{"id":214923,"date":"2025-12-11T06:45:35","date_gmt":"2025-12-11T05:45:35","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/?p=214923"},"modified":"2025-12-11T13:59:34","modified_gmt":"2025-12-11T12:59:34","slug":"lagriculture-va-t-elle-bientot-manquer-deau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2025\/12\/lagriculture-va-t-elle-bientot-manquer-deau\/","title":{"rendered":"L\u2019agriculture va-t-elle bient\u00f4t manquer d\u2019eau?"},"content":{"rendered":"<p>Lorsqu\u2019on parle de p\u00e9nuries d\u2019eau, c\u2019est rarement en association avec la Suisse. Or, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, le manque d\u2019eau s\u2019est accentu\u00e9 dans les rivi\u00e8res et les lacs de taille petite \u00e0 moyenne: apr\u00e8s l\u2019\u00e9t\u00e9 caniculaire de 2003, les ann\u00e9es 2011, 2015, 2018, 2022 et 2023 ont elles aussi \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9es par la chaleur et la s\u00e9cheresse. En 2022, ann\u00e9e certainement rest\u00e9e dans beaucoup de m\u00e9moires, la Suisse a connu d\u00e8s le mois de juin une vague de chaleur exceptionnellement pr\u00e9coce, suivie de deux \u00e9pisodes de s\u00e9cheresse en juillet et en ao\u00fbt, qui ont pouss\u00e9 de nombreux cantons, tels que Fribourg, le Jura, la Thurgovie et l\u2019Argovie, \u00e0 interdire temporairement aux agricultrices et agriculteurs de pr\u00e9lever de l\u2019eau pour leurs cultures dans les ruisseaux et les rivi\u00e8res.<\/p>\n<p>Ce probl\u00e8me, qui affecte de plus en plus souvent le monde agricole, s\u2019explique par le changement climatique et tient plus pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 deux raisons. D\u2019une part, une diminution des pr\u00e9cipitations estivales qui entra\u00eene une baisse du d\u00e9bit des cours d\u2019eau, et, d\u2019autre part, une augmentation des besoins en eau des cultures, due aux temp\u00e9ratures \u00e9lev\u00e9es de l\u2019air qui \u00abass\u00e8chent\u00bb l\u2019atmosph\u00e8re. Autrement dit, l\u2019agriculture a besoin de plus d\u2019eau lorsque les sols sont ass\u00e9ch\u00e9s et que les cours d\u2019eau ont un faible d\u00e9bit.<\/p>\n<p>Afin de prot\u00e9ger la faune et la flore des ruisseaux et des rivi\u00e8res des effets de l\u2019\u00e9tiage, les interdictions de pr\u00e9l\u00e8vement de l\u2019eau visant l\u2019agriculture se sont multipli\u00e9es ces derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n<h2 class=\"text__graphic-title\">\u00c0 la recherche de sources s\u00fbres<\/h2>\n<p>En Suisse, de nombreux agriculteurs et agricultrices pr\u00e9l\u00e8vent de l\u2019eau dans les cours d\u2019eau, les lacs et les eaux souterraines afin d\u2019irriguer leurs cultures. Pour pouvoir utiliser cette ressource, ils doivent obtenir une concession aupr\u00e8s des offices cantonaux comp\u00e9tents et s\u2019acquitter d\u2019un forfait annuel dont le montant varie en fonction de la puissance des pompes employ\u00e9es, mais reste g\u00e9n\u00e9ralement nettement inf\u00e9rieur au prix de l\u2019eau provenant du r\u00e9seau d\u2019eau potable. M\u00eame s\u2019ils ont accord\u00e9 une concession, les offices cantonaux peuvent restreindre, voire interdire, les pr\u00e9l\u00e8vements dans certains cours d\u2019eau. Ces mesures concernent le plus souvent les petits cours d\u2019eau et ceux de taille moyenne, mais peuvent parfois \u00e9galement s\u2019appliquer aux eaux souterraines.<\/p>\n<p>Les cons\u00e9quences sont drastiques pour les agricultrices et agriculteurs touch\u00e9s par une interdiction, car ils risquent de perdre une partie de leurs r\u00e9coltes et de leurs revenus s\u2019ils ne parviennent pas \u00e0 trouver une autre solution (pr\u00e9l\u00e8vement d\u2019eau dans des rivi\u00e8res plus importantes, des lacs, des eaux souterraines ou \u00e0 partir du r\u00e9seau d\u2019eau potable). Nombreux sont ceux qui choisissent d\u00e8s lors d\u2019investir afin de s\u2019assurer l\u2019acc\u00e8s \u00e0 des ressources hydriques.<\/p>\n<p>Ils peuvent ainsi se regrouper en coop\u00e9ratives d\u2019irrigation afin de r\u00e9aliser des projets d\u2019infrastructures de grande envergure dans le but d\u2019utiliser l\u2019eau provenant des grands lacs et des cours d\u2019eau qui sont rarement soumis \u00e0 des interdictions de pr\u00e9l\u00e8vement. Ces projets passent souvent par l\u2019installation de conduites et de pompes puissantes, capables d\u2019acheminer l\u2019eau sur de grandes distances. Une autre solution consiste \u00e0 exploiter les importantes ressources en eaux souterraines. Lorsque ces deux solutions ne sont pas envisageables, la cr\u00e9ation de r\u00e9servoirs peut aider \u00e0 limiter les pertes de revenus dues \u00e0 une p\u00e9nurie d\u2019eau\u00a0; pour remplir ceux-ci, il est possible par exemple de collecter l\u2019eau de pluie ou de pomper l\u2019eau dans les rivi\u00e8res lorsque leur niveau est \u00e9lev\u00e9<\/p>\n<h2 class=\"text__graphic-title\">Des conflits en perspective?