{"id":154342,"date":"2007-07-01T12:00:00","date_gmt":"2007-07-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2007\/07\/doytchinov-4\/"},"modified":"2023-08-24T01:16:26","modified_gmt":"2023-08-23T23:16:26","slug":"doytchinov-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2007\/07\/doytchinov-4\/","title":{"rendered":"Les exportations suisses de marchandises au mieux de leur forme: analyse d&#8217;un succ\u00e8s"},"content":{"rendered":"<p>2006 a \u00e9t\u00e9 la troisi\u00e8me ann\u00e9e record cons\u00e9cutive pour le commerce ext\u00e9rieur suisse, marqu\u00e9e par des taux de croissance \u00e0 deux chiffres et une balance commerciale fortement exc\u00e9dentaire. Une analyse approfondie montre que l&#8217;\u00e9volution favorable des exportations, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, est principalement due \u00e0 la bonne conjoncture mondiale, mais que des facteurs sectoriels largement ind\u00e9pendants de la conjoncture ont aussi jou\u00e9 un r\u00f4le important, notamment la nette croissance des exportations de produits chimiques et pharmaceutiques. En outre, l&#8217;am\u00e9lioration de la comp\u00e9titivit\u00e9-prix que l&#8217;on a pu observer depuis le milieu des ann\u00e9es nonante a, elle aussi, eu un effet favorable.&#13;<\/p>\n<h2>Une ann\u00e9e record chasse l&#8217;autre<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nPour le commerce ext\u00e9rieur suisse de marchandises, 2006 a \u00e9t\u00e9 \u00abune ann\u00e9e de super-latifs\u00bb, rel\u00e8ve la Direction g\u00e9n\u00e9rale des douanes (DGD) dans son communiqu\u00e9 de presse de fin d&#8217;ann\u00e9e. Corrig\u00e9es de l&#8217;influence des prix, les exportations de marchandises ont augment\u00e9 de 11,1%, les importations de 9% Selon les r\u00e9sultats provisoires des comptes trimestriels, selon le total 1.. Gr\u00e2ce \u00e0 ses taux de croissance \u00e0 deux chiffres &#8211; parmi les plus \u00e9lev\u00e9s jamais atteints &#8211; et sa balance commerciale fortement ex-c\u00e9dentaire, 2006 prolonge directement une s\u00e9rie d&#8217;ann\u00e9es records (voir graphique 1), 2004 et 2005 s&#8217;\u00e9tant, en effet, d\u00e9j\u00e0 distingu\u00e9es par de fortes augmentations et une balance exc\u00e9dentaire exceptionnelle. Ces trois derni\u00e8res ann\u00e9es, les exportations suisses de marchandises ont ainsi connu une croissance cumul\u00e9e r\u00e9elle de 25%. Pour 2007, l&#8217;essor exceptionnel du commerce ext\u00e9rieur devrait se prolonger, comme semblent en tout cas l&#8217;indiquer les chiffres disponibles du premier trimestre.\u00a0Les exportations ont donc jou\u00e9 une fois de plus leur r\u00f4le habituel, celui de locomotive de la conjoncture. \u00c9tant donn\u00e9 leur importance fondamentale pour l&#8217;\u00e9conomie nationale, il convient de se demander ce qui d\u00e9termine leur \u00e9volution et quelles en sont les particularit\u00e9s.&#13;<\/p>\n<h2>Facteurs d\u00e9terminants des exportations suisses de marchandises<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes facteurs macro\u00e9conomiques qui influencent les exportations de marchandises et qui sont normalement trait\u00e9s dans la litt\u00e9rature sp\u00e9cialis\u00e9e sont, d&#8217;une part, la demande \u00e9trang\u00e8re et, de l&#8217;autre, la comp\u00e9titivit\u00e9-prix relative des exportations. Plus la croissance \u00e9conomique est forte \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger, plus la demande pour des produits suisses aura tendance \u00e0 \u00eatre \u00e9lev\u00e9e. Cette demande \u00e9trang\u00e8re est \u00e9galement sensible \u00e0 la comp\u00e9titivit\u00e9-prix des exportations. \u00c0 part la politique des prix pratiqu\u00e9e par les entreprises, l&#8217;\u00e9volution des taux de change joue ici un r\u00f4le crucial: la hausse du franc par rapport aux devises des partenaires commerciaux peut provoquer un rench\u00e9rissement relatif des marchandises suisses \u00e0 l&#8217;ext\u00e9rieur et freine donc les exportations.