{"id":182029,"date":"2023-04-14T07:07:29","date_gmt":"2023-04-14T05:07:29","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/?p=182029"},"modified":"2023-08-24T01:39:12","modified_gmt":"2023-08-23T23:39:12","slug":"le-changement-dimage-de-lentreprise-a-fait-lobjet-dintenses-discussions","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2023\/04\/le-changement-dimage-de-lentreprise-a-fait-lobjet-dintenses-discussions\/","title":{"rendered":"\u00abLe changement d\u2019image de l\u2019entreprise a fait l\u2019objet d\u2019intenses discussions\u00bb"},"content":{"rendered":"<div class=\"content-copy-questions\">Toutes nos f\u00e9licitations\u00a0! Blasercaf\u00e9 a re\u00e7u r\u00e9cemment le prix Phoenix de l\u2019Association fa\u00eeti\u00e8re suisse pour la succession d\u2019entreprise. Le prix distingue les entreprises suisses riches d\u2019une longue tradition. Quelle est la recette de votre succ\u00e8s?<\/div>\n<p><strong>Markus Blaser (76\u00a0ans, <\/strong>pr\u00e9sident du Conseil de direction): Le principal ingr\u00e9dient du succ\u00e8s, c\u2019est la motivation\u00a0! Il ne faut pas forcer les g\u00e9n\u00e9rations suivantes, chacun doit se sentir libre de travailler dans l\u2019entreprise familiale. Mais il ne faut pas non plus tenir les g\u00e9n\u00e9rations suivantes \u00e9loign\u00e9es de l\u2019entreprise. Les portes doivent toujours rester ouvertes.<\/p>\n<p><strong>Bettina Blaser (41\u00a0ans, <\/strong>directrice RH, fille de Markus Blaser): Le respect mutuel est essentiel. Chez nous aussi, il y a des conflits. Il faut savoir les affronter et les r\u00e9gler.<\/p>\n<p><strong>Marc K\u00e4ppeli (51\u00a0ans, <\/strong>directeur g\u00e9n\u00e9ral, neveu de Markus Blaser): Je suis arriv\u00e9 du Valais \u00e0 Berne pour mes \u00e9tudes en \u00e9conomie d\u2019entreprise. Ma m\u00e8re est la s\u0153ur de Markus Blaser. Lorsque je d\u00e9jeunais avec mes grands-parents, je les entendais parler de l\u2019entreprise. J\u2019\u00e9tais fascin\u00e9. Lorsque je voyais passer un v\u00e9hicule de Blasercaf\u00e9, je me sentais concern\u00e9. Je me suis int\u00e9ress\u00e9 de plus en plus au produit et \u00e0 l\u2019entreprise. La succession en est le r\u00e9sultat.<\/p>\n<div class=\"content-copy-questions\">Monsieur Blaser, vos deux enfants Bettina et Michael\u00a0\u2013 ce dernier ne participe pas \u00e0 l\u2019entretien\u00a0\u2013 ont acc\u00e9d\u00e9 \u00e0 la direction de Blasercaf\u00e9 par des voies diff\u00e9rentes. Comment l\u2019avez-vous v\u00e9cu?<\/div>\n<p><strong>Markus Blaser:<\/strong>\u00a0Michael a fait son apprentissage d\u2019employ\u00e9 de commerce dans la maison, puis il a encha\u00een\u00e9 avec la maturit\u00e9 commerciale. Son chemin semblait tout trac\u00e9. Mais les choses se sont pass\u00e9es autrement. Michael poss\u00e8de aussi une fibre artistique et il a \u00e9tudi\u00e9 la photographie. Pour moi, cela a \u00e9t\u00e9 un choc, mais ma femme m\u2019a fait comprendre qu\u2019il \u00e9tait important de soutenir pleinement les choix des enfants. Aujourd\u2019hui, Michael exprime ses talents artistiques au sein de l\u2019entreprise familiale en tant que responsable de la communication. Bettina, elle, s\u2019est tout de suite engag\u00e9e tr\u00e8s fortement dans l\u2019entreprise. Elle occupe \u00e0 pr\u00e9sent le poste de responsable des ressources humaines, qu\u2019elle a repris d\u2019une collaboratrice de longue date.