{"id":154979,"date":"2006-10-01T12:00:00","date_gmt":"2006-10-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2006\/10\/lalive-4\/"},"modified":"2023-08-24T01:20:38","modified_gmt":"2023-08-23T23:20:38","slug":"lalive-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2006\/10\/lalive-4\/","title":{"rendered":"Les effets macro\u00e9conomiques de la politique du march\u00e9 du travail sur le ch\u00f4mage \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle nationale"},"content":{"rendered":"<p>Les trois principales mesures de march\u00e9 du travail (MMT) existant en Suisse sont les programmes d&#8217;emploi, les gains interm\u00e9diaires et les cours. Permettent-elles de r\u00e9duire le ch\u00f4mage agr\u00e9g\u00e9? Si oui, dans quelle mesure? L&#8217;\u00e9tude qui est pr\u00e9sent\u00e9e ici, innove en recourant \u00e0 un cadre th\u00e9orique rigoureux pour d\u00e9finir la dynamique\u00a0du march\u00e9 du travail dans son ensemble. Les r\u00e9sultats montrent que les trois mesures mentionn\u00e9es ci-dessus permettent certes de r\u00e9duire le taux de ch\u00f4mage, mais elles ne font pas forc\u00e9ment progresser le taux d&#8217;occupation des postes r\u00e9guliers.<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/200610_08_Lalive_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"243\" \/>&#13;<\/p>\n<h2>Proc\u00e9dure et probl\u00e9matique<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa pr\u00e9sente \u00e9tude s&#8217;int\u00e9resse aux effets des MMT sur le ch\u00f4mage dans notre pays. Elle privil\u00e9gie donc l&#8217;approche macro\u00e9conom\u00e9trique, contrairement aux analyses micro\u00e9conom\u00e9triques qui \u00e9valuent l&#8217;impact de ces mesures en se basant sur des comparaisons entre participants et non-participants. Pour tenir compte de l&#8217;optique macro\u00e9conomique, l&#8217;on exprime la dynamique de l&#8217;ensemble du march\u00e9 du travail dans un mod\u00e8le th\u00e9orique d&#8217;appariement Voir Mortensen et Pissarides (1994).. Celui-ci permet d&#8217;identifier les effets macro\u00e9conomiques de la politique du march\u00e9 du travail qui n&#8217;apparaissent pas dans les \u00e9tudes d&#8217;\u00e9valuation micro\u00e9conom\u00e9triques. Jusqu&#8217;\u00e0 ce jour, ce type d&#8217;\u00e9tude en simulation macro\u00e9conomique (\u00abcalibrage\u00bb) n&#8217;existait pas pour la Suisse.\u00a0L&#8217;\u00e9tude vise essentiellement \u00e0 obtenir des r\u00e9ponses \u00e0 deux questions primordiales pour la politique \u00e9conomique:\u00a01. Les MMT diminuent-elles le ch\u00f4mage, par comparaison avec une situation (hypoth\u00e9tique) o\u00f9 elles n&#8217;existeraient pas?\u00a02. Quels \u00e9l\u00e9ments permettent aux MMT d&#8217;\u00eatre efficaces?\u00a0\u00a0Dans un premier temps, les diverses MMT ont \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9es dans un mod\u00e8le macro\u00e9conomique du march\u00e9 suisse du travail. Les effets des mesures en termes d&#8217;incitation pour les ch\u00f4meurs \u00e0 chercher un emploi et pour les entreprises \u00e0 mettre au concours des postes vacants font l&#8217;objet d&#8217;hypoth\u00e8ses. Celles-ci sont retenues en fonction de leur plausibilit\u00e9; elles peuvent, cependant, se trouver confort\u00e9es par des preuves empiriques fournies par des programmes semblables dans d&#8217;autres pays. Les effets macro\u00e9conomiques ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9s, en dotant le mod\u00e8le de grands param\u00e8tres qui correspondent aux ordres de grandeur observ\u00e9s empiriquement sur le march\u00e9 suisse. Pour les param\u00e8tres qui ne sont pas observables directement, l&#8217;on a aussi recouru \u00e0 des valeurs utilis\u00e9es dans des \u00e9tudes internationales comparables. De nombreuses tests de fiabilit\u00e9 montrent que les r\u00e9sultats ne varient pas sensiblement lorsque les hypoth\u00e8ses qui se rapportent \u00e0 ces param\u00e8tres exog\u00e8nes, sont modifi\u00e9es.