\u00a0En plus de ces deux d\u00e9terminants principaux, d&#8217;autres facteurs peuvent influencer les ventes \u00e0 l&#8217;ext\u00e9rieur, comme l&#8217;\u00e9volution de la structure du portefeuille des exportations et la comp\u00e9titivit\u00e9 hors-prix (qualit\u00e9, technologie, innovation, etc.). En faisant appel \u00e0 l&#8217;\u00e9conom\u00e9trie, nous avons examin\u00e9 comment l&#8217;\u00e9volution des exportations suisses de marchandises des 25 derni\u00e8res ann\u00e9es pouvait \u00eatre expliqu\u00e9e par ces diff\u00e9rents facteurs Pour une explication du mod\u00e8le utilis\u00e9, voir Tendances conjoncturelles, printemps 2007, p. 38-39.. Le graphique 2 montre les contributions respectives (en&nbsp;%) des trois facteurs \u00abdemande \u00e9trang\u00e8re\u00bb, \u00abcomp\u00e9titivit\u00e9-prix\u00bb et \u00abfacteurs r\u00e9siduels\u00bb \u00e0 la croissance des exportations de marchandises de 1983 \u00e0 2006.&#13;<\/p>\n<h2>R\u00f4le d\u00e9cisif de la conjoncture mondiale<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa demande mondiale (pond\u00e9r\u00e9e ici en fonction du poids des exportations suisses) joue visiblement un r\u00f4le d\u00e9cisif dans l&#8217;\u00e9volution des exportations. Son apport domine sur l&#8217;ensemble de la p\u00e9riode consid\u00e9r\u00e9e, m\u00eame si ce n&#8217;est pas avec la m\u00eame intensit\u00e9 chaque ann\u00e9e. La croissance \u00e9conomique \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger joue ainsi visiblement un r\u00f4le central pour les exportations suisses de marchandises Selon le mod\u00e8le utilis\u00e9 dans notre analyse, l&#8217;\u00e9lasticit\u00e9 \u00e0 long terme des exportations suisses par rapport \u00e0 la croissance \u00e9trang\u00e8re pond\u00e9r\u00e9e du PIB se situe autour d&#8217;un facteur 2, c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;une augmentation de 1% de l&#8217;\u00e9conomie mondiale augmente les exportations suisses de 2%. La r\u00e9action est encore plus forte \u00e0 court terme (sur environ une ann\u00e9e).. Ces dix derni\u00e8res ann\u00e9es, les hauts et les bas de la conjoncture mondiale se sont fortement r\u00e9percut\u00e9s sur les exportations suisses, que ce soit la flamb\u00e9e de 2000 ou les trois ann\u00e9es de vaches maigres qui l&#8217;ont suivie, apr\u00e8s lesquelles l&#8217;industrie suisse d&#8217;exportation a de nouveau senti souffler le vent favorable de l&#8217;\u00e9conomie mondiale. Ainsi, l&#8217;\u00e9volution positive et mondiale de la conjoncture entre 2004 et 2006 a contribu\u00e9 pour plus des deux tiers \u00e0 la croissance des exportations suisses. \u00a0Le fait que, l&#8217;an pass\u00e9, l&#8217;essor international de la conjoncture ait, enfin, gagn\u00e9 toute l&#8217;Union europ\u00e9enne (UE) a encore davantage favoris\u00e9 les exportations suisses de marchandises. Plus de 60% d&#8217;entre elles se dirigent, en effet, vers l&#8217;UE, si bien que les impulsions qui en \u00e9manent ont naturellement un impact marqu\u00e9. C&#8217;est ainsi que l&#8217;an dernier, les exportations vers l&#8217;UE ont augment\u00e9 de plus de 11%, un taux qui n&#8217;avait plus \u00e9t\u00e9 atteint depuis 1997. Elles sont donc responsables d&#8217;une bonne moiti\u00e9 de l&#8217;augmentation des ventes de marchandises \u00e0 l&#8217;ext\u00e9rieur. Les exportations vers l&#8217;Allemagne ont particuli\u00e8rement brill\u00e9 puisqu&#8217;elles ont augment\u00e9 de presque 15% en 2006; cela refl\u00e8te la reprise &#8211; d&#8217;une intensit\u00e9 inattendue &#8211; de son \u00e9conomie, apr\u00e8s des ann\u00e9es d&#8217;an\u00e9mie. \u00c0 part les exportations vers l&#8217;UE, ce sont surtout celles vers les \u00c9tats-Unis (+17%) et le Bric &#8211; Br\u00e9sil, Russie, Inde et Chine &#8211; (+29%) qui ont jou\u00e9 un r\u00f4le d\u00e9cisif. D&#8217;autres impulsions sensibles se sont aussi fait sentir dans le \u00abreste du monde\u00bb, ce qui met en lumi\u00e8re non seulement la vaste assise g\u00e9ographique de l&#8217;essor de l&#8217;\u00e9conomie mondiale, mais encore la structure g\u00e9ographique tr\u00e8s diversifi\u00e9e des exportations suisses.