{"id":200319,"date":"2024-07-11T06:55:46","date_gmt":"2024-07-11T04:55:46","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/?p=200319"},"modified":"2024-07-11T11:21:49","modified_gmt":"2024-07-11T09:21:49","slug":"lallemagne-a-la-veille-des-elections-regionales-dans-les-lander-de-lest-et-des-elections-au-bundestag","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2024\/07\/lallemagne-a-la-veille-des-elections-regionales-dans-les-lander-de-lest-et-des-elections-au-bundestag\/","title":{"rendered":"L\u2019Allemagne \u00e0 la veille des \u00e9lections r\u00e9gionales dans les L\u00e4nder de l\u2019Est et des \u00e9lections au Bundestag"},"content":{"rendered":"<p>Parmi les grandes nations europ\u00e9ennes, l\u2019Allemagne a longtemps \u00e9t\u00e9 un havre de stabilit\u00e9 politique. Olaf Scholz n\u2019est que le huiti\u00e8me chancelier en 75\u00a0ans d\u2019existence de la R\u00e9publique f\u00e9d\u00e9rale, tandis que, dans le m\u00eame temps, la Grande-Bretagne a connu 17\u00a0premiers ministres et l\u2019Italie a chang\u00e9 de gouvernement presque chaque ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Depuis quelques ann\u00e9es pourtant, le syst\u00e8me politique allemand est lui aussi de plus en plus instable, comme le montre notamment le syst\u00e8me des partis. \u00c0 l\u2019instar de bon nombre de ses voisins, l\u2019Allemagne assiste \u00e0 une fragmentation continue de son paysage politique, qui \u00e9tait traditionnellement domin\u00e9 par trois partis: l\u2019Union chr\u00e9tienne-d\u00e9mocrate\/Union chr\u00e9tienne-sociale (CDU\/CSU), le Parti social-d\u00e9mocrate d\u2019Allemagne (SPD) et le Parti lib\u00e9ral-d\u00e9mocrate (FDP), qui ont \u00e9t\u00e9 rejoints par les Verts (Die Gr\u00fcnen) dans les ann\u00e9es 1980. Depuis 2017, six partis si\u00e8gent au <em>Bundestag<\/em>, dont la gauche\u00a0(Die Linke)\u00a0qui s\u2019est depuis scind\u00e9e en deux formations distinctes. Lors des derni\u00e8res \u00e9lections europ\u00e9ennes, pour lesquelles l\u2019Allemagne n\u2019impose pas le seuil de 5%, quatorze partis ont remport\u00e9 des si\u00e8ges au Parlement europ\u00e9en.<\/p>\n<h2 class=\"text__graphic-title\">Des coalitions sans le centre<\/h2>\n<p>L\u2019une des cons\u00e9quences du morcellement du paysage politique allemand est qu\u2019il devient toujours plus compliqu\u00e9 de former un gouvernement. Alors qu\u2019en 2017, les n\u00e9gociations pour une coalition aux couleurs du drapeau jama\u00efcain (CDU\/CSU, Die Gr\u00fcnen et FDP) avaient \u00e9chou\u00e9, l\u2019Allemagne est gouvern\u00e9e depuis 2021\u00a0\u2013 pour la premi\u00e8re fois\u00a0\u2013 par une coalition aux couleurs d\u2019un feu tricolore (SPD, Die Gr\u00fcnen et FDP), une constellation qui fonctionne encore moins bien que les grandes coalitions des ann\u00e9es Merkel. D\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, cette fragmentation oblige les partis \u00e0 former des coalitions \u00abcontre nature\u00bb. L\u2019\u00e9poque o\u00f9 l\u2019Allemagne \u00e9tait dirig\u00e9e par un gouvernement tant\u00f4t centre-gauche, tant\u00f4t centre-droite est d\u00e9finitivement r\u00e9volue: les coalitions ne peuvent plus \u00eatre form\u00e9es qu\u2019en passant outre le centre, ce qui complique les n\u00e9gociations et cr\u00e9e ensuite un climat tr\u00e8s conflictuel dans la collaboration quotidienne.<\/p>\n<p>Avant que l\u2019Allemagne ne s\u2018int\u00e9resse en 2025 \u00e0 la constitution de son prochain gouvernement f\u00e9d\u00e9ral, des formations de gouvernement bien plus compliqu\u00e9es s\u2019annoncent dans trois <em>L\u00e4nder<\/em> de l\u2019Est du pays, puisqu\u2019en septembre, des \u00e9lections r\u00e9gionales se tiendront en Saxe, en Thuringe et dans le Brandebourg. La vraie question n\u2019est pas tant de savoir quel gouvernement en sortira, mais si un gouvernement quelconque pourra \u00eatre form\u00e9.