{"id":155139,"date":"2006-07-01T12:00:00","date_gmt":"2006-07-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2006\/07\/minsch-guessow-2\/"},"modified":"2023-08-24T01:21:53","modified_gmt":"2023-08-23T23:21:53","slug":"minsch-guessow-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2006\/07\/minsch-guessow-2\/","title":{"rendered":"Les dons en Suisse: les m\u00e9nages les plus pauvres sont proportionnellement les plus g\u00e9n\u00e9reux"},"content":{"rendered":"<p>On dispose, pour la premi\u00e8re fois, de donn\u00e9es scientifiques sur le comportement de la population suisse en mati\u00e8re de dons. Une enqu\u00eate men\u00e9e par la Hochschule f\u00fcr Technik und Wirtschaft (haute \u00e9cole de technique et d&#8217;\u00e9conomie) de Coire et de l&#8217;universit\u00e9 de Saint-Gall aupr\u00e8s de 1231 personnes r\u00e9v\u00e8le, comme pr\u00e9vu, que les personnes jouissant de revenus \u00e9lev\u00e9s donnent, en valeur absolue, des sommes plus importantes que les autres \u00e0 des fins d&#8217;utilit\u00e9 publique, mais que les m\u00e9nages moins ais\u00e9s y consacrent une plus grande partie de leur revenu.&#13;<\/p>\n<h2>Pourquoi donnons-nous? \u00c9l\u00e9ments d&#8217;explication<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nCes derni\u00e8res ann\u00e9es, un certain nombre d&#8217;\u00e9tudes se sont fix\u00e9 pour but d&#8217;expliquer \u00e9conomiquement le ph\u00e9nom\u00e8ne du don d&#8217;argent. La t\u00e2che n&#8217;est pas facile, car dans la plupart des cas, celui ou celle qui le pratique n&#8217;en tire pas un profit personnel. Le comportement altruiste semble m\u00eame diam\u00e9tralement oppos\u00e9 au concept de l&#8217;homo \u00e6conomicus, du moins si ce terme s&#8217;applique dans notre esprit \u00e0 un \u00eatre \u00e9go\u00efste et non socialis\u00e9.\u00a0\u00a0Il faut proc\u00e9der \u00e0 un nouveau type d&#8217;approche et distinguer trois formes de don:\u00a0&#8211; le comportement altruiste peut constituer une valeur ajout\u00e9e pour l&#8217;\u00eatre humain dans la mesure o\u00f9 il lui procure une satisfaction et donc un profit immat\u00e9riel. La litt\u00e9rature sp\u00e9cialis\u00e9e parle \u00e0 ce propos de \u00abwarm glow\u00a0(giving)\u00bb, ou plaisir de donner: le don r\u00e9chauffe le coeur. Notre bien-\u00eatre s&#8217;accro\u00eet parce que nous exprimons concr\u00e8tement un comportement social comme le don \u00e0 la collectivit\u00e9 et que nous apaisons ainsi, d&#8217;une certaine mani\u00e8re, notre mauvaise conscience \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de personnes vivant moins bien que nous. Il s&#8217;agit donc, \u00e0 la base, d&#8217;un geste \u00e9go\u00efste;\u00a0&#8211; le don peut \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 comme l&#8217;expression d&#8217;un altruisme fondamental: de m\u00eame qu&#8217;une personne s&#8217;occupe des membres de sa famille, elle souhaite aussi que les choses aillent bien ou mieux pour ses semblables. Contrairement \u00e0 l&#8217;explication \u00abwarm glow\u00bb, le donateur n&#8217;est satisfait qu&#8217;\u00e0 partir du moment o\u00f9 la situation s&#8217;am\u00e9liore effectivement pour le b\u00e9n\u00e9ficiaire de son don;\u00a0&#8211; une personne peut, enfin, faire un don parce qu&#8217;elle veut contribuer \u00e0 la r\u00e9alisation de quelque ouvrage d&#8217;utilit\u00e9 publique: \u00e9tablissement m\u00e9dical, op\u00e9ra ou autre. Dans ce cas, la motivation du don peut \u00eatre de nature \u00e9go\u00efste ou, au contraire, altruiste. \u00a0\u00a0Ces trois th\u00e8ses ont une faiblesse commune: elles n&#8217;expliquent pas d&#8217;o\u00f9 vient ce besoin d&#8217;altruisme et donc pourquoi il procure un sentiment de bien-\u00eatre.