{"id":155159,"date":"2006-07-01T12:00:00","date_gmt":"2006-07-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2006\/07\/tartari-2\/"},"modified":"2023-08-24T01:21:56","modified_gmt":"2023-08-23T23:21:56","slug":"tartari-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2006\/07\/tartari-2\/","title":{"rendered":"Le Fonds mon\u00e9taire international et son orientation strat\u00e9gique"},"content":{"rendered":"<p>Le calme relatif sur les march\u00e9s internationaux, l&#8217;absence de crises financi\u00e8res et la sous-repr\u00e9sentation de quelques pays \u00e9mergents ont \u00e9t\u00e9 autant d&#8217;occasions de se pencher sur le r\u00f4le futur du Fonds mon\u00e9taire international (FMI). L&#8217;orientation strat\u00e9gique de cette institution et son r\u00f4le de garante de la stabilit\u00e9 financi\u00e8re internationale ont ainsi fait l&#8217;objet d&#8217;un d\u00e9bat qui se poursuit actuellement. La Suisse, en raison de l&#8217;importance de sa place financi\u00e8re et de l&#8217;int\u00e9r\u00eat particulier qu&#8217;elle porte \u00e0 la stabilit\u00e9 du syst\u00e8me financier international, y a pris une part active.<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/200607_21_Tartari_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"269\" \/>&#13;<\/p>\n<h2>1944: naissance du FMI<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe FMI a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en 1944 \u00e0 Bretton Woods (\u00c9tats-Unis), suite \u00e0 un accord conclu entre 45 pays et dont les promoteurs \u00e9taient l&#8217;Am\u00e9ricain Harry D. White et le Britannique John M. Keynes. Les \u00e9v\u00e8nements \u00e9conomiques qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 la cr\u00e9ation de cette institution soulignaient la n\u00e9cessit\u00e9 de coordonner davantage les politiques nationales. Suite \u00e0 la Grande d\u00e9pression, les d\u00e9valuations syst\u00e9matiques des taux de change et la multiplication des barri\u00e8res \u00e0 l&#8217;importation avaient entra\u00een\u00e9 un ralentissement des flux commerciaux, une volatilit\u00e9 accrue des taux de change et une chute de la croissance \u00e9conomique mondiale.\u00a0Pour sortir de ce chaos, il fallait mettre sur pied des r\u00e8gles pour g\u00e9rer les flux du commerce international tout en veillant \u00e0 l&#8217;impartialit\u00e9 de leur application. L&#8217;approche nationale devait laisser place \u00e0 une coop\u00e9ration multilat\u00e9rale arbitr\u00e9e par le FMI.&#13;<\/p>\n<h2>Mandat et organisation<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe FMI est une institution universelle qui a pour mandat d&#8217;encourager la coop\u00e9ration mon\u00e9taire internationale, d&#8217;assurer la stabilit\u00e9 financi\u00e8re, de faciliter le commerce international et de promouvoir la croissance \u00e9conomique et la r\u00e9duction de la pauvret\u00e9 dans les pays membres. Afin de remplir sa mission, le FMI s&#8217;appuie sur trois piliers: la surveillance, l&#8217;assistance financi\u00e8re et l&#8217;assistance technique. Le financement de ses activit\u00e9s courantes est principalement assur\u00e9 par la marge entre les taux d&#8217;int\u00e9r\u00eats appliqu\u00e9s aux fonds pr\u00eat\u00e9s et les int\u00e9r\u00eats dus aux pays ayant mis les fonds \u00e0 disposition.