\u00a0Les diff\u00e9rents mod\u00e8les sont calibr\u00e9s de mani\u00e8re \u00e0 mettre en \u00e9vidence les caract\u00e9ristiques suivantes de la situation suisse:\u00a0&#8211; le taux de ch\u00f4mage;\u00a0&#8211; le taux de sortie du ch\u00f4mage;\u00a0&#8211; les taux de participation aux programmes;\u00a0&#8211; le taux d&#8217;entr\u00e9e dans le ch\u00f4mage;\u00a0&#8211; les indicateurs qui d\u00e9montrent le succ\u00e8s des MMT observ\u00e9es dans les \u00e9tudes d&#8217;\u00e9valuation micro\u00e9conom\u00e9triques (\u00abeffets du traitement\u00bb).\u00a0\u00a0En partant de cette simulation de base, on \u00e9tudie une situation hypoth\u00e9tique o\u00f9 les MMT n&#8217;existeraient pas (question 1). Puis on cherche \u00e0 d\u00e9terminer l&#8217;effet produit sur le ch\u00f4mage \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle nationale par des variations dans l&#8217;une ou l&#8217;autre mesure, comme une assignation renforc\u00e9e aux diff\u00e9rents programmes, une pr\u00e9sence accrue, etc. (question 2).&#13;<\/p>\n<h2>L&#8217;impact des diff\u00e9rentes MMT<\/h2>\n<p>&#13;<\/p>\n<h3>Les programmes d&#8217;emploi<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nLes programmes d&#8217;emploi r\u00e9duisent aussi bien le taux de ch\u00f4mage que la proportion des demandeurs d&#8217;emploi. Selon notre simulation de base, ils diminuent le taux de ch\u00f4mage de 0,4 point et celui des demandeurs d&#8217;emploi de 0,1 point. Cela s&#8217;explique par le fait que pour \u00e9viter d&#8217;\u00eatre assign\u00e9s \u00e0 l&#8217;un de ces programmes, les ch\u00f4meurs font davantage d&#8217;efforts pour trouver un emploi que dans un syst\u00e8me qui en serait d\u00e9pourvu. M\u00eame si \u00abl&#8217;effet de traitement\u00bb de ces programmes est n\u00e9gatif (comme l&#8217;ont constat\u00e9 des \u00e9tudes d&#8217;\u00e9valuation micro\u00e9conom\u00e9triques pour la Suisse), le ch\u00f4mage agr\u00e9g\u00e9 diminue.\u00a0Les param\u00e8tres politiques des programmes d&#8217;emploi sont la dur\u00e9e de pr\u00e9sence et la proportion de ch\u00f4meurs assign\u00e9s (taux d&#8217;assignation). Si le temps de pr\u00e9sence est doubl\u00e9 (passant de 40 \u00e0 80% d&#8217;un emploi \u00e0 plein temps), les efforts fournis dans la recherche d&#8217;emploi \u00e9valu\u00e9s plus haut s&#8217;accentuent. Le taux de ch\u00f4mage diminuerait ainsi de 0,2 point suppl\u00e9mentaire, tout comme celui des demandeurs d&#8217;emploi. Par contre, si c&#8217;est le taux d&#8217;assignation qui est doubl\u00e9 (passant de 2,5 \u00e0 5% par trimestre), le taux de ch\u00f4mage baisse de 0,3 point, mais la proportion de demandeurs d&#8217;emploi diminue \u00e0 peine. La raison en est que le nombre de participants aux programmes augmente, ce qui r\u00e9duit le flux agr\u00e9g\u00e9\u00a0de sortie du ch\u00f4mage, bien que le taux de sortie augmente pour les ch\u00f4meurs non-participants.