises de plus petite dimension. Comme le secteur bancaire, le domaine des assurances se distingue par un segment important d&#8217;entreprises actives au plan international. En effet, plus des deux tiers du volume de primes proviennent de l&#8217;\u00e9tranger et 95% des primes de r\u00e9assurance concernent des objets sis \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger.\u00a0Les difficult\u00e9s financi\u00e8res auxquelles plusieurs grandes soci\u00e9t\u00e9s d&#8217;assurance \u00e9taient encore confront\u00e9es au d\u00e9but de 2003 ont pu \u00eatre surmont\u00e9es gr\u00e2ce \u00e0 des mesures correctives et \u00e0 la reprise conjoncturelle qui a suivi. Le FMI reconna\u00eet en particulier les r\u00e9formes majeures effectu\u00e9es ces derni\u00e8res ann\u00e9es dans le domaine de la r\u00e9glementation des assurances. \u00c0 ses yeux, le test suisse de solvabilit\u00e9 (\u00abSwiss Solvency Test\u00bb, SST) est l&#8217;un des r\u00e9gimes de surveillance de la solvabilit\u00e9 les plus modernes qui soient.\u00a0Comme le montrent les tests effectu\u00e9s sur le terrain dans le cadre du SST, certains assureurs devraient accorder davantage d&#8217;attention aux risques du march\u00e9. En cas de correction des \u00e9valuations (actions, biens im-mobiliers) et de baisse des taux d&#8217;int\u00e9r\u00eat, plusieurs assureurs dans les domaines vie, choses et maladie ayant particip\u00e9 au test SST de 2005 conna\u00eetraient des difficult\u00e9s financi\u00e8res.\u00a0Le FMI juge relativement \u00e9lev\u00e9e la fortune d\u00e9tenue par les assureurs sous forme de pr\u00eat ou de capital propre, dans des soci\u00e9t\u00e9s li\u00e9es (\u00abintra-group assets\u00bb). Il existe l\u00e0 un risque d&#8217;effet domino, susceptible d&#8217;entra\u00eener des probl\u00e8mes de liquidit\u00e9 ou de solvabilit\u00e9 si la libre circulation des capitaux devait \u00eatre limit\u00e9e entre les unit\u00e9s d&#8217;un m\u00eame groupe.&#13;<\/p>\n<h2>Pr\u00e9voyance professionnelle: relever le taux de couverture<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nM\u00eame si les caisses de pensions ont combl\u00e9 une bonne partie des d\u00e9couverts engendr\u00e9s par l&#8217;effondrement des actions de 2001\/2002 et se sont remises d&#8217;une longue p\u00e9riode de taux d&#8217;int\u00e9r\u00eat bas, la garantie d&#8217;un degr\u00e9 de couverture suffisant devrait rester prioritaire. En effet, les tests de stress r\u00e9alis\u00e9s \u00e0 l&#8217;aide de divers sc\u00e9narios montrent qu&#8217;\u00e0 la fin de 2005, la majorit\u00e9 des caisses n&#8217;affichaient toujours pas un taux de couverture suffisant pour \u00e9carter tout risque de d\u00e9couvert. Une telle menace est toutefois moindre dans le cas des caisses appliquant le syst\u00e8me de la primaut\u00e9 des cotisations.&#13;<\/p>\n<h2>Surveillance et r\u00e9glementation<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nAu cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, la Suisse a intensifi\u00e9 sa coop\u00e9ration et am\u00e9lior\u00e9 les \u00e9changes d&#8217;information avec les autorit\u00e9s de surveillance d&#8217;autres pays. Le FMI se montre tr\u00e8s positif \u00e0 ce sujet. L&#8217;accord conclu entre les autorit\u00e9s de surveillance bancaire de Suisse, des \u00c9tats-Unis et de Grande-Bretagne afin de surveiller les deux grandes banques reste un mod\u00e8le de collaboration dans le secteur. Tout en reconnaissant les progr\u00e8s accomplis par la CFB pour renforcer le cadre de surveillance des banques, le FMI signale un potentiel d&#8217;am\u00e9lioration dans le domaine sensible du risque de liquidit\u00e9, dont la surveillance devrait constituer une priorit\u00e9, compte tenu de l&#8217;importance syst\u00e9mique des grandes banques. La Suisse