<\/p>\n<p><strong>Bettina Blaser:<\/strong> J\u2019ai grandi avec l\u2019entreprise, elle fait partie de moi. J\u2019y ai commenc\u00e9 mon apprentissage d\u2019employ\u00e9e de commerce et j\u2019y ai toujours travaill\u00e9 pendant les vacances. Pour prendre du recul, j\u2019ai souvent s\u00e9journ\u00e9 au Br\u00e9sil, pays du caf\u00e9 par excellence<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"content-quotes\">La pression \u00e9tait grande. Cela ne partait pas d\u2019une mauvaise intention: l\u2019entreprise \u00e9tait encore petite et chaque membre de la famille devait apporter sa pierre \u00e0 l\u2019\u00e9difice.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"content-copy-questions\">Monsieur Blaser, avez-vous \u00e9t\u00e9 aussi libre que les jeunes g\u00e9n\u00e9rations d\u2019entrer ou non dans l\u2019entreprise familiale?<\/div>\n<p><strong>Markus Blaser:<\/strong> Non. Pour ma g\u00e9n\u00e9ration, c\u2019\u00e9tait diff\u00e9rent. La pression \u00e9tait grande. Cela ne partait pas d\u2019une mauvaise intention: l\u2019entreprise \u00e9tait encore petite et chaque membre de la famille devait apporter sa pierre \u00e0 l\u2019\u00e9difice. Aujourd\u2019hui, nous comptons des collaborateurs qui ont plus de vingt ans, voire trente ans de maison. Les connaissances sont largement diversifi\u00e9es et, par cons\u00e9quent, la pression sur les membres de notre famille est moins forte.<\/p>\n<div class=\"content-copy-questions\">Monsieur K\u00e4ppeli, vous travaillez chez Blasercaf\u00e9 depuis 1998. Quels postes y avez-vous occup\u00e9s?<\/div>\n<p><strong>Marc K\u00e4ppeli:<\/strong> Il n\u2019y en a pas eu tant que cela (rires). J\u2019avais 27\u00a0ans lorsque je suis arriv\u00e9. Markus, mon oncle, m\u2019avait demand\u00e9 si je pouvais m\u2019imaginer travailler chez Blasercaf\u00e9. \u00c0 ce moment-l\u00e0, mon grand-p\u00e8re, qui faisait partie de la 2<sup>e<\/sup>\u00a0g\u00e9n\u00e9ration, \u00e9tait gravement malade, d\u2019o\u00f9 le souhait de voir entrer un repr\u00e9sentant de la 4<sup>e<\/sup>\u00a0g\u00e9n\u00e9ration dans l\u2019entreprise. \u00c0 cette \u00e9poque, j\u2019aurais pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 voyager. Mais j\u2019ai aussi pu accomplir ce souhait dans le cadre de mon activit\u00e9 professionnelle.<\/p>\n<p><strong>Markus Blaser:<\/strong> Bien que mon p\u00e8re soit tomb\u00e9 malade soudainement, nous avons pu discuter de l\u2019entr\u00e9e de Marc dans l\u2019entreprise. Mon p\u00e8re \u00e9tait alors pr\u00e9sident du Conseil de direction, et moi directeur. Lorsqu\u2019il est d\u00e9c\u00e9d\u00e9, la fonction de pr\u00e9sident du Conseil de direction m\u2019est revenue en plus. Lors de mon d\u00e9part \u00e0 la retraite en 2006, Marc a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 directeur. Depuis, je ne pr\u00e9side plus que le Conseil de direction.<\/p>\n<div class=\"content-copy-questions\">\u00c0 son arriv\u00e9e dans l\u2019entreprise en 1998, Marc K\u00e4ppeli \u00e9tait-il d\u00e9j\u00e0 pressenti pour reprendre le poste de directeur?