{"id":154633,"date":"2007-03-01T12:00:00","date_gmt":"2007-03-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2007\/03\/fenn-2\/"},"modified":"2023-08-24T01:18:17","modified_gmt":"2023-08-23T23:18:17","slug":"fenn-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2007\/03\/fenn-2\/","title":{"rendered":"L&#8217;impact du march\u00e9 int\u00e9rieur de l&#8217;UE sur les assurances"},"content":{"rendered":"<p>Ces 15 derni\u00e8res ann\u00e9es, l&#8217;Union europ\u00e9enne (UE) a progressivement d\u00e9r\u00e9glement\u00e9 le secteur des services financiers par le biais d&#8217;une s\u00e9rie de directives concernant les banques et les assurances, afin de cr\u00e9er un march\u00e9 europ\u00e9en unique des services financiers. Une v\u00e9ritable concurrence entre les prix r\u00e9els et les produits dans les domaines de l&#8217;assurance vie et non-vie a, pour la premi\u00e8re fois, \u00e9t\u00e9 introduite sur les march\u00e9s europ\u00e9ens de l&#8217;assurance de d\u00e9tail. Les directives ont servi \u00e0 mettre en oeuvre la formule du \u00abpasseport unique\u00bb gr\u00e2ce auquel, depuis 1994, un assureur peut proposer ses services dans tous les pays de l&#8217;UE \u00e0 condition d&#8217;\u00eatre lui-m\u00eame titulaire d&#8217;une licence dans un pays de l&#8217;Union Soulignons que la Suisse, non-membre de l&#8217;UE, ne fait pas partie du march\u00e9 interne de l&#8217;UE des assurances. Les compagnies d&#8217;assurance helv\u00e9tiques peuvent, toutefois, b\u00e9n\u00e9ficier de cette \u00e9volution par le biais de leurs succursales dans l&#8217;UE..&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa lib\u00e9ralisation progressive du march\u00e9 de l&#8217;assurance en Europe a influenc\u00e9 les liens qui unissent ses structures \u00e0 ses performances dans trois cas de figure:\u00a0&#8211; la pr\u00e9sence d&#8217;une possible concurrence bas\u00e9e dans d&#8217;autres pays de l&#8217;UE et exer\u00e7ant ses droits selon la formule du \u00abpasseport unique\u00bb;\u00a0&#8211; l&#8217;arriv\u00e9e d&#8217;assureurs d&#8217;autres pays de l&#8217;UE ouvrant (ou achetant) de nouvelles filiales sur le march\u00e9 domestique;\u00a0&#8211; le grand nombre de fusions et d&#8217;acquisitions (F&amp;A) sur le march\u00e9 europ\u00e9en de l&#8217;assurance. Rien qu&#8217;entre 1990 et 2002, 2595 F&amp;A impliquant des assureurs europ\u00e9ens ont eu lieu, dont 1669 ont conduit \u00e0 un changement de direction.\u00a0\u00a0Le march\u00e9 unique devait surtout permettre d&#8217;\u00e9conomiser sur les co\u00fbts. Le renforcement de la concurrence, d\u00e9passant les fronti\u00e8res nationales, \u00e9liminerait les zones d&#8217;inefficience tandis que les F&amp;A aboutiraient \u00e0 des consolidations, permettant des \u00e9conomies d&#8217;\u00e9chelle. La taille sans cesse croissante des entreprises sur leurs march\u00e9s domestiques pouvait, par contre, renforcer leur position et affaiblir les \u00e9lans concurrentiels, synonymes d&#8217;innovation et de r\u00e9duction des co\u00fbts par suppression des poches d&#8217;inefficacit\u00e9.&#13;<\/p>\n<h2>Des recherches jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent limit\u00e9es<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa m\u00e9tamorphose du march\u00e9 europ\u00e9en des services financiers n&#8217;a suscit\u00e9, jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, que peu de recherches sur son impact \u00e9conomique. Ce constat vaut notamment pour le march\u00e9 de l&#8217;assurance dont les structures ont \u00e9t\u00e9 affect\u00e9es par des changements radicaux.\u00a0Barros (1996) a fourni diverses estimations sur le march\u00e9 portugais des assurances v\u00e9hicules. Elles ont mis en lumi\u00e8re un fl\u00e9chissement net du niveau de coordination des d\u00e9cisions une fois le processus de d\u00e9r\u00e9glementation entam\u00e9, tout en soulignant que les mesures de lib\u00e9ralisation ont \u00e9galement eu un effet positif en termes de concurrence.