participe r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 diverses initiatives internationales dont le but est d&#8217;analyser les d\u00e9veloppements survenus dans l&#8217;industrie en pleine croissance des fonds sp\u00e9culatifs (en anglais \u00abhedge funds\u00bb). La CFB surveille r\u00e9guli\u00e8rement l&#8217;engagement des deux grandes banques dans ce domaine et r\u00e9dige chaque ann\u00e9e un rapport d\u00e9taill\u00e9. Selon le FMI, il faudrait \u00e9galement renforcer la surveillance effectu\u00e9e par les r\u00e9viseurs externes. La CFB est donc invit\u00e9e \u00e0 mettre \u00e0 profit B\u00e2le II pour examiner r\u00e9guli\u00e8rement et en profondeur la dotation en capital des deux grandes banques. D&#8217;o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;affecter davantage de personnel \u00e0 ce secteur.\u00a0Les r\u00e9formes en cours depuis 2003 ont apport\u00e9 des am\u00e9liorations conformes aux bonnes pratiques dans la r\u00e9glementation et la surveillance du secteur des assurances. La loi sur la surveillance des assurances, entr\u00e9e en vigueur le 1er janvier 2006, a permis d&#8217;\u00e9tendre la r\u00e9glementation aux groupes et conglom\u00e9rats, \u00e0 la conduite d&#8217;entreprises, \u00e0 la gestion des risques et au comportement sur le march\u00e9 des interm\u00e9diaires d&#8217;assurance. La discussion avec des repr\u00e9sentants de l&#8217;industrie a contribu\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9laboration d&#8217;une r\u00e9glementation pratique, proportionn\u00e9e \u00e0 son but et efficace. Selon le FMI, l&#8217;Ofap devrait concentrer ses contr\u00f4les sur la gestion des risques auxquels certains assureurs sont plus particuli\u00e8rement expos\u00e9s, d&#8217;apr\u00e8s le SST. L&#8217;Ofap doit, en outre, disposer de ressources suffisantes pour garantir une surveillance efficace des grands assureurs actifs sur le plan international.&#13;<\/p>\n<h2>Pour une Aufin forte et ind\u00e9pendante<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe FMI pr\u00f4ne une autorit\u00e9 de surveillance des march\u00e9s financiers qui soit \u00e0 la fois forte et ind\u00e9pendante, ce que visent \u00e0 garantir les travaux l\u00e9gislatifs portant sur la cr\u00e9ation de l&#8217;Aufin. \u00c0 la diff\u00e9rence des autorit\u00e9s suisses, le FMI juge, toutefois, que l&#8217;introduction dans le projet de loi de principes relatifs \u00e0 la proportionnalit\u00e9 de la r\u00e9glementation risque de restreindre la capacit\u00e9 de l&#8217;Aufin \u00e0 exercer une surveillance efficace. Le FMI aurait \u00e9galement pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 que l&#8217;Aufin (et non le DFF, comme pr\u00e9vu par la loi sur l&#8217;Autorit\u00e9 f\u00e9d\u00e9rale de surveillance des march\u00e9s financiers, LAUFIN) re\u00e7oive la comp\u00e9tence de prononcer des sanctions p\u00e9cuniaires.\u00a0De l&#8217;avis du FMI, la supervision du secteur de la pr\u00e9voyance professionnelle est h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne et au final insuffisante. Le FMI attribue cette faiblesse au fait que chaque canton a sa propre autorit\u00e9 de surveillance, aux ressources souvent limit\u00e9es. Il plaide donc pour une centralisation en la mati\u00e8re, tout en reconnaissant que le renforcement (projet\u00e9) de la haute surveillance et la cr\u00e9ation de r\u00e9gions de surveillance marquent un progr\u00e8s par rapport \u00e0 la situation actuelle. En outre, le FMI exige, pour la constitution de r\u00e9serves, une approche standardis\u00e9e et bas\u00e9e sur les risques. \u00c0 ce propos, il faudrait plus rigoureusement inscrire les passifs au bilan \u00e0 leur valeur marchande (comme c&#8217;est d\u00e9j\u00e0 le cas pour les actifs).