{"id":155319,"date":"2006-05-01T12:00:00","date_gmt":"2006-05-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2006\/05\/zimmermann-10\/"},"modified":"2023-08-24T01:22:56","modified_gmt":"2023-08-23T23:22:56","slug":"zimmermann-10","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2006\/05\/zimmermann-10\/","title":{"rendered":"Menaces sur la qualit\u00e9 des t\u00e9l\u00e9communications"},"content":{"rendered":"<p>Aux yeux des syndicats, la participation majoritaire de la Conf\u00e9d\u00e9ration dans Swisscom est un mod\u00e8le de r\u00e9ussite aussi bien au niveau du service universel que sur le plan de la politique \u00e9conomique et financi\u00e8re. Elle ne doit pas \u00eatre abandonn\u00e9e. Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, la strat\u00e9gie prudente de la Conf\u00e9d\u00e9ration a garanti un approvisionnement de qualit\u00e9 sur l&#8217;ensemble du territoire national, tout en laissant \u00e0 l&#8217;op\u00e9rateur suffisamment de latitude pour qu&#8217;il puisse prosp\u00e9rer tant en Suisse qu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e9tranger. Les d\u00e9cisions d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment incomp\u00e9tentes du Conseil f\u00e9d\u00e9ral de novembre dernier, visant \u00e0 se s\u00e9parer de Swisscom ont jet\u00e9 un froid entre le propri\u00e9taire et l&#8217;entreprise. Il n&#8217;y a aucune raison de renoncer \u00e0 une politique qui a fait ses preuves jusque-l\u00e0. C&#8217;est pourquoi les syndicats s&#8217;opposent \u00e0 la vente de Swisscom.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLe Financial Times a qualifi\u00e9 la gestion de Swisscom par le Conseil f\u00e9d\u00e9ral d&#8217;\u00abincomp\u00e9tence gratuite\u00bb. Le gouvernement veut, manifestement, d\u00e9montrer qu&#8217;il est incapable d&#8217;assumer la direction strat\u00e9gique de l&#8217;entreprise. Le dommage subi par Swisscom, les pertes en Bourse, le manque \u00e0 gagner pour les caisses f\u00e9d\u00e9rales, le m\u00e9pris des r\u00e8gles l\u00e9gales et la gestion b\u00e2cl\u00e9e de la fortune publique sont sans pr\u00e9c\u00e9dent. \u00c0 la longue, une telle incomp\u00e9tence causerait des ravages au plan macro\u00e9conomique, si les exp\u00e9riences faites durant les derni\u00e8res d\u00e9cennies ne nous donnaient pas la certitude qu&#8217;il en ira autrement cette fois encore.&#13;<\/p>\n<h2>Un fournisseur solide et un actionnaire majoritaire stable<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa fiabilit\u00e9 du r\u00e9seau de t\u00e9l\u00e9communications exige un fournisseur aux reins solides, contr\u00f4l\u00e9 par un actionnaire majoritaire stable. Ce r\u00f4le convient parfaitement \u00e0 la Conf\u00e9d\u00e9ration. La vente de Swisscom aboutirait in\u00e9luctablement \u00e0 d\u00e9pendre des requins de la finance \u00e9tablis \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger ou encore de Deutsche Telecom. Dans les deux cas, la s\u00e9curit\u00e9 de l&#8217;approvisionnement et la qualit\u00e9 en p\u00e2tiraient.\u00a0Une \u00e9conomie moderne doit pouvoir compter sur des t\u00e9l\u00e9communications de pointe. C&#8217;est le cas en Suisse depuis plusieurs d\u00e9cennies. La qualit\u00e9 des services a \u00e9t\u00e9 garantie jusqu&#8217;en 1998 par les PTT, puis par Swisscom. Avec 98% des m\u00e9nages disposant de raccordements \u00e0 large bande, nous sommes num\u00e9ro un mondial, au contraire des march\u00e9s privatis\u00e9s. Swisscom doit encore am\u00e9liorer les services \u00e0 large bande qui passent par le fil de cuivre et \u00e9tendre son r\u00e9seau de fibre optique. L&#8217;ADSL et, bient\u00f4t, le VDSL seront accessibles \u00e0 tous. Seul un investisseur strat\u00e9gique comme la Conf\u00e9d\u00e9ration, qui se soucie plus de qualit\u00e9 que de rentabilit\u00e9, peut y parvenir durablement.