\u00a0Rees et Kessner (2000) ont \u00e9valu\u00e9 les incidences directes de la d\u00e9r\u00e9glementation sur l&#8217;efficience des compagnies d&#8217;assurance vie allemandes et anglaises. Ils ont trouv\u00e9 quelques indications (certes, plut\u00f4t modestes) laissant croire qu&#8217;une r\u00e9glementation moins contraignante, la concurrence et le risque de faillite avaient pouss\u00e9 un nombre sensiblement plus \u00e9lev\u00e9 de compagnies \u00e0 \u00abdoper\u00bb\u00a0leur efficience pour se rapprocher de celle des compagnies les plus performantes.\u00a0Cummins et Rubio-Misas (2001) ont constat\u00e9, en utilisant la m\u00e9thode d&#8217;enveloppement (en anglais, \u00abData Envelopment Analysis\u00bb, DEA), que la consolidation qu&#8217;a connue le march\u00e9 espagnol des assurances entre 1989 et 1998 avait entra\u00een\u00e9 d&#8217;importantes am\u00e9liorations, tant en mati\u00e8re d&#8217;efficacit\u00e9 que de r\u00e9duction des prix, pour les assurances vie et non-vie.\u00a0Cummins et Weiss (2004) se sont bas\u00e9s sur une analyse d&#8217;\u00e9v\u00e9nements pour mesurer l&#8217;impact des F&amp;A d&#8217;assureurs europ\u00e9ens de 1990 \u00e0 2002 sur la valeur actionnariale. Ils ont constat\u00e9 des gains r\u00e9els en cas de F&amp;A transfrontali\u00e8res, mais les r\u00e9sultats demeurent ambigus lorsque les transactions se sont faites sur le territoire national.\u00a0Turchetti et Daraio (2004) ont pr\u00e9sent\u00e9 une \u00e9tude concernant les effets de la d\u00e9r\u00e9glementation sur le march\u00e9 italien des assurances v\u00e9hicules. Ils ont constat\u00e9 que l&#8217;efficacit\u00e9 des co\u00fbts et la productivit\u00e9 totale des facteurs ont augment\u00e9 entre 1982 et 2000, notamment durant la seconde moiti\u00e9 des ann\u00e9es nonante, apr\u00e8s l&#8217;entr\u00e9e en vigueur de la d\u00e9r\u00e9glementation.\u00a0Enfin, Bikker et Leuvensteijn (2005) ont analys\u00e9 le degr\u00e9 de concurrence et l&#8217;efficience du march\u00e9 n\u00e9erlandais de l&#8217;assurance vie, en sondant les divers facteurs qui pourraient en g\u00e9n\u00e9ral influencer la concurrence. Les cinq indicateurs s\u00e9lectionn\u00e9s permettent de conclure \u00e0 des restrictions, mais le niveau agr\u00e9g\u00e9 de l&#8217;\u00e9tude et l&#8217;absence de d\u00e9tails institutionnels potentiellement probants soulignent combien il importe de faire preuve de r\u00e9serve pour interpr\u00e9ter de tels r\u00e9sultats.&#13;<\/p>\n<h2>Comment mesurer l&#8217;efficience des co\u00fbts sur le march\u00e9 de l&#8217;assurance europ\u00e9enne?<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL&#8217;objectif premier de l&#8217;\u00e9tude actuelle men\u00e9e par le Centre for Risk and Insurance Studies de la Business School de l&#8217;universit\u00e9 de Nottingham consiste \u00e0 forger et \u00e0 mesurer l&#8217;efficience des co\u00fbts du secteur europ\u00e9en de l&#8217;assurance, \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;une technique connue sous le nom d&#8217;analyse de fronti\u00e8re stochastique. L&#8217;\u00e9tude pr\u00e9voit \u00e9galement d&#8217;\u00e9valuer les variations des niveaux d&#8217;efficience dans divers pays, pour une dur\u00e9e donn\u00e9e, en fonction de la taille des compagnies et de la structure des march\u00e9s. Pour l&#8217;estimation des fronti\u00e8res de co\u00fbts, un avantage notoire de l&#8217;approche stochastique r\u00e9side dans sa capacit\u00e9 \u00e0 distinguer les erreurs de mesure et les inefficiences syst\u00e9matiques (voir encadr\u00e9 1).\u00a0La source principale des informations figurant dans cet article provient des donn\u00e9es collect\u00e9es par Standard and Poor&#8217;s Eurothesys sur les compagnies d&#8217;assurance de 15 pays europ\u00e9ens tels que l&#8217;Allemagne, l&#8217;Autriche, la Belgique, le Danemark, l&#8217;Espagne, la Finlan-de, la France, l&#8217;Irlande, l&#8217;Italie, le Luxem-bourg, les Pays-Bas, le Portugal, le Royaume-Uni et la Suisse, pour la p\u00e9riode 1995-2003. Le march\u00e9 europ\u00e9en de l&#8217;assurance conna\u00eet diff\u00e9rentes formes d&#8217;organisation. Ainsi, il existe un grand nombre de compagnies importantes et multinationales qui vendent des assurances vie et non-vie par le biais de filiales, parfois sp\u00e9cialis\u00e9es dans une ligne de produits sp\u00e9cifiques, mais b\u00e9n\u00e9ficiant de la possibilit\u00e9 de soumettre des comptes consolid\u00e9s, \u00e0 des fins r\u00e9glementaires et de valeur de march\u00e9. Ces filiales se distinguent par le degr\u00e9 (variable) d&#8217;autonomie avec laquelle elles m\u00e8nent leurs affaires. Elles coexistent avec un grand nombre de compagnies totalement ind\u00e9pendantes qui ont choisi de se sp\u00e9cialiser dans des produits vie et non-vie, voire les deux.