\u00a0Le FMI reconna\u00eet que la BNS et la CFB ont r\u00e9alis\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es des progr\u00e8s consid\u00e9rables tant comme pr\u00eateur ultime (\u00ablender of last resort\u00bb) qu&#8217;au niveau des mesures prises pour g\u00e9rer les crises, et appelle \u00e0 une intensification du dialogue avec leurs principaux homologues \u00e9trangers.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: Le PESF, un outil de d\u00e9tection pr\u00e9coce et de pr\u00e9vention des crises Le PESF a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 conjointement par le FMI et la Banque mondiale dans le sillage de la crise asiatique. Cette initiative volontaire, \u00e0 laquelle plus de 100 pays ont particip\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, vise \u00e0 d\u00e9celer \u00e0 temps les faiblesses du syst\u00e8me financier au niveau des structures comme de la r\u00e9glementation et \u00e0 pr\u00e9venir les crises. En ce qui concerne les pays d&#8217;importance syst\u00e9mique pour le syst\u00e8me financier global, il est pr\u00e9vu de conduire une \u00e9valuation compl\u00e9mentaire tous les cinq ans. Elle actualise l&#8217;analyse des changements du syst\u00e8me financier et des r\u00e9formes du pays examin\u00e9. Cette \u00e9valuation compl\u00e9mentaire est bas\u00e9e sur les r\u00e9sultats du premier PESF, qui a permis de mettre en exergue certains points particuliers. L&#8217;\u00e9valuation compl\u00e9mentaire requiert donc moins de ressources que le premier examen.Les analyses contribuent largement \u00e0 la stabilit\u00e9 du syst\u00e8me financier et mon\u00e9taire international en permettant de proposer des mesures destin\u00e9es \u00e0 limiter les faiblesses du syst\u00e8me financier et \u00e0 l&#8217;am\u00e9liorer. Lors de l&#8217;\u00e9valuation effectu\u00e9e en 2001, le FMI a d\u00e9j\u00e0 relev\u00e9 que la Suisse pr\u00e9sente une r\u00e9sistance marqu\u00e9e aux crises. Il a, par ailleurs, confirm\u00e9 la grande qualit\u00e9 de la r\u00e9glementation et de la surveillance de notre secteur financier. Il a enfin estim\u00e9 que le syst\u00e8me financier suisse \u00e9tait solide et conforme aux normes internationales reconnues.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 2: Principales recommandations du FMI Donner davantage de moyens aux autorit\u00e9s de surveillance: il importe de garantir l&#8217;ind\u00e9pendance de la future autorit\u00e9 int\u00e9gr\u00e9e de surveillance des march\u00e9s financiers (Aufin). Celle-ci doit pouvoir prononcer des sanctions p\u00e9cuniaires. Il faut donc que la CFB et l&#8217;Ofap aient des ressources suffisantes en personnel ainsi que le savoir-faire requis.La Suisse soutient le projet d&#8217;une Aufin ind\u00e9pendante sur les plans op\u00e9rationnel, institutionnel et financier, garante d&#8217;une surveillance efficace. Elle ne partage cependant pas les r\u00e9serves du FMI concernant certaines dispositions du projet de loi.Renforcer la surveillance exerc\u00e9e sur les deux grandes banques: il faudra examiner le capital de dotation des grandes banques lors de la mise en oeuvre de B\u00e2le II. Il convient de renforcer la surveillance sur les risques de liquidit\u00e9. De m\u00eame, les risques li\u00e9s aux fonds sp\u00e9culatifs exigent des audits cibl\u00e9s. Par ailleurs, il faut continuer \u00e0 d\u00e9velopper la surveillance portant sur les r\u00e9viseurs externes, afin de renforcer le syst\u00e8me dualiste de surveillance.La Suisse est d\u00e9j\u00e0 en train de revoir les exigences minimales concernant le capital des grandes banques. La nouvelle autorit\u00e9 de surveillance en mati\u00e8re de r\u00e9vision permettra aussi de renforcer le syst\u00e8me dualiste. Les autres recommandations dans ce domaine sont soumises \u00e0 un examen.Limiter la