&#13;<\/p>\n<h2>Les m\u00e9nages les plus ais\u00e9s sont ceux qui donnent le plus en valeur absolue&#8230;<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL&#8217;enqu\u00eate est conforme \u00e0 notre attente puisqu&#8217;elle d\u00e9montre que les m\u00e9nages riches donnent davantage en chiffres absolus que les autres. Le graphique 1 montre que pour les trois cat\u00e9gories de dons, le volume des d\u00e9penses progresse de fa\u00e7on quasi lin\u00e9aire en fonction du revenu. Bien que l&#8217;affiliation \u00e0 des organisations d&#8217;entraide comporte parfois une composante d&#8217;assurance, les montants des dons qui leur sont faits, augmentent \u00e9galement avec le revenu. Les m\u00e9nages dont le revenu mensuel net est de 5000 francs, d\u00e9pensent en moyenne 125 francs par ann\u00e9e pour des organisations d&#8217;utilit\u00e9 publique qui leur offrent en m\u00eame temps une affiliation. Dans cette cat\u00e9gorie de revenu, les dons qui ne sont pas associ\u00e9s \u00e0 une affiliation s&#8217;\u00e9l\u00e8vent \u00e0 258 francs. Notons enfin que les dons destin\u00e9s \u00e0 l&#8217;aide en cas de catastrophe sont vers\u00e9s au cas par cas. Si plusieurs situations d&#8217;urgence surviennent en une ann\u00e9e, le montant des dons augmente en cons\u00e9quence.&#13;<\/p>\n<h2>&#8230;mais ce sont les plus pauvres qui donnent le plus en valeur relative<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nIl est \u00e9galement int\u00e9ressant de conna\u00eetre l&#8217;importance du don par rapport au revenu. Si quelqu&#8217;un ressent fondamentalement le d\u00e9sir de donner, il consacrera une part plus ou moins constante de son revenu disponible \u00e0 des buts d&#8217;utilit\u00e9 collective. Le graphique 2 compare la valeur des dons au revenu annuel. Il montre que la part du revenu consacr\u00e9e aux dons n&#8217;\u00e9volue pas de mani\u00e8re constante, mais en forme de U. \u00c9tonnamment, les m\u00e9nages les moins ais\u00e9s donnent plus que les m\u00e9nages directement plus ais\u00e9s qu&#8217;eux, en proportion du revenu. Le U signifie que le don progresse ensuite de mani\u00e8re sous-proportionnelle au revenu, puis plus que proportionnellement au-del\u00e0 de 7000 francs environ.\u00a0Pourquoi les m\u00e9nages \u00e0 revenus moyens consacrent-ils aux dons une part sous-proportionnelle \u00e0 leur revenu tandis que ceux qui jouissent de revenus \u00e9lev\u00e9s sont plus g\u00e9n\u00e9reux proportionnellement? Les m\u00e9nages les moins ais\u00e9s semblent tenir fortement \u00e0 une valeur nominale d\u00e9termin\u00e9e de leur don. L&#8217;enqu\u00eate r\u00e9v\u00e8le que de nombreux donateurs d\u00e9pensent environ 250 francs, ind\u00e9pendamment de ce qu&#8217;ils gagnent. Cette valeur ne progresse que faiblement jusqu&#8217;au niveau d&#8217;un revenu d&#8217;environ 7000 francs, de sorte que la part relative diminue. Apr\u00e8s quoi, tout se passe comme si les m\u00e9nages s&#8217;apercevaient qu&#8217;ils donnent trop peu par rapport \u00e0 leur revenu et qu&#8217;ils d\u00e9cident d&#8217;y rem\u00e9dier en faisant preuve de davantage de largesse.&#13;<\/p>\n<h2>Les personnes \u00e2g\u00e9es, ou mari\u00e9es, ou d&#8217;un bon niveau d&#8217;\u00e9ducation donnent plus, tout comme les femmes<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe montant des dons n&#8217;est pas li\u00e9 uniquement au revenu disponible. Un mod\u00e8le \u00e9conom\u00e9trique a \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini pour d\u00e9terminer si des variables socio\u00e9conomiques comme l&#8217;\u00e2ge, l&#8217;\u00e9tat civil (c\u00e9libataire, mari\u00e9, veuf ou divorc\u00e9), la formation (\u00e9cole obligatoire, degr\u00e9 secondaire 2, universit\u00e9) ou le nombre d&#8217;enfants de moins de 18 ans dans le m\u00e9nage jouent un r\u00f4le sur le comportement de la population suisse en mati\u00e8re de dons (voir tableau 1). En \u00e9valuant les montants absolu et relatif des dons ind\u00e9pendamment de ces variables, deux faits peuvent \u00eatre v\u00e9rifi\u00e9s:\u00a0&#8211; d&#8217;abord la premi\u00e8re impression qui \u00e9tablit un rapport lin\u00e9aire entre le montant absolu des dons ainsi que le revenu et l&#8217;\u00e9volution en U observ\u00e9e entre la part relative des dons et le revenu;\u00a0&#8211; ensuite l&#8217;influence r\u00e9elle des variables de l&#8217;\u00e2ge, de l&#8217;\u00e9tat civil, etc., sur les dons. \u00c9tant donn\u00e9 que le revenu tend \u00e0 cro\u00eetre avec l&#8217;\u00e2ge, le mod\u00e8le met du m\u00eame coup en \u00e9vidence une possible influence suppl\u00e9mentaire de ce facteur sur le montant des dons.