\u00a0Il est possible, d&#8217;\u00e9laborer, chaque ann\u00e9e et pour chaque compagnie, des mesures coh\u00e9rentes en mati\u00e8re de charges d&#8217;exploitation, en se basant sur les donn\u00e9es comptables d&#8217;Eurothesys. Ces charges sont d\u00e9finies comme le total des d\u00e9penses administratives avant d\u00e9duction des co\u00fbts d&#8217;acquisition port\u00e9s \u00e0 l&#8217;actif; elles comprennent les d\u00e9penses de gestion des investissements et des sinistres, telles que d\u00e9finies dans les comptes techniques et non techniques \u00e9tablis en fin d&#8217;exercice.\u00a0La litt\u00e9rature sp\u00e9cialis\u00e9e est remplie de discussions (non encore termin\u00e9es) sur la meilleure m\u00e9thode pour mesurer la production des compagnies d&#8217;assurance Voir aussi Cummins et Weiss (2000), pp. 791 \u00e0 793.. \u00c0 notre avis, les produits propos\u00e9s par les assureurs \u00e0 leurs clients peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s au mieux comme la valeur actuelle des prestations futures susceptibles d&#8217;\u00eatre vers\u00e9es en fonction des polices conclues. Cette variable est latente et non observable; on doit donc lui en substituer d&#8217;autres. Nous nous baserons donc sur le total net des sinistres survenus dans le secteur des assurances vie et non-vie, pour approcher la production des compagnies d&#8217;assurance. Celui-ci correspond, pour les deux secteurs d&#8217;activit\u00e9, \u00e0 l&#8217;ensemble des prestations brutes pay\u00e9es, moins celles re\u00e7ues de r\u00e9assureurs, plus les dotations aux r\u00e9serves pour sinistres, les bonus et rabais, avant frais de gestion des sinistres. Le total net des sinistres peut \u00eatre calcul\u00e9 \u00eatre calcul\u00e9 pour chaque assureur en se fondant sur les comptes techniques de r\u00e9sultats \u00e9tablis en fin d&#8217;exercice.\u00a0Toujours sur la base des donn\u00e9es d&#8217;Eurothesys, nous sommes partis de chiffres concernant le total des capitaux et des r\u00e9serves, les provisions techniques et autres capitaux d&#8217;emprunt. Nous estimons que, consid\u00e9r\u00e9s globalement, les capitaux d&#8217;emprunt et la main-d&#8217;oeuvre sont des param\u00e8tres variables, soumis \u00e0 des changements \u00e0 court terme. Aussi partageons-nous l&#8217;id\u00e9e que le total des capitaux et des r\u00e9serves, de m\u00eame que les provisions techniques, sont des param\u00e8tres fixes, c&#8217;est-\u00e0-dire des ressources qui ont \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9es au fil du temps et qui ne peuvent \u00eatre adapt\u00e9es rapidement Berger, Cummins, Weiss et Zi (2000)..\u00a0En mati\u00e8re de prix des intrants, nous partons de deux variables: une pour les salaires sp\u00e9cifiques au monde de l&#8217;assurance et une autre pour les taux d&#8217;int\u00e9r\u00eat, afin d&#8217;estimer le co\u00fbt des capitaux d&#8217;emprunt. La variable des salaires est celle, nominale, figurant \u00e0 la rubrique \u00abInsurance and pension funding sector, except compulsory social security\u00bb (secteur du financement des assurances et des caisses de retraite, s\u00e9curit\u00e9 sociale obligatoire except\u00e9e), des donn\u00e9es fournies par l&#8217;enqu\u00eate d&#8217;octobre d&#8217;Eurostat. La variable des taux d&#8217;int\u00e9r\u00eat est calcul\u00e9e sur la base de ceux en vigueur pour les obligations d&#8217;\u00c9tat \u00e0 long terme Donn\u00e9es fournies par Eurostat et les banques centrales des pays concern\u00e9s..