\u00a0La r\u00e9duction du nombre de demandeurs d&#8217;emploi et de ch\u00f4meurs par l&#8217;existence de programmes d&#8217;emploi temporaire est obtenue dans le calibrage par \u00abl&#8217;effet\u00a0de menace\u00bb que ceux-ci repr\u00e9sentent: comme un certain nombre de personnes veulent \u00e9viter d&#8217;\u00eatre assign\u00e9es \u00e0 un programme d&#8217;occupation, elles redoublent d&#8217;efforts pour trouver un emploi r\u00e9gulier. En \u00e9tudiant des programmes comparables aux \u00c9tats-Unis et en Australie, on constate que cet effet dissuasif est quantitativement important.&#13;<\/p>\n<h3>Les gains interm\u00e9diaires<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nLa possibilit\u00e9 d&#8217;un gain interm\u00e9diaire r\u00e9duit sensiblement le taux de ch\u00f4mage, de 4,4% \u00e0 3,5%. La proportion des demandeurs d&#8217;emploi (qui inclut les personnes occup\u00e9es temporairement \u00e0 des postes interm\u00e9diaires) augmente, toutefois, sensiblement, \u00e0 5,1%. Cela est d\u00fb \u00e0 \u00abl&#8217;\u00e9viction\u00bb des postes r\u00e9guliers remplac\u00e9s par des emplois interm\u00e9diaires. Dans une telle situation, l&#8217;emploi agr\u00e9g\u00e9 (emplois interm\u00e9diaires + emplois r\u00e9guliers) augmenterait de 0,9 point, mais le nombre de personnes occupant des postes r\u00e9guliers (\u00e0 plein temps) diminuerait de 0,7 point. \u00a0La simulation repose sur l&#8217;hypoth\u00e8se que la dur\u00e9e de travail dans les postes occup\u00e9s au titre de \u00abgain interm\u00e9diaire\u00bb est limit\u00e9e \u00e0 40% d&#8217;un poste \u00e0 plein temps. Si ce temps partiel \u00e9tait port\u00e9 \u00e0 80%, le taux de ch\u00f4mage augmenterait \u00e0 nouveau sensiblement (\u00e0 4,3%), mais celui des demandeurs d&#8217;emploi diminuerait tout aussi nettement (\u00e0 4,5%). La raison en est que cet accroissement de dur\u00e9e diminue nettement l&#8217;incitation d&#8217;un ch\u00f4meur \u00e0 accepter un tel emploi. Les b\u00e9n\u00e9ficiaires de postes interm\u00e9diaires ont certes &#8211; moyennant des efforts de recherche donn\u00e9s &#8211; de meilleures chances de trouver un emploi r\u00e9gulier, mais un prolongement de la p\u00e9riode de travail augmente les co\u00fbts de la recherche, ce qui diminue l&#8217;attrait d&#8217;un gain interm\u00e9diaire. Cela signifie que les entreprises doivent offrir pour de tels postes des salaires plus \u00e9lev\u00e9s; par cons\u00e9quent, elles en mettent au concours un moins grand nombre. Au total, la proportion des personnes occupant des emplois interm\u00e9diaires va fortement diminuer.\u00a0D&#8217;autres simulations montrent que ces effets sont d&#8217;autant plus sensibles que le syst\u00e8me d&#8217;assurance-ch\u00f4mage est g\u00e9n\u00e9reux. Si le taux d&#8217;indemnisation pour perte de gain n&#8217;\u00e9tait pas de 70% (comme pour la plupart des ch\u00f4meurs en Suisse), mais g\u00e9n\u00e9ralement de 80%, les effets mentionn\u00e9s plus haut auraient plus que doubl\u00e9. Cela provient du fait que le taux de remplacement d\u00e9termine le paiement compensatoire vers\u00e9 au b\u00e9n\u00e9ficiaire d&#8217;un gain interm\u00e9diaire. Pour les entreprises, il est plus avantageux de mettre au concours des postes interm\u00e9diaires occup\u00e9s par des personnes ayant un taux de remplacement \u00e9lev\u00e9.