\u00a0Pour mener de mani\u00e8re ind\u00e9pendante, efficiente et coh\u00e9rente ses activit\u00e9s, le FMI s&#8217;est dot\u00e9 d&#8217;une organisation interne chapeaut\u00e9e par un Conseil des gouverneurs et un Conseil d&#8217;administration. Les gouverneurs se r\u00e9unissent au sein du Comit\u00e9 mon\u00e9taire et financier international (CMFI) qui discute et d\u00e9finit les lignes directrices des activit\u00e9s du Fonds Il est compos\u00e9 de 24 membres repr\u00e9sentant des groupes de vote.. Le Conseil d&#8217;administration surveille les affaires courantes du Fonds, ce qui inclut les d\u00e9cisions concernant les directives de politique \u00e9conomique ainsi que leur mise en oeuvre par les \u00c9tats membres. Il est guid\u00e9 par le directeur g\u00e9n\u00e9ral et appuy\u00e9 par les services professionnels du FMI. La Suisse, qui dirige un groupe de vote Le groupe de vote suisse inclut l&#8217;Azerba\u00efdjan, le Kirghiz-stan, la Pologne, la Serbie et le Mont\u00e9n\u00e9gro, le Tadjikistan, le Turkm\u00e9nistan et l&#8217;Ouzb\u00e9kistan. , si\u00e8ge dans ces deux importants conseils. Chaque pays membre verse une contribution au FMI en fonction de ses quotes-parts, lesquelles sont d\u00e9termin\u00e9es par le PIB, les r\u00e9serves mon\u00e9taires, le commerce ext\u00e9rieur et la volatilit\u00e9 des exportations. Les lignes de cr\u00e9dit sont ensuite d\u00e9termin\u00e9es en fonction de ces m\u00eames quotes-parts.&#13;<\/p>\n<h2>Le FMI, une institution \u00e9volutive<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nAu fil du temps, le FMI a su faire face \u00e0 de nombreux chocs, n\u00e9s des bouleversements \u00e9conomiques et politiques subis par les pays membres. Les instruments ont donc d\u00fb \u00e9voluer en cons\u00e9quence. Con\u00e7u pour garantir la stabilit\u00e9 financi\u00e8re internationale dans un r\u00e9gime bas\u00e9 sur les taux de change fixes, le FMI a \u00e9t\u00e9 confront\u00e9 \u00e0 une premi\u00e8re difficult\u00e9 majeure en 1971 lorsque les \u00c9tats-Unis ont abandonn\u00e9 l&#8217;\u00e9talon change-or. Au vieil ordre de Bretton Woods s&#8217;est substitu\u00e9 un syst\u00e8me ax\u00e9 sur les taux de change flexibles. Depuis lors, l&#8217;assistance financi\u00e8re s&#8217;est accrue de mani\u00e8re significative. Alors que, dans les ann\u00e9es quatre-vingt, les cr\u00e9dits \u00e9taient surtout octroy\u00e9s aux pays touch\u00e9s par les crises d&#8217;endettement, le FMI a principalement soutenu, au coursdes ann\u00e9es nonante, le redressement des pays \u00e9mergents d\u00e9stabilis\u00e9s par les crises financi\u00e8res.\u00a0Aujourd&#8217;hui, l&#8217;environnement financier dans lequel op\u00e8re le Fonds est en rapide mutation. Ainsi, les flux priv\u00e9s de capitaux dans les pays \u00e9mergents se sont multipli\u00e9s et d\u00e9passent largement les flux publics. Les d\u00e9s\u00e9quilibres mondiaux n&#8217;ont jamais \u00e9t\u00e9 aussi importants et ils continuent \u00e0 se creuser, mettant en p\u00e9ril la stabilit\u00e9 financi\u00e8re internationale Ces d\u00e9s\u00e9quilibres refl\u00e8tent un d\u00e9ficit des comptes courants aux \u00c9tats-Unis et un surplus correspondant dans d&#8217;autres pays surtout en Asie.. L&#8217;ombre du protectionnisme a ressurgi dans plusieurs r\u00e9gions du monde et l&#8217;esprit du multilat\u00e9ralisme, cher aux fondateurs du FMI, est en train de s&#8217;affaiblir sous le coup d&#8217;initiatives bilat\u00e9rales ou r\u00e9gionales.&#13;<\/p>\n<h2>Critiques et m\u00e9fiance se multiplient<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nEn outre, les critiques relatives au r\u00f4le du Fonds se sont multipli\u00e9es. On reproche principalement \u00e0 son organisation interne de ne plus refl\u00e9ter le poids \u00e9conomique des pays \u00e9mergents et d&#8217;\u00eatre trop influenc\u00e9e par les int\u00e9r\u00eats des grands pays riches. Les proc\u00e9dures d&#8217;\u00e9lection des membres de la direction sont peu claires, ce qui laisse beaucoup de marge de manoeuvre aux puissances internationales