{"id":213949,"date":"2025-10-07T07:12:57","date_gmt":"2025-10-07T05:12:57","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/?p=213949"},"modified":"2025-10-07T09:37:11","modified_gmt":"2025-10-07T07:37:11","slug":"ameliorer-la-formation-pour-endiguer-les-interruptions-dapprentissage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2025\/10\/ameliorer-la-formation-pour-endiguer-les-interruptions-dapprentissage\/","title":{"rendered":"Am\u00e9liorer la formation pour endiguer les interruptions d\u2019apprentissage"},"content":{"rendered":"<p>En Suisse, environ 25% des contrats d\u2019apprentissage conclus dans le cadre de la formation professionnelle initiale sont r\u00e9sili\u00e9s. Selon une <a href=\"https:\/\/workmed.ch\/wp-content\/uploads\/bericht-studie-lernende-fr.pdf\">\u00e9tude<\/a> r\u00e9cente de Workmed, une entreprise co-fond\u00e9e par la Psychiatrie B\u00e2le-Campagne et l\u2019assureur maladie Swica, 22% des personnes en apprentissage envisagent par ailleurs d\u2019interrompre leur formation, en raison notamment d\u2019un sentiment d&#8217;\u00eatre d\u00e9bord\u00e9, d\u2019une forte pression en termes de performance, d\u2019attentes trop \u00e9lev\u00e9es, d\u2019un manque de reconnaissance, d\u2019un soutien insuffisant au sein de l\u2019entreprise formatrice, de conflits ou d\u2019une mauvaise ambiance de travail.<\/p>\n<p>Si la r\u00e9siliation d\u2019un contrat ne signifie pas toujours la fin de la formation, de nombreux jeunes se lan\u00e7ant par la suite dans un nouvel apprentissage, une part consid\u00e9rable d\u2019entre eux quittent n\u00e9anmoins le syst\u00e8me \u00e9ducatif sans dipl\u00f4me. Actuellement, environ 90% des jeunes obtiennent un dipl\u00f4me, ce qui signifie que, vingt ans apr\u00e8s sa d\u00e9finition, l\u2019objectif commun de la Conf\u00e9d\u00e9ration et des cantons, \u00e0 savoir que 95% des jeunes poss\u00e8dent un dipl\u00f4me du degr\u00e9 secondaire\u00a0II (maturit\u00e9 gymnasiale, sp\u00e9cialis\u00e9e ou professionnelle ou dipl\u00f4me de fin d\u2019apprentissage), n\u2019est toujours pas atteint.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"content-quotes\">Le stress, le surmenage et les probl\u00e8mes de sant\u00e9 des jeunes sont souvent minimis\u00e9s.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Des causes structurelles peuvent expliquer cette situation, notamment l\u2019\u00e2ge pr\u00e9coce, en comparaison internationale, auquel les jeunes choisissent un m\u00e9tier, soit 14\u00a0ou 15\u00a0ans. En outre, le passage de l\u2019\u00e9cole au monde professionnel s\u2019av\u00e8re difficile car les apprenties et apprentis ont moins de temps libre en raison de vacances plus courtes et d\u2019horaires de travail plus long. Bien souvent, les conflits avec les formateurs professionnels ou au sein de l\u2019\u00e9quipe sont d\u00e9terminants dans la d\u00e9cision de r\u00e9silier un contrat d\u2019apprentissage.<\/p>\n<p>Vient s\u2019ajouter \u00e0 cela une forte pression en termes de rendement, le stress, le surmenage et les probl\u00e8mes de sant\u00e9 des jeunes \u00e9tant souvent minimis\u00e9s. Du reste, les apprenties et apprentis sont plus souvent expos\u00e9s aux risques d\u2019accidents. Les m\u00e9tiers dans lesquels les femmes sont fortement repr\u00e9sent\u00e9es, comme les soins ou la coiffure, combinent des charges physiques et psychiques \u00e9lev\u00e9es. Sans compter le harc\u00e8lement sexuel, auquel les apprenties et apprentis sont plus vuln\u00e9rables en raison de leur jeune \u00e2ge. La majorit\u00e9 des victimes garde pourtant le silence ou interrompt son apprentissage.<\/p>\n<p>Une r\u00e9cente \u00e9tude de la Haute \u00e9cole f\u00e9d\u00e9rale en formation professionnelle (HEFP) montre que les personnes en charge de la formation en entreprise sont \u00e9galement sous pression: 76% d\u2019entre elles ne disposent pas du temps n\u00e9cessaire pour assurer leur mission, un v\u00e9ritable paradoxe dans un pays fier de son syst\u00e8me dual.<\/p>\n<p>Cette situation a des cons\u00e9quences gravissimes car les personnes qui n\u2019obtiennent pas leur dipl\u00f4me professionnel sont plus souvent confront\u00e9es au ch\u00f4mage, \u00e0 de bas salaires et \u00e0 la pauvret\u00e9. Les ruptures d\u2019apprentissage ne sont donc pas des \u00e9checs individuels, mais le reflet de conditions de travail et de formation inadapt\u00e9es.<\/p>\n<p>C\u2019est la raison pour laquelle l\u2019Union syndicale suisse (USS) r\u00e9clame une am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de la formation en entreprise et des moyens suffisants pour l\u2019accompagnement des apprenties et apprentis. Il est en outre n\u00e9cessaire de renforcer le r\u00f4le des formatrices et formateurs en leur accordant davantage de temps et de reconnaissance et en leur proposant des formations continues. Il est en outre indispensable d\u2019am\u00e9liorer la protection des jeunes au travail en mettant en place un suivi efficace de l\u2019apprentissage: celui-ci doit inclure des visites r\u00e9guli\u00e8res en entreprise, un accompagnement des entreprises formatrices, un travail social professionnel en milieu scolaire (y compris dans les \u00e9coles professionnelles) ainsi qu\u2019un minimum de huit\u00a0semaines de vacances pour les apprenties et apprentis, les jeunes \u00e2g\u00e9s de moins de 20\u00a0ans ne disposant actuellement que de cinq\u00a0semaines de cong\u00e9s.<\/p>\n<p>Seul un apprentissage adapt\u00e9 aux jeunes, attractif et \u00e9quitable permettra de r\u00e9duire efficacement le taux de r\u00e9siliation de contrats d\u2019apprentissage et d\u2019assurer ainsi une rel\u00e8ve dont la Suisse a un besoin urgent.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En Suisse, environ 25% des contrats d\u2019apprentissage conclus dans le cadre de la formation professionnelle initiale sont r\u00e9sili\u00e9s. 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