&#13;<\/p>\n<h2>Une am\u00e9lioration de la comp\u00e9titivit\u00e9- prix depuis le milieu des ann\u00e9es nonante<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nAlors que la part de la conjoncture mondiale oscille toujours dans une fourchette positive pendant la p\u00e9riode consid\u00e9r\u00e9e, l&#8217;apport de la comp\u00e9titivit\u00e9-prix se caract\u00e9rise par des \u00e9carts plus marqu\u00e9s. En g\u00e9n\u00e9ral, sa contribution \u00e0 la croissance est nettement inf\u00e9rieure \u00e0 celle de la demande mondiale, mais on note qu&#8217;elle peut tout de m\u00eame avoir une influence consid\u00e9rable, certaines ann\u00e9es, que ce soit positivement ou n\u00e9gativement. Dans les ann\u00e9es quatre-vingt et jusque dans la premi\u00e8re moiti\u00e9 des ann\u00e9es nonante, l&#8217;influence de la comp\u00e9titivit\u00e9-prix sur les exportations est n\u00e9gative, ce qui correspond aux nombreuses phases de forte appr\u00e9ciation du franc suisse. Les ann\u00e9es 1986, 1987, 1990 et 1994 semblent \u00eatre celles o\u00f9 la baisse de la comp\u00e9titivit\u00e9-prix a eu les effets les plus n\u00e9gatifs. \u00c0 partir du milieu des ann\u00e9es nonante, en revanche, la contribution de la comp\u00e9titivit\u00e9-prix est g\u00e9n\u00e9ralement positive et soutient donc l&#8217;essor des exportations. Le fait qu&#8217;on n&#8217;observe plus de tendance \u00e0 l&#8217;appr\u00e9ciation du franc suisse (nominale et r\u00e9elle) depuis environ une d\u00e9cennie, \u00e0 l&#8217;exception de la p\u00e9riode 2001-2003, joue un r\u00f4le important dans ce contexte.\u00a0Il importe, toutefois, de souligner que la comp\u00e9titivit\u00e9-prix des exportations n&#8217;est pas seulement dict\u00e9e par l&#8217;\u00e9volution des taux de change; la politique des prix pratiqu\u00e9e par les entreprises exportatrices suisses et \u00e9trang\u00e8res peut \u00e9galement jouer un r\u00f4le important et tout \u00e0 fait autonome. Cela pourrait expliquer pourquoi, d&#8217;apr\u00e8s nos calculs, la comp\u00e9titivit\u00e9-prix n&#8217;a eu qu&#8217;un faible effet positif en 2006, malgr\u00e9 la d\u00e9valuation du franc. Par rapport \u00e0 l&#8217;\u00e9volution relative des prix \u00e0 l&#8217;exportation, la comp\u00e9titivit\u00e9-prix des entreprises suisses ne s&#8217;est pas am\u00e9lior\u00e9e autant l&#8217;an dernier &#8211; et en partie aussi les ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes &#8211; que ne le sugg\u00e9rerait l&#8217;\u00e9volution des taux de change. Cela peut provenir du fait que les exportateurs \u00e9trangers se sont efforc\u00e9s &#8211; avec succ\u00e8s, semble-t-il &#8211; de contenir leurs prix \u00e0 l&#8217;exportation.&#13;<\/p>\n<h2>Les facteurs sectoriels sp\u00e9cifiques aux branches<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe graphique 2 montre que les \u00abfacteurs r\u00e9siduels\u00bb (ceux ind\u00e9pendants de la demande mondiale et de la comp\u00e9titivit\u00e9-prix) ont eu tr\u00e8s souvent une influence notable sur les exportations, que ce soit positivement ou n\u00e9gativement. Ces dix derni\u00e8res ann\u00e9es, leur influence a \u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralement positive, notamment en 1997 et en 2006. Comme ces facteurs ne sont pas d\u00e9finis explicitement dans notre mod\u00e8le et qu&#8217;ils repr\u00e9sentent un \u00e9l\u00e9ment inexpliqu\u00e9, il n&#8217;est pas possible d&#8217;attribuer une origine pr\u00e9cise \u00e0 leur \u00e9volution.