<\/h2>\n<p>Les agricultrices et agriculteurs font face aux p\u00e9nuries d\u2019eau de mani\u00e8re proactive et pragmatique. Quant aux services charg\u00e9s de la gestion globale des ressources hydriques, ils sont confront\u00e9s \u00e0 de nouvelles questions en raison de la rar\u00e9faction des ressources en eau: faut-il repenser la coordination de l\u2019utilisation des ressources en eau dans l\u2019agriculture? \u00a0La nouvelle utilisation de l\u2019eau dans l\u2019agriculture risque-t-elle de cr\u00e9er des tensions avec d\u2019autres utilisateurs?<\/p>\n<p>Ce qui \u00e9tait rarement un probl\u00e8me jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent pourrait le devenir \u00e0 l\u2019avenir. Il faut donc \u00e9valuer plus pr\u00e9cis\u00e9ment la consommation d\u2019eau utilis\u00e9e dans le pays pour l\u2019irrigation, afin d\u2019anticiper les \u00e9ventuels conflits qui pourraient survenir.<\/p>\n<p>Actuellement, seuls quelques cantons recensent les volumes d\u2019eau utilis\u00e9s pour l\u2019irrigation agricole, tandis que les concessions de pr\u00e9l\u00e8vements d\u2019eau ne fixent souvent qu\u2019une quantit\u00e9 maximale. Dans les faits, on conna\u00eet donc tr\u00e8s mal la consommation effective de l\u2019agriculture.<\/p>\n<h2 class=\"text__graphic-title\">Estimer la consommation d\u2019eau<\/h2>\n<p>Il serait compliqu\u00e9 et co\u00fbteux de mesurer plus pr\u00e9cis\u00e9ment la consommation d\u2019eau pour l\u2019irrigation agricole, sans compter qu\u2019il serait de toute fa\u00e7on impossible de mettre en \u0153uvre de telles mesures du jour au lendemain. L\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019environnement (Ofev) a donc confi\u00e9 \u00e0 Agroscope, l\u2019Institut de recherche agronomique et agroalimentaire de la Conf\u00e9d\u00e9ration, l\u2019\u00e9valuation de ladite consommation sur la base des g\u00e9odonn\u00e9es disponibles pour l\u2019ensemble de la Suisse<a href=\"#footnote_1\" id=\"footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor\">[1]<\/a>. Cette analyse repose sur un mod\u00e8le biophysique qui permet de pr\u00e9voir les besoins d\u2019irrigation de diff\u00e9rentes cultures en fonction du climat et du sol, auquel sont int\u00e9gr\u00e9es des r\u00e8gles concernant les pratiques courantes d\u2019irrigation afin d\u2019en d\u00e9duire la consommation d\u2019eau.<\/p>\n<p>Les comportements des agricultrices et agriculteurs varient fortement et diff\u00e8rent souvent des r\u00e8gles inscrites dans l\u2019algorithme. La m\u00e9thode utilis\u00e9e par Agroscope a n\u00e9anmoins permis d\u2019estimer avec suffisamment de pr\u00e9cision leur consommation d\u2019eau pendant les ann\u00e9es s\u00e8ches et chaudes 2022 et 2023, car des informations r\u00e9gionales sur les surfaces irrigu\u00e9es \u00e9taient disponibles, rendant possible la comparaison des estimations avec la consommation effective. En ce qui concerne l\u2019ann\u00e9e 2021, particuli\u00e8rement pluvieuse, les quantit\u00e9s d\u2019eau consomm\u00e9es dans ces r\u00e9gions ont en revanche \u00e9t\u00e9 fortement sous-estim\u00e9es.<\/p>\n<h2 class=\"text__graphic-title\">La consommation d\u2019eau en hausse dans l\u2019industrie et l\u2019artisanat<\/h2>\n<p>Faute de donn\u00e9es, il est difficile d\u2019estimer la situation \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de la Suisse. Au vu des r\u00e9sultats r\u00e9gionaux, l\u2019estimation de la consommation nationale en 2021 (9,5\u00a0millions de m\u00e8tres cubes) semble largement inf\u00e9rieure \u00e0 la consommation r\u00e9elle. Les estimations pour 2022 (41\u00a0millions de m<sup>3<\/sup>) et 2023 (31\u00a0millions de m<sup>3<\/sup>) sont en revanche bien plus r\u00e9alistes, puisque les r\u00e9sultats concordent largement avec les estimations<a href=\"#footnote_2\" id=\"footnote-anchor_2\" class=\"inline-footnote__anchor\">[2]<\/a> de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique pour 2023.<\/p>\n<p>Ce volume correspond environ \u00e0 la moiti\u00e9 de l\u2019eau distribu\u00e9e par le r\u00e9seau public \u00e0 l\u2019industrie et \u00e0 l\u2019artisanat. \u00c0 noter que les cultures les plus gourmandes en eau sont, selon les estimations d\u2019Agroscope, les cultures mara\u00eech\u00e8res, fruiti\u00e8res ainsi que les surfaces herbag\u00e8res, l\u2019irrigation des prairies jouant un r\u00f4le important surtout en Valais.