{"id":155679,"date":"2005-11-01T12:00:00","date_gmt":"2005-11-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2005\/11\/frommelt-2\/"},"modified":"2023-08-24T01:26:03","modified_gmt":"2023-08-23T23:26:03","slug":"frommelt-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2005\/11\/frommelt-2\/","title":{"rendered":"Risques et efforts en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 dans le secteur priv\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>Quelle influence le secteur priv\u00e9 peut-il exercer dans le contexte s\u00e9curitaire international et contribuer \u00e0 long terme \u00e0 l&#8217;\u00e9mergence d&#8217;un monde plus s\u00fbr? Pour r\u00e9pondre \u00e0 cette question cruciale, il convient d&#8217;analyser le r\u00f4le et la responsabilit\u00e9 du secteur priv\u00e9 &#8211; notamment des entreprises qui op\u00e8rent \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle mondiale\u00a0&#8211; et de circonscrire le champ d&#8217;action o\u00f9 ce secteur peut s&#8217;engager. On d\u00e9crira dans une premi\u00e8re partie les diff\u00e9rents risques qui menacent la s\u00e9curit\u00e9, pour expliquer ensuite la fa\u00e7on dont les entreprises s&#8217;impliquent dans des r\u00e9glementations contraignantes, ainsi que les options qu&#8217;offre un engagement volontaire.<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/1132062093_05D_Frommelt_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"254\" \/>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nSur le plan de la s\u00e9curit\u00e9, les agents \u00e9conomiques sont expos\u00e9s \u00e0 diff\u00e9rents risques, mais ils disposent aussi de nombreuses possibilit\u00e9s de s&#8217;en pr\u00e9munir. Le pr\u00e9sent article a pour but d&#8217;encourager le secteur priv\u00e9 \u00e0 exploiter l&#8217;attention et la sensibilit\u00e9 que les \u00e9v\u00e9nements du 11 septembre 2001 ont \u00e9veill\u00e9es en mati\u00e8re de risque pour abandonner le r\u00f4le de spectateur passif et se transformer en acteur efficace et influent de la politique s\u00e9curitaire.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLe d\u00e9but du XXIe si\u00e8cle a montr\u00e9 qu&#8217;un monde int\u00e9gr\u00e9 et de plus en plus interconnect\u00e9 n&#8217;ouvre pas seulement de nouvelles possibilit\u00e9s, mais complexifie aussi les questions li\u00e9es \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 et accro\u00eet la sensibilit\u00e9\u00a0au risque, notamment \u00e0 celui du terrorisme. L&#8217;actuel sentiment de menace remonte principalement aux attentats du 11 septembre 2001. De tels \u00e9v\u00e9nements ont prouv\u00e9 qu&#8217;au-del\u00e0 d&#8217;une immense souffrance, ils pouvaient aussi causer directement et indirectement des pertes \u00e9conomiques consid\u00e9rables, aussi bien \u00e0 court qu&#8217;\u00e0 moyen et long terme.\u00a0Le 11 septembre 2001 a \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement s\u00e9v\u00e8re pour l&#8217;aviation, le tourisme et les assurances. Un seul \u00e9v\u00e9nement &#8211; dans ce cas un attentat terroriste\u00a0&#8211; a montr\u00e9 l&#8217;ampleur des co\u00fbts macro et micro\u00e9conomiques qui peuvent en r\u00e9sulter et r\u00e9sonner comme un coup de semonce.\u00a0Notons, toutefois, que d\u00e8s les ann\u00e9es quatre-vingt des publications avaient relev\u00e9 que l&#8217;\u00e9conomie constitue la cible principale du terrorisme et que la majeure partie des attentats visaient des installations du secteur priv\u00e9. L&#8217;\u00e9conomie est effectivement la cible du terrorisme depuis des d\u00e9cennies, parce qu&#8217;elle incarne non seulement le pouvoir et la force de l&#8217;argent, mais aussi, au sens large, le march\u00e9 libre et les valeurs des d\u00e9mocraties occidentales. Il est donc exact de parler de \u00abcoup de semonce\u00bb face \u00e0 l&#8217;ampleur des attentats et \u00e0 leurs immenses cons\u00e9quences \u00e9conomiques. Ces \u00e9v\u00e9nements ont quand m\u00eame modifi\u00e9 la perception et l&#8217;\u00e9valuation de certains dangers au sein des entreprises et du monde politique. Les risques qu&#8217;entra\u00eene le terrorisme international sont la manifestation la plus violente de la vuln\u00e9rabilit\u00e9 des \u00c9tats, de la population civile et de l&#8217;\u00e9conomie.