&#13;<\/p>\n<h3>Les cours de candidature<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nCes cours aident les ch\u00f4meurs \u00e0 r\u00e9diger et pr\u00e9senter plus efficacement leurs dossiers de candidature. En les introduisant dans la simulation, nous obtenons un recul de 4,4% \u00e0 4,3% de la proportion de demandeurs d&#8217;emploi et une baisse de 4,4% \u00e0 3,2% du taux de ch\u00f4mage: 26,4% de la totalit\u00e9 des ch\u00f4meurs prennent part \u00e0 un cours de candidature \u00e0 n&#8217;importe quel moment de leur p\u00e9riode de ch\u00f4mage.\u00a0Par rapport \u00e0 un syst\u00e8me sans cours de candidature, l&#8217;incitation \u00e0 se battre et \u00e0 trouver un travail pour les demandeurs d&#8217;emploi n&#8217;est pas tr\u00e8s \u00e9vidente. Tout au plus les non-participants pourraient-ils se sentir encourag\u00e9s \u00e0 chercher plus assid\u00fbment un nouveau poste pour ne pas devoir participer \u00e0 un cours de candidature (et s&#8217;astreindre \u00e0 l&#8217;effort correspondant). D&#8217;un autre c\u00f4t\u00e9, si un tel cours rencontre un grand succ\u00e8s, des personnes au ch\u00f4mage peuvent \u00eatre enclines \u00e0 s&#8217;y laisser assigner, ce qui les poussera \u00e0 chercher moins assid\u00fbment un nouvel emploi. Dans les simulations o\u00f9 les efforts de recherche ont des causes endog\u00e8nes, c&#8217;est ce dernier effet qui prime. Dans le cas o\u00f9 de nombreux demandeurs d&#8217;emploi fr\u00e9quentent des cours \u00e0 l&#8217;efficacit\u00e9 prouv\u00e9e, le taux de sortie agr\u00e9g\u00e9 du ch\u00f4mage augmente (et, par cons\u00e9quent, la dur\u00e9e moyenne du ch\u00f4mage individuel diminue). Voil\u00e0 pourquoi un march\u00e9 du travail offrant des cours de candidature voit son taux de demandeurs d&#8217;emploi diminuer. Cet effet est d&#8217;autant plus important que le taux d&#8217;indemnisation pour perte de gain est \u00e9lev\u00e9, tout comme le taux d&#8217;assignation aux cours de candidature et que la dur\u00e9e de pr\u00e9sence requise pour ces cours est longue.&#13;<\/p>\n<h3>Les cours de perfectionnement<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nNous \u00e9tudions les effets des cours de perfectionnement sur un march\u00e9 du travail marqu\u00e9 par la perte de qualification lors d&#8217;un ch\u00f4mage de longue dur\u00e9e. Dans le mod\u00e8le de base, la qualification peut s&#8217;obtenir gr\u00e2ce, d&#8217;une part, \u00e0 une formation dispens\u00e9e sur le lieu de travail et, d&#8217;autre part, \u00e0 la fr\u00e9quentation de cours de perfectionnement. Nos simulations partent de l&#8217;hypoth\u00e8se (conforme aux \u00e9tudes d&#8217;\u00e9valuation micro\u00e9conom\u00e9triques effectu\u00e9es jusqu&#8217;ici pour la Suisse) que la participation \u00e0 un cours n&#8217;aide pas automatiquement ceux qui l&#8217;ont suivi \u00e0 trouver plus rapidement un travail. Sa probabilit\u00e9 de succ\u00e8s est donc inf\u00e9rieure \u00e0 100%. Pour cette raison, l&#8217;\u00e9tude pr\u00e9sente des r\u00e9sultats fond\u00e9s sur une probabilit\u00e9 de succ\u00e8s de 50% et une autre de 100%.\u00a0Dans les simulations de base avec cours de perfectionnement, le taux de ch\u00f4mage atteint 3,7%. La proportion des personnes qui prennent part \u00e0 un cours (y compris les participants actuels et ant\u00e9rieurs) est de 1,1%, de sorte que le taux de demandeurs d&#8217;emploi s&#8217;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 4,8%. Dans un march\u00e9 du travail sans cours de perfectionnement, quelque 4,1% de la population active totale sont des demandeurs d&#8217;emploi, dont 1,5% de qualifi\u00e9s et 2,6% de non qualifi\u00e9s. \u00a0Les cours de perfectionnement ont l&#8217;avantage d&#8217;am\u00e9liorer sensiblement les qualifications du potentiel