&#13;<\/p>\n<h2>La privatisation met en p\u00e9ril l&#8217;approvisionnement de base<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nPrivatis\u00e9e, Swisscom ne pourrait pas garantir le service universel n\u00e9cessaire \u00e0 notre \u00e9conomie. L&#8217;obligation fix\u00e9e par la loi sur les t\u00e9l\u00e9communications (LTC) est insuffisante sans le mandat f\u00e9d\u00e9ral, contenu dans la loi sur l&#8217;entreprise de t\u00e9l\u00e9communications (LET). Actuellement, seule Swisscom peut desservir l&#8217;ensemble du pays. Perdre cette participation majoritaire signifierait pour la Conf\u00e9d\u00e9ration la fin de la d\u00e9rogation de la LET, et du mandat dont elle b\u00e9n\u00e9ficie. Une entreprise privatis\u00e9e en mains \u00e9trang\u00e8res ne s&#8217;embarrasserait gu\u00e8re d&#8217;un service universel non rentable.\u00a0\u00c0 elle seule, la LTC ne garantit pas la qualit\u00e9 actuelle: elle se limite aux prescriptions minimales auxquelles doit satisfaire le service universel. Elle pr\u00e9voit qu&#8217;un fournisseur peut \u00eatre contraint de s&#8217;en charger, mais pr\u00e9cise qu&#8217;il devrait alors \u00eatre d\u00e9dommag\u00e9. Autant dire que si Swisscom ne relevait pas de la Conf\u00e9d\u00e9ration, le service universel serait financ\u00e9 par l&#8217;imp\u00f4t. La ritournelle qui consiste \u00e0 privatiser les b\u00e9n\u00e9fices et collectiviser les co\u00fbts, est connue. Les t\u00e9l\u00e9communications deviendraient la pomme de discorde de la politique financi\u00e8re tandis que l&#8217;\u00e9tendue et la qualit\u00e9 du service universel varieraient au gr\u00e9 des programmes d&#8217;aust\u00e9rit\u00e9: une absurdit\u00e9, tant au plan des infrastructures que de l&#8217;\u00e9conomie.&#13;<\/p>\n<h2>La participation de la Conf\u00e9d\u00e9ration est rentable<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa vente de Swisscom est aussi un non-sens financier. Compte tenu des recettes actuelles, elle constituerait une perte s\u00e8che pour le contribuable. La diminution des int\u00e9r\u00eats &#8211; 400 millions au maximum &#8211; ne compenserait jamais le recul des recettes engrang\u00e9es par les caisses f\u00e9d\u00e9rales: depuis son introduction en Bourse en 1998, Swisscom a rapport\u00e9 9 milliards de francs \u00e0 la Conf\u00e9d\u00e9ration, soit en moyenne 1,2 milliard par an. Les seuls dividendes vers\u00e9s \u00e0 Berne oscillent entre 500 et 700 millions de francs par an. En 2005, la vente d&#8217;actions a rapport\u00e9 1,35 milliard \u00e0 la tr\u00e9sorerie f\u00e9d\u00e9rale. Cette participation de plus de 60% est donc rentable. Swisscom est une entreprise publique stable et florissante.\u00a0Figurant parmi les plus grandes entreprises du pays, elle contribue fortement \u00e0 maintenir l&#8217;emploi et \u00e0 favoriser le progr\u00e8s dans le domaine technologique en Suisse. Sa privatisation mettrait en p\u00e9ril de nombreux emplois qualifi\u00e9s dans une branche dynamique. La LET contraint Swisscom \u00e0 signer une convention collective de travail: un exemple de ce partenariat social, garant de la stabilit\u00e9 de notre \u00e9conomie. Si nous voulons \u00e9viter de pr\u00e9cariser la branche, gardons-nous de l&#8217;\u00e9branler.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Aux yeux des syndicats, la participation majoritaire de la Conf\u00e9d\u00e9ration dans Swisscom est un mod\u00e8le de r\u00e9ussite aussi bien au niveau du service universel que sur le plan de la politique \u00e9conomique et financi\u00e8re. Elle ne doit pas \u00eatre abandonn\u00e9e. 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