&#13;<\/p>\n<h2>Les premiers r\u00e9sultats du projet de recherche en cours<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes fronti\u00e8res de co\u00fbt estim\u00e9es pour les assureurs europ\u00e9ens sp\u00e9cialis\u00e9s en assurances vie, non-vie et compos\u00e9es, semblent bien se recouper avec ces donn\u00e9es. Il existe toutefois, des diff\u00e9rences nettes entre pays, fait attribuable (ou non) aux variations inh\u00e9rentes \u00e0 des donn\u00e9es comptables, aux diff\u00e9rences entre les r\u00e9gimes r\u00e9glementaires et \u00e0 la concurrence au niveau des march\u00e9s locaux. Pour ce qui est de la \u00abforme\u00bb de ces fronti\u00e8res, nous constatons qu&#8217;elles se ressemblent, tous secteurs d&#8217;activit\u00e9s confondus, ce qui indique de substantiels rendements d&#8217;\u00e9chelle. Par ailleurs, lorsqu&#8217;on analyse les changements sur la dur\u00e9e, en termes d&#8217;efficacit\u00e9 d&#8217;\u00e9chelle, nous notons que tous les secteurs font \u00e9tat d&#8217;une am\u00e9lioration significative de cette efficience qui d\u00e9coule de l&#8217;augmentation de la taille moyenne des entreprises, coupl\u00e9e aux rendements d&#8217;\u00e9chelle sous-jacents. Dans le domaine des assurances vie notamment, les am\u00e9liorations en termes d&#8217;efficience d&#8217;\u00e9chelle ont \u00e9vinc\u00e9 les changements mineurs observ\u00e9s sur les plans des progr\u00e8s techniques et de la suppression des inefficacit\u00e9s (\u00abefficience-x\u00bb). Les variations de ces derniers \u00e9l\u00e9ments ont plut\u00f4t \u00e9t\u00e9 dans le sens de la r\u00e9gression; cependant, la croissance de l&#8217;efficacit\u00e9 d&#8217;\u00e9chelle a, la plupart du temps, suffi \u00e0 g\u00e9n\u00e9rer une hausse g\u00e9n\u00e9rale de la productivit\u00e9 (voir graphique 1). La lib\u00e9ralisation du march\u00e9 europ\u00e9en des assurances vie a, tr\u00e8s certainement, contribu\u00e9 \u00e0 la progression de la valeur actionnariale des entreprises concern\u00e9es, en permettant \u00e0 la croissance et aux consolidations de se poursuivre; il est \u00e9galement possible que cela ait contrari\u00e9 les incitations \u00e0 innover et \u00e0 \u00e9liminer les zones d&#8217;inefficience.&#13;<\/p>\n<h2>L&#8217;augmentation de l&#8217;efficience montre des diff\u00e9rences dans certains pays<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nDans les comparaisons internationales, la croissance des activit\u00e9s transfrontali\u00e8res appara\u00eet plus importante dans certains pays par rapport \u00e0 d&#8217;autres (voir graphique 2). Il semble maintenant essentiel de pouvoir d\u00e9montrer que l&#8217;ouverture plus ou moins grande, amorc\u00e9e en 1994, de plusieurs march\u00e9s europ\u00e9ens de l&#8217;assurance a \u00e9t\u00e9 le facteur qui a pouss\u00e9 des assureurs de certaines nations \u00e0 devenir plus efficaces que leurs concurrents. Notre \u00e9tude cherche, entre autres, \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 cette question.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1 \u00abD\u00e9composition de la croissance de la productivit\u00e9 chez les sp\u00e9cialistes de l&#8217;assurance vie, 1996-2003\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 2 \u00abImportations de services en mati\u00e8re d&#8217;assurance: comparaison internationale, 1986-2004\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: La fronti\u00e8re des co\u00fbts La fronti\u00e8re des (meilleures pratiques en termes de) co\u00fbts peut se d\u00e9finir comme le co\u00fbt minimum (C) \u00e0 acquitter pour produire un r\u00e9sultat donn\u00e9 (x) avec des prix d&#8217;intrants connus \u00e0 l&#8217;avance (p):C = C (x, p) Comme les erreurs autant que les inefficiences syst\u00e9matiques sont invariablement pr\u00e9sentes dans les donn\u00e9es chiffr\u00e9es du monde r\u00e9el, tout processus d&#8217;estimation d&#8217;une fronti\u00e8re des co\u00fbts doit trouver le moyen de s\u00e9parer au mieux les unes des autres. L&#8217;analyse stochastique de la fronti\u00e8re repr\u00e9sente une approche du probl\u00e8me. Cette m\u00e9thodologie a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e, pour la premi\u00e8re fois, par Aigner, Lovell et Schmidt en 1977. Les hypoth\u00e8ses explicatives \u00e9mises sur la distribution des erreurs de mesure et des inefficiences syst\u00e9matiques dans des entreprises sp\u00e9cifiques permettent d&#8217;estimer la fronti\u00e8re et de mettre en \u00e9vidence les \u00e9conomies et d\u00e9s\u00e9conomies d&#8217;\u00e9chelle. Les changements dans le temps de la fronti\u00e8re peuvent \u00e9galement \u00eatre estim\u00e9s. L&#8217;apport relatif du progr\u00e8s technologique \u00e0 la croissance de la productivit\u00e9 peut, ainsi, \u00eatre estim\u00e9.