&#13;<\/p>\n<h2>S\u00e9curit\u00e9 et pertes: un \u00e9ventail de risques<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\n\u00c0 part la menace directe que font peser les terroristes, une foule d&#8217;autres risques minent la vie \u00e9conomique. On y trouve les risques s\u00e9curitaires \u00abclassiques\u00bb (au sens militaire), qui d\u00e9coulent de la diffusion potentielle ou effective d&#8217;armes de destruction massive, des insuffisances dans le contr\u00f4le des exportations (en particulier des biens \u00e0 double usage) et des transferts ill\u00e9gaux de technologie. L&#8217;opinion publique se cristallise sur les entreprises qui r\u00e9alisent une partie de leurs recettes par des ventes aux industries d&#8217;armement ou qui fabriquent elles-m\u00eames de tels produits et fournissent les services qui les accompagnent. D&#8217;autres risques r\u00e9sultent du trafic international des stup\u00e9fiants, des armes et des personnes, dans lequel des agents \u00e9conomiques peuvent \u00eatre impliqu\u00e9s. Les risques li\u00e9s \u00e0 la g\u00e9opolitique, qui pourraient surgir lors de l&#8217;effondrement politique et \u00e9conomique d&#8217;\u00c9tats dits \u00abvoyous\u00bb ou \u00e9manant d&#8217;acteurs non \u00e9tatiques tels les chefs religieux radicalis\u00e9s, repr\u00e9sente \u00e9galement un potentiel de danger difficile \u00e0 estimer. Les conflits nationaux et internationaux, avec la mauvaise gouvernance qui y est souvent li\u00e9e, mais aussi l&#8217;absence d&#8217;\u00c9tat de droit ou la corruption, peuvent tous avoir des effets n\u00e9gatifs sur l&#8217;activit\u00e9 des grandes multinationales. Il faut encore citer les risques commerciaux li\u00e9s aux violations des droits de l&#8217;homme, qui se produisent le plus souvent dans les \u00c9tats o\u00f9 r\u00e8gnent des conflits arm\u00e9s, l&#8217;absence de dialogue d\u00e9mocratique ou le non-droit.\u00a0Parall\u00e8lement, la vuln\u00e9rabilit\u00e9 des agents \u00e9conomiques a augment\u00e9 du fait de leur d\u00e9pendance croissante vis-\u00e0-vis des infrastructures et de leur interconnexion. Cela concerne surtout l&#8217;\u00e9nergie, les t\u00e9l\u00e9communications, l&#8217;informatique et les transports, soit toute la logistique des cha\u00eenes d&#8217;approvisionnement. Les risques sanitaires peuvent provoquer eux aussi des dommages \u00e9conomiques notables, comme l&#8217;ont montr\u00e9 l&#8217;apparition du sras, maladie infectieuse, ou l&#8217;\u00e9pid\u00e9mie du sida en Afrique. S&#8217;y ajoutent les d\u00e9fis que posent la protection de l&#8217;environnement et la pr\u00e9vention des catastrophes, dont la n\u00e9gligence peut provoquer des pertes humaines et financi\u00e8res plus graves que le terrorisme n&#8217;en infligera jamais. Les catastrophes \u00e9cologiques et naturelles (tsunamis, ouragans, etc.) posent des probl\u00e8mes toujours plus graves, surtout pour les compagnies d&#8217;assurance et de r\u00e9assurance.&#13;<\/p>\n<h3>Une fixation excessive sur le terrorisme<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nLes risques \u00e9num\u00e9r\u00e9s plus haut rec\u00e8lent un potentiel consid\u00e9rable de dommages et de co\u00fbts. Une analyse des rapports qu&#8217;entretiennent l&#8217;\u00e9conomie et la s\u00e9curit\u00e9 montre, toutefois, que la politique s\u00e9curitaire actuelle se concentre trop unilat\u00e9ralement sur la lutte contre le terrorisme. Bien que ce dernier repr\u00e9sente un danger qui a accru la sensibilit\u00e9 \u00e0 son endroit, il semble avoir refoul\u00e9 \u00e0 la marge les risques s\u00e9curitaires \u00abclassiques\u00bb, alors que ceux-ci peuvent causer des pertes humaines et financi\u00e8res bien sup\u00e9rieures \u00e0 celles des attentats. Si on veut am\u00e9liorer la s\u00e9curit\u00e9 du secteur priv\u00e9, il faut tenir compte de l&#8217;ensemble des risques s\u00e9curitaires.