\u00a0\u00a0 Selon l&#8217;estimation, hormis le haut niveau du revenu, la progression en \u00e2ge des donateurs, leur \u00e9tat civil \u00abmari\u00e9\u00bb, ainsi qu&#8217;un bon niveau d&#8217;\u00e9ducation ont aussi un effet positif sur les dons en chiffres relatifs et absolus. Les personnes qui n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 au-del\u00e0 de la scolarit\u00e9 obligatoire d\u00e9pensent relativement moins que les personnes mieux form\u00e9es. Dans l&#8217;estimation, le terme quadratique du revenu n&#8217;est significatif que pour le montant relatif des dons. Ainsi l&#8217;estimation ne confirme pas seulement l&#8217;\u00e9volution lin\u00e9aire ou en U du montant des dons ou leur proportion en fonction du revenu, \u00e0 revenu constant. Le besoin de donner d\u00e9pend aussi de l&#8217;\u00e2ge, de l&#8217;\u00e9tat civil et du niveau de formation:\u00a0&#8211; les personnes \u00e2g\u00e9es semblent \u00e9couter davantage leur \u00abconscience sociale\u00bb que les plus jeunes. \u00c0 revenu \u00e9gal, une personne \u00e2g\u00e9e donne davantage, relativement comme en chiffres absolus. Une tranche d&#8217;\u00e2ge sup\u00e9rieure de dix ans \u00e0 une autre accro\u00eet le montant annuel des dons de 155 francs et fait progresser leur part de 0,19 point de pourcentage. Ainsi le comportement social ne \u00abtombe pas du ciel\u00bb, mais se d\u00e9veloppe et s&#8217;accentue au cours de l&#8217;existence;\u00a0&#8211; il semble aussi que la vie en couple favorise nettement la propension aux dons: \u00e0 revenu \u00e9gal, les gens mari\u00e9s donnent en moyenne 346 francs (ou 0,5 point de pourcentage) de plus que les personnes sans vie de couple. Il reste \u00e0 savoir si l&#8217;on devient plus g\u00e9n\u00e9reux avec le mariage ou si les personnes qui ont une conscience sociale plus aigu\u00eb tendent plus facilement \u00e0 se marier;\u00a0&#8211; le niveau d&#8217;\u00e9ducation exerce aussi une influence positive sur le montant des dons. Les couches de la population qui ont un niveau de formation sup\u00e9rieur, semblent ressentir davantage l&#8217;effet de\u00a0\u00abwarm-glow\u00bb que celles qui n&#8217;ont pas d\u00e9pass\u00e9 le stade de l&#8217;\u00e9cole obligatoire, puisqu&#8217;\u00e0 revenu \u00e9gal, les dons fournis par celles-ci sont, en points, inf\u00e9rieurs de plus de Voir la Sonntagszeitung, 31 juillet 2005, p.11-13.\/3 (0,339+0,36=0,7) \u00e0 ceux des premi\u00e8res. Les personnes ayant une formation correspondant au degr\u00e9 secondaire 2 d\u00e9pensent en moyenne 254 francs de plus que les autres.\u00a0\u00a0En revanche, le fait d&#8217;avoir des enfants sous son toit ne joue pas un r\u00f4le significatif sur le montant des dons. L&#8217;importance des co\u00fbts li\u00e9s \u00e0 l&#8217;\u00e9ducation des enfants devrait en principe pousser les parents \u00e0 r\u00e9duire le montant des dons. Dans l&#8217;estimation, le coefficient aff\u00e9rent est certes n\u00e9gatif, comme on s&#8217;y attendait, mais pas de mani\u00e8re significative.\u00a0D&#8217;autres analyses Les personnes mari\u00e9es qui ont r\u00e9pondu pour l&#8217;ensemble du m\u00e9nage, n&#8217;ont laiss\u00e9 aucune indication quant \u00e0 leur sexe. C&#8217;est la raison pour laquelle des estimations ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es s\u00e9par\u00e9ment, sans ces m\u00e9nages. Dans le cas de l&#8217;aide d&#8217;urgence, la variable \u00abfemmes\u00bb est significative \u00e0 5% au moins, en valeurs relative et absolue. montrent aussi que les femmes r\u00e9pondent davantage que les hommes, tant en valeurs relative qu&#8217;absolue, aux appels \u00e0 l&#8217;aide en cas de catastrophe (47 francs ou 0,08 point de plus). Ce type d&#8217;aide rel\u00e8ve tout particuli\u00e8rement de la motivation\u00abwarm glow\u00bb, car ici le sens du devoir social est rapidement sollicit\u00e9, le plus souvent gr\u00e2ce au retentissement m\u00e9diatique donn\u00e9 aux catastrophes. \u00c0 cet \u00e9gard, les hommes sont moins facilement impressionn\u00e9s et s&#8217;engagent probablement \u00e0 donner, malgr\u00e9 le caract\u00e8re urgent de l&#8217;aide requise, sur la base de d\u00e9cisions m\u00fbrement r\u00e9fl\u00e9chies, rationnelles et moins \u00e9motionnelles que les femmes, ce qui se traduit chez eux par un niveau de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 relatif plus faible.