\u00a0Il existe, cependant, des indices selon lesquels l&#8217;\u00e9volution de certaines branches sp\u00e9cifiques pourrait jouer un r\u00f4le important dans l&#8217;agr\u00e9gat global des exportations de marchandises. \u00c0 cet \u00e9gard, il convient de signaler notamment le r\u00f4le particulier des exportations de produits chimiques et pharmaceutiques, qui repr\u00e9sentent un tiers &#8211; donc une partie consid\u00e9rable &#8211; des exportations totales de marchandises suisses. Depuis le milieu des ann\u00e9es nonante, les exportations de produits chimiques et pharmaceutiques se sont, la plupart du temps, distingu\u00e9es par des taux de croissance bien sup\u00e9rieurs \u00e0 la moyenne des autres cat\u00e9gories de marchandises, avec des pics marqu\u00e9s en 1997, 2001 et 2006 (voir graphique 3). La conjoncture mondiale semble, toutefois, jouer un r\u00f4le secondaire dans leur cas Entre les exportations de produits chimiques et l&#8217;indicateur de la demande \u00e9trang\u00e8re, la corr\u00e9lation des taux de croissance annuels a \u00e9t\u00e9 pratiquement nulle ces derniers 25 ans, alors qu&#8217;elle a \u00e9t\u00e9 d&#8217;au moins 0,75 pour les autres exportations., si bien que leur apport \u00e0 la croissance des exportations pourrait largement se refl\u00e9ter dans celle des \u00abfacteurs r\u00e9siduels\u00bb mis en \u00e9vidence.&#13;<\/p>\n<h2>Permutations entre les principales branches exportatrices<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa forte croissance des exportations de produits chimiques et pharmaceutiques refl\u00e8te les permutations structurelles qui se produisent continuellement entre les branches exportatrices suisses. Nous consid\u00e9rerons en particulier les trois branches les plus importantes qui r\u00e9alisent ensemble pr\u00e8s des trois quarts des ventes \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger: produits chimiques et pharmaceutiques (75% de produits pharmaceutiques), machines\/\u00e9lectronique et instruments de pr\u00e9cision (technique m\u00e9dicale, en particulier). Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, des permutations importantes se sont produites entre ces trois grandes branches exportatrices. Ainsi, gr\u00e2ce \u00e0 leur forte croissance, la part des produits chimiques et pharmaceutiques est pass\u00e9e d&#8217;un quart \u00e0 un tiers de l&#8217;ensemble des exportations entre 1995 et 2006; celle des instruments de pr\u00e9cision et des montres est rest\u00e9e quasiment stable (autour de 15%), alors que celle de l&#8217;industrie des machines est pass\u00e9e de presque 30% (1995) \u00e0 20% (2006).\u00a0Ces tendances ne changent pas sensiblement si l&#8217;on inclut encore dans l&#8217;analyse les importations de chaque branche, autrement dit si on r\u00e9partit la balance commerciale par branche. Comme les exportations consistent tr\u00e8s largement en produits qui ont \u00e9t\u00e9 d&#8217;abord import\u00e9s pour subir des transformations, ce serait n\u00e9gliger une phase importante du processus de sp\u00e9cialisation du commerce ext\u00e9rieur que de seulement consid\u00e9rer les exportations et d&#8217;exclure les importations. En se basant sur une d\u00e9sagr\u00e9gation de la balance commerciale (exportations moins importations), on peut calculer ce qu&#8217;on appelle un \u00abindicateur d&#8217;avantage comparatif r\u00e9v\u00e9l\u00e9\u00bb pour chaque branche Pour la construction de cet indicateur, voir les Tendances conjoncturelles, printemps 2007, p. 45.. L&#8217;id\u00e9e est qu&#8217;une \u00e9conomie se sp\u00e9cialise dans les branches o\u00f9 elle dispose d&#8217;avantages comparatifs et que le dynamisme de cette sp\u00e9cialisation peut \u00eatre quantifi\u00e9. \u00a0Le graphique 4 pr\u00e9sente l&#8217;\u00e9volution de cet indicateur pour les trois principales branches exportatrices depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es quatre-vingt Si l&#8217;indicateur monte, les avantages comparatifs s&#8217;am\u00e9liorent, s&#8217;il descend, ils se d\u00e9t\u00e9riorent.. Il en ressort que les avantages comparatifs de l&#8217;industrie chimique et pharmaceutique n&#8217;ont cess\u00e9 de se d\u00e9velopper ces 25 derni\u00e8res ann\u00e9es, surtout au cours des cinq derni\u00e8res. En revanche, l&#8217;industrie des machines a connu une baisse constante de ses avantages comparatifs, ce qui peut refl\u00e9ter certaines mutations structurelles affectant la branche depuis longtemps. De nombreuses entreprises ont d\u00e9localis\u00e9 une partie de leur production \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger, ce qui a d\u00fb permettre \u00e0 la Suisse de se recentrer sur les produits \u00e0 forte valeur ajout\u00e9e.&#13;<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nEntre 2004 et 2006, le commerce ext\u00e9rieur suisse s&#8217;est distingu\u00e9 par une croissance exceptionnelle. Cette flamb\u00e9e des exportations a amplement profit\u00e9 de la bonne conjoncture mondiale, notamment de la reprise au sein de l&#8217;UE, et de la forte croissance &#8211; en grande partie ind\u00e9pendante, elle, de la conjoncture &#8211; des exportations de produits chimiques et pharmaceutiques. En revanche, selon notre analyse, la comp\u00e9titivit\u00e9-prix semble n&#8217;avoir que peu contribu\u00e9 au bon r\u00e9sultat des exportations suisses en 2006, ce qui peut surprendre, \u00e0 premi\u00e8re vue, \u00e9tant donn\u00e9 la nette d\u00e9pr\u00e9ciation du franc (surtout par rapport \u00e0 l&#8217;euro), mais qui s&#8217;explique par l&#8217;effort &#8211; manifestement payant &#8211; de plusieurs pays de freiner la hausse de leurs prix \u00e0 l&#8217;exportation, d&#8217;o\u00f9 une limite impos\u00e9e aux effets favorables de la d\u00e9valuation du franc sur la comp\u00e9titivit\u00e9-prix des entreprises suisses.\u00a0D&#8217;une mani\u00e8re plus g\u00e9n\u00e9rale, on constate que, depuis le milieu des ann\u00e9es nonante, la comp\u00e9titivit\u00e9-prix tend \u00e0 s&#8217;am\u00e9liorer, en raison aussi bien de la hausse limit\u00e9e des prix suisses \u00e0 l&#8217;exportation que de la baisse des taux de change; la hausse constante du franc suisse depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es quatre-vingt semble frein\u00e9e depuis le milieu des ann\u00e9es nonante. Cette combinaison taux de change\/prix relatifs \u00e0 l&#8217;exportation, tous deux \u00e9voluant dans un sens favorable, a contribu\u00e9 \u00e0 la croissance des exportations depuis le milieu des ann\u00e9es nonante. \u00a0L&#8217;int\u00e9gration de nouveaux pays dans le commerce international repr\u00e9sente, certainement, un autre processus \u00e0 long terme: on le voit, par exemple, dans l&#8217;importance croissante des pays du Bric, dont la part ne cesse d&#8217;augmenter dans les exportations suisses. Il faut encore citer la croissance de la sp\u00e9cialisation sectorielle des exportations suisses. Les secteurs de la chimie, des pharmaceutiques, des instruments de pr\u00e9cision et des montres ont pu ainsi d\u00e9velopper leur statut de piliers des exportations.