<\/p>\n<p>Dans ces trois <em>L\u00e4nder<\/em>, le parti d\u2019extr\u00eame-droite Alternative f\u00fcr Deutschland (AfD) pourrait obtenir autour de 30% des voix (voir <em>tableau<\/em>). Dans le Brandebourg et en Thuringe, il a ainsi de fortes chances de devenir le premier parti au parlement r\u00e9gional, tandis que les partis Die Linke et la nouvelle alliance B\u00fcndnis Sahra Wagenknecht (BSW), \u00e0 l\u2019extr\u00eame gauche de l\u2019\u00e9chiquier politique, pourraient y faire leur entr\u00e9e. Math\u00e9matiquement, cela signifie qu\u2019il pourrait devenir impossible de former un gouvernement au centre, d\u2019autant plus que le FDP risque fort de ne pas franchir le seuil des 5% dans ces trois <em>L\u00e4nder<\/em>.<\/p>\n<h2 class=\"text__graphic-title\">L\u2019AfD est en t\u00eate dans les derniers sondages sur les \u00e9lections r\u00e9gionales en Allemagne de l\u2019Est<\/h2>\n<p><a href=\"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/content\/uploads\/2024\/07\/DV_07-24_Haffert_FR-1024x363.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-large wp-image-201002\" src=\"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/content\/uploads\/2024\/07\/DV_07-24_Haffert_FR-1024x363.png\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"284\" srcset=\"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/content\/uploads\/2024\/07\/DV_07-24_Haffert_FR-1024x363.png 1024w, https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/content\/uploads\/2024\/07\/DV_07-24_Haffert_FR-300x106.png 300w, https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/content\/uploads\/2024\/07\/DV_07-24_Haffert_FR-768x272.png 768w, https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/content\/uploads\/2024\/07\/DV_07-24_Haffert_FR-1536x544.png 1536w, https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/content\/uploads\/2024\/07\/DV_07-24_Haffert_FR.png 1734w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/a><\/p>\n<div class=\"diagram-legend\">Remarque: <a href=\"https:\/\/www.wahlrecht.de\/umfragen\/landtage\/brandenburg.htm\">Brandebourg<\/a> : sondage du 24.05.2024 r\u00e9alis\u00e9 par Insa. <a href=\"https:\/\/www.wahlrecht.de\/umfragen\/landtage\/sachsen.htm\">Saxe<\/a> : sondage du 20.06.2024 d&#8217;Infratest Dimap. <a href=\"https:\/\/www.wahlrecht.de\/umfragen\/landtage\/thueringen.htm\">Thuringe<\/a> : sondage du 18.06.2024 r\u00e9alis\u00e9 par Infratest Dimap. Source: Wahlrecht.de (Sonntagsfrage) \/ La Vie \u00e9conomique<\/div>\n<h2 class=\"text__graphic-title\">Des n\u00e9gociations difficiles en perspective<\/h2>\n<p>Le Brandebourg, o\u00f9 la coalition actuelle SPD\/CDU\/Die Gr\u00fcnen a des chances r\u00e9alistes d\u2019obtenir une nouvelle majorit\u00e9, est le <em>Land<\/em> le plus susceptible de voir un gouvernement se former sans trop de difficult\u00e9s. En Saxe en revanche, il est tr\u00e8s probable que l\u2019actuelle coalition noire-rouge-vert perde sa majorit\u00e9. En Thuringe enfin, o\u00f9 les quatre partis du centre\u00a0\u2013 CDU, SPD, Die Gr\u00fcnen, FDP\u00a0\u2013 n\u2019ont encore jamais pu r\u00e9unir de majorit\u00e9, le <em>Land<\/em> est dirig\u00e9 par un gouvernement minoritaire rouge-rouge-vert sous la conduite de Bodo Ramelow, du parti Die Linke.