&#13;<\/p>\n<h2>Influencer les organisations internationales, les associations \u00e9conomiques et les ONG<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL&#8217;\u00e9conomie est un acteur puissant et influent, mais expos\u00e9 \u00e0 de nombreux risques en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 et de pertes, surtout dans ses activit\u00e9s internationales. Elle a donc une responsabilit\u00e9 particuli\u00e8re dans l&#8217;am\u00e9lioration de la s\u00e9curit\u00e9 et de la stabilit\u00e9. Celle-ci peut s&#8217;exercer de diff\u00e9rentes mani\u00e8res \u00e0 travers:\u00a0&#8211; l&#8217;observation d&#8217;accords contraignants (r\u00e9glementations \u00e9tatiques et internationales);\u00a0&#8211; le soutien \u00e0 des initiatives et conventions volontaires;\u00a0&#8211; la promotion de normes internes aux entreprises.&#13;<\/p>\n<h3>Un manque de sp\u00e9cialistes<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nUne \u00e9tude scientifique (voir encadr\u00e9 1) a montr\u00e9 qu&#8217;il est extr\u00eamement compliqu\u00e9 de d\u00e9finir un cadre g\u00e9n\u00e9ral dans lequel les entreprises s&#8217;impliqueraient en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9. Il existe certes des organisations \u00e9conomiques internationales reconnues, comme l&#8217;Organisation Mondiale du Commerce (OMC) ou la Chambre de commerce internationale, des r\u00e9seaux et des forums \u00e9conomiques officieux, des chambres de commerce et des associations de salari\u00e9s, ou encore des initiatives multilat\u00e9rales comme le Pacte mondial de l&#8217;ONU. Cependant aucune de ces institutions n&#8217;est sp\u00e9cialis\u00e9e dans les questions de s\u00e9curit\u00e9 du secteur priv\u00e9, ou n&#8217;offre de cadre g\u00e9n\u00e9ral pour les traiter.\u00a0L&#8217;\u00e9tude montre cependant aussi que de nombreuses organisations travaillent dans les domaines mentionn\u00e9s. La responsabilit\u00e9 fonci\u00e8re du secteur priv\u00e9 y est toujours reconnue. La plupart des organisations internationales\u00a0&#8211; ONU, Banque Mondiale, Union Europ\u00e9enne (UE), Organisation pour la S\u00e9curit\u00e9 et la Coop\u00e9ration en Europe (OSCE), Organisation de Coop\u00e9ration et de D\u00e9veloppement \u00c9conomiques (OCDE) et OTAN &#8211; ainsi que des banques de d\u00e9veloppement, des centres de recherche et des organisations non-gouvernementales (ONG), se sont pench\u00e9s d&#8217;une fa\u00e7on ou d&#8217;une autre sur la question de la s\u00e9curit\u00e9 internationale. Du c\u00f4t\u00e9 des entreprises, les initiatives vont des soci\u00e9t\u00e9s de consultants en gestion du risque aux services de s\u00e9curit\u00e9 en ligne, en passant par les conseils \u00e9conomiques et les tables rondes. Les possibilit\u00e9s qu&#8217;offrent les organisations internationales, les ONG et les associations \u00e9conomiques aux entreprises qui veulent s&#8217;engager en faveur de davantage de s\u00e9curit\u00e9 sont donc nombreuses.\u00a0Tr\u00e8s souvent, les instituts politiques et scientifiques \u00e9tudient les effets des activit\u00e9s des entreprises par rapport \u00e0 l&#8217;aide au d\u00e9veloppement, au soutien humanitaire ou au d\u00e9veloppement durable, mais sans les lier aux questions s\u00e9curitaires classiques. Du c\u00f4t\u00e9 des ONG, mais aussi des organisations multilat\u00e9rales, on note une augmentation des initiatives et des programmes concernant le r\u00f4le des entreprises dans la pr\u00e9vention des conflits, la promotion de la paix et la gestion des crises. Dans le secteur financier, la lutte mondiale contre le terrorisme a exig\u00e9 l&#8217;adoption de nombreuses mesures contraignantes, comme les prescriptions internationales en mati\u00e8re de blanchiment d&#8217;argent, de devoir de diligence ou de lutte contre la corruption. La responsabilit\u00e9 sociale, le devoir de rendre des comptes ou la bonne gouvernance d&#8217;entreprise sont d&#8217;autres questions fr\u00e9quemment soulev\u00e9es par l&#8217;opinion publique et le secteur priv\u00e9, et aujourd&#8217;hui consid\u00e9r\u00e9es comme partie int\u00e9grante de l&#8217;\u00e9thique des entreprises.