{"id":172987,"date":"2022-08-02T08:59:34","date_gmt":"2022-08-02T06:59:34","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/?p=172987"},"modified":"2023-08-24T01:30:56","modified_gmt":"2023-08-23T23:30:56","slug":"hopital-numerique-entre-opportunites-et-defis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2022\/08\/hopital-numerique-entre-opportunites-et-defis\/","title":{"rendered":"H\u00f4pital num\u00e9rique: entre opportunit\u00e9s et d\u00e9fis"},"content":{"rendered":"<p>En Suisse, les co\u00fbts de la sant\u00e9 augmentent depuis de nombreuses ann\u00e9es. Les h\u00f4pitaux sont les premiers concern\u00e9s: face \u00e0 la pression croissante sur les co\u00fbts, ils cherchent \u00e0 se rationaliser, sans rogner toutefois sur le bien-\u00eatre des patients. Les technologies num\u00e9riques offrent certes de formidables perspectives, mais leur mise en \u0153uvre m\u00e9rite une approche m\u00fbrement r\u00e9fl\u00e9chie.<\/p>\n<p>Un projet de recherche a \u00e9t\u00e9 mis sur pied pour tenter d\u2019identifier les opportunit\u00e9s et les d\u00e9fis li\u00e9s aux solutions num\u00e9riques. L\u2019\u00e9tude, bas\u00e9e sur des entretiens men\u00e9s avec des d\u00e9cideurs du secteur hospitalier suisse<a href=\"#footnote_1\" id=\"footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor\">[1]<\/a>, a montr\u00e9 que la num\u00e9risation du secteur hospitalier est frein\u00e9e par de nombreux facteurs.<\/p>\n<h2 class=\"text__graphic-title\">Forte pression pour pousser \u00e0 innover<\/h2>\n<p>Les progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s en mati\u00e8re de m\u00e9dicaments, de techniques de traitement et d\u2019appareils m\u00e9dicaux permettent d\u2019am\u00e9liorer les diagnostics et les th\u00e9rapies. Si elles b\u00e9n\u00e9ficient aux patients et aux m\u00e9decins traitants, ces innovations ont aussi leurs prix\u00a0: les caisses de maladie doivent prendre en charge des co\u00fbts en forte hausse depuis des ann\u00e9es. Pour leur part, les h\u00f4pitaux sont depuis longtemps mis sous pression par les caisses-maladie qui leur demandent de r\u00e9duire leur facture et par le l\u00e9gislateur qui intervient directement sur les syst\u00e8mes tarifaires<a href=\"#footnote_2\" id=\"footnote-anchor_2\" class=\"inline-footnote__anchor\">[2]<\/a>.<\/p>\n<p>On aurait toutefois tort d\u2019en conclure que les h\u00f4pitaux sont rest\u00e9s inactifs: ils rationalisent depuis plusieurs ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0 leurs structures, tant sur le plan organisationnel qu\u2019op\u00e9rationnel, et compriment peu \u00e0 peu les ratios en personnel soignant et m\u00e9dical. Ils sont toujours plus nombreux \u00e0 professionnaliser les achats et le contr\u00f4le de gestion, \u00e0 num\u00e9riser les processus et \u00e0 d\u00e9velopper des coop\u00e9rations dans le but de r\u00e9duire les co\u00fbts. Du c\u00f4t\u00e9 des recettes, ils s\u2019efforcent de trouver de nouvelles sources de revenus en \u00e9toffant leur gamme de prestations et en attirant en Suisse de riches patients \u00e9trangers.<\/p>\n<p>Certes dominante, la question des co\u00fbts n\u2019est toutefois pas le seul aspect en jeu. La p\u00e9nurie de personnel qualifi\u00e9 contraint elle aussi les h\u00f4pitaux \u00e0 revoir leur fonctionnement afin d\u2019am\u00e9liorer les conditions de travail. Nombre d\u2019entre eux voient \u00e9merger depuis peu une client\u00e8le toujours plus coutumi\u00e8re des transactions virtuelles. Prises de rendez-vous en ligne, ordonnances \u00e9lectroniques, portails d\u2019information ou t\u00e9l\u00e9m\u00e9decine ne sont que quelques exemples illustrant les efforts que d\u00e9ploient les h\u00f4pitaux pour am\u00e9liorer les interactions avec les patients.<\/p>\n<h2 class=\"text__graphic-title\">Les technologies num\u00e9riques offrent des opportunit\u00e9s<\/h2>\n<p>On consid\u00e8re depuis longtemps qu\u2019il faut exploiter les multiples possibilit\u00e9s offertes par le progr\u00e8s num\u00e9rique pour ma\u00eetriser les d\u00e9fis du secteur suisse de la sant\u00e9. Jusqu\u2019ici, les h\u00f4pitaux ont tent\u00e9 d\u2019\u00e9liminer les processus papier et de simplifier et acc\u00e9l\u00e9rer les processus de collaboration au sein de l\u2019h\u00f4pital et avec les cabinets m\u00e9dicaux. Leurs efforts ont d\u00e9bouch\u00e9 sur deux outils num\u00e9riques: le syst\u00e8me d\u2019information hospitalier (SIH) et le dossier \u00e9lectronique du patient (DEP)<a href=\"#footnote_3\" id=\"footnote-anchor_3\" class=\"inline-footnote__anchor\">[3]<\/a>.