{"id":176677,"date":"2022-11-10T10:01:39","date_gmt":"2022-11-10T09:01:39","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/?p=176677"},"modified":"2023-08-24T01:34:11","modified_gmt":"2023-08-23T23:34:11","slug":"prix-nobel-deconomie-2022-les-banques-et-les-crises-financieres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2022\/11\/prix-nobel-deconomie-2022-les-banques-et-les-crises-financieres\/","title":{"rendered":"Prix Nobel d\u2019\u00e9conomie 2022: les banques et les crises financi\u00e8res"},"content":{"rendered":"<p>\u00abPourquoi personne ne l\u2019a-t-elle vu venir?\u00bb, demandait la reine Elizabeth, d\u00e9c\u00e9d\u00e9e r\u00e9cemment, au plus fort de la crise financi\u00e8re 2007-2008. Tout comme la reine, de nombreuses personnes consid\u00e8rent que la t\u00e2che des sciences \u00e9conomiques est de pr\u00e9dire l\u2019avenir. Le \u00abprix 2022 de la Banque de Su\u00e8de en sciences \u00e9conomiques en m\u00e9moire d\u2019Alfred Nobel\u00bb a justement \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9 aux chercheurs am\u00e9ricains Ben Bernanke, Douglas Diamond et Philip Dybvig pour leurs travaux scientifiques sur les causes et les cons\u00e9quences des crises financi\u00e8res. Ces travaux r\u00e9v\u00e8lent que de simples mod\u00e8les math\u00e9matiques et l\u2019analyse fouill\u00e9e du pass\u00e9 sont susceptibles de g\u00e9n\u00e9rer des constats fondamentaux qui s\u2019av\u00e8rent plus pertinents pour les d\u00e9cisions de politique \u00e9conomique que toute tentative de pr\u00e9vision pr\u00e9cipit\u00e9e.<\/p>\n<h2 class=\"text__graphic-title\">Les banques, des\u00a0\u00abagents incendiaires\u00bb<\/h2>\n<p>Publi\u00e9 en 1983, le principal article de Ben Bernanke se penche sur la crise \u00e9conomique mondiale des ann\u00e9es 1930<a href=\"#footnote_1\" id=\"footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor\">[1]<\/a>. La \u00abGrande D\u00e9pression\u00bb, comme on l\u2019appelle aussi, est \u00e0 ce jour la pire catastrophe \u00e9conomique de l\u2019Histoire: ce qui avait commenc\u00e9 en octobre 1929 par un krach boursier ressembla jusqu\u2019en 1931 \u00e0 un ralentissement \u00e9conomique normal, pour conduire finalement \u00e0 l\u2019effondrement des banques les unes apr\u00e8s les autres. Dans son article, l\u2019\u00e9conomiste am\u00e9ricain Ben Bernanke se demandait si la faillite du secteur financier pouvait avoir \u00e9t\u00e9 la raison principale pour laquelle une r\u00e9cession normale s\u2019\u00e9tait transform\u00e9e en la plus grande catastrophe \u00e9conomique du XXe si\u00e8cle.<\/p>\n<p>Ben Bernanke n\u2019\u00e9tait pas le premier \u00e0 pointer le r\u00f4le du secteur bancaire dans la Grande D\u00e9pression. D\u00e8s 1963, les \u00e9conomistes Milton Friedman et Anna Schwartz avaient argu\u00e9 que la politique mon\u00e9taire restrictive des ann\u00e9es 1930 avait compromis la capacit\u00e9 des banques \u00e0 fournir des cr\u00e9dits et entra\u00een\u00e9 une r\u00e9cession<a href=\"#footnote_2\" id=\"footnote-anchor_2\" class=\"inline-footnote__anchor\">[2]<\/a>. Ces \u00e9conomistes estimaient cependant que les banques n\u2019\u00e9taient qu\u2019un rouage dans les m\u00e9canismes de transfert et que l\u2019impulsion d\u00e9cisive provenait de la politique mon\u00e9taire restrictive de la banque centrale am\u00e9ricaine (\u00abFed\u00bb), les faillites de banques n\u2019\u00e9tant qu\u2019un sympt\u00f4me \u2013 et non le d\u00e9clencheur \u2013 de la crise.