&#13;<\/p>\n<h3>Le Pacte mondial de l&#8217;ONU<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nFond\u00e9 sur l&#8217;engagement volontaire des entreprises, le Pacte mondial de l&#8217;ONU est un instrument destin\u00e9 \u00e0 progresser dans les questions qui viennent d&#8217;\u00eatre \u00e9voqu\u00e9es. Il s&#8217;agit d&#8217;un accord entre diverses autorit\u00e9s onusiennes et le secteur priv\u00e9 pour appliquer dix principes concernant les droits de l&#8217;homme, le droit du travail, la protection de l&#8217;environnement et la lutte contre la corruption. Le Pacte mondial n&#8217;a pas pour but de contr\u00f4ler les activit\u00e9s du monde des affaires ou d&#8217;imposer ses principes par la contrainte; il est, toutefois, de l&#8217;int\u00e9r\u00eat propre des entreprises de s&#8217;y conformer.\u00a0Bien que toutes ces interventions ne posent pas directement la question de savoir quel sera le r\u00f4le des entreprises dans le \u00abnouvel agenda de la s\u00e9curit\u00e9\u00bb, elles ont une pertinence particuli\u00e8re, du moment qu&#8217;elles sont consid\u00e9r\u00e9es comme les pr\u00e9misses d&#8217;un cadre s\u00e9curitaire stable et de structures \u00e9conomiques viables. Des progr\u00e8s sur ces questions contribuent donc \u00e9galement \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 du monde.&#13;<\/p>\n<h2>Des incitations pour les entreprises<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes incitations concourant \u00e0 une am\u00e9lioration g\u00e9n\u00e9rale de la s\u00e9curit\u00e9 et \u00e0 une meilleur protection sont nombreuses pour les entreprises. Fondamentalement, elles d\u00e9coulent toutes de l&#8217;adage \u00abbusiness wants to do business\u00bb. Les entreprises fondent en effet leurs d\u00e9cisions strat\u00e9giques sur les r\u00e9sultats ou la plus-value qu&#8217;elles peuvent escompter d&#8217;un pareil engagement. La question cl\u00e9 est donc de savoir ce que cela leur rapporte d&#8217;investir dans la s\u00e9curit\u00e9, ou quelles seront leurs charges et produits si elle renonce \u00e0 cet effort.\u00a0L&#8217;autoprotection &#8211; autrement dit la protection de ses propres activit\u00e9s, de son personnel et de ses installations &#8211; repr\u00e9sente un \u00e9l\u00e9ment de motivation important. Toutefois, les entreprises sont aussi contraintes par les pressions externes croissantes\u00a0(par exemple de la part des m\u00e9dias) de prendre davantage de responsabilit\u00e9s et d&#8217;accro\u00eetre leur r\u00f4le. De plus en plus, les scandales \u00e9conomiques, les n\u00e9gligences et le non-respect de r\u00e8gles pourtant obligatoires sont \u00e9tal\u00e9s sur la place publique et les r\u00e9calcitrants clou\u00e9s au pilori. S&#8217;engager en faveur des objectifs et initiatives mentionn\u00e9s est donc aussi une mani\u00e8re de se prot\u00e9ger contre une mauvaise presse, la perte de prestige et, en fin de compte, des dommages \u00e9conomiques.&#13;<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nPour exercer une gestion des risques compl\u00e8te aux plans strat\u00e9gique et organisationnel, les entreprises doivent s&#8217;engager \u00e0 pr\u00e9venir les conflits, \u00e0 faire respecter les normes \u00e9cologiques ainsi que les droits de l&#8217;homme, enfin \u00e0 prot\u00e9ger les travailleurs. En assumant la responsabilit\u00e9 de tous ces aspects s\u00e9curitaires (\u00abcorporate security responsibility\u00bb), les entreprises contribueront \u00e0 leur propre s\u00e9curit\u00e9 et stabilit\u00e9.