<\/p>\n<p>Les n\u00e9gociations de coalition s\u2019annoncent donc tr\u00e8s difficiles, du moins en Saxe et en Thuringe. L\u2019AfD sera tenue \u00e0 l\u2019\u00e9cart: tous les partis se sont clairement oppos\u00e9s \u00e0 une coalition avec elle et ne reviendront sans doute pas sur leur d\u00e9cision apr\u00e8s les \u00e9lections, car les f\u00e9d\u00e9rations r\u00e9gionales de l\u2019AfD d\u00e9fendent trop ouvertement des positions de la droite extr\u00eame.<\/p>\n<p>La CDU s\u2019est \u00e9galement mur\u00e9e dans un \u00abnon\u00bb intransigeant \u00e0 l\u2019\u00e9gard de Die Linke, ce qui l\u2019a emp\u00each\u00e9e de former un gouvernement en Thuringe d\u00e8s 2019 et l\u2019a contrainte \u00e0 une coalition avec Die Gr\u00fcnen, un parti qu\u2019elle n\u2019appr\u00e9cie gu\u00e8re, en Saxe. Si la CDU s\u2019obstine et qu\u2019aucune majorit\u00e9 ne se d\u00e9gage au centre, le positionnement des autres partis par rapport \u00e0 la toute jeune formation de Sahra Wagenknecht sera d\u00e9terminant. Le d\u00e9bat \u00e0 ce sujet ne fait que commencer au sein de la CDU.<\/p>\n<p>La CDU a toujours exclu une alliance avec le parti Die Linke, arguant que ce dernier \u00e9tait le successeur du SED, le parti au pouvoir dans l\u2019ancienne R\u00e9publique d\u00e9mocratique allemande (RDA). De toute \u00e9vidence, cet argument ne peut pas s\u2019appliquer \u00e0 la BSW: avec ses positions conservatrices sur les questions migratoires et sociales, cette derni\u00e8re pourrait bien \u00eatre un partenaire appropri\u00e9 pour la CDU. La BSW a cependant \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e il y a moins d\u2019un an et commence tout juste \u00e0 se structurer, sans compter qu\u2019elle se place dans une opposition virulente et souvent populiste par rapport aux partis \u00e9tablis. Une participation au gouvernement ne lui viendrait donc pas naturellement et elle se demandera sans doute \u00e9galement s\u2019il est dans son int\u00e9r\u00eat d\u2019entrer dans un gouvernement.<\/p>\n<h2 class=\"text__graphic-title\">Les coalitions faibles renforcent les ministres-pr\u00e9sidents<\/h2>\n<p>M\u00eame si des gouvernements devaient sortir des urnes en Saxe et en Thuringe, ils seront probablement fragiles. La faiblesse des partis et l\u2019instabilit\u00e9 de leur syst\u00e8me font cro\u00eetre le besoin d\u2019autres sources de stabilit\u00e9. Bien que cela puisse sembler paradoxal, la faiblesse de ces coalitions renforce le r\u00f4le des ministres-pr\u00e9sidents. Ces derniers sont, de loin, les hommes et femmes politiques les plus connus de leurs <em>L\u00e4nder<\/em> respectifs, ils tr\u00f4nent tels des souverains au-dessus des \u00abquerelles partisanes\u00bb et se profilent comme le dernier rempart contre l\u2019AfD. On voit ainsi se consolider une tendance observ\u00e9e depuis quelques ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0 en Allemagne: lorsque la majorit\u00e9 parlementaire est faible, le gouvernement gagne en importance et la d\u00e9mocratie parlementaire a tendance \u00e0 se pr\u00e9sidentialiser.<\/p>\n<p>Durant les prochaines campagnes \u00e9lectorales, les ministres-pr\u00e9sidents se pr\u00e9senteront donc une fois de plus comme les garants ultimes d\u2019une stabilit\u00e9 du syst\u00e8me politique actuellement vacillante. Suivant cette logique, le SPD misera tout sur son atout Olaf Scholz lors de sa prochaine campagne \u00e9lectorale pour les \u00e9lections au <em>Bundestag<\/em>, m\u00eame si le Chancelier actuel ne jouit pas d\u2019une grande popularit\u00e9, pr\u00e9f\u00e9rant miser sur un candidat bien connu de l\u2019\u00e9lectorat plut\u00f4t que de rajouter de l\u2019incertitude dans un contexte politique d\u00e9j\u00e0 instable. L\u2019impopularit\u00e9 de la coalition en feu tricolore ne promet toutefois qu\u2019un succ\u00e8s limit\u00e9 \u00e0 cette strat\u00e9gie.