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats obtenus sont en r\u00e9alit\u00e9 bien meilleurs que ce qu\u2019on en dit: \u00e0 l\u2019\u00e9chelle europ\u00e9enne, la Suisse n\u2019est certes pas la premi\u00e8re de la classe dans le domaine de la num\u00e9risation du secteur de la sant\u00e9, mais elle est plus avanc\u00e9e que la plupart de ses voisins<a href=\"#footnote_4\" id=\"footnote-anchor_4\" class=\"inline-footnote__anchor\">[4]<\/a>. Il n\u2019est pas tr\u00e8s pertinent de comparer le secteur de la sant\u00e9 \u00e0 d\u2019autres secteurs, car il se caract\u00e9rise par des exigences et des conditions-cadres plus complexes. De plus, il s\u2019inscrit dans un contexte particulier, puisque la sant\u00e9 n\u2019est pas un bien d\u2019investissement, mais le \u00abbien le plus pr\u00e9cieux\u00bb du genre humain.<\/p>\n<p>Force est de reconna\u00eetre que les technologies num\u00e9riques telles que l\u2019Internet des objets, l\u2019apprentissage automatique et l\u2019intelligence artificielle ne sont encore que tr\u00e8s peu utilis\u00e9es par les h\u00f4pitaux, hormis dans le cadre de projets pilotes. Un nombre croissant de soci\u00e9t\u00e9s pharmaceutiques et d\u2019entreprises de g\u00e9nie m\u00e9dical voient toutefois dans la num\u00e9risation l\u2019opportunit\u00e9 de d\u00e9velopper de nouvelles activit\u00e9s sortant de leur c\u0153ur de m\u00e9tier. Elles montrent l\u2019exemple en proposant des solutions ou des services novateurs. Le spectre des possibilit\u00e9s est immense\u00a0: citons par exemple les algorithmes de diagnostic radiologique coupl\u00e9s \u00e0 une base de donn\u00e9es ou les solutions intelligentes de surveillance et de pilotage des appareils respiratoires en m\u00e9decine intensive.<\/p>\n<h2 class=\"text__graphic-title\">De multiples freins aux progr\u00e8s du num\u00e9rique<\/h2>\n<p>De nombreux facteurs, tels que le manque de maturit\u00e9 technologique, peuvent ralentir le num\u00e9rique. Les solutions num\u00e9riques actuelles n\u2019apportent souvent pas les avantages escompt\u00e9s dans le quotidien des h\u00f4pitaux. Elles facilitent certes les t\u00e2ches administratives et le diagnostic, surtout dans les cas particuliers, mais elles ne remplacent pas totalement le personnel qualifi\u00e9. D\u2019o\u00f9 l\u2019h\u00e9sitation de nombreux h\u00f4pitaux: faut-il vraiment acqu\u00e9rir une solution num\u00e9rique (souvent on\u00e9reuse) lorsque ses r\u00e9sultats ne sont pas clairement quantifiables?<\/p>\n<p>Par ailleurs, les solutions num\u00e9riques sont g\u00e9n\u00e9ralement install\u00e9es dans un environnement informatique prot\u00e9g\u00e9: elles n\u00e9cessitent la formation ad\u00e9quate du personnel et la cr\u00e9ation d\u2019interfaces. Le manque de ressources techniques, coupl\u00e9 \u00e0 la d\u00e9centralisation des infrastructures informatiques aupr\u00e8s de prestataires externes, emp\u00eache souvent toute collaboration judicieuse. Dans ces conditions, m\u00eame les plus petits projets se transforment rapidement en t\u00e2ches gigantesques pour les h\u00f4pitaux. De plus, il n\u2019est pas rare qu\u2019une fois le projet lanc\u00e9, la solution num\u00e9rique choisie s\u2019av\u00e8re incompatible avec l\u2019environnement pr\u00e9existant et qu\u2019elle co\u00fbte davantage que pr\u00e9vu. Si des collaborateurs d\u00e9j\u00e0 surcharg\u00e9s doivent s\u2019investir pour mettre en place une solution dont ils ne voient pas l\u2019avantage, le projet peut vite tourner \u00e0 l\u2019\u00e9chec.