<\/p>\n<p>Alors que Ben Bernanke pr\u00e9sentait modestement son approche comme un compl\u00e9ment de la th\u00e8se de Milton Friedman et d\u2019Anna Schwartz, il d\u00e9montrait n\u00e9anmoins nettement que l\u2019amplitude et la dur\u00e9e de la d\u00e9pression ne s\u2019expliquaient pas seulement par une politique mon\u00e9taire restrictive, mais que les faillites bancaires avaient agi comme des agents incendiaires.<\/p>\n<h2 class=\"text__graphic-title\">Amorce d\u2019une spirale n\u00e9gative<\/h2>\n<p>Ben Bernanke a attir\u00e9 l\u2019attention sur le r\u00f4le des banques dans l\u2019octroi de cr\u00e9dits aux m\u00e9nages et aux entreprises. Afin d\u2019\u00e9valuer les risques de cr\u00e9dit de mani\u00e8re r\u00e9aliste, une banque doit disposer de personnel qualifi\u00e9 qui entretient des relations durables avec la client\u00e8le se constituant ainsi un capital de confiance sans qui, souvent, l\u2019octroi de cr\u00e9dit ne serait pas rentable pour les deux parties. L\u2019effondrement d\u2019une banque n\u2019affecte pas seulement ses \u00e9pargnants et ses propri\u00e9taires mais concerne \u00e9galement ses emprunteurs, car le capital de confiance constitu\u00e9 aupr\u00e8s de \u00ableur\u00bb banque ne peut pas \u00eatre simplement transf\u00e9r\u00e9 vers un autre \u00e9tablissement bancaire. Les conseillers \u00e0 la client\u00e8le de la banque en faillite sont licenci\u00e9s, entra\u00eenant la perte des connaissances souvent informelles sur les clients et leur solvabilit\u00e9, et, finalement, l\u2019offre de cr\u00e9dits \u00e0 la client\u00e8le s\u2019\u00e9croule. La faillite de la banque est suivie d\u2019une vague de faillites parmi ses clients, en particulier du c\u00f4t\u00e9 des petites entreprises, qui d\u00e9pendent sp\u00e9cialement des banques pour leurs cr\u00e9dits.<\/p>\n<p>Mais il y a plus grave encore, car s\u2019enclenche alors un m\u00e9canisme appel\u00e9 acc\u00e9l\u00e9rateur financier, parce qu\u2019il acc\u00e9l\u00e8re le rejaillissement de la crise sur toute l\u2019\u00e9conomie. Les faillites de banques entra\u00eenent un recul de l\u2019offre g\u00e9n\u00e9rale de cr\u00e9dit et les faillites d\u2019entreprises entament la solvabilit\u00e9 moyenne des clients des banques. Comme elles ont plus de difficult\u00e9s \u00e0 \u00e9valuer correctement le risque de d\u00e9faut de leurs clients, les banques, m\u00eame saines, allouent moins de cr\u00e9dits \u00e0 ceux-ci. Dans le m\u00eame temps, l\u2019insolvabilit\u00e9 des m\u00e9nages et des entreprises entra\u00eene des d\u00e9fauts de cr\u00e9dit, ce qui m\u00e8ne \u00e0 de nouvelles faillites de banques, et ainsi de suite.<\/p>\n<h2 class=\"text__graphic-title\">Les banques sont fragiles, mais c\u2019est une n\u00e9cessit\u00e9<\/h2>\n<p>\u00c0 premi\u00e8re vue, la deuxi\u00e8me id\u00e9e r\u00e9compens\u00e9e par le comit\u00e9 Nobel ne pourrait \u00eatre plus oppos\u00e9e \u00e0 celle de Ben Bernanke, m\u00e9thodologiquement parlant. Alors que ce dernier argumentait de fa\u00e7on empirique, les \u00e9conomistes Douglas Diamond et Philip Dybvig ont \u00e9labor\u00e9 dans un travail de 1983 un mod\u00e8le th\u00e9orique convaincant, dans lequel les banques sont soit inutiles \u00e9conomiquement parlant mais stables, soit dangereusement fragiles mais utiles \u00e9conomiquement<a href=\"#footnote_3\" id=\"footnote-anchor_3\" class=\"inline-footnote__anchor\">[3]<\/a>. Le risque des crises bancaires, qui sont souvent consid\u00e9r\u00e9es comme des \u00e9tats exceptionnels, des erreurs de gestion, voire un probl\u00e8me moral, est donc au c\u0153ur du syst\u00e8me bancaire et, partant, de tout le secteur financier.