de main-d&#8217;oeuvre. Dans un march\u00e9 du travail sans cours de perfectionnement, 37% de l&#8217;ensemble des personnes en qu\u00eate d&#8217;emploi sont qualifi\u00e9es. Dans un march\u00e9 du travail avec cours de perfectionnement, 46% de la totalit\u00e9 des personnes au ch\u00f4mage sont qualifi\u00e9es. Ce progr\u00e8s a cependant un co\u00fbt. Outre la pr\u00e9paration des cours, il faut compter le temps que les personnes y consacrent. La proportion de demandeurs d&#8217;emploi atteint quelque 4,1% dans une situation (hypoth\u00e9tique) d&#8217;absence de cours et 4,8% dans la situation inverse. \u00a0Ces r\u00e9sultats demeurent (qualitativement) inchang\u00e9s dans la situation o\u00f9 la probabilit\u00e9 de succ\u00e8s des cours est doubl\u00e9e pour \u00eatre port\u00e9e \u00e0 100%: les qualifications s&#8217;am\u00e9liorent l\u00e9g\u00e8rement, le taux de ch\u00f4mage se r\u00e9duit \u00e0 3,6% et la proportion de demandeurs d&#8217;emploi recule \u00e0 4,6%. Cette derni\u00e8re est donc plus \u00e9lev\u00e9e dans un mod\u00e8le avec cours que sans.\u00a0Encourager les mesures de qualification au sein des entreprises repr\u00e9senterait une alternative possible. Le calibrage d&#8217;un mod\u00e8le, dans lequel les qualifications (ou requalifications) des travailleurs sur leur lieu de travail augmentent, montre que celles-ci se renforcent, dans la mesure o\u00f9 la proportion de personnes non qualifi\u00e9es baisse sensiblement, surtout parmi celles qui sont occup\u00e9es. Dans ce sch\u00e9ma, par ailleurs, la proportion des demandeurs d&#8217;emploi diminue modestement de 0,1 point.&#13;<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes r\u00e9sultats montrent que l&#8217;objectif \u00abr\u00e9duction du taux de ch\u00f4mage\u00bb est certes enti\u00e8rement atteint en tant que tel, mais que celui d&#8217;une \u00abaugmentation du taux d&#8217;occupation des postes r\u00e9guliers\u00bb ne l&#8217;est pas n\u00e9cessairement. En effet, la mesure \u00abgain interm\u00e9diaire\u00bb aboutit \u00e0 nettement augmenter le nombre de postes, mais en transformant les emplois fixes en postes interm\u00e9diaires subventionn\u00e9s. Les cours de perfectionnement am\u00e9liorent certes l&#8217;ensemble des qualifications, mais augmentent aussi le nombre des demandeurs d&#8217;emplois. Quant aux programmes d&#8217;emploi temporaire et aux cours de candidature, ils r\u00e9duisent la proportion de demandeurs d&#8217;emploi.\u00a0Il appara\u00eet d&#8217;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale que les MMT peuvent avoir une forte influence sur le fonctionnement du march\u00e9 du travail. Leur impact sur l&#8217;emploi \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle nationale n&#8217;est, toutefois, pas forc\u00e9ment en accord avec les \u00e9valuations micro\u00e9conom\u00e9triques, comme le montre l&#8217;exemple des programmes d&#8217;occupation. Des \u00e9tudes \u00e0 ce niveau font \u00e9tat d&#8217;une d\u00e9t\u00e9rioration des perspectives sur le march\u00e9 du travail pour ceux qui participent \u00e0 de tels programmes Gerfin et Lechner (2000).. Or, si l&#8217;on consid\u00e8re que ces derniers stimulent aussi la recherche d&#8217;emploi parmi les non-participants, les effets qui en r\u00e9sultent au plan macro\u00e9conomique sont positifs.