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1: Commerce ext\u00e9rieur suisse, 1995\u20132006&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 2: Contribution estim\u00e9e de divers facteurs \u00e0 la croissance des exportations&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 3: Exportations de marchandises avec et sans la rubrique \u00abchimie\/pharmaceutiques\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 4:_Indicateurs d\u2019avantage comparatif pour les trois principales branches d\u2019exportation, 1980\u20132006&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<b>Encadr\u00e9 1: Indications bibliographiques<\/b>&#13;<br \/>\n&#8211; BCE, Bulletin mensuel, juillet 2006, p. 69-79, www.banque-france.fr\/fr\/eurosys\/telnomot\/bce\/bm072006.pdf.- Patrick Artus et Lionel Fontagn\u00e9, \u00c9volution r\u00e9cente du commerce ext\u00e9rieur fran\u00e7ais. Rapports du Conseil d&#8217;analyse \u00e9conomique, 2006, <a href=\"http:\/\/www.cae.gouv.fr\/rapports\/064.htm\">www.cae.gouv.fr\/rapports\/064.htm<\/a> .- Secr\u00e9tariat d&#8217;\u00c9tat \u00e0 l&#8217;\u00e9conomie, \u00abPrincipaux d\u00e9terminants de l&#8217;\u00e9volution du commerce ext\u00e9rieur\u00bb, Tendances conjoncturelles, printemps 2007, p. 41-51, <a href=\"http:\/\/www.seco.admin.ch\">www.seco.admin.ch<\/a> , rubriques \u00abTh\u00e8mes\u00bb, \u00abD\u00e9veloppement \u00e9conomique\u00bb, \u00abTendances conjoncturelles\u00bb.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>2006 a \u00e9t\u00e9 la troisi\u00e8me ann\u00e9e record cons\u00e9cutive pour le commerce ext\u00e9rieur suisse, marqu\u00e9e par des taux de croissance \u00e0 deux chiffres et une balance commerciale fortement exc\u00e9dentaire. Une analyse approfondie montre que l&#8217;\u00e9volution favorable des exportations, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, est principalement due \u00e0 la bonne conjoncture mondiale, mais que des facteurs sectoriels largement ind\u00e9pendants [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":3017,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[105],"post_content_subject":[],"acf":{"seco_author":3017,"seco_co_author":[2777,0],"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Ressort Konjunktur, Staatssekretariat f\u00fcr Wirtschaft SECO, Bern","seco_author_post_occupation_fr":"Service Conjoncture, Secr\u00e9tariat d'\u00c9tat \u00e0 l'\u00e9conomie SECO, Berne","seco_co_authors_post_ocupation":[{"seco_co_author":2777,"seco_co_author_post_occupation_year":"","seco_co_author_post_occupation_de":"\u00d6konom, Geldpolitik und Konjunktur, Eidgen\u00f6ssische Finanzverwaltung (EFV), Bern","seco_co_author_post_occupation_fr":"\u00c9conomiste, domaine Politique mon\u00e9taire et conjoncture, Administration f\u00e9d\u00e9rale des finances (AFF), Berne"}],"short_title":"","post_lead":"","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":154345,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"9604","post_abstract":"","magazine_issue":null,"seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/55bb358855ffd"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/154342"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3017"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=154342"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/154342\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":190033,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/154342\/revisions\/190033"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/0"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2777"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3017"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=154342"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=154342"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=154342"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=154342"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=154342"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=154342"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}