<\/div>\n<p><strong>Marc K\u00e4ppeli:<\/strong> Il y avait plusieurs options possibles \u00e0 ce moment-l\u00e0. Nous n\u2019avions pas encore abord\u00e9 les th\u00e8mes de la succession et de la direction. Apr\u00e8s quelque temps, j\u2019ai repris la direction de la torr\u00e9faction. C\u2019est dans cette activit\u00e9 ax\u00e9e sur la client\u00e8le que j\u2019ai trouv\u00e9 ma vocation. La rapidit\u00e9 avec laquelle je suis devenu directeur r\u00e9sulte d\u2019une conjugaison de facteurs. J\u2019\u00e9tais alors un jeune \u00e9conomiste d\u2019entreprise et j\u2019avais envie de changer les choses. C\u2019est aussi \u00e0 cette \u00e9poque que le pr\u00e9c\u00e9dent directeur s\u2019est retir\u00e9 pour des raisons de sant\u00e9.<\/p>\n<div class=\"content-copy-questions\">Le neveu de Markus Blaser, Marc K\u00e4ppeliest donc devenu directeur parce que les autres successeurs \u00e9taient occup\u00e9s ailleurs.<\/div>\n<p><strong>Bettina Blaser:<\/strong> En effet, mais aussi parce que Michael et moi avons dix ans de moins que Marc. En 2006, nous n\u2019\u00e9tions pas encore pr\u00eats \u00e0 occuper une telle fonction. Lorsque j\u2019\u00e9tais jeune, je voulais avant tout \u00eatre libre. Plus tard, en tant que m\u00e8re c\u00e9libataire, je me suis rendu compte que les responsabilit\u00e9s ne me font pas peur. C\u2019est ainsi que j\u2019ai fini par prendre la t\u00eate des ressources humaines. Blasercaf\u00e9 et Blaser Trading comptent au total 110\u00a0collaborateurs. J\u2019ai eu besoin de temps pour d\u00e9couvrir mes points forts et mes centres d\u2019int\u00e9r\u00eat.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/content\/uploads\/2023\/03\/Blasercafe-INTERVIEW-1.jpg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-182329\" src=\"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/content\/uploads\/2023\/03\/Blasercafe-INTERVIEW-1-1024x552.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"431\" \/><\/a><\/p>\n<h6 class=\"content-copy\">Marc K\u00e4ppeli, Markus Blaser et Bettina Blaser (de g. \u00e0 dr.) dans le bureau de Markus Blaser, au si\u00e8ge de Blasercaf\u00e9 \u00e0 Berne. (Bild: Keystone \/ Peter Schneider)<\/h6>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"content-copy-questions\">Le Prix Phoenix r\u00e9compense \u00e9galement la capacit\u00e9 d\u2019innovation d\u2019une entreprise. Chaque g\u00e9n\u00e9ration am\u00e8ne-t-elle son lot d\u2019innovations?<\/div>\n<p><strong>Markus Blase<\/strong>r: L\u2019innovation est un processus continu. Dans les ann\u00e9es 1950, mon p\u00e8re a mis en exploitation la premi\u00e8re machine \u00e0 torr\u00e9fier de Suisse enti\u00e8rement automatique. Sous ma direction, nous avons lanc\u00e9 la premi\u00e8re emballeuse automatique et modernis\u00e9 les appareils de torr\u00e9faction. Nous avons aussi innov\u00e9 lorsqu\u2019un acheteur de Swissair nous a demand\u00e9 de trouver une solution l\u00e9g\u00e8re et g\u00e9n\u00e9rant peu de d\u00e9chets pour le caf\u00e9 servi dans les avions. Une \u00e9quipe d\u2019ing\u00e9nieurs a alors modifi\u00e9 les machines \u00e0 caf\u00e9 en service dans l\u2019aviation, une innovation pour laquelle nous d\u00e9tenons un brevet mondial. Ces machines fonctionnent avec des coussinets sp\u00e9ciaux de Blasercaf\u00e9, plus l\u00e9gers et plus \u00e9cologiques que les dosettes m\u00e9talliques utilis\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9poque.