<\/p>\n<p>Le mod\u00e8le d\u00e9velopp\u00e9 par Douglas Diamond et Philip Dybvig explique en un petit nombre de formules math\u00e9matiques le probl\u00e8me \u00e9conomique de fond r\u00e9solu par les banques. D\u2019une part, les m\u00e9nages souhaitent \u00eatre \u00abliquides\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire \u00eatre en mesure de retirer leurs \u00e9conomies quand ils le veulent\u00a0; d\u2019autre part, les entreprises ont besoin de cr\u00e9dits \u00e0 long terme pour leurs projets d\u2019investissements. Dans une \u00e9conomie d\u00e9pourvue de banques, les m\u00e9nages devraient investir directement leur \u00e9pargne dans des cr\u00e9dits \u00e0 long terme, mais ne seraient alors plus liquides.<\/p>\n<p>Les banques r\u00e9solvent ce dilemme: elles convertissent les d\u00e9p\u00f4ts \u00e0 vue \u00e0 br\u00e8ve \u00e9ch\u00e9ance en cr\u00e9dits \u00e0 longue \u00e9ch\u00e9ance en ne gardant qu\u2019une petite partie des d\u00e9p\u00f4ts comme r\u00e9serve de tr\u00e9sorerie et en allouant la plus grande partie sous forme de pr\u00eats \u00e0 long terme. La plupart du temps, ce syst\u00e8me ne pose pas de probl\u00e8me, car seuls quelques clients souhaitent normalement retirer leurs d\u00e9p\u00f4ts \u00e0 vue en m\u00eame temps. Du point de vue macro\u00e9conomique, cette \u00abtransformation d&#8217;\u00e9ch\u00e9ances\u00bb est la bienvenue, car elle seule permet de financer des investissements hautement productifs mais \u00e0 long terme. Il faut toutefois ajouter que cette pratique rend les banques intrins\u00e8quement instables.<\/p>\n<h2 class=\"text__graphic-title\">Risque de panique g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e<\/h2>\n<p>Lorsque des doutes surgissent quant \u00e0 la solvabilit\u00e9 d\u2019une banque, de nombreux clients tentent de retirer leurs \u00e9conomies en m\u00eame temps. Si les r\u00e9serves de tr\u00e9sorerie de la banque ne suffisent pas pour satisfaire simultan\u00e9ment tous les \u00e9pargnants, ce que l\u2019on appelle la panique bancaire peut entra\u00eener l\u2019effondrement de l\u2019\u00e9tablissement financier. Cette faillite concerne alors non seulement les \u00e9pargnants et les propri\u00e9taires de la banque, mais aussi les emprunteurs, dont la source de financement de nouveaux projets se tarit\u00a0\u2013 une r\u00e9f\u00e9rence importante aux travaux de Ben Bernanke, qui a justement mis en \u00e9vidence cet \u00e9tranglement des cr\u00e9dits.<\/p>\n<p>Il est particuli\u00e8rement difficile de pr\u00e9voir une panique bancaire car celle-ci peut se produire m\u00eame si une banque est fonci\u00e8rement solide et que tous les doutes sur sa solvabilit\u00e9 sont infond\u00e9s. Il existe certes des indicateurs rendant une crise plus ou moins probable, mais on ne peut gu\u00e8re pr\u00e9voir quand une crise financi\u00e8re aura lieu et comment elle se d\u00e9roulera. Douglas Diamond et Philip Dybvig apportent donc eux aussi une r\u00e9ponse \u00e0 la question de la reine Elizabeth.<\/p>\n<p>Dans un autre article influent de 1984, Douglas Diamond analysait (cette fois sans Philip Dybvig) le r\u00f4le des banques dans le contr\u00f4le des emprunteurs<a href=\"#footnote_4\" id=\"footnote-anchor_4\" class=\"inline-footnote__anchor\">[4]<\/a>. Si les banques n\u2019existaient pas, les \u00e9pargnants devraient investir directement dans des cr\u00e9dits et contr\u00f4ler eux-m\u00eames si leur argent est bien g\u00e9r\u00e9. Le mod\u00e8le de Douglas Diamond montre que les banques font baisser les co\u00fbts de financement des emprunteurs en prenant \u00e0 leur charge l\u2019importante fonction de contr\u00f4le. Ce syst\u00e8me est efficace, mais il signifie \u00e9galement qu\u2019en cas de faillite, une banque ne peut plus exercer cette fonction de contr\u00f4le correctement, ce qui entra\u00eene l\u2019arr\u00eat de la conversion d\u2019\u00e9pargne liquide en investissements \u00e9conomiques productifs\u00a0\u2013 avec les cons\u00e9quences d\u00e9montr\u00e9es par Ben Bernanke.