pour imposer leur candidat. La m\u00e9fiance vis-\u00e0-vis du FMI s&#8217;est accrue, surtout parmi les pays asiatiques, ce qui se refl\u00e8te par le d\u00e9sir de s&#8217;organiser autour d&#8217;autres initiatives comme, par exemple, celle de Chiang Mai. En m\u00eame temps, certaines voix demandent \u00e0 red\u00e9finir le r\u00f4le du FMI dans les pays pauvres, o\u00f9 il a \u00e9parpill\u00e9 ses activit\u00e9s dans de nombreux domaines, sans qu&#8217;une attention suffisante soit consacr\u00e9e \u00e0 la poursuite stricte de son mandat central. \u00c0 cette liste non exhaustive de critiques s&#8217;ajoute une structure de financement intenable \u00e0 long terme. En effet, suite \u00e0 la chute du nombre des nouveaux programmes, le portefeuille des cr\u00e9ances accord\u00e9es par le FMI est actuellement \u00e0 son plus bas niveau depuis les ann\u00e9es quatre-vingt ce qui se r\u00e9percute par un recul des recettes (voir graphique 1).\u00a0Ce nouveau cadre met \u00e0 l&#8217;\u00e9preuve le caract\u00e8re \u00e9volutif du FMI car toutes ces critiques peuvent r\u00e9duire le potentiel et l&#8217;efficacit\u00e9 de ses activit\u00e9s, ce qui aurait des cons\u00e9quences n\u00e9fastes pour la stabilit\u00e9 financi\u00e8re internationale. Le FMI a, d\u00e8s lors, entam\u00e9 une large discussion sur son r\u00f4le futur dans l&#8217;architecture financi\u00e8re internationale.&#13;<\/p>\n<h2>La position suisse face \u00e0 la r\u00e9forme du FMI<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nAu printemps 2004, le directeur g\u00e9n\u00e9ral, Rodrigo de Rato, a lanc\u00e9, \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur de l&#8217;institution, un d\u00e9bat sur l&#8217;orientation strat\u00e9gique du FMI Voir The Managing Director&#8217;s Report on Implementing the Fund&#8217;s Medium-Term Strategy, sur Internet \u00e0 l&#8217;adresse: <a href=\"http:\/\/www.imf.org\/external\/pp\/longres.aspx?id=548\">www.imf.org\/external\/pp\/longres.aspx?id=548<\/a> .. Cette d\u00e9marche \u00e9tait porteuse d&#8217;espoir pour tous ceux qui souhaitaient une r\u00e9forme significative de l&#8217;institution. Le but \u00e9tait de passer en revue son mandat, ses activit\u00e9s et sa gouvernance pour renforcer la coh\u00e9rence, la cr\u00e9dibilit\u00e9 et l&#8217;impartialit\u00e9 de son action. Les d\u00e9bats engag\u00e9s au Conseil d&#8217;administration et au CMFI ont pourtant vite montr\u00e9 que les \u00e9l\u00e9ments centraux du mandat du FMI conservent toute leur importance. Il ne fallait d\u00e8s lors pas s&#8217;attendre \u00e0 une r\u00e9forme radicale, mais plut\u00f4t \u00e0 une adaptation aux nouvelles forces sous-jacentes de l&#8217;\u00e9conomie mondiale.\u00a0Le Rapport sur la mise en oeuvre de la strat\u00e9gie \u00e0 moyen terme du Fonds, pr\u00e9sent\u00e9 par le Directeur g\u00e9n\u00e9ral au CMFI lors des assembl\u00e9es du printemps 2006, marque le d\u00e9but d&#8217;une nouvelle phase. En tant que pays tr\u00e8s ouvert au commerce mondial et abritant une place financi\u00e8re de premi\u00e8re importance, la Suisse porte un int\u00e9r\u00eat tout particulier \u00e0 la stabilit\u00e9 d&#8217;un syst\u00e8me financier international garantie par un FMI solide et capable d&#8217;adaptation. C&#8217;est la raison pour laquelle elle a \u00e9nergiquement particip\u00e9 aux d\u00e9bats qui touchent \u00e0 la surveillance, au r\u00f4le du Fonds dans les pays \u00e9mergents et dans les pays pauvres ainsi qu&#8217;\u00e0 la gouvernance.