&#13;<\/p>\n<h2>Le sentiment est plus important que le r\u00e9sultat<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes m\u00e9nages suisses sont g\u00e9n\u00e9reux. Pour la catastrophe du tsunami asiatique, par exemple, le citoyen suisse a d\u00e9pens\u00e9 en moyenne 23 euros, ce qui le situe au premier rang mondial. Les r\u00e9sultats de l&#8217;enqu\u00eate montrent, toutefois, que ce comportement est li\u00e9 surtout au sentiment de bien-\u00eatre. Autrement dit, il n&#8217;est absolument pas capital que les organisations d&#8217;aide puissent montrer aux donateurs comment leurs versements ont concr\u00e8tement profit\u00e9 aux destinataires. Du moment que le donateur (la donatrice) part de l&#8217;id\u00e9e que son argent sera utilis\u00e9 judicieusement, le sentiment de satisfaction est pr\u00e9sent au moment m\u00eame du don et non plus tard, lorsqu&#8217;il (elle) peut constater que la situation de celui qui en a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9, s&#8217;am\u00e9liore. Les organisations caritatives devraient donc veiller \u00e0 ce que la d\u00e9cision de faire un don puisse \u00eatre li\u00e9e \u00e0 des \u00e9motions positives.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1 \u00abMontant moyen du don suivant le revenu mensuel (revenu mensuel brut diminu\u00e9 des imp\u00f4ts et des cotisations sociales)\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 2 \u00abMontant moyen du don suivant le revenu annuel (revenu mensuel brut d&#8217;un m\u00e9nage diminu\u00e9 des imp\u00f4ts&#8230;)\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nTableau 1: Estimations MCOa des d\u00e9penses de dons absolues et relatives&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<b>Encadr\u00e9 1: Les cat\u00e9gories de dons<\/b>&#13;<br \/>\nL&#8217;enqu\u00eate distingue trois cat\u00e9gories de dons: &#8211; premi\u00e8rement, les montants annuels vers\u00e9s en tant que soci\u00e9taire \u00e0 des organisations d&#8217;utilit\u00e9 publique (p. ex. \u00e0 la Rega ou \u00e0 l&#8217;Association suisse des parapl\u00e9giques);- deuxi\u00e8mement, les montants annuels vers\u00e9s \u00e0 des organisations d&#8217;utilit\u00e9 publique, mais sans affiliation (par exemple, Caritas, Croix Rouge);- troisi\u00e8mement, les dons destin\u00e9s \u00e0 des actions urgentes ponctuelles (aide en cas de catastrophe).Cette distinction a \u00e9t\u00e9 rendue n\u00e9cessaire par une particularit\u00e9 du paysage suisse de l&#8217;entraide, qui tient au fait que les dons vont souvent de pair avec une affiliation \u00e0 un organisme de solidarit\u00e9. Les deux organisations Rega et Association suisse des parapl\u00e9giques, par exemple, offrent \u00e0 leurs donateurs une participation au soci\u00e9tariat assortie d&#8217;une assurance particuli\u00e8re. \u00c9tant donn\u00e9 qu&#8217;ici un bien purement priv\u00e9 (l&#8217;assurance), est vendu en plus du don \u00e0 la collectivit\u00e9, cette cat\u00e9gorie de donateurs doit \u00eatre recens\u00e9e s\u00e9par\u00e9ment. Dans l&#8217;aide en cas de catastrophe, il a \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 aux personnes interrog\u00e9es combien elles d\u00e9pensent individuellement par \u00e9v\u00e9nement. Pour les estimations, les enqu\u00eateurs ont retenu l&#8217;hypoth\u00e8se d&#8217;une situation d&#8217;aide d&#8217;urgence en moyenne par ann\u00e9e.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On dispose, pour la premi\u00e8re fois, de donn\u00e9es scientifiques sur le comportement de la population suisse en mati\u00e8re de dons. 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