<\/p>\n<p>En outre, les h\u00f4pitaux n\u2019ont pas le m\u00eame mode d\u2019organisation que les entreprises. L\u2019achat d\u2019une solution num\u00e9rique est sujet \u00e0 de nombreuses contraintes. Comment l\u2019h\u00f4pital compensera-t-il cette acquisition? Peut-il reporter son co\u00fbt sur les caisses-maladie? Faut-il pr\u00e9f\u00e9rer les mod\u00e8les d\u2019investissement uniques \u00e0 la facturation \u00e0 l\u2019utilisation ou aux r\u00e9sultats? Les projets informatiques sont souvent paralys\u00e9s par des d\u00e9bats internes sur l\u2019utilit\u00e9 des produits num\u00e9riques et sur les comp\u00e9tences qui soul\u00e8vent les questions suivantes: l\u2019achat d\u2019une solution num\u00e9rique profite-t-il \u00e0 tout l\u2019h\u00f4pital ou seulement \u00e0 certains services? Comment les services Achats, Informatique, Technique et les entit\u00e9s m\u00e9dicales de l\u2019h\u00f4pital collaborent-ils avec les fournisseurs externes lors de l\u2019achat, de l\u2019installation et de l\u2019exploitation d\u2019une solution num\u00e9rique? Des questions juridiques et de responsabilit\u00e9 civile se posent \u00e9galement: l\u2019utilisation d\u2019une solution num\u00e9rique est-elle conforme \u00e0 la loi ou induit-elle des risques de responsabilit\u00e9 pour les collaborateurs et l\u2019h\u00f4pital? Dans quelle mesure les donn\u00e9es des patients peuvent-elles \u00eatre collect\u00e9es, trait\u00e9es et enregistr\u00e9es? L\u2019utilisation de la nouvelle solution est-elle s\u00e9curis\u00e9e?<\/p>\n<h2 class=\"text__graphic-title\">Quatre conseils \u00e0 l\u2019adresse des h\u00f4pitaux<\/h2>\n<p>L\u2019important pour les h\u00f4pitaux est de ne pas se d\u00e9courager. La num\u00e9risation renferme de grandes opportunit\u00e9s, d\u2019autant qu\u2019il n\u2019y a gu\u00e8re d\u2019autre piste \u00e0 suivre. Voici quatre conseils pour aborder cette probl\u00e9matique de mani\u00e8re raisonn\u00e9e:<\/p>\n<p>Primo: \u00e9laborez une strat\u00e9gie num\u00e9rique\u00a0en y associant tous les effectifs, en particulier les membres du corps m\u00e9dical et du personnel soignant, et d\u00e9finissez des priorit\u00e9s claires. La strat\u00e9gie doit \u00eatre ax\u00e9e avant tout sur des projets r\u00e9alistes et faciles \u00e0 concr\u00e9tiser: num\u00e9rique ne veut pas dire tout-num\u00e9rique et pilotage centralis\u00e9 de l\u2019h\u00f4pital tout entier. Les services hospitaliers sont en effet trop diff\u00e9rents par la nature de leurs besoins. Certains domaines transversaux peuvent toutefois aider \u00e0 cr\u00e9er des synergies sur le long terme en garantissant l\u2019interop\u00e9rabilit\u00e9 des solutions sectorielles.<\/p>\n<p>Secundo: allouez des ressources et des budgets \u00e0 la transition num\u00e9rique. Celle-ci ne peut aboutir sans ses propres moyens. Il faut souvent pr\u00e9parer le terrain pour disposer d\u2019une base solide. \u00c0 cet effet, il est recommand\u00e9 de d\u00e9velopper de mani\u00e8re p\u00e9renne des ressources internes dans les domaines de la technique, de l\u2019administration et l\u2019informatique. L\u2019exp\u00e9rience montre que, souvent, les partenaires externes ne peuvent pas proposer la flexibilit\u00e9, l\u2019agilit\u00e9 et la qualit\u00e9 n\u00e9cessaires \u00e0 des co\u00fbts raisonnables.<\/p>\n<p>Tertio: trouvez le bon \u00e9quilibre entre l\u2019externe et l\u2019interne. Une collaboration \u00e9troite avec des entit\u00e9s prestigieuses telles qu\u2019entreprises, universit\u00e9s ou collectivit\u00e9s publiques n\u2019apporte pas forc\u00e9ment des r\u00e9sultats concrets. Les h\u00f4pitaux ont plut\u00f4t avantage \u00e0 se doter de structures professionnelles pour g\u00e9rer les projets informatiques et les partenariats n\u00e9cessaires \u00e0 cet effet\u00a0\u2013 et aussi pour d\u00e9charger le personnel m\u00e9dical. \u00c0 partir d\u2019une certaine taille, ils peuvent aussi jouer sur leurs ressources internes pour r\u00e9aliser leurs propres projets. L\u2019informatisation ne passe pas forc\u00e9ment par l\u2019achat d\u2019une solution surdimensionn\u00e9e et on\u00e9reuse aupr\u00e8s d\u2019un fournisseur externe.<\/p>\n<p>Quarto: soignez la formation interne et d\u00e9veloppez un savoir-faire num\u00e9rique. Les atouts des solutions num\u00e9riques sont trop souvent sous-exploit\u00e9s par le personnel, par manque de connaissance ou par r\u00e9ticence \u00e0 la nouveaut\u00e9. Il faut th\u00e9matiser ce genre de comportement, assez fr\u00e9quent dans le corps m\u00e9dical. En d\u00e9signant des super-utilisateurs, on peut par exemple r\u00e9duire les r\u00e9sistances \u00e0 l\u2019adaptation, calmer les incertitudes des collaborateurs et r\u00e9pondre aux questions. Il faut \u00e9galement laisser aux cadres la latitude dont ils ont besoin pour se familiariser avec les nouvelles solutions.