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1 \u00abImpact des MMT sur le taux de ch\u00f4mage\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 2 \u00abImpact des MMT sur le taux des demandeurs d&#8217;emploi\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: Indications bibliographiques Gerfin M. et Lechner M., Evaluationsprogramm Arbeitsmarktpolitik: \u00d6konometrische Evaluation der arbeitsmarktlichen Massnahmen, Contributions \u00e0 la politique du march\u00e9 du travail n\u00b0 7, Seco, 2000.Mortensen D. et Pissarides C., \u00abJob Creation and Job Destruction in the Theory of Unemployment\u00bb, Review of Economic Studies, 61(3), 1994, pp. 397-415.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les trois principales mesures de march\u00e9 du travail (MMT) existant en Suisse sont les programmes d&#8217;emploi, les gains interm\u00e9diaires et les cours. Permettent-elles de r\u00e9duire le ch\u00f4mage agr\u00e9g\u00e9? Si oui, dans quelle mesure? L&#8217;\u00e9tude qui est pr\u00e9sent\u00e9e ici, innove en recourant \u00e0 un cadre th\u00e9orique rigoureux pour d\u00e9finir la dynamique\u00a0du march\u00e9 du travail dans son [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":3896,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[90,105],"post_content_subject":[],"acf":{"seco_author":3896,"seco_co_author":[2881,2882,0],"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Professor f\u00fcr Arbeitsmarkt\u00f6konomie und technologische Transformation, Universit\u00e4t Lausanne","seco_author_post_occupation_fr":"Professeur d\u2019\u00e9conomie du march\u00e9 du travail et de transformation technologique, Universit\u00e9 de Lausanne","seco_co_authors_post_ocupation":[{"seco_co_author":2881,"seco_co_author_post_occupation_year":"","seco_co_author_post_occupation_de":"Assistentin am Lehrstuhl Makro\u00f6konomik, Institut f\u00fcr empirische Wirtschaftsforschung, Universit\u00e4t Z\u00fcrich","seco_co_author_post_occupation_fr":"Assistante \u00e0 la chaire de macro\u00e9conomie, Institut f\u00fcr empirische Wirtschaftsforschung, universit\u00e9 de Zurich"},{"seco_co_author":2882,"seco_co_author_post_occupation_year":"","seco_co_author_post_occupation_de":"Professor f\u00fcr Volkswirtschaftslehre, Universit\u00e4t Z\u00fcrich","seco_co_author_post_occupation_fr":"Professeur d\u2019\u00e9conomie politique, Universit\u00e9 de Zurich"}],"short_title":"","post_lead":"","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":154982,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"9370","post_abstract":"","magazine_issue":null,"seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/55434ef67aa09"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/154979"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3896"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=154979"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/154979\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":190158,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/154979\/revisions\/190158"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/0"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2882"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2881"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3896"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=154979"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=154979"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=154979"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=154979"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=154979"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=154979"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}