<\/p>\n<h2 class=\"text__graphic-title\">Des constats plus que jamais d\u2019actualit\u00e9<\/h2>\n<p>Les travaux des trois laur\u00e9ats sont le socle th\u00e9orique sur lequel se fondent aujourd\u2019hui aussi bien la r\u00e9glementation des banques que tous les instruments de politique \u00e9conomique destin\u00e9s \u00e0 contenir les crises financi\u00e8res. M\u00eame si elles ont \u00e9t\u00e9 \u00e9bauch\u00e9es il y a plus de quarante ans, les solutions de Douglas Diamond et de Philip Dybvig restent de la plus haute actualit\u00e9. L\u2019id\u00e9e d\u2019une garantie commune des d\u00e9p\u00f4ts est ainsi \u00e9voqu\u00e9e au sein de l\u2019Union mon\u00e9taire europ\u00e9enne pour \u00e9viter que les syst\u00e8mes bancaires nationaux ne soient victimes de ph\u00e9nom\u00e8nes de panique. Les banques centrales h\u00e9sitent quant \u00e0 elles \u00e0 ouvrir des comptes pour les particuliers, notamment par crainte d\u2019une \u00abpanique bancaire num\u00e9rique\u00bb (voir encadr\u00e9).<\/p>\n<p>Lorsqu\u2019il \u00e9tait pr\u00e9sident de la Fed (2006-2014), Ben Bernanke a d\u00e9montr\u00e9 l\u2019utilit\u00e9 des r\u00e9sultats de ses propres recherches. Sous son \u00e9gide, la R\u00e9serve f\u00e9d\u00e9rale am\u00e9ricaine a sauv\u00e9 de nombreuses banques entre 2008 et 2010\u00a0\u2013 non parce que cela \u00e9tait justifi\u00e9 moralement, mais pour \u00e9viter une r\u00e9\u00e9dition de la crise \u00e9conomique mondiale de 1930. En 2008, cela \u00e9tait contest\u00e9. On a ainsi laiss\u00e9 Lehman Brothers faire faillite, pour en faire un exemple, avant de se raviser.<\/p>\n<p>La reine Elizabeth ne peut plus entendre la r\u00e9ponse \u00e0 sa question. Mais les analyses des \u00e9conomistes distingu\u00e9s par le prix Nobel 2022 se sont av\u00e9r\u00e9s tr\u00e8s utiles, notamment pendant les grandes crises financi\u00e8res de ces vingt derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n<ol class=\"footnote\"><li id=\"footnote_1\" class=\"footnote--item\">Voir Ben Bernanke (1983).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_2\" class=\"footnote--item\">Voir Friedman et Schwartz (1963).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_2\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_3\" class=\"footnote--item\">Voir Diamond et Dybvig (1983).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_3\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_4\" class=\"footnote--item\">Voir Diamond (1984).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_4\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00abPourquoi personne ne l\u2019a-t-elle vu venir?\u00bb, demandait la reine Elizabeth, d\u00e9c\u00e9d\u00e9e r\u00e9cemment, au plus fort de la crise financi\u00e8re 2007-2008. 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Le prix Nobel 2022 r\u00e9compense trois \u00e9conomistes pour leurs recherches sur les banques et le r\u00f4le de celles-ci dans la survenue des crises financi\u00e8res.","post_hero_image_description":"Que se passe-t-il si tout le monde veut soudain retirer son argent en m\u00eame temps? Des retrait\u00e9s grecs assi\u00e8gent un employ\u00e9 de banque \u00e0 Ath\u00e8nes, en juillet 2015.","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"Keystone","post_references_literature":"<ul>\r\n \t<li class=\"content-copy\">Bernanke B. (1983). Nonmonetary effects of the financial crisis in the propagation of the Great Depression, American Economic Review 73, 257\u2013276.