<\/p>\n<p><strong>Marc K\u00e4ppeli:<\/strong> L\u2019id\u00e9e d\u2019un bar \u00e0 caf\u00e9 et torr\u00e9faction est \u00e0 mettre au cr\u00e9dit de la g\u00e9n\u00e9ration de Michael, Bettina et moi-m\u00eame. Avant cela, nos clients \u00e9taient principalement des entreprises. Nous avons ouvert le premier caf\u00e9 au si\u00e8ge de la G\u00fcterstrasse, \u00e0 Berne, il y a neuf ans car nous souhaitions nous rapprocher de la client\u00e8le et lui faire vivre l\u2019exp\u00e9rience du caf\u00e9 au plus pr\u00e8s. Nos clients peuvent y voir un artisan torr\u00e9facteur et un barista \u00e0 l\u2019\u0153uvre et acheter diff\u00e9rents caf\u00e9s torr\u00e9fi\u00e9s. Deux ans plus tard, nous avons ouvert un deuxi\u00e8me \u00e9tablissement pr\u00e8s de la gare, cette \u00e9volution a n\u00e9cessit\u00e9 un gros travail de persuasion de Markus Blaser\u2026<\/p>\n<p><strong>Markus Blaser:<\/strong> Oui, j\u2019avais de grandes r\u00e9serves. Je craignais de faire concurrence \u00e0 nos grands clients. Mais c\u2019est le contraire qui s\u2019est produit: le bar \u00e0 caf\u00e9 et torr\u00e9faction rend visible la valeur inh\u00e9rente de notre produit. Depuis, je suis m\u00eame la personne de la famille qui passe le plus de temps dans nos caf\u00e9s \u00e0 rencontrer les clients (rires).<\/p>\n<div class=\"content-copy-questions\">Quels sont pour vous les plus grands changements depuis que la 4<sup>e<\/sup>\u00a0g\u00e9n\u00e9ration est aux commandes?<\/div>\n<p><strong>Marc K\u00e4ppeli:<\/strong> Le plus grand changement concerne l\u2019image de l\u2019entreprise. Pendant longtemps, nous avons eu l\u2019image d\u2019un torr\u00e9facteur traditionnel, ce qui a fait l\u2019objet d\u2019intenses discussions entre les g\u00e9n\u00e9rations. L\u2019ouverture de notre bar \u00e0 caf\u00e9 et torr\u00e9faction a modernis\u00e9 notre image. Nous avons aussi revu les emballages pour les faire correspondre \u00e0 l\u2019air du temps. Enfin, en lan\u00e7ant les \u00abEasy Serving Espresso Pads\u00bb, nous avons int\u00e9gr\u00e9 un produit durable dans notre assortiment. Les <em>pads<\/em> sont compostables et vendus en vrac dans un emballage sans aluminium. Le temps aussi nous a aid\u00e9s: port\u00e9s par le ph\u00e9nom\u00e8ne des baristas, les produits autour du caf\u00e9 sont \u00e0 nouveau appr\u00e9ci\u00e9s \u00e0 leur juste valeur.<\/p>\n<div class=\"content-copy-questions\">La 5<sup>e<\/sup>\u00a0g\u00e9n\u00e9ration a d\u00e9j\u00e0 rejoint l\u2019entreprise. Madame Blaser, quel est votre sentiment en voyant votre fils Felice Blaser, 17 ans, accomplir son apprentissage d\u2019employ\u00e9 de commerce dans l\u2019entreprise familiale?<\/div>\n<p><strong>Bettina Blaser:<\/strong> Au d\u00e9but, cela m\u2019a inqui\u00e9t\u00e9e. J\u2019aurais pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 qu\u2019il fasse ses armes en dehors de Blasercaf\u00e9, car une telle exp\u00e9rience est tr\u00e8s pr\u00e9cieuse pour une longue carri\u00e8re au sein de notre entreprise familiale. Mais il peut aussi acqu\u00e9rir cette exp\u00e9rience apr\u00e8s son apprentissage. Si j\u2019\u00e9tais pr\u00e9occup\u00e9e, c\u2019est parce que moi aussi, j\u2019ai fait mon apprentissage d\u2019employ\u00e9e de commerce dans l\u2019entreprise familiale. Je savais donc ce qui attendait Felice: la pression est un peu plus grande et l\u2019insouciance de la jeunesse s\u2019\u00e9loigne un peu, car Felice doit bien s\u00fbr \u00eatre un exemple pour les autres apprentis.