vuln\u00e9rabilit\u00e9 des (r\u00e9)assureurs: les assureurs particuli\u00e8rement expos\u00e9s aux risques du march\u00e9 doivent \u00eatre soumis \u00e0 des inspections cibl\u00e9es. Il faut \u00e9galement att\u00e9nuer l&#8217;exposition aux risques au sein des conglom\u00e9rats, avec le concours de la branche.La Suisse souligne qu&#8217;elle renforcera la surveillance l\u00e0 o\u00f9 le test suisse de solvabilit\u00e9 a identifi\u00e9 des risques.Am\u00e9liorer le cadre de surveillance et de r\u00e9glementation des caisses de pensions: le FMI approuve le renforcement de la surveillance dans le domaine de la pr\u00e9voyance professionnelle, la meilleure solution \u00e9tant \u00e0 ses yeux de cr\u00e9er une autorit\u00e9 de surveillance centralis\u00e9e. Il faut continuer d&#8217;augmenter le taux de couverture et fixer les r\u00e9serves n\u00e9cessaires en fonction des risques. Enfin, il para\u00eet n\u00e9cessaire d&#8217;am\u00e9liorer le gouvernement d&#8217;entreprise des caisses de pensions.La Suisse estime qu&#8217;il est souhaitable d&#8217;augmenter les r\u00e9serves pour fluctuations, en partie encore insuffisantes. Un renforcement de la haute surveillance et une r\u00e9gionalisation des structures de la surveillance directe permettront des am\u00e9liorations dans ce domaine.Permettre aux banques cantonales de poursuivre leur objectif premier qui est de maximiser leurs b\u00e9n\u00e9fices: les banques cantonales ont besoin d&#8217;\u00eatre prot\u00e9g\u00e9es contre toute ing\u00e9rence politique dans leurs activit\u00e9s op\u00e9rationnelles. Le seul but g\u00e9n\u00e9ral assign\u00e9 aux banques cantonales doit \u00eatre la maximisation de leurs b\u00e9n\u00e9fices. Leur fonction sociale ne doit pas interf\u00e9rer avec leur activit\u00e9, mais appara\u00eetre ult\u00e9rieurement, au stade de la distribution des b\u00e9n\u00e9fices \u00e0 la collectivit\u00e9 publique qui en est propri\u00e9taire. La Suisse est d&#8217;avis que les recommandations du FMI relatives au comportement des banques cantonales sur le march\u00e9 ne constituent pas une base suffisante, au vu, notamment, de la forte concurrence dans le secteur de la banque de d\u00e9tail.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 3: Le rapport du FMI Le rapport du FMI concernant la stabilit\u00e9 du syst\u00e8me financier suisse (\u00abFinancial System Stabiliy Assessment Update\u00bb) peut \u00eatre consult\u00e9 sur Internet ( <a href=\"http:\/\/www.imf.org\">www.imf.org<\/a> et <a href=\"http:\/\/www.efd.admin.ch\">www.efd.admin.ch<\/a> ).<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Fonds mon\u00e9taire international (FMI) a actualis\u00e9 les r\u00e9sultats que son Programme d&#8217;\u00e9valuation du secteur financier (PESF) &#8211; en anglais \u00abFinancial Sector Assessment Programm\u00bb (FSAP) &#8211; avait obtenu pour la Suisse en 2001. \u00c0 cet effet, en novembre 2006 puis en mars 2007 &#8211; dans le cadre de la consultation inscrite dans l&#8217;article IV -, [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":2892,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[108],"post_content_subject":[],"acf":{"seco_author":2892,"seco_co_author":[2903,0],"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Dr. rer. pol., Sektionsleiter Versicherungen und Risiken, Staatssekretariat f\u00fcr internationale Finanzfragen (SIF), Bern","seco_author_post_occupation_fr":"Chef de la section Assurances et risques, Secr\u00e9tariat d\u2019\u00c9tat aux questions financi\u00e8res internationales (SFI), Berne","seco_co_authors_post_ocupation":[{"seco_co_author":2903,"seco_co_author_post_occupation_year":"","seco_co_author_post_occupation_de":"Sektion Finanzm\u00e4rkte und Finanzdienstleistungen, Eidg. 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