&#13;<\/p>\n<h3>La surveillance<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nLe FMI doit mettre l&#8217;accent sur la pr\u00e9vention des crises, ce qui, au final, co\u00fbte nettement moins cher que de les r\u00e9soudre. La Suisse demande que le FMI se concentre sur un nombre plus restreint d&#8217;activit\u00e9s de surveillance, qu&#8217;il pourra ainsi mieux remplir. De ce point de vue, elle salue les r\u00e9centes mesures visant \u00e0 promouvoir une surveillance bilat\u00e9rale davantage focalis\u00e9e sur l&#8217;essentiel. Elle soutient les efforts pour approfondir la connaissance des taux de change, en particulier dans les pays \u00e9mergents, et pour appr\u00e9hender les interactions entre les secteurs financier et r\u00e9el. Au niveau de la surveillance multilat\u00e9rale, la Suisse s&#8217;aligne sur les propositions visant \u00e0 renforcer son caract\u00e8re global. Cela doit se traduire par des analyses plus fouill\u00e9es des aspects r\u00e9gionaux et des implications des politiques des grands pays syst\u00e9miques. En pratique, le FMI doit jouer un r\u00f4le plus actif et permettre aux d\u00e9s\u00e9quilibres globaux de se r\u00e9sorber sans heurt. La Suisse juge, par contre, que les propositions sur la forme de cette surveillance multilat\u00e9rale manquent de clart\u00e9. Pour garantir l&#8217;impartialit\u00e9 et la l\u00e9gitimit\u00e9 de l&#8217;institution, elle estime indispensable que les discussions sur des sujets importants pour la surveillance se fassent dans le cadre du FMI et non pas au sein d&#8217;autres groupes informels.\u00a0Si des progr\u00e8s sont r\u00e9alis\u00e9s dans le domaine de la surveillance, les travaux relatifs aux autres activit\u00e9s pi\u00e9tinent. Il est regrettable que malgr\u00e9 de nombreuses discussions, le Fonds n&#8217;arrive pas \u00e0 se concentrer plus fortement sur son mandat central. Au contraire, quelques propositions \u00e9largissent le champ d&#8217;activit\u00e9 du FMI dans les pays \u00e9mergents et pauvres.&#13;<\/p>\n<h3>Le r\u00f4le du FMI dans les pays \u00e9mergents<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nLe Fonds semble vouloir accro\u00eetre son \u00e9ventail d&#8217;instruments, pourtant d\u00e9j\u00e0 assez large, sans vraiment se soucier de leur n\u00e9cessit\u00e9. Apr\u00e8s avoir octroy\u00e9 \u00e0 des pays comme la Turquie ou l&#8217;Uruguay des aides financi\u00e8res tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s sans qu&#8217;ils aient eu \u00e0 se soumettre aux r\u00e8gles de l&#8217;institution, la Suisse et d&#8217;autres pays avaient souhait\u00e9 que le r\u00f4le du FMI dans les pays \u00e9mergents soit rediscut\u00e9. Le rapport propose la cr\u00e9ation d&#8217;une nouvelle facilit\u00e9 de financement pr\u00e9ventif pour les pays \u00e9mergents, alors qu&#8217;un instrument tr\u00e8s similaire avait \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9 en 2003 car aucun pays n&#8217;y avait eu recours.\u00a0La Suisse a exprim\u00e9 ses r\u00e9serves \u00e0 cet \u00e9gard. Elle exige, par ailleurs, que les r\u00e8gles relatives \u00e0 l&#8217;acc\u00e8s aux gros cr\u00e9dits soient appliqu\u00e9es de fa\u00e7on plus coh\u00e9rente, et accompagn\u00e9es d&#8217;incitations \u00e0 la poursuite d&#8217;une politique \u00e9conomique prudente, tout en \u00e9vitant l&#8217;al\u00e9a moral. Les exp\u00e9riences r\u00e9centes (par exemple, en Argentine) d\u00e9montrent que le Fonds a eu du mal \u00e0 maintenir une position coh\u00e9rente lors de la restructuration de dettes. Il s&#8217;av\u00e8re, d\u00e8s lors, n\u00e9cessaire de r\u00e9fl\u00e9chir sur la politique \u00e0 mener en termes de cr\u00e9dits envers les pays en situation d&#8217;arri\u00e9r\u00e9s.