<\/p>\n<p>L\u2019Allemagne entre donc dans une p\u00e9riode politique agit\u00e9e, marqu\u00e9e par la difficult\u00e9 croissante \u00e0 former des gouvernements, tandis que ces derniers seront gagn\u00e9s par l\u2019instabilit\u00e9 et d\u00e9pendront de plus en plus de la popularit\u00e9 de certains dirigeants. D\u00e9j\u00e0 bien install\u00e9e en Allemagne de l\u2019Est, cette situation s\u2019\u00e9tend d\u00e9sormais \u00e0 tout le pays, prouvant que l\u2019instabilit\u00e9 politique dont de nombreux \u00c9tats europ\u00e9ens sont la proie n\u2019\u00e9pargne pas l\u2019Allemagne.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Parmi les grandes nations europ\u00e9ennes, l\u2019Allemagne a longtemps \u00e9t\u00e9 un havre de stabilit\u00e9 politique. Olaf Scholz n\u2019est que le huiti\u00e8me chancelier en 75\u00a0ans d\u2019existence de la R\u00e9publique f\u00e9d\u00e9rale, tandis que, dans le m\u00eame temps, la Grande-Bretagne a connu 17\u00a0premiers ministres et l\u2019Italie a chang\u00e9 de gouvernement presque chaque ann\u00e9e. Depuis quelques ann\u00e9es pourtant, le syst\u00e8me [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":12154,"featured_media":200929,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[81,83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[106],"post_content_subject":[161],"acf":{"seco_author":12154,"seco_co_author":"","author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Assoziierter Professor f\u00fcr vergleichende Politik, Institut f\u00fcr Politikwissenschaften und internationale Beziehungen, Universit\u00e4t Genf","seco_author_post_occupation_fr":"Professeur associ\u00e9 de politique compar\u00e9e, d\u00e9partement de science politique et relations internationales, Universit\u00e9 de Gen\u00e8ve","seco_co_authors_post_ocupation":null,"short_title":"","post_lead":"\u00c0 l\u2019approche des \u00e9lections r\u00e9gionales qui auront lieu en septembre en Saxe, en Thuringe et dans le Brandebourg, la formation de gouvernements r\u00e9gionaux se complique en Allemagne. La grande question est de savoir si, dans ces <i>L\u00e4nder<\/i>, un quelconque gouvernement sortira des urnes.","post_hero_image_description":"Former un gouvernement devient de plus en plus difficile du fait de la fragmentation du paysage politique.","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"Keystone","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":"","main_focus":"","serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"","post_abstract":"","magazine_issue":null,"seco_author_reccomended_post":"","redaktoren":"","korrektor":"","planned_publication_date":"2024-07-11 04:55:46","original_files":null,"external_release_for_author":null,"external_release_for_author_time":"","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/exedit\/6679170b47699"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/200319"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/12154"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=200319"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/200319\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":201050,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/200319\/revisions\/201050"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/12154"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/200929"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=200319"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=200319"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=200319"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=200319"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=200319"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=200319"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}