<\/p>\n<ol class=\"footnote\"><li id=\"footnote_1\" class=\"footnote--item\">La pr\u00e9sente analyse repose sur des entretiens avec des directeurs et des m\u00e9decins chefs de douze h\u00f4pitaux suisses. Ceux-ci ont \u00e9t\u00e9 compl\u00e9t\u00e9s par des interviews r\u00e9alis\u00e9es avec seize soci\u00e9t\u00e9s pharmaceutiques et entreprises de g\u00e9nie m\u00e9dical proposant des solutions num\u00e9riques.&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_2\" class=\"footnote--item\">Voir Christen (2020).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_2\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_3\" class=\"footnote--item\">Voir le Barom\u00e8tre suisse de la cybersant\u00e9, Swiss e-health (2021).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_3\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_4\" class=\"footnote--item\">Voir Angerer, Hollenstein, Russ (2020).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_4\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En Suisse, les co\u00fbts de la sant\u00e9 augmentent depuis de nombreuses ann\u00e9es. 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Mais tout ce qui s\u00e9duit de prime abord ne fonctionne pas forc\u00e9ment dans la pratique. Quelle approche les h\u00f4pitaux doivent-ils suivre?\r\n","post_hero_image_description":"Un patient en service de r\u00e9animation: les h\u00f4pitaux ont recours aux solutions num\u00e9riques notamment pour le pilotage des respirateurs artificiels.   ","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"Keystone","post_references_literature":"<ul>\r\n \t<li>Angerer A., Hollenstein E. und Russ C. (2020). <a href=\"https:\/\/digitalcollection.zhaw.ch\/handle\/11475\/23117\">Der Digital Health Report 21\/22: Die Zukunft des Schweizer Gesundheitswesens.<\/a> Haute \u00c9cole des Sciences Appliqu\u00e9es de Zurich (ZHAW), Winterthour.<\/li>\r\n \t<li>Thomas C.: <a href=\"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2020\/06\/christen-07-2020fr\/\">Parler des co\u00fbts de la sant\u00e9 n\u2019est pas une option, mais une obligation<\/a>. La Vie \u00e9conomique, juillet 2020<\/li>\r\n<\/ul>","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":"","main_focus":"","serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"","post_abstract":"","magazine_issue":null,"seco_author_reccomended_post":"","redaktoren":[5356],"korrektor":5346,"planned_publication_date":"20220802","original_files":null,"external_release_for_author":null,"external_release_for_author_time":"","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/exedit\/62a7445fa7a76"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/172987"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9500"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=172987"}],"version-history":[{"count":13,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/172987\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":174181,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/172987\/revisions\/174181"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5346"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5356"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3776"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5032"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9502"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9500"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/174048"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=172987"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=172987"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=172987"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=172987"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=172987"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=172987"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}