&#13;<\/p>\n<h3>Le r\u00f4le du FMI dans les pays pauvres<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nContrairement aux souhaits de la Suisse, le FMI ne se concentre pas sur les questions macro\u00e9conomiques propres aux pays pauvres. Il est clair que la r\u00e9alisation des Objectifs de d\u00e9veloppement pour le mill\u00e9naire exige une collaboration \u00e9troite entre les institutions internationales et les donateurs afin de b\u00e9n\u00e9ficier de synergies. Pourtant, le Fonds doit se concentrer sur l&#8217;\u00e9valuation des effets macro\u00e9conomiques de l&#8217;aide et non pas sur la mobilisation des ressources. Toujours dans le m\u00eame souci, la Suisse rejette la proposition d&#8217;une nouvelle facilit\u00e9 de cr\u00e9dit pour les pays pauvres. Cet instrument est superflu, car il s&#8217;ajoute \u00e0 d&#8217;autres de m\u00eame type et ne se justifie pas en termes d&#8217;efficience.\u00a0Le rapport ne fait aucune proposition concr\u00e8te sur des t\u00e2ches qui ne devraient plus \u00eatre assum\u00e9es par le Fonds. Tout en saluant la mise sur pied d&#8217;un comit\u00e9 joint entre le FMI et la Banque mondiale, la Suisse exige de la direction du Fonds des propositions concr\u00e8tes sur le partage du travail entre ces deux institutions.&#13;<\/p>\n<h3>La gouvernance interne<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nPlusieurs pays \u00e9mergents estiment qu&#8217;ils ne sont pas suffisamment repr\u00e9sent\u00e9s au sein du FMI, ce qui met en cause son r\u00f4le dans l&#8217;architecture internationale. La Suisse plaide pour que la l\u00e9gitimit\u00e9 du Fonds soit renforc\u00e9e et elle s&#8217;aligne sur la d\u00e9cision du directeur g\u00e9n\u00e9ral, qui souhaite des propositions concr\u00e8tes en vue de modifier les quotes-parts au profit des pays les plus sous-repr\u00e9sent\u00e9s d&#8217;ici aux assembl\u00e9es annuelles de septembre. La gouvernance interne de l&#8217;institution ne doit, toutefois, pas se limiter \u00e0 la question de la repr\u00e9sentation, mais aussi englober le r\u00f4le du Conseil d&#8217;administration et du CMFI. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, tous les d\u00e9bats qui exigent des d\u00e9cisions minist\u00e9rielles, doivent avoir lieu au sein du CMFI. Enfin, les discussions sur le financement \u00e0 long terme devraient se poursuivre \u00e0 l&#8217;avenir afin de diversifier les sources de revenus de l&#8217;institution.&#13;<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe calme qui r\u00e8gne sur les march\u00e9s internationaux repr\u00e9sente une excellente opportunit\u00e9 pour le FMI de mettre sur pied les r\u00e9formes n\u00e9cessaires pour maintenir et encourager le dynamisme \u00e9conomique actuel. L&#8217;initiative de la strat\u00e9gie \u00e0 moyen terme est une premi\u00e8re \u00e9tape dans l&#8217;\u00e9volution du Fonds. La mise sur pied de cette strat\u00e9gie devra exprimer la confiance dans le FMI et renforcer la l\u00e9gitimit\u00e9 que les pays membres lui accordent en la soutenant. En tant que membre du Conseil d&#8217;administration, la Suisse continuera \u00e0 se battre pour am\u00e9liorer l&#8217;efficacit\u00e9 du FMI dans les domaines de la stabilit\u00e9 financi\u00e8re internationale et de la lutte contre la pauvret\u00e9.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1 \u00abNombre de nouveaux programmes et de cr\u00e9dits offerts par le Fonds mon\u00e9taire international (FMI), 1980-2005\u00bb<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le calme relatif sur les march\u00e9s internationaux, l&#8217;absence de crises financi\u00e8res et la sous-repr\u00e9sentation de quelques pays \u00e9mergents ont \u00e9t\u00e9 autant d&#8217;occasions de se pencher sur le r\u00f4le futur du Fonds mon\u00e9taire international (FMI). 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