<\/li>\r\n \t<li class=\"content-copy\">Diamond D.. et Dybvig P. (1983). Bank runs, deposit insurance, and liquidity, Journal of Political Economy 91, 401\u2013419.<\/li>\r\n \t<li class=\"content-copy\">Diamond D. (1984). Financial intermediation and delegated monitoring, Review of Economic Studies 51, 393\u2013414.<\/li>\r\n \t<li class=\"content-copy\">Friedman M. et Schwartz A. (1963). A monetary history of the United States 1867\u20131960, Princeton University Press.<\/li>\r\n<\/ul>\r\n&nbsp;","post_kasten":[{"kasten_title":"Les ru\u00e9es num\u00e9riques sur les banques ","kasten_box":"Depuis la publication des recherches couronn\u00e9es par le prix Nobel, la transformation num\u00e9rique n\u2019a cess\u00e9 de modifier nos syst\u00e8mes mon\u00e9taires et de paiement. Avec l\u2019arriv\u00e9e des cryptomonnaies, en particulier, les banques centrales et les milieux scientifiques ont commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9valuer les possibilit\u00e9s d\u2019introduire une monnaie num\u00e9rique \u00e9mise par une banque centrale (\u00abMNBC\u00bb). Pour les particuliers, il faut imaginer une sorte d\u2019argent liquide \u00e9lectronique. Cependant, outre des questions encore en suspens concernant la protection des donn\u00e9es, l\u2019on craint aussi qu\u2019une MNBC accessible aux particuliers n\u2019accroisse dramatiquement le risque d\u2019une crise bancaire. L\u2019argent de la banque centrale serait une alternative s\u00fbre aux d\u00e9p\u00f4ts bancaires \u2013 si l\u2019on ne tient pas compte de la garantie de ces d\u00e9p\u00f4ts. Et comme il serait possible \u00e0 un client inquiet de transf\u00e9rer tous ses d\u00e9p\u00f4ts \u00e0 vue en quelques clics de souris, une telle \u00abru\u00e9e num\u00e9rique\u00bb pourrait intervenir beaucoup plus rapidement qu\u2019une ru\u00e9e classique et provoquer davantage de d\u00e9g\u00e2ts."}],"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":"","main_focus":"","serie_email":"","frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"","post_abstract":"","magazine_issue":null,"seco_author_reccomended_post":"","redaktoren":[5356],"korrektor":5346,"planned_publication_date":"2022-11-10 08:50:12","original_files":null,"external_release_for_author":null,"external_release_for_author_time":"","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/exedit\/63569ac43c9b4"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/176677"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9933"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=176677"}],"version-history":[{"count":20,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/176677\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":178849,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/176677\/revisions\/178849"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5346"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5356"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9931"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9932"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9933"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/177221"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=176677"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=176677"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=176677"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=176677"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=176677"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=176677"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}