{"id":155689,"date":"2005-11-01T12:00:00","date_gmt":"2005-11-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2005\/11\/jaeger-hellwig-2\/"},"modified":"2023-08-24T01:26:47","modified_gmt":"2023-08-23T23:26:47","slug":"jaeger-hellwig-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2005\/11\/jaeger-hellwig-2\/","title":{"rendered":"Attrait et comp\u00e9titivit\u00e9 de la Suisse pour les PME: r\u00e9sultats 2005"},"content":{"rendered":"<p>Quels attraits et quels avantages comp\u00e9titifs la Suisse pr\u00e9sente-t-elle aux yeux des petites et moyennes entreprises (PME)? Pour r\u00e9pondre \u00e0 cette question, l&#8217;universit\u00e9 de Saint-Gall recueille depuis 1998 des informations qui s&#8217;ins\u00e8rent dans le cadre d&#8217;une \u00e9tude intensive sur les PME. L&#8217;enqu\u00eate montre cette ann\u00e9e qu&#8217;il est urgent que l&#8217;\u00c9tat intervienne plus sp\u00e9cialement dans les domaines des r\u00e8glements dans la construction, la responsabilit\u00e9 du fabricant et la disponibilit\u00e9 en main-d&#8217;oeuvre qualifi\u00e9e. La qualit\u00e9 du travail et la paix sociale en Suisse (comme en 2003), tout comme le niveau des int\u00e9r\u00eats sont appr\u00e9ci\u00e9s.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nChaque ann\u00e9e, quelque 30 \u00e0 40 propri\u00e9taires ou dirigeants de PME prennent part \u00e0 l&#8217;enqu\u00eate. On ne peut exclure une certaine distorsion des r\u00e9sultats de l&#8217;enqu\u00eate lors du d\u00e9pouillement, \u00e9tant donn\u00e9 que les participants sont s\u00e9lectionn\u00e9s positivement et que les r\u00e9ponses \u00e9manent donc d&#8217;entrepreneurs qui r\u00e9ussissent mieux que la moyenne. La comparaison diachronique, elle, ne souffre, cependant, pas de distorsion. Il est donc possible d&#8217;\u00e9tablir, avec un haut degr\u00e9 de vraisemblance, quelques-unes des tendances essentielles qui caract\u00e9risent la Suisse quand on s&#8217;int\u00e9resse \u00e0 sa comp\u00e9titivit\u00e9 aux yeux des PME.1&#13;<\/p>\n<h2>Caract\u00e9ristiques structurelles des entreprises interrog\u00e9es<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nPour se faire une id\u00e9e de la structure des entreprises analys\u00e9es, celles-ci sont class\u00e9es en fonction des crit\u00e8res suivants:\u00a0&#8211; taille;\u00a0&#8211; branche;\u00a0&#8211; taux d&#8217;exportation;\u00a0&#8211; augmentation du chiffre d&#8217;affaires par rapport \u00e0 la moyenne de la branche.\u00a0\u00a0Les valeurs indiqu\u00e9es proviennent de la derni\u00e8re enqu\u00eate effectu\u00e9e au printemps 2005. Le nombre total des collaborateurs en Suisse et \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger a \u00e9t\u00e9 pris en compte pour d\u00e9terminer la taille des entreprises. Il est apparu que les deux cat\u00e9gories &#8211; de 10 \u00e0 49 et de 50 \u00e0 249 collaborateurs &#8211; regroupent chacune \u00e0 peu pr\u00e8s 40% des entreprises interrog\u00e9es, tandis que seules 8% emploient de 1 \u00e0 9 collaborateurs. En ce qui concerne la r\u00e9parti-tion par branche2, on remarque que le secteur de l&#8217;industrie et de la construction ainsi que celui des services sont repr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 parts \u00e9gales, alors que les entreprises du tertiaire \u00e9taient nettement minoritaires dans les enqu\u00eates pr\u00e9c\u00e9dentes. Ce rapport diff\u00e8re, cependant, toujours de la r\u00e9alit\u00e9 suisse o\u00f9 les PME appartiennent \u00e0 75% au secteur des services.3\u00a0Par rapport aux derni\u00e8res ann\u00e9es, le taux d&#8217;exportation des entreprises interrog\u00e9es frappe par sa faiblesse: seules 43% d&#8217;entre elles reconnaissent vendre sur les march\u00e9s \u00e9trangers, ceux-ci ne repr\u00e9sentant que 25% de leur chiffre d&#8217;affaires. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les deux tiers environ des entreprises interrog\u00e9es d\u00e9claraient exporter et pour plus d&#8217;un quart d&#8217;entre elles, ces ventes repr\u00e9sentaient plus de la moiti\u00e9 de leur chiffre d&#8217;affaires. Ce changement frappant doit \u00eatre attribu\u00e9 avant tout \u00e0 la part accrue des services, car les entreprises du tertiaire exportent moins que le secteur de l&#8217;industrie et de la construction.