<\/p>\n<h2 class=\"text__graphic-title\">Des incertitudes majeures<\/h2>\n<p>Bien qu\u2019elles confirment largement les donn\u00e9es disponibles, les estimations mod\u00e9lis\u00e9es par Agroscope demeurent trop impr\u00e9cises pour permettre une gestion des ressources hydriques viable. Pour les am\u00e9liorer, il faudra savoir notamment quelles cultures sont cultiv\u00e9es et irrigu\u00e9es sur quelles surfaces ainsi que disposer d\u2019informations plus pr\u00e9cises sur les quantit\u00e9s d\u2019eau pr\u00e9lev\u00e9es et effectivement utilis\u00e9es pour l\u2019irrigation.<\/p>\n<p>L\u2019Ofev et la <a href=\"https:\/\/www.bfh.ch\/hafl\/fr\/\">Haute \u00e9cole des sciences agronomiques, foresti\u00e8res et alimentaires<\/a> s\u2019attachent actuellement \u00e0 r\u00e9colter ces donn\u00e9es dans diff\u00e9rentes r\u00e9gions, afin de d\u00e9terminer quelles cultures sont irrigu\u00e9es sur quelles parcelles et \u00e0 quelle p\u00e9riode de l\u2019ann\u00e9e. En parall\u00e8le, des compteurs enregistrent les quantit\u00e9s d\u2019eau consomm\u00e9e.<\/p>\n<p>Ces informations permettront d\u2019am\u00e9liorer les estimations mod\u00e9lis\u00e9es par Agroscope et de d\u00e9terminer quelles donn\u00e9es sont n\u00e9cessaires, compte tenu de la m\u00e9thode utilis\u00e9e, \u00e0 l\u2019\u00e9valuation de la consommation d\u2019eau r\u00e9elle de l\u2019agriculture. Car c\u2019est en estimant et en anticipant avec suffisamment de pr\u00e9cision cette consommation et les besoins en eau r\u00e9gion par r\u00e9gion, puis en comparant ces donn\u00e9es et les besoins des autres secteurs avec les ressources disponibles, qu\u2019il sera possible d\u2019inscrire les besoins de l\u2019agriculture dans une strat\u00e9gie globale de gestion des eaux. En outre, l\u2019identification pr\u00e9coce de potentiels conflits li\u00e9s \u00e0 l\u2019utilisation de l\u2019eau permettra de mettre en place, en temps utiles, des mesures qui r\u00e9pondent aux besoins de toutes les parties concern\u00e9es.<\/p>\n<ol class=\"footnote\"><li id=\"footnote_1\" class=\"footnote--item\">Voir Baumgartner <em>et al. <\/em>(2025).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_2\" class=\"footnote--item\">Voir Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique (2024).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_2\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lorsqu\u2019on parle de p\u00e9nuries d\u2019eau, c\u2019est rarement en association avec la Suisse. 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Modellbasierte Sch\u00e4tzungen des Wasserverbrauchs f\u00fcr Bew\u00e4sserung in der Schweiz<\/a> (<em>Estimations mod\u00e9lis\u00e9es de la consommation d\u2019eau d\u2019irrigation en suisse<\/em>, en allemand seulement avec r\u00e9sum\u00e9 en fran\u00e7ais). \u00c9tude command\u00e9e par l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019environnement, ao\u00fbt 2025.<\/li>\r\n \t<li class=\"content-copy\">Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique (2024). <a href=\"https:\/\/www.bfs.admin.ch\/bfs\/fr\/home.assetdetail.33026283.html\">En 2023, l\u2019agriculture suisse a utilis\u00e9 plus de 37\u00a0millions de m\u00e8tres cubes d\u2019eau pour l\u2019irrigation<\/a>. Communiqu\u00e9 de presse du 22\u00a0novembre.<\/li>\r\n<\/ul>","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":"","main_focus":[215506,215508],"serie_email":"","frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"","post_abstract":"","magazine_issue":null,"seco_author_reccomended_post":"","redaktoren":"","korrektor":"","planned_publication_date":"2025-12-11 05:45:09","original_files":null,"external_release_for_author":null,"external_release_for_author_time":"","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/exedit\/69035b5c4b326"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/214923"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/13793"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=214923"}],"version-history":[{"count":13,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/214923\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":216359,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/214923\/revisions\/216359"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/main_focus_post\/215508"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/main_focus_post\/215506"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/13793"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/216143"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=214923"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=214923"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=214923"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=214923"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=214923"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=214923"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}