\u00a0Une gestion solide de la s\u00e9curit\u00e9 par les entreprises, qui tienne compte des risques d\u00e9crits plus haut, soul\u00e8ve \u00e9videmment la question des ordres de priorit\u00e9 ainsi que des grands objectifs inscrits dans l&#8217;agenda \u00e9conomique \u00e0 moyen et long terme. Finalement, c&#8217;est \u00e0 chaque entreprise de juger, que ce soit aux plans strat\u00e9gique ou op\u00e9rationnel, jusqu&#8217;\u00e0 quel point elle compte participer \u00e0 des r\u00e9glementations contraignantes et \u00e0 des initiatives volontaires. Comme toute d\u00e9cision et politique prises, suivies et voulues par les entreprises, ces choix devront d\u00e9sormais \u00eatre de plus en plus expliqu\u00e9s et justifi\u00e9s.\u00a0C&#8217;est pourquoi il importe que les d\u00e9cideurs remettent en question les notions convenues et s&#8217;int\u00e9ressent aux nouvelles approches conceptuelles. Le concept de durabilit\u00e9 doit aussi \u00eatre appliqu\u00e9 en politique s\u00e9curitaire et les agents \u00e9conomiques doivent en int\u00e9grer les principes dans leur philosophie d&#8217;entreprise. Le 11 septembre 2001 peut donc \u00eatre per\u00e7u comme une occasion de prendre de nouveau les risques classiques plus au s\u00e9rieux, notamment ceux qui n&#8217;ont de cons\u00e9quences n\u00e9gatives qu&#8217;\u00e0 moyen ou long terme.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<a class=\"inline-footnote__anchor\">Encadr\u00e9 1: \u00c9tude<\/a> Le sujet a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 dans Business and Security. Public-Private Sector Relationships in a New Security Environment (\u00e9d. Alyson J.K. Bailes, Isabel Frommelt, Oxford University Press) ainsi que dans un document de travail intitul\u00e9 Die Rolle des Privatsektors in einem komplexen Sicherheitsumfeld, publi\u00e9 par l&#8217;\u00d6sterreichisches Institut f\u00fcr Internationale Politik (51\/juillet 2004).Ces deux articles ont \u00e9t\u00e9 \u00e9crits dans le cadre d&#8217;un mandat de recherche confi\u00e9 \u00e0 l&#8217;auteur \u00e0 l&#8217;Institut de recherches sur la paix de Stockholm (Sipri), avec le soutien du gouvernement du Liechtenstein.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quelle influence le secteur priv\u00e9 peut-il exercer dans le contexte s\u00e9curitaire international et contribuer \u00e0 long terme \u00e0 l&#8217;\u00e9mergence d&#8217;un monde plus s\u00fbr? Pour r\u00e9pondre \u00e0 cette question cruciale, il convient d&#8217;analyser le r\u00f4le et la responsabilit\u00e9 du secteur priv\u00e9 &#8211; notamment des entreprises qui op\u00e8rent \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle mondiale\u00a0&#8211; et de circonscrire le champ d&#8217;action [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":2713,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[105],"post_content_subject":[],"acf":{"seco_author":2713,"seco_co_author":null,"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Diplomatin an der St\u00e4ndigen Mission des F\u00fcrstentums Liechtenstein in Genf","seco_author_post_occupation_fr":"Diplomate \u00e0 la Mission permanente de la Principaut\u00e9 du Liechtenstein \u00e0 Gen\u00e8ve","seco_co_authors_post_ocupation":null,"short_title":"","post_lead":"","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":155682,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"9042","post_abstract":"","magazine_issue":null,"seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/55dd85995d4f3"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/155679"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2713"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=155679"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/155679\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":190301,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/155679\/revisions\/190301"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2713"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=155679"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=155679"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=155679"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=155679"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=155679"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=155679"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}