\u00a0L&#8217;hypoth\u00e8se selon laquelle les entreprises interrog\u00e9es sont plut\u00f4t des PME qui r\u00e9ussissent est confirm\u00e9e par le fait que plus de la moiti\u00e9 (56%) d&#8217;entre elles estiment la progression de leur chiffre d&#8217;affaires sup\u00e9rieure \u00e0 la moyenne sectorielle.&#13;<\/p>\n<h2>Les forces et faiblesses de la Suisse des PME<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe questionnaire demandait aux participants de juger diff\u00e9rents facteurs d&#8217;implantation en Suisse \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;une matrice bidimensionnelle; d&#8217;un c\u00f4t\u00e9, chacun des facteurs pouvait \u00eatre qualifi\u00e9 de mauvais, suffisant ou bon; de l&#8217;autre, ce m\u00eame facteur devait \u00eatre class\u00e9 suivant son importance pour l&#8217;entreprise (sans importance, important ou tr\u00e8s important). Il existe donc neuf r\u00e9ponses possibles correspondant aux cases 1 \u00e0 9 du tableau 1. Les facteurs d&#8217;implantation apparaissent dans la case o\u00f9 ils ont \u00e9t\u00e9 le plus souvent cit\u00e9s, accompagn\u00e9s du pourcentage d&#8217;entreprises qui lui ont attribu\u00e9 cette place (calcul\u00e9 sur l&#8217;ensemble de celles qui ont particip\u00e9 \u00e0 ce classement). Ainsi, 50% des participants qualifient le niveau des salaires de suffisant\/important. Cela signifie que, pour ce facteur, aucune des autres combinaisons possibles n&#8217;a obtenu un pourcentage sup\u00e9rieur.4\u00a0L&#8217;interpr\u00e9tation des neuf cases de la matrice appelle les remarques suivantes: si un facteur d&#8217;implantation est qualifi\u00e9 \u00e0 la fois de mauvais et de tr\u00e8s important, il est vital d&#8217;intervenir au plan politique, car cette combinaison signale des probl\u00e8mes tr\u00e8s graves. Les combinaisons mauvais + important et suffisant + tr\u00e8s important indiquent une urgence s\u00e9rieuse; si les conditions jug\u00e9es suffisantes + importantes repr\u00e9sentent des probl\u00e8mes moins graves, il n&#8217;en est pas moins n\u00e9cessaire d&#8217;intervenir, mais avec moins d&#8217;urgence; enfin, les facteurs figurants dans les autres cases ne pr\u00e9sentent pas de probl\u00e8me, il faut, cependant, s&#8217;assurer que les avantages existants soient maintenus voire am\u00e9lior\u00e9s. \u00c0 part le classement, le pourcentage indiqu\u00e9 joue aussi un r\u00f4le dans l&#8217;\u00e9valuation de l&#8217;urgence \u00e0 agir: plus il est \u00e9lev\u00e9, plus les entreprises interrog\u00e9es sont d&#8217;accord sur ce point.&#13;<\/p>\n<h2>Les probl\u00e8mes expos\u00e9s en 2005<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa premi\u00e8re chose qui frappe est que dans la matrice du tableau 1, la case 3 est vide. Est-ce parce que les conditions d&#8217;implantation se sont am\u00e9lior\u00e9es ou que les dirigeants des PME se sont accommod\u00e9s des avantages et des inconv\u00e9nients de la place \u00e9conomique suisse et ne voient plus de raison de se plaindre? Quoi qu&#8217;il en soit, ce r\u00e9sultat confirme lui aussi la th\u00e8se comme quoi les participants \u00e0 l&#8217;enqu\u00eate sont des entrepreneurs qui r\u00e9ussissent mieux que la moyenne.\u00a0Les entreprises jugent qu&#8217;il est urgent d&#8217;intervenir dans le domaine des r\u00e8glements dans la construction. Il est vrai que seuls 20% des entrepreneurs interrog\u00e9s classent ce facteur dans la case 2, mais l&#8217;urgence n&#8217;en est pas moins grande, puisque cela tient vraisemblablement au nombre important d&#8217;entrepreneurs du tertiaire qui compose l&#8217;enqu\u00eate.\u00a0Dans tous les secteurs, on critique les co\u00fbts \u00e9lev\u00e9s du travail (niveau des salaires, charges salariales), le cadre fiscal, la formation, et le manque de main-d&#8217;oeuvre qualifi\u00e9e. Un tiers au moins des entrepreneurs interrog\u00e9s met la m\u00eame note \u00e0 chacun de ces facteurs d&#8217;implantation. Les entreprises du tertiaire semblent souffrir particuli\u00e8rement du manque de main-d&#8217;oeuvre qualifi\u00e9e, puisque 35% d&#8217;entre elles le classent m\u00eame en case 3.