<\/p>\n<p><span class=\"content-quotes\"> L\u2019autorit\u00e9 de tutelle de l\u2019\u00e9poque a voulu retirer la direction \u00e0 C\u00e9cile Blaser, la femme du fondateur.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"content-copy-questions\">Selon le dernier barom\u00e8tre des pr\u00e9occupations des entreprises de la soci\u00e9t\u00e9 de conseil PWC, la p\u00e9nurie de personnel qualifi\u00e9 est le plus grand sujet d\u2019inqui\u00e9tude des PME. Partagez-vous ce sentiment?<\/div>\n<p><strong>Marc K\u00e4ppeli:<\/strong> Il n\u2019y a pas que la p\u00e9nurie de personnel qualifi\u00e9. Les co\u00fbts de l\u2019\u00e9nergie et le d\u00e9veloppement durable sont aussi des sujets de pr\u00e9occupation. En collaboration avec le Secr\u00e9tariat d\u2019\u00c9tat \u00e0 l\u2019\u00e9conomie, la CI Caf\u00e9 Suisse pr\u00e9voit de d\u00e9velopper la \u00abSwiss Sustainable Coffee Initiative\u00bb. Nous en faisons partie et voulons participer \u00e0 la mise en \u0153uvre de solutions tout au long de la cha\u00eene de valeur ajout\u00e9e du caf\u00e9.<\/p>\n<div class=\"content-copy-questions\">Quelles sont-elles?<\/div>\n<p><strong>Marc K\u00e4ppeli:<\/strong> Une partie du caf\u00e9 vert provient de pays en d\u00e9veloppement, o\u00f9 la durabilit\u00e9 a la vie dure, car ces pays ont d\u2019autres priorit\u00e9s. Il nous semble essentiel que notre soci\u00e9t\u00e9 s\u0153ur, la Blaser Trading\u00a0AG, soit en lien direct avec les pays d\u2019origine de notre mati\u00e8re premi\u00e8re. Nos acheteurs connaissent le plus souvent les plantations et leurs propri\u00e9taires personnellement et peuvent appr\u00e9cier la situation lors de leurs visites sur place. Gr\u00e2ce \u00e0 ces contacts personnels, des projets sociaux tr\u00e8s utiles sont r\u00e9guli\u00e8rement port\u00e9s \u00e0 notre connaissance et nous les soutenons selon les besoins.<\/p>\n<p><strong>Bettina Blaser:<\/strong> La p\u00e9nurie de main-d\u2019\u0153uvre sp\u00e9cialis\u00e9e n\u2019est pas le plus grand d\u00e9fi \u00e0 relever. Cependant, en plus de vingt ans de m\u00e9tier, il ne m\u2019\u00e9tait encore jamais arriver de ne pas repourvoir un poste imm\u00e9diatement. La recherche d\u2019un nouveau chef d\u2019atelier et d\u2019un responsable technique des machines \u00e0 torr\u00e9fier a pris tellement de temps l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re que nos nouveaux collaborateurs n\u2019ont pas pu \u00eatre form\u00e9s \u00e0 leurs t\u00e2ches par leurs pr\u00e9d\u00e9cesseurs.<\/p>\n<div class=\"content-copy-questions\">Depuis quand ressentez-vous la p\u00e9nurie de main-d\u2019\u0153uvre qualifi\u00e9e?<\/div>\n<p><strong>Bettina Blaser:<\/strong> Nous connaissons ce ph\u00e9nom\u00e8ne depuis cinq ans environ. Mais la situation s\u2019est beaucoup d\u00e9grad\u00e9e l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re. D\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, il y a moins de jeunes qui postulent. Autrefois, je recevais entre 70 et 100\u00a0candidatures pour un poste d\u2019apprenti de commerce. Aujourd\u2019hui, j\u2019en re\u00e7ois 20 au grand maximum.