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ces 15 derni\u00e8res ann\u00e9es, l&#8217;Union europ\u00e9enne (UE) a progressivement d\u00e9r\u00e9glement\u00e9 le secteur des services financiers par le biais d&#8217;une s\u00e9rie de directives concernant les banques et les assurances, afin de cr\u00e9er un march\u00e9 europ\u00e9en unique des services financiers. Une v\u00e9ritable concurrence entre les prix r\u00e9els et les produits dans les domaines de l&#8217;assurance vie et [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":2944,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[105],"post_content_subject":[],"acf":{"seco_author":2944,"seco_co_author":[2945,2946,2947,0],"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Divisional Research Director (Industrial Economics), Centre for Risk and Insurance Studies (CRIS), Nottingham University Business School","seco_author_post_occupation_fr":"Divisional Research Director (Industrial Economics), Centre for Risk and Insurance Studies (CRIS), Nottingham University Business School","seco_co_authors_post_ocupation":[{"seco_co_author":2945,"seco_co_author_post_occupation_year":"","seco_co_author_post_occupation_de":"Assistant Undergraduate Examinations Officer, Centre for Risk and Insurance Studies (CRIS), Nottingham University Business School","seco_co_author_post_occupation_fr":"Assistant Undergraduate Examinations Officer, Centre for Risk and Insurance Studies (CRIS), Nottingham University Business School"},{"seco_co_author":2946,"seco_co_author_post_occupation_year":"","seco_co_author_post_occupation_de":"Associate Director, Centre for Risk and Insurance Studies (CRIS), Nottingham University Business School","seco_co_author_post_occupation_fr":"Associate Director, Centre for Risk and Insurance Studies (CRIS), Nottingham University Business School"},{"seco_co_author":2947,"seco_co_author_post_occupation_year":"","seco_co_author_post_occupation_de":"Research Associate, Centre for Risk and Insurance Studies (CRIS), Nottingham University Business School","seco_co_author_post_occupation_fr":"Research Associate, Centre for Risk and Insurance Studies (CRIS), Nottingham University Business School"}],"short_title":"","post_lead":"","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":154636,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"9474","post_abstract":"","magazine_issue":null,"seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/55d4916d47f94"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/154633"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2944"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=154633"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/154633\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":190084,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/154633\/revisions\/190084"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/0"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2947"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2946"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2945"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2944"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=154633"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=154633"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=154633"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=154633"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=154633"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=154633"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}