\u00a0La responsabilit\u00e9 du fabricant est le facteur qui se fait le plus remarquer en ce sens que c&#8217;est lui qui recueille le plus de mentions. En 2005, pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des entrepreneurs l&#8217;ont qualifi\u00e9 de suffisant + important. Ce n&#8217;est qu&#8217;\u00e0 partir de 2003 que ces derniers ont jug\u00e9 qu&#8217;il \u00e9tait urgent d&#8217;intervenir dans ce concept juridique d\u00e9stabilisant. Dans le secteur de l&#8217;industrie et de la construction, ils sont m\u00eame 67%.5&#13;<\/p>\n<h2>Quelques r\u00e9flexions sur les ann\u00e9es 1998-2005<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nSi l&#8217;on consid\u00e8re les tendances \u00e0 long terme (voir graphique 1), on constate que les co\u00fbts \u00e9lev\u00e9s du travail, le pouvoir de march\u00e9 des acheteurs et le manque d&#8217;int\u00e9gration des PME dans le march\u00e9 international de l&#8217;emploi sont des facteurs que ces derni\u00e8res d\u00e9plorent r\u00e9guli\u00e8rement depuis 1998. Il est frappant que, depuis trois ans, l&#8217;acc\u00e8s au march\u00e9 des capitaux et au cr\u00e9dit ne soit plus d\u00e9nonc\u00e9 pour sa gravit\u00e9. La mondialisation para\u00eet avoir simplifi\u00e9 la recherche de fonds. Le pouvoir de march\u00e9 des clients ne semble pas n\u00e9cessiter d&#8217;intervention urgente dans cette derni\u00e8re enqu\u00eate, ce qui est plut\u00f4t satisfaisant dans la mesure o\u00f9 l&#8217;\u00c9tat n&#8217;a qu&#8217;une tr\u00e8s faible influence sur ce facteur.\u00a0Il y a naturellement aussi des facteurs jug\u00e9s tr\u00e8s positifs. La paix sociale et la qualit\u00e9 du travail sont particuli\u00e8rement remarqu\u00e9es. Dans sept enqu\u00eates sur huit, ces facteurs ont \u00e9t\u00e9 qualifi\u00e9s de bons + tr\u00e8s importants. Les PME sont \u00e9galement tr\u00e8s satisfaites du niveau des int\u00e9r\u00eats et de la souplesse du temps de travail.&#13;<\/p>\n<h2>Les conditions de la recherche et de la formation en Suisse<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes dirigeants de PME reconnaissent la bonne qualit\u00e9 de la recherche et de la formation en Suisse. Il est r\u00e9jouissant que la qualit\u00e9 de la formation obtienne le plus de fois la note \u00abbon\u00bb depuis 1998, et ce aussi bien pour les ouvriers sp\u00e9cialis\u00e9s que pour les universitaires.\u00a0De bonnes notes sont aussi attribu\u00e9es \u00e0 l&#8217;ad\u00e9quation de la formation par rapport \u00e0 la pratique. Sur ce point, les ouvriers qualifi\u00e9s s&#8217;en tirent comme toujours mieux que les universitaires. Les dirigeants de PME partagent l&#8217;opinion selon laquelle la Suisse est bien plac\u00e9 au plan international, tant pour son R&amp;amp;D &#8211; et ce qu&#8217;il permet en termes de valeur ajout\u00e9e &#8211; que pour l&#8217;efficacit\u00e9 de son syst\u00e8me de formation professionnelle.6 Manifestement, les PME profitent aussi de plus en plus de ces atouts, m\u00eame si le rapport \u00e0 la pratique doit encore \u00eatre am\u00e9lior\u00e9, surtout dans la formation professionnelle fournie par les universit\u00e9s.&#13;<\/p>\n<h2>Les probl\u00e8mes de recrutement des PME<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe recrutement de personnel qualifi\u00e9 est une question fondamentale pour les PME, en particulier \u00e0 cause des restrictions apport\u00e9es \u00e0 la libre circulation des personnes par la politique de migrations. Le probl\u00e8me appara\u00eet particuli\u00e8rement aigu au niveau des ouvriers qualifi\u00e9s. D&#8217;une part, le temps dont disposent les PME ne leur permet souvent pas de former elles-m\u00eames des sp\u00e9cialistes; de l&#8217;autre, les entreprises qui en forment sont lucides, elles savent que le risque est grand de voir leur personnel ainsi form\u00e9 partir travailler ailleurs7. Les PME ne disposent, la plupart du temps, pas des ressources financi\u00e8res n\u00e9cessaires pour garder ces collaborateurs tr\u00e8s recherch\u00e9s.