<\/p>\n<p><strong>Markus Blaser:<\/strong> J\u2019ai aussi \u00e9t\u00e9 chef du personnel pendant longtemps. Dans les ann\u00e9es 1980 et 1990, il y avait d\u00e9j\u00e0 des ann\u00e9es o\u00f9 une offre d\u2019emploi g\u00e9n\u00e9rait des centaines de candidatures et d\u2019autres o\u00f9 il n\u2019y avait que deux candidats, voire aucun. Ces fluctuations n\u2019ont rien de nouveau.<\/p>\n<div class=\"content-copy-questions\">La vente de l\u2019entreprise a-t-elle \u00e9t\u00e9 envisag\u00e9e au cours de son histoire plus que centenaire?<\/div>\n<p><strong>Markus Blaser:<\/strong> Les 2<sup>e<\/sup> et 3<sup>e<\/sup>\u00a0g\u00e9n\u00e9rations ne l\u2019ont jamais envisag\u00e9e. Il y a eu, par contre, des probl\u00e8mes avec la 1<sup>re<\/sup>\u00a0g\u00e9n\u00e9ration: le fondateur Walter Blaser est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 pr\u00e9matur\u00e9ment \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 49\u00a0ans. Sa femme C\u00e9cile a alors repris l\u2019entreprise \u00e0 Berne. L\u2019autorit\u00e9 de tutelle de l\u2019\u00e9poque a voulu lui retirer la direction, jugeant que C\u00e9cile, qui avait appris le m\u00e9tier de couturi\u00e8re, n\u2019\u00e9tait pas \u00e0 la hauteur de la t\u00e2che. Elle a cependant fait preuve d\u2019une grande volont\u00e9 et son fr\u00e8re, qui \u00e9tait responsable financier chez Chocolat Tobler \u00e0 Berne, lui a apport\u00e9 son aide. Gr\u00e2ce \u00e0 son soutien, C\u00e9cile a pu garder la direction de l\u2019entreprise familiale.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Toutes nos f\u00e9licitations\u00a0! Blasercaf\u00e9 a re\u00e7u r\u00e9cemment le prix Phoenix de l\u2019Association fa\u00eeti\u00e8re suisse pour la succession d\u2019entreprise. Le prix distingue les entreprises suisses riches d\u2019une longue tradition. Quelle est la recette de votre succ\u00e8s? 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La modernisation de l\u2019entreprise ne s\u2019est pas faite sans conflits entre les g\u00e9n\u00e9rations, comme le souligne son directeur Marc K\u00e4ppeli. La troisi\u00e8me et la quatri\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration nous expliquent le secret d\u2019une bonne transmission.  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Ses enfants Bettina Blaser (41\u00a0ans, directrice des ressources humaines) et Michael Blaser (43\u00a0ans, directeur du marketing et de la communication) dirigent avec Marc K\u00e4ppeli (52\u00a0ans, directeur g\u00e9n\u00e9ral) les activit\u00e9s op\u00e9rationnelles de Blasercaf\u00e9. Felice Blaser (17\u00a0ans), le fils de Bettina Blaser, effectue sa deuxi\u00e8me ann\u00e9e d\u2019apprentissage d\u2019employ\u00e9 de commerce au sein de l\u2019entreprise familiale. Blasercaf\u00e9 est sp\u00e9cialis\u00e9 dans la torr\u00e9faction et le n\u00e9goce de caf\u00e9 vert. Le bar \u00e0 caf\u00e9 et torr\u00e9faction, pr\u00e9sent d\u00e9sormais sur trois sites \u00e0 Berne, est le rendez-vous des amateurs de caf\u00e9. 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