\u00a0D&#8217;autres probl\u00e8mes de recrutement se posent en Suisse lorsqu&#8217;il s&#8217;agit des cadres et des sp\u00e9cialistes; en effet, les restrictions impos\u00e9es \u00e0 la libre circulation des personnes compliquent dans beaucoup de cas l&#8217;engagement d&#8217;\u00e9trangers de haut niveau. Entr\u00e9s en vigueur le 1er juin 2002, les accords bilat\u00e9raux, qui am\u00e9liorent la mobilit\u00e9 professionnelle entre la Suisse et l&#8217;UE, repr\u00e9sentent un pas important en direction de la simplification et de l&#8217;acc\u00e9l\u00e9ration des proc\u00e9dures de recrutement pour la main-d&#8217;oeuvre hautement qualifi\u00e9e. L&#8217;approbation par r\u00e9f\u00e9rendum le 25 septembre dernier de l&#8217;extension de la libre-circulation des personnes devrait encore contribuer \u00e0 r\u00e9soudre le probl\u00e8me.&#13;<\/p>\n<h2>Le pouvoir de march\u00e9: une analyse<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes PME sous-traitantes ou qui fournissent des biens d&#8217;investissements ont un probl\u00e8me particulier: elles d\u00e9pendent de leur client\u00e8le, ce qui est une des cons\u00e9quences de l&#8217;asym\u00e9trie du pouvoir de march\u00e9. Cette asym\u00e9trie est d&#8217;autant plus marqu\u00e9e\u00a0&#8211; c&#8217;est-\u00e0-dire que la position de la PME sous-traitante sur le march\u00e9 est d&#8217;autant plus faible par rapport \u00e0 son ou ses partenaires\u00a0&#8211; que cette derni\u00e8re travaille plus ou moins exclusivement pour un seul ou pour un petit nombre de clients.\u00a0L&#8217;enqu\u00eate r\u00e9v\u00e8le que la d\u00e9pendance vis-\u00e0-vis d&#8217;un seul gros client n&#8217;est pas tr\u00e8s r\u00e9pandue parmi les entreprises interrog\u00e9es, mais leur nombre augmente: en 2005, plus d&#8217;un tiers des PME interrog\u00e9es avoue r\u00e9aliser 20 \u00e0 50% de leur chiffre d&#8217;affaires avec leur plus gros client, alors que la moyenne des derni\u00e8res ann\u00e9es n&#8217;\u00e9tait que de 20%. On peut cependant admettre que les asym\u00e9tries que rec\u00e8lent le march\u00e9 en termes de pouvoir ne jouent pas un r\u00f4le excessif dans le secteur des PME suisses. Pourtant de telles asym\u00e9tries peuvent se produire, si on consid\u00e8re certains clients. Le tableau change en effet si l&#8217;on fait entrer en ligne de compte l&#8217;id\u00e9e que les PME se font du pouvoir que leurs clients exercent sur le march\u00e9, la fr\u00e9quence avec laquelle ceux-ci font usage de leur position dominante et de quelle mani\u00e8re ils en profitent. 79% des entreprises interrog\u00e9es d\u00e9plorent que les forces en pr\u00e9sence ne luttent pas \u00e0 armes \u00e9gales ou se plaignent de la puissance consid\u00e9rable ou, du moins, moyenne dont sont dot\u00e9s leurs clients. Une chose est, cependant, s\u00fbre: ce n&#8217;est que quand les clients exercent leur force, voire en abusent, que les PME rencontrent des difficult\u00e9s.\u00a0Si l&#8217;on examine dans quelle proportion les gros clients exercent leur pouvoir de march\u00e9 vis-\u00e0-vis de leurs fournisseurs, on d\u00e9couvre que cette pratique concerne les deux tiers d&#8217;entre eux. La mani\u00e8re dont ils s&#8217;y prennent est particuli\u00e8rement int\u00e9ressante. La r\u00e9pon-se est r\u00e9sum\u00e9e dans le graphique 2. Les mo-yens les plus souvent mentionn\u00e9s sont la pression sur les prix, les d\u00e9lais et la qualit\u00e9, et ce depuis 1998.\u00a0Les relations des PME avec leur client\u00e8le sont surtout asym\u00e9triques lorsqu&#8217;elles ne travaillent que pour un ou de quelques clients dominants. Elles essayeront alors de r\u00e9percuter les pressions subies sur leurs propres sous-traitants, ce qui induit un transfert de revenu du secteur des PME vers les grandes entreprises et freine les innovations ainsi que la croissance.&#13;<\/p>\n<h2>\u00c9tendu et motif des d\u00e9localisations<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL&#8217;enqu\u00eate aupr\u00e8s des PME examine enfin les motifs qui peuvent inciter une entreprise \u00e0 changer d&#8217;implantation. Selon nos chiffres, 66% des entreprises interrog\u00e9es envisagent de d\u00e9localiser et 37% \u00e0 d\u00e9m\u00e9nager compl\u00e8tement. Au d\u00e9but de nos enqu\u00eates en 1998, elles \u00e9taient seulement 16% \u00e0 vouloir d\u00e9localiser compl\u00e8tement et 56% partiellement.\u00a0Si l&#8217;on pose la question de savoir quelles raisons peuvent inciter la direction d&#8217;une PME \u00e0 envisager de transf\u00e9rer ailleurs tout ou partie des activit\u00e9s de l&#8217;entreprise (voir graphique 3), il ressort qu&#8217;il y a aussi bien des motifs offensifs\u00a0(se rapprocher des march\u00e9s pour mieux les p\u00e9n\u00e9trer) que d\u00e9fensifs\u00a0(diminuer les co\u00fbts).8 Cette conclusion est encore \u00e9tay\u00e9e par le fait que le motif \u00abraccourcissement de l&#8217;acheminement\u00bb a perdu toute importance. Cela signifie que les entreprises veulent effectivement ouvrir de nouveaux march\u00e9s \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger, puisque leur objectif de proximit\u00e9 du march\u00e9 ne semble pas dict\u00e9 par le souci de r\u00e9duire les co\u00fbts de transport.9 L&#8217;ouverture de nouveaux march\u00e9s \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger ne peut que stimuler la croissance de l&#8217;\u00e9conomie suisse.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quels attraits et quels avantages comp\u00e9titifs la Suisse pr\u00e9sente-t-elle aux yeux des petites et moyennes entreprises (PME)? Pour r\u00e9pondre \u00e0 cette question, l&#8217;universit\u00e9 de Saint-Gall recueille depuis 1998 des informations qui s&#8217;ins\u00e8rent dans le cadre d&#8217;une \u00e9tude intensive sur les PME. L&#8217;enqu\u00eate montre cette ann\u00e9e qu&#8217;il est urgent que l&#8217;\u00c9tat intervienne plus sp\u00e9cialement dans les [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":2716,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[105],"post_content_subject":[],"acf":{"seco_author":2716,"seco_co_author":[2717,0],"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Forschungsinstitut f\u00fcr Empirische \u00d6konomie und Wirtschaftspolitik der Universit\u00e4t St. Gallen (FEW-HSG)","seco_author_post_occupation_fr":"Universit\u00e9 de Saint-Gall (FEW-HSG)","seco_co_authors_post_ocupation":[{"seco_co_author":2717,"seco_co_author_post_occupation_year":"","seco_co_author_post_occupation_de":"Leiter des Forschungsinstituts f\u00fcr Empirische \u00d6konomie und Wirtschaftspolitik der Universit\u00e4t St. Gallen (FEW-HSG)","seco_co_author_post_occupation_fr":"Responsable du Forschungsinstitut f\u00fcr Empirische \u00d6konomie und Wirtschaftspolitik de l'universit\u00e9 de Saint-Gall (FEW-HSG)"}],"short_title":"","post_lead":"","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":155692,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"9046","post_abstract":"","magazine_issue":null,"seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/55dd88068db60"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/155689"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2716"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=155689"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/155689\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":190321,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/155689\/revisions\